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RÉDACTION des ANNALES: 42A.>. rue de Bourgogne. PARIS (?«). COMITE DE PATRONAGE MM. V. BORET, F. DAVID, VIGER ANCIINS MINISTRES DE L'.\f;nir UI.TCRK MM. COSTANTIN, LINDET, MAQUENNE, MARCHAL, SCHLCESINa TISSERAND, VIALA UKMBnES DE L INSTITUT MM. Ammann L.). Ammann (P.). Angot. Bertrand (Gab.). Bois. Bassard. Capus. Carrier. Chancerel. Chancrin. Belgique États-Unis Grande-Bretagne . MM. Dabat. Fron. Gayon. Girard (A. Grosjean Henry. Hickel. Kayser. Lequertier Lerouzic. Ch.). MM. Leroy. Lipman. Lucas. Marchai. Martin-Claude. Moussu. Passelègue. Petit. Poirault (D^j. Prudhomme. Correspondants étrangers ; MM. De Vuyst. D'' Lipman. Sir Daniel Hall. Ila/i, Sui.ise. . MM. Ravaz. Reuss. Ringelmann. Rocquigny (De). Roux (E.j. Saillard. Schribaux. "Wéry. MM. Pr. Carlo Mensio. Pat/s-Ban D' van Rijn. Duserre (V.). COMIXÊ DE RÉDACXIOiSr MM. G. ANDRL:,/>r^.v*(/ert/, DEMOUSSY, A. LAURENT, P. MAHSAIS KT NOTllX MM. P. NOnLKSSE tT J.-t,. VAN MELLE Hi'clacteur en chej : ALBERT BHUNO i.N-iHFi Ti I n oi-'nriiai. ni:< •jtkiion^ ^nno.sOMlQi.'Ks PRIX DE L'ABONNEMENT Les Annales de lu Science Agronomique française et étrangère paraissent depuis 1884 par fascicules de 5 à 6 fouilles, formant chaque année un voîjme d'environ 500 pages, avec gravures, etc. Un an : 30 fr. — lUrangcr : 36 fr. Los ann<^es antéiioiue.s (sauf 1884 cl 1885 incomplèlos) : V, 2", 3", 4% 5* sé- ries, peuvent rire oblonucs au prix de 24 fr. pmir vuo année i.so]ée. La collection entière est cédée avec une remise de 25 °jo- ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIUllK FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE PUBLIÉES SOUS LES AUSPICES DU MINTSXKRE DE L'AGR1CTJLTT_ RE ET DE L'ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DE L'INSTITUT NATIONAL AGRONOMIQUE 6t SÉRIE —ANNÉE 1S2-1 LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 5, RUE DES Beaux-Akts, PARIS (Vl^X / ?J^/ f- ; ^ (^ 88' année (6' série) N» 1 "" ^''!iyfls--)M*pr 1921 ANNALES U£ Ii SCIENCE AGRONOMIQUE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE FoisriDEES EiNT iss-4 F j^n. LOT7IS a-3R,A.lSri3EA.X7 PUBLIÉES SOt^ LES AUSPICES DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DE L'INSTITUT NATIONAL AGRONOMIQUE 80m:maire Pages Laurent Rigotard : La culture du noyer en France 1 P. Gttérin : L'action du chlore et de certaines vapeurs sur les plantes supérieures. 1" A. Petit : Sur le pouvoir absorbant des terres pour l'ammoniaque . . 20 Revue Agronomique 36 Bibliographie 38 LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 5, RUE DES Beaux-Arts, PARIS (VI*) ' Prix de ce fascicule : 5 fr. 26 net. ADMINISTRATION des ANNALES : &, me des Beaux- Ans. PARIS (6'). - Tél. GOBELINS 16.79. RÉDACTION des ANNALES: 42*.«, rue de Bourgogne. PARIS (7«\ COMITÉ DE PATRONAGE MM. V. BORET, F. DAVID, VIGER .\m:ii:ns mimsikes dk L'AiiRn:ui.TURt MM. COSTANTIN, LINDET, MAQUENNE, MARCHAL, SCHLŒ3ING TISSERAND, VIALA MKJlnUES DE L INSTITUT MM. Ammann iL.) Ammann (P.)- Angot. Bertrand fGab.). Bois. Bussard. Capus. Carrier. Chancerel. Chancrin. Belgique Etats-Unis Qrunde-Rrelagne MM. Dabat. Fron. Gayjn. Girard (Ach.j. Grosjean. Henry. Hickel. Kayser. Leqpiertier. Lerouzic. MM, . Leroy. Lipman. Lucas. Marchai. Martin-Claude. Moussu. Passelègue. Petit. Poirault {D'). Prudhomme. Correspondants étrangers MM. De Vuyst. D'' Lipman. Sir Daniel Hall. MM. ^^ Ravaz. Reuss. Ringelmann. Rocquigny (De). Roux (E.). Saillard. Schribaux. "Wéry. Mil. Ilalie Pr. Carlo Mensio. Pays-Bas D' van Rijn. Suisse Duserre (V.). ÇOMIXÊ DE RÉDACTION^ MM. G. ANDRÉ./W.«V/e«/, DKMOUSSY, A. LAURENT, I'. MARSAIS ET NOTTIN MM. P. NOBLESSE ET J.-L. VAN MELLE Rt'dacteur en chef : ALBERT BRUNO l>v|'Fr TI'.I.R UKiNÉIIAI. nus STATIONS AOUOOMIQl F ^ PRIX DE L'ABONNEMENT Lee Annales de la Science Agronomique française et étrangère paraissent depuis 188'! par fascicules de 5 à 6 feuilles, formant chaque année un volume d'environ 500 pages, avec gravures, etc. Un an : 30 fr. — I^^tranger : 36 (r. Les années antérieures (snnf IRR'i t»!s) : f, 2', 3", 4", Ji^ sé- ries, pej'vent Aire obtenues au prix de 24 fr. pour une année i>TF.S-iK (Is-RHK) ImporUnce de rexporlatioii des noix. — Décroissance de la production. — Nécessité de perfeclionnei- la culture du noyer. — Lutte contre les parasites animaux et végétaux. — Recherches scientifiques, théoriques et pratiques nécessaires. — Rôle d'une station d'étude du noyer. La place occupée par le noyer dans Tagriculture française est plus grande quene pourrait lelaisser supposer Tattention que lui consacrent la littérature et l'enseignement agricoles. Les agriculteurs ^e plusieurs régions le cultivent, iJ est une de leurs principales cultures, souvent leur première préoccupa- tion. 11 est, pour ces régions, adapté aux conditions de sol, de climat, il y donne lieu à un commerce très développé- et, ceci doit attirer spécialement l'attention, à une forte exportation, principalement aux États-Unis. C'est donc dans l'après-guerre, pour une petite part dan? l'en- semble, il est vrai, mais non négligeable toutefois, un élément d'amélioration de notre change. Il ne suffit pas d'affirmer que le noyer donne lieu à une expor- tation non négligeable. 11 faut fixer par une statistique comparée la place du noyer dans nos exportations agricoles. L'exportation des noix, en 4?Ô16, a atteint 172.432 quintaux d'une valeur de près de 30 millions de francs (29.313.440 francs d'après la statistique agricole annuelle 1916; de cette valeur il faudrait retrancher, pour être exact, 647.365 francs de noix figu- rant à l'importation). AXX. SCrtNCÏ AOKON. G*? SÀKIF.. — 1921 l ANNALES DB LA SCIENCE AGRONOMIQUE Production des noix en France. Anurti Priidiiclian lolnlr UoycoD'' d<-ceanale 1885 1.590.182 quintaux » 188f) ".(18.808 — )) 1887 908.076 — » 1H88 1.084.564 — ). 1889 1.055.952 — 1.111.520 quintaux 1890 911.:i71 — 1.078.160 — 1891 842.320 — 1.044.470 — 1892 836.482 - 1.018.470 — 1893 1.349.827 — 1.055.290 — 1894 807.615 — 1.030.520 — 1895 827.146 - 954.220 — 1896 849.610 - 947.300 — 1897 674.318 - 923.920 — 1898 595.775 - 875.040 - 1899 564.270 - 825.870 — 1900 725.297 — 807.270 — 1901 876.993 — 810.730 - 1902 331.979 — 760.280 — 1903 516.932 — 676.990 — 1904 1.043.148 — 700.550 — 1905 553.530 — 673.180 — 1906 596.140 — 647.840 — 1907 717.730 — 652.180 - 1908 728.000 — 665.400 - 1909 587.340 — 667.710 — 1910 210.540 - 616.230 - 1911 644.220 — 592.960 — 1912 511.050 - .610.860 - 1913 358.587 - 595.030 - 1914 494.964 — 540.210 — 1915 477.910 - 532.650 — 1916 459.280 - 518.960 Or, si l'on réunit les exportât ions de fruits frais et secs et pro- duits dérivés, — toute la série : citrons et oranp:os, raisins, marcs et moûts, pommes et poires, figues, amandes, prunes et pru- neaux, cornichons, anis, genièvre, ainsi ffue marrons et châtai- gnes et huile d'olive — on n'arrive qu'à un total d'environ 22 millions de francs. Dans cet ensemble les produits (|ui arrivent en première ligne sont : huile d'olive, un pou plus de 4 millions de francs; pommes et poires, 2.(^^6.000 francs; marrons et châ- taignes, 1.973.000 francs. Avec ses 29 millions de francs d'exportation, le noyer occupe donc une place tout h fait à part et il mérite dos mesures de pro- tection et d'encouragement spéciales. LA CULTURE DU NOYER EN FRANCE Production des noix en France. — Quantités annuelles de 1885 à 1916. (Milliers de quintaux.) fSOO lOOO 500 zoo . IS90 1900 1910 D'un autre côté, si Fori jette les yeux sur les graphiques de la production des noix en France que nous donnons ci-joint, on remarque une diminution constante depuis 1885. Cette constance de la diminution de la production des noix en Ffance est surtout révélée par l'examen des productions moyennes décennales qui font disparaître les hauts et les bas que présente toute produc- tion agricole examinée dans un intervalle trop restreint. En vingt-cinq ans, il y a une diminution de plus de moitié de la production moyenne des noix en France. Si l'on jette un coup d'oeil sur les statistiques de l'olivier, du châtaignier, on constate que la situation de ces arbres est aussi critique assurément, mais cette constatation n'infirme en rien 4 ANNALES UE LA SCIENCE AGRONOMIQUE le premier argument que nous tirions de la place occuplèe par le noyer dans nos exportations, pour demandcM- une protection spéciale de sa culture. Production des noix en France. — Moifcnnes décennales de 1S89 à 1916. (Milliers de quinlnux.) 1000 50CV. (890 iQoo 1910 Gomment protéger le noyer, comment perfectionner so cul- ture? Quels sont les principaux desiderata des cultivateurs de noyeraies? Quelles mesures l'État pourrait-il prendre pour les aidera conserver leurs arbres, augmenter les rendements, étendre les plantations, conserver le marché extérieur? Nous allons passer en revue quolq-ues-uns des problèmes à résoudre. Protection dur noyer. — Pour protéger le noyer, il no s'agit pas d'éviter qu'il soit volontairement détruit. Le législateur a déjà songé à protéger de cette façon l'olivier et même le mûrier. Mais le noyer se défend de lui-môme par la grande valeur de sa pro- duction annuelle qui est sensiblement égale à la valeur que l'on pourrait tirer de la vente du bois. G est dire qu'en ilehors de quelques cas spéciaux aucun propriétaire dif bons noy»'rs ne songi,' à les détruire. LA CULTURE DU NOYER EN FRANCE 5 La meilleure protection que TÉtat pourrait donner au noyer consisterait à perfectionner et à faciliter sa culture. L'augmentation des rendements, l'amélioration des variétés, la culture du sol des noyeraies par des procédés rapides, le choix des sols aptes à porter le noyer (un vœu a été émis à ce sujet par le Congrès de la Noix tenu à Grenoble en septembre der- nier), la détermination des engrais utiles, l'enseignement du greffage et la recherche de porte-greffes (vœux émis également par le Congrès), sont autant de questions qui exigeraient des études d'allure scientifique pour être précises mais poursuivies tout autant sur le terrain que dans des laboratoires. On est peu fixé encore sur les conditions de climat, d'humidité du sol conve- nant au noyer, sur les porte-greffes à utiliser, comme sur les modes de transplantation et l'écartement à adopter pour les arbres en place définitive, sur la taille à faire subir aux arbres. Entretien du sol des noyeraies. — Des façons culturalcs assez nombreuses doivent tenir le sol dans un état relatifs d'ameublis- sement et détruire les mauvaises herbes. Dans les régions de petite propriété où se trouve surtout localisée la culture du noyer/la crise de la main-d'œuvre appelle une adaptation de la motoculture, adaptation délicate qui exigerait, outre le groupe- ment des propriétaires en syndicats pour l'acquisition des appa- reils, l'étude de machines de culture spéciales : une charrue ordi- naire de tracteui' risquerait de casser les racines des noyers et l'on sait quelles précautions doivent prendre les laboureurs de noyeraies pour ne pas endommager les racines. La préparation du sol pour la récolte par contre peut so faire dès maintenant au moyen de tracteurs (nettoyage superficiel). La récolte entièrement manuelle et pour îaquollt on n'en- trevoit encore aucun procédé mécanique exige beaucoup de main-d'œuvre, mais une organisation meilleure, une taylorisa- tion bien comprise pourrait augmenter le rendement de cette main-d'œuvre. En ce qui concerne l'emploi de la maiii-d'a^uvre militaire, il ne semble pas incompatible avec les graves nécessités de la dé- fense nationale de distraire des dépôts situés dans les centres de culture du noyer un certain nombre d'hommes pour effectuer 6 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE la courte campagne de ramassage. C'^la paraît d'autant plus possible que le ramassage des noix n'exige une main-d'œuvre très nombreuse que pendant quelques jours. Il ne paraît pas que cette année encore les unités régionales aient eu la latitude nécessaire pour effectuer ces détachements d'hommes de troupe dans les campagnes. En fait cet été il a été pratiquement impos- sible de trouver des hommes volontaires pour effectuer des tra- vaux agricoles dans la région où j'ai pu faire mes observations, cela tient à ce que le temps passé par les hommes chez les culti- vateurs était à déduire des congés réglementaires que tout homme, cela se conçoit, préfère passer dans sa famille. Nous ne pouvons pas juger plus avant la question, elle exige un examen plus approfondi et de la part des administrations seules compé- tentes. Lutte contre les parasites animaux et végétaux. — Ce qui a été fait dans cet ordre d'idées est si minime qu'on peut dire que tO'Jt est à f^ire. Des insectes rendent les noix « véreuses », des champignons, dont le plus redoutable paraît cire Vannillaire de miel, s'attaquent aux racines et à la partie vivante du tronc, d'autres détruisent le bois de sorte que bien des arbres sont creux de bonne heure. On connaît peu tous ces parasites, encore moins les moyens de les combattre, on ne pratique aucune désinfection du sol à la place des arbres enlevés après que les champignons les ont tué» [armillaire de miel qui montre ses appareils végétatifs au pied des arbres (environ \ k 2 % des arbres), à chaque au- tomne]. Et cependant les cultivateurs constatent avec appréhen- sion que les jeunes arbres replantés dansjos noyeraies peuvent rarement s'y dévoloppor. • * Préparation des noix pour la vente, des cerneau t. de l'huile. — Les diverses opérations subies par les noix aussitôt aj)rès la récolte : lavage, triage, soufrage, séchage, pourraient donner lieu h de nombreux perfectionnements : il est diffirile de deman- der aux propriétaires absorbés par leur travail, de combiner quelques machines qui leur permettraient d'économiser beau- coup de temps et de main-d'œuvre. Le cassage et le mondage des noix sont encore exécutés presque LA CULTURE DU NOYER EN FRANCE 7 exclusivement à la main. Les appareils réalisés pour le traite- ment df fruits coloniaux pourraient être adaptés au traitement de la noix, mais la solution complète du mondage mécanique pour la noix exigerait de nombreux essais. La fabrication de l'huile, la réalisation d'huile rancissant dif- ficilement pourraient donner lieu à des études précises. La vente des noix, les transports, la question commerciale en un mot, peut présenter bien des sujets d'étude. Le rôle dés syndicats de producteurs — dont le premier a été fondé dans le Dauphiné, seule région où nous pouvons faire des observations personnelles, en 1908, — peut être important et résoudre une partie des desiderata des producteurs aussi bien que des acheteurs. Ces syndicats s'emploient activement à faci- liter les expéditions notamment. Ils ont joué un grand rôle pour empêcher les fraudes qui ont discrédité à un moment la produc- tion française des noix (fraudes sur l'origine et trempage). Ici nous devons signaler que les producteurs de noix de l'Isère regrettent la suppression du consulat des Etats-Unis de Gre- noble, qui, par la compétence spéciale des personnahtés qui le géraient, rendait service aussi bien aux producteurs qu'aux acheteurs américains parfaitement éclairés sur la valeur des noix composant les expéditions des pays d'origine. Tout n'est pas fini avec l'utilisation des noix bien que ce soit le produit principal de la culture du noyer. On laisse perdre beaucoup de bois de noyer utilisable par l'ébénisterie et diverses industries. C'est ain^i que les marchands de bois n'achètent guère que les troncs des arbres morts ou dépérissants. Les pro- priétaires du Dauphiné se chauffent avec du bois de noyer, c'est-à-dire avec des branches dont le gros diamètre devrait attirer l'attention de certaines industries. Peut-être y aurait-il des industries du bois à monter sur place pour utiliser tant de bois perdu. Dans l'état actuel du marche des bois, on aurait à organiser le rassemblement de tout ce bois perdu que l'on cherche à remplacer par des bois coloniaux ou étrangers. Nous avons signalé quelques-unes des questions dont l'étude rendrait d'immenses services à la culture du noyer en France; 8 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQ^'E encore^qiit* notre énumérat ion soit bien incomplète, le programme d'études que nous avons entr'ouvert est à confondre Timagi- nalion. Concluons donc qu'il est difficile d'att(mdre un perfectionne- ment sérieux de la culture du noyer et de l'utilisation do ses pro- ^^ 2 d'ammoniaque. En l'absence complète de calcaire, le kaolin possède donc un pouvoir fixateur notable pour l'ammoniaque combinée à l'acide sulfurique. Il en résulte que le kaolin privé de calcaire est capable, de même que la terre de bruyère, de soustraire l' ammoniaque d'un sel autre que le carbonate d' ammoniaque. On sait que les acides, à l'exception de l'acide phosphorique, ne sont pas fixés par la terre et que, dans le cas d'un sel dont la base est retenue, l'acide se retrouve en dissolution, associé à d'autres bases, généralement à de la chaux, qui sont fournies par la terre, en échange de la base absorbée. Une expérience fut effectuée à ce sujet avec de la terre de bruyère préalablement lavée à l'eau distillée et une dissolution à 1 %o de sulfate d'ammoniaque. Cette dissolution renfermait primitivement 2^3^^ê^b d'anhydride sulfurique, et il en fut trouvé, après trois heures de contact avec la terre, 259™g'"9. 11 fut trouvé, en outre, dans ce liquide, Ab^^^ 3 de chaux, alors que la quan- tité de cette base correspondant à l'ammoniaque fixée était de 56mgr 2. Avec le kaolin, il fut trouvé en solution, après le contact avec le sulfate d'ammoniaque, moins d'acide sulfurique qu'il n'en avait été apporté, 223"^^^^ 9 d'anhydride sulfurique au lieu de 243"^^^ 7; une petite fraction, 19ingr8, en aurait donc était conser- vée par le kaolin, peut-être à l'état de sulfate d'ammoniaque retenu par adhérence à la surface des particules terreuses. A cette petite quantité d'acide sulfurique fixée correspondent S^^sr 4 d'ammoniaque, alors qu'il en a été retenu par le kaolin 57'"ër8; 49mgr4 d'ammoniaque ont donc été sûrement séparés de l'acide sulfurique avec lequel ils étaient combinés. A cette quantité d'ammoniaque correspondent 81 '"g'^ 3 de chaux, et il n'en a été trouvé en solution, après le contact, que 34"isr 7. Le traitement a l'acide chlorhydrique n'enlève ni a 26 ANNALES DE LA SCIENCK AGRONOMIQUE LA TERRE DE BRUYÈRE NI AU KAOLIN LEUR POUVOIR ABSOR- BANT POUR l'ammoniaque combinée a l'acide SULFURIQUE. — On sait que Brusllein a observé qu'une terre lavée à l'acide chlorhydrique puis à l'eau devient incapable de fixer l'ammo- niaque d'une solution d'un sel ammoniacal. C'est, d'ailleurs, à la suite de cette observation qu'on a admis que le calcaire est indispensable à l'exercice du pouvoir absorbant. J'ai répété à plusieurs reprises l'expérience de Brustlein. tant avec la terre de bruyère qu'avec le kaolin, et j'ai toujours pu constater que le traitement à l'acide chlorhydrique étendu, suivi d'un lavage suffisant à l'eau distillée, ne privait pas ces ma- tériaux de la faculté de fixer l'ammoniaque combinée à l'acide sulfurique. Voici, dailleurs, les résultats de mes expériences : A) Expériences avec la terre de bruyère. Première expérience. — 300 grammes de terre de bruyère traitée par l'acide chlorhydrique, puis lavée, correspondant à 'iST^"" 38 de terre sèche, ont été laissés pendant trois heures en contact avec 400 centimètres cubes d'une solution de sulfate d'ammo- niaque à. 1 %o. Dans ces conditions, 100 grammes de terre sèche ont fixé 17 milligrammes d'ammoniaque. Deuxième expérience. — Les proportions ont été de 320 grammes de terre humide, préalablement traitée par l'acide chlorhydrique, correspondant à 186»^ 47 de terre sèche, pour 400 centimètres cubes de la même dissolution ammoniacale. 100 grammes de terre sèche ont fixé IQ^^r 9 d'ammoniaque. Troisième expérience. — Cette expérience fut réalisée dans les mêmes conditions que les précédentes, sauf qu'il y fut employé 330 grammes de terre humide correspondant à 182Kr 02 de terre sèche. 100 grammes de terre sèche ont fixé 21°^8r3 d'ammoniaque. Quatrième expérience. — Il fut utilisé 320 grammes de terre humide, correspondant à 1838'" 51 de terre sèche, pour une même quantité de la même solution ammoniacale. 100 grammes de terre sèche ont fixé 21'"K^4 d'ammoniaque. Le traitement à l'acide chlorhydrique n'a donc pas affaibli le pouvoir fixateur de la terre de bruyère à l'égard de l' ammoniaque combinée à l'acide sulfurique. Il paraît plutôt l'accroître, ce qui POUVOIR ABSORBANT DES TERRES POUR L'aMMONIAQUE 27 tient certainement à ce que ce traitement dépouille complè- tement la terre de Tammoniaque qu'elle renferme. L'acide sulfurique a été dosé dans le liquide ammoniacal après le contact avec la terre de bruyère traitée par l'acide chlor- hydrique : j'y ai trouvé 252 "^sr 5 d'anhydride sulfurique, alors qu'il en avait été apporté, sous forme de sulfate d'ammoniaque, 247mgr 7^ Il yg^ gans dire que,, cette fois, il n'y avait pas de chaux- dans le liquide. Comment expliquer alors la fixation de l'ammo- niaque? Faudrait-il admettre que la matière humique est ca- pable de la détacher partiellement de sa combinaison avec l'acide sulfurique? B) Expérience avec le kaolin. 422^1" 50 de kaolin traité par l'acide chlorliydrique étendu, puis lavé à l'eau distillée, correspondant à 342^^ 26 de matière sèche, ont été laissés pendant trois heures en contact avec 400 centi- mètres cubes d'une solution de sulfate d'ammoniaque à 1 %o. 100 grammes de ce kaolin sec ont fixé, dans ces conditions, 15°^"'" 5 d'ammoniaque. Le traitement du kaolin à l'acide chlorhydrique n'a donc pas affaibli sensiblement son pouvoir absorbant pour l'ammoniaque combinée à l'acide sulfurique. Nous sommes ainsi conduits à nous poser, pour le kaolin, les mêmes questions que pour la terre de bruyère. Influence de l'addition de calcaire sur le pouvoir ar- sorbant pour l'ammoniaque. — Il était intéressant de recher- cher maintenant l'influence que peut avoir une addition de cal- caire sur le pouvoir absorbant pour l'ammoniaque des matières terreuses expérimentées. C'est l'objet des expériences suivantes : A) Expériences avec la terre de bruyère. La terre de bruyère tut utilisée comparativement à l'état na- turel et après addition de deux doses différentes de carbonate de calcium précipité : 0,5 et 4 %. Après mélange intime, il fut constaté que la première dose de ce sel était entièrement décompo- sée par la matière humique acide, tandis que la seconde ne l'était 28 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE pas complètement et laissait, dans la terre, une proportion de calcaire de 2 % environ. Trois cents grammes de terre ayant été mis en contact pendant trois heures avec 400 centimètres cubes d'une solution de sul- fate d'ammoniaque à 1 %o, on a constaté la fixation des quan- tités d'ammoniaque suivantes, par 100 grammes de terre sèche : Terre de bruyère naturelle linasro — additionnt''0 de 0,5 % d»^ calcaire 12 9 — additionnée de 4 % de calcaire 13 4 Voici les résultats d'une autre expérience analogue : 200 gram- mes de terre ayant été mis en présence de 400 centimètres cubes d'une solution de sulfate d'ammoniaque à 1,25 %o, les quantités d'ammoniaque suivantes ont été fixées par 100 grammes de terre sèche : Pour la terre de bruyère naturelle 6™8'' 9 Et pour la même terre additionnée de 3 % de calcaire 7 6 L'addition de carbonate de calcium à la terre de bruyère aug- mente donc son pouvoir fixateur pour l'ammoniaque combinée à l'acide sulfurique, mais, il faut le reconnaître, dans des propor- tions relativement faibles, beaucoup plus faibles qu'on le croit généralement. Il est vrai que l'effet du calcaire d'augmenter la proportion d'ammoniaque que la terre de bruyère cède à l'eau doit masquer en partie son action sur le pouvoir fixateur pour cette base on solution saline. Comme l'accroissement de solubilité qui lui est dû ne se maintient pas intégralement, il était intéressant de comparer l'influence de l'addition de calcaire sur le pouvoir ab- sorbant pour l'ammoniaque suivant qu'elle a eu lieu immédia- tement avant le contact avec la solution ammoniacale ou un jour auparavant. La dose de calcaire ajoutée fut de 2 % et il fut employé une solution (le sulfate d'ammoniaque à 1,25 %o. Dans une pre- mière expérience, les quantités d'ammoniaque suivantes furent fixées par 100 grammes de terre sèche : Pour la terre de bruyère naturelle 7'"'"' 1 Pour la terre additionnée de calcaire ininiédiatement avant l'ex- périence 7 6 El pour la terre additionnée de calcaire un jour d'avance ... 10 3 POUVOIR ABSORBANT DES TERRES POUR L AMMONIAQUE 29 Les résultats d'une deuxième expérience analogue furent les suivants : Ammoniaque fixée par 100 grammes de terre naturelle sèche . . 7™*'" 1 Ammoniaque fixée lorsque Taddition de calcaire eut lieu immé- diatement avant l'expérience 8 î Ammoniaque fixée lorsque le calcaire fut ajouté un jour à Tavance. 11 2 L'accroissement du pouvoir absorbant de la terre de bruyère pour l'ammoniaque d'une solution saline occasionné par l'addi- tion de calcaire apparaît donc beaucoup plus nettement lorsque cette addition est faite quelque temps d'avance. / B) Expériences avec le kaolin. La proportion de carbonate de calcium précipité ajoutée au kaolin fut de 2 %. Première expérience. — On a f^it agir 350 grammes de kaolin sur 400 centimètres cubes d'une solution de sulfate d'ammo- niaque à 1 %o- La quantité d'ammoniaque fixée par 100 gram- mes de matière sèche fut de : ^ Igmgr 2 avec le kaolin naturel, et de 15 milligrammes avec le kaolin additionné de calcaire. L'addition de calcaire au kaolin a donc déprimé un peu son pouvoir absorbant pour l'ammoniaque combinée à l'acide sul- furique. Deuxième expérience. — Dans une autre expérience, le calcaire fut mélangé au kaolin humide soit immédiatement avant de le mettre au contact de la solution de sulfate d'ammoniaque, soit un jour à l'avance. 100 grammes de matière sèche fixèrent les quantités d'ammoniaque suivantes : IQrngr 5 pour le kaolin naturel ; Igmgr 3 pour le kaolin additionné de calcaire immédiatement avant l'expérience; IQmgT 3 pour le kaolin additionné de calcaire un jour à l'avance. En aucun cas, l'addition de calcaire au kaolin n'a donc accru son pouvoir fixateur pour V ammoniaque unie à l'acide sulfurique. J'ai cru devoir chercher à connaître, en outre, l'influence que peut avoir l'intervention du calcaire sur le pouvoir absorbant à regard de Y ammojiiaque libre, en dissolution aqueuse très éten- due. 30 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE A) Expériences avec la terre de bruyère. Première expérience. — 250 grammes de terre de bruyère na- turelle ou additionnée de 4 % de carbonate de calcium précipité furent laissés pendant trois heures en contact avec 400 centi- mètres cubes d'une solution aqueuse d'ammoniaque contenant Qgr 1917 d'ammoniaque par litre (1). Si on rapporte à 100 gram- mes de terre sèche les pertes d'ammoniaque du liquide, elles lurent de : 4()mgr 4 avec la terre de bruyère naturelle, . et de 36"'8r 5 avec la terre additionnée de calcaire. \ Deuxième expérience. — 300 grammes de terre furent mis en présence de 400 centimètres cubes d'une solution aqueuse d'am- moniaque contenant 0^ 171 d'ammoniaque par litre. 11 disparut (lu liquide, par 100 grammes (fè terre sèche : 20 milligrammes d'ammoniaque avec la terre de bruyère na- I urelle, et 14™8r 4 avec la terre de bruyère additionnée de 4 % de cal- caire précipité. Le pouvoir fixateur de la terre de bruyère à Végard de l'am- moniaque libre est donc affaibli par V addition de calcaire. Cela lient en partie à ce qu'en présence du calcaire, la terre de bruyère cède davantage d'ammoniaque à l'eau, mais vraisemblablement surtout à la saturation de l'acidité de la matière humique de cette f erre. B) Expérience avec le kaolin. Trois cent cinquante granmies de kaolin naturel ou additionné de 2 % de calcaire précipité furent mis en contact avec 400 cen- timètres cubes d'une solution aqueuse d'ammoniaque contenant {)f^ 1698 d'ammoniaque par litre. Les quantités d'ammoniaque •tixées par 100 grammes de matière sèche furent de : 15™'"' avec le kaolin naturel, 13 K avec le kaolin additionné de calcaire. (1) Le liquide devint brunâtre aussi bien avec la terre de bruyère addi- tionnée de calcaire qu'avec la terre de bruyère naturelle; l'ammoniaque s'y trouvait donc combinée en partie avec de la matière humique. POUVOIR ABSORBANT DES TERRES 1 DUR l'aMMONIAQUE 31 Le calcaire a donc eu également pour effet de déprimer un peu le pouvoir absorbant du kaolin pour r ammoniaque libre en solu- tion aqueuse. J'ai cru devoir compléter les expériences précédentes par d'au- tres concernant Finfluence de quelques facteurs connus sur U pouvoir absorbant de la terre. Considérons d'abord I'influence du titre des dissolutions SALINES. A) Expériences avec la terre de bruyère. Première expérience. — 250 grammes de terre humide, corres- pondant à 148^^23 de terre sèche, ont été mis en présence de 400 centimètres cubes de solutions de sulfate d'ammoniaque de divers titres : 0,25, 0,50 et 1 %o. La fixation d'ammoniaque observée, rapportée à 100 grammes de terre sèche, a été de : Omgr avec la solution à 0,25 %o. 5 — à 0,50 - 13 9 — à 1 — Il est à noter que 100 grammes de cette terre à l'état sec cé- daient à l'eau, dans les mêmes conditions, 5™sr g d'ammoniaque; c'est la raison pour laquelle il n'a pas été relevé de fixation avec la solution la plus faible. Deuxième expérience. — 300 grammes de terre humide, corres- pondant à 183er 39 de terre sèche, ont été mis en contact avec 400 centimètres cubes de chacune des trois solutions de sulfate d'ammoniaque précédentes. Cette fois, la terre était un peu plus riche en ammoniaque, car 100 grammes à l'état sec en cédaient à l'eau, dans les conditions de l'expérience, 1°^^' 2. Aussi, avec la solution de sulfate d'am- moniaque à 0,25 %o, loin d'en constater un appauvrissement après le contact avec la terre, on y a trouvé un excédent d'am- moniaque de 2»"sr 7. Avec les solutions plus concentrées, on a observé une fixation, pai 100 grammes de terre sèche, de 3mgr 4 d'ammoniaque avec la solution à 0,5 o/^, et de 10 6 avec la solution à t "/o». 32 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Ainsi qu'on l'a déjà remarqué précédemment, avec la terre de bruyère, qui peut renfermer une proportion sensible d'ammo- niaque et qui en cède une fraction notable à Teau, le pouvoir fixateur à l'égard de l'ammoniaque peut se trouver, de ce fait, complètement masqué, lorsqu'on fait usage d'une solution d'un sel d'ammonium sufTisamment étendue. Il peut même arriver que la solution renferme plus d'ammoniaque après le contact avec la terre qu'avant. Ce phénomène s'est produit, dans l'expé- rience précédente, avec une solution de sulfate d'ammoniaque à 0,25 %o. Mais, comme on l'a déjà vu, il peut se produire avec une solution à titre plus élevé si l'on expérimente avec une terre plus riche en ammoniaque. En ce qui concerne leur objet, ces expériences confirment ce qu'on sait déjà, à savoir que la quantité d'ammoniaque fixée par un même poids de terre augmente à mesure que le titre de la solution ammoniacale s'élève. B) Expérience avec le kaolin. Trois cent cinquante grammes de kaolin, correspondant à 344gr 28 de matière sèche, ont été mis en présence de 400 centi- mètres cubes de solutions de sulfate d'ammoniaque à 0,25, 0,50 et 1 %o. 100 grammes de kaolin sec ont fixé : Sragr 1 d'ammoniaque aux dépens de la solution à 0,25 "/oo 9 4 - - à 0,50 - 16 8 - - à 1 — On voit très nettement que la quantité d'ammoniaque fixée par un même poids de matière terreuse augmente avec le titre de la dissolution. Mais il n'y a pas proportionnalité : la fraction de V ammoniaque mise en présence de la terre qui est retenue par celle-ci diminue peu à peu quand la concentra- tion de la solution croît, de sorte que les solutions ammoniacales étendues sont plus appauvries par le pouvoir absorbant de la terre que les solutions plus concentrées; ainsi, dans l'ex- 69 périenco précédente, le kaolin a fixé les rx^ environ de l'am- moniaquH lorsque le titre de la solution de sulfate d'ammoniaque POUVOIR ABSORBANT DES TERRES POUR l' AMMONIAQUE 33 63 100 63 était de 0,25 %o, les j^ lorsque ce titre a été porté à 0,50 %o, et 56 les Txx environ lorsqu'il a été élevé à 1 %o. Avec la terre de bruyère, c'est l'inverse qui a été observé : la fraction de l'ammoniaque de la dissolution saline qu'elle fixait augmentait avec la concentration de celle-ci; c'est ainsi que 100 grammes de terre de bruyère sèche ne paraissaient fixer que 3mgr 4 d'ammoniaque aux dépens d'une solution de sulfate d'am- moniaque à 0,5 %o; tandis qu'au contact d'une solution à 1 %o, c'est-à-dire en présence d'une -quantité d'ammoniaque double, ils en fixaient lO^^r Q^ soit plus de trois fois plus. Cela doit tenir à ce que cette terre cédait de l'ammoniaque à la solution et qu'elle devait lui en abandonner d'autant plus que son titre était plus faible. Il est à penser que le phénomène ofl'ert par la terre de bruyère peut s'observer avec les terres ordinaires, surtout lorsqu'elles sont riches, et non seulement pour l'ammoniaque, mais aussi pour les autres principes fertilisants sur lesquels s'exerce le pouvoir absorbant. On sait que le pouvoir fixateur aboutit à un équilibre. Il varie donc avec le rapport qui existe entre le poids de terre et LE VOLUME DE SOLUTION SALINE sur lequel OU le fait agir. Voici, à ce sujet, quelques résultats d'expériences : Trois cents grammes de terre de bruyère, correspondant à ISSs'" 39 de terre sèche, ont été mis en présence, soit de 400 cen- timètres cubes, soit de 800 centimètres cubes d'une solution de sulfate d'ammoniaque à 1 %o. 100 grammes de terre sèche ont fixé 10"i8^ 6 d'ammoniaque dans le premier cas et 20iiisr { dans le second. La quantité d'ammoniaque retenue par un même poids de terre augmente donc avec le volume de dissolution qu'on fait intervenir, mais sans qu'il y ait proportionnalité : la fraction de l'ammoniaque qui est fixée diminue lorsque croît le volume de la dissolution. Si l'on augmente seulement la quantité de dissolvant, en lais- sant constaint le poids de substance dissoute, la fixation doit aller en diminuant, car la concurrence que fait le pouvoir dissolvant de l'eau au pouvoir absorbant du sol se trouve alors favorisée. AISN. SCIENCE ACRO:<. — 6' SÉRIE. — 1021 S 34 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE En effet, 300 grammes de terre de bruyère, correspondant à 1838'" 39 de terre sèche, ayant été mis en contact soit avec 400 cen- timètres cubes d'une solution de sulfate d'ammoniaque à 1 %o, soit avec ce même volume de dissolution additionné de 400 cen- timètres cubes d'eau, 100 grammes de terre sèche ont fixé 10™sr q d'ammoniaque dans le premier cas et 8 milligrammes dans le second. Si, au contraire, on faH croître le poids de terre mis en pré- sence d'un même volume d'une dissolution d'un sel ammoniacal, une fraction de plus en plus forte de l'ammoniaque est fixée, mais sans toutefois qu'il y ait proportionnalité. Divers poids, 100 grammes, 200 grammes et 350 grammes de kaolin contenant 1,63 % d'humidité, ayant été mis en présence de 400 centimètres 29 cubes d'une solution de sulfate d'ammoniaque à 1 %o, les j^ environ de l'ammoniaque furent fixés dans le premier cas^ les environ dans le second et les ttîtt environ dans le troisième. 100 ^' ' "^ " 100 Mais la quantité d'ammoniaque fixée par un même poids de kao- lin va en diminuant à mesure qu'on le fait intervenir en plus forte proportion, et on le comprend aisément. Si à 100 grammes de kaolin qui, dans les conditions de l'expérience, fixent 30'"er8 d'ammoniaque, on ajoute 100 autres grammes de kaolin, ceux-ci se trouveront en présence d'une solution affaiblie et, par consé- quent, fixeront une quantité d'ammoniaque sensiblement moin- dre; et, en effet, ils n'en ont fixé que 16"^8r7^ jg sorte que la fixa- tion totale, rapportée à 100 grammes de kaolin, a été ramenée à 23'"8r 7. Si on ajoute à nouveau du kaolin, par exemple 150 grammes, la fixation d'ammoniaque par ce supplément sera encore plus faible, puisque le titre de la solution est plus bas, et elle ne s'est plus montrée, en effet, que de 7'"8r4 par [QQ grammes de kaolin, ce qui fait tomber la fixation totale à 16'"8r 8 par 100 grammes de matière terreuse. Conclusions : 1*^ La terre de bruyère cède facilement son ammoniaque à l'eau, et la présence de divers sels employés comme engrais, tels que : K'SO', KGI, NaAzO^ ainsi que du calcaire, favorise cette cession; POUVOIR ABSORBANT DES TERRES POUR l' AMMONIAQUE 35 2<* La terre de bruyère et le kaolin, qui sont dépourvus de cal- caire et ont une réaction acide, sont néanmoins capables de fixer l'ammoniaque unie à l'acide sulfurique; mais ce pouvoir se trouve en partie masqué pour la terre de bruyère par l'ammo- niaque qu'elle cède à l'eau; 3° Le traitement à l'acide chlorhydrique n'enlève, ni à la terre de bruyère, ni au kaolin leur pouvoir absorbant pour l'ammo- niaque combinée à l'acide sulfurique; 4° L'addition de calcaire n'augmente que faiblement le pou- voir absorbant de la terre de bruyère pour l'ammoniaque unie à l'acide sulfurique et pas du tout celui du kaolin; 5° L'addition de calcaire déprime le pouvoir fixateur de la terre de bruyère et du kaolin pour l'ammoniaque libre ; 6° Lorsque la terre n'a pas d'ammoniaque à céder à l'eau, les solutions salines ammoniacales étendues sont plus appauvries par son pouvoir absorbant que les solutions concentrées; 7** La fraction de l'ammoniaque qui est fixée diminue lorsque croît le volume de dissolution saline employé, et augmente, au contraire, lorsqu'on fait croître le poids de terre utilisé. t REVUE AGRONOMIQUE Les déboisements du Hallon d'Alsace, par Bourguet. Conjércncf! du Congrès de 1920 lie la Société Forestière de Franche-Comté et Beljort. Bulletin d-e la Société Forestière de Franche-Comté et Belforl, n° 7, septembre 1920, tome 13 (pages 225 à 238). I. d. : 63.49.18 Des exploitations excessives, provoquées par les exigences de la défense nationale, furent faites de 1916 à 1920, dans des forf'Ls particulières, sur le versant méridional du Ballon et des montagnes environnantes. Ces déboi- sements ont, au cours de l'hiver 1919-1920, déterminé une crue exception- nelle de la petite rivière la Savoureuse, et le montant des dégât.s causés par l'inondation aux routes, chemins, terres riveraines s'est élevé à [«lus de 164.000 francs. Le Conseil général du territoire de Belfort, justement impressionné par le désastre, a, dans sa session de mai, voté un crédit de 1.200 francs pouri'éta- blissement d'une pépinière départementale destinée h fournir les plants nécessaires au repeuplement des terrains dévastés. D'autre part, l'Adminis- tration des Eaux et Forêts a préparé un projet de loi pour l'établissement d'un périmètre de reboisement obligatoire en application de la loi du 4 avril 1882." L« danger d'une nouvelle inondation pourra donc être conjuré pour l'avenir. >iais cet exemple d'une petite rivière, prenant brusquement les allures (l'un torrent des Alpes, montre d'une façon bien frappante les consé- quencej^ funestes des. exploitations abasives dans les massifs forestiers qui couvrent les versants montagneux. Il fait ressortir aassi tout l'intérêt qu'il y aurait à adopter — comme l'ont fait certaines nations étr. ingères — des mesures législatives, non point seulement pour réparer le mal fait par les coupes abusives, mais pour interdire celles-ci dans toutes les ' "' !ont la conservation importe à l'intérêt public, et qui auraient été ( i , après enquête, comme forêts de protection. Des projets de loi dans ce sens ont été présentés rléjà au Parlement, notamment par M. Fernand David, mais ils n'ont pn aboutir encore. E. Cardot. Conversion en futaies «•liilrcs des faillis 8ous futaies, par Sch*, fper. Confé- rence du Congres de l'J'-O de la Société île Franche-Comté et Belfort. Tome 1 3, no 7. septembre 1920 (pages 239 .^247». I. d. : 43. 49. lt> 1.1 94.4 " Les plus beaux taillis ne donnent guère que 4 mètres cubes de bois à l'hec- tare dont 1 mètre cube seulement en bois d'œuvre et le surplus en bols de chaufT;!^"^. Il y aurait un très grand intérêt pour les communes, comme pour les p.irticuliers, à développer dans leurs forêts la production du boi- d'œuvre dont le prix est si élevé aujourd'hui. Ce résultat peut être facilement atteint en constituant dan- rr>^ \ .iili. >i>i<> réserve nombreuse, une sorte de futaie REVUE AGRONOMIQUE 37 claire, qui serait parcourue à intervalles rapprochés — tous les dix à quinze ans par exemple — par des coupes portant, d'une part, sur les plus mauvaises tiges, les essences inférieures, le recrû du soas-bois^ et, d'autre part, assurant la réalisation d'une partie des arbres réservés dans la coupe précédente et le dégagement des jeunes semis. Ce traitement était conseillé déjà au xviii* siècle par Duhamel. Dans la première édition du tome II de son cours d'économie forestière, paru en 1905, M. Huffel, sous-directeur de l'École de Nancy, en a donné la techni- que complète. Enfin, cette année même, la Revue des Eaux et Forêts a publié toute une série d'articles faisant rassortir les avantages financiers de ces conversions. M. Schœffer donne d'ailleurs des exemples de ces conversions en futaies claires daas certaines forêts communales de la Haute-Saône. Les propriétaires particuliers qui voudront en faire bénéficier leurs forêts trou- veront facilement dans le personnel forestier, — soit en se servant de la loi Audiffred, soit même à titre gracieux, — le concours et les directions compétentes qui sont nécessaires pour entreprendre et réussir des opérations de ce genre, E. Cardot. BIBLIOGRAPHIE G. HuFFEL, sous-directeur et professeur à l'École nationale des Eaux et Forêts. — Éoonomio forestièro. Tome I«^ 2« volume. — Propriété et législation forestière; Politique forestière; La France forestière; Statistiques. In-8 raisin^ 461 p. — Paris, Librairie agricole de la Maison rustique, rue Jacob, 26. Prix : 20 fr. Pour ceux qui possèdent la l''^ partie de ce volume, la 2e partie seule 15 fr. I. d. : 68. 49. (o) Les questions forestières sont actuellement à l'ordre du jour en France — comme toutas celles qui intéressent notre reconstitution économique. Ce livre sera donc accueilli avec la faveur qu'il mérite d'ailleurs, et au plus haut degré, par lui-même. Sa riche et savante documentation éclaire, en effet, sous tous ses aspects et de la façon la plus lumineuse le passé, le pré- sent et Vavenir de la forêt française. Le passé. — M. Huiïel nous fait l'histoire de la propriété fore-stière en France, et de ses transformations successives depuis la période féodale jusqu'à nos jours. Cette étude basée sur des documents originaux soigneu- sement compulsés (capitulaires, chartes, cartulaires, etc.) intéressera non seulement les forestiers, mais aussi les agronomes; car elle se rattache étroi- tement à la formation de la propriété rurale, au démembrement pro- gressif du système féodal, et à la lente organisation de nos campagnes. Au début de l'époque féodale, les forêts étaient entièrement entre les mains du Roi et des seigneurs laïques et ecclésiastiques. Dès le xii^ et le xiii^ siècle, apparaissent deux nouvelles catégories de propriétaires fores- tiers : celle des communautés rurales et celle des roturiers. Comment se constituèrent ces nouvelles propriétés? Une nécessité économique avait obligé les seigneurs à tolérer ou concéder aux détenteurs des manses (1) ou aux communautés rurales l'exercice de droits d'usage dans leurs forêti. Ces droits de jouissance devinrent bientôt, soit par accoutumance, soit par l'adhésion tacite ou expressément consentie du seigneur, de véritables droits de propriété. Le cantonnement de ces droits d'usage, et, d'autre part, les acensements (sorte.s d'aliénation en échange d'une rente) favorisèrent beau- coup cette transformation de la forêt seigneuriale en forêt de communauté ou forêt privée. Le domaine forestier royal s'était accru peu à peu par les conquêtes, annexions au royaume de nouveaux territoires, héritages, donations, etc., comme aussi par l'application de la règle de dévolution, en vertu de laquelle chaque prince, en accédant au trône, réunissait à la Couronne les biens qu'il possédait. Ce domaine fut d'autre part protégé par des oriionnances d'r'na- Uénabilité qui malheureusement no furent pas toujours respectées. L'insti- tution des apanages, les engagements ou concessions de jouilj^ance, les affec- tations ou droits d'exploitation concédés à des industriels, enfin des échan- (1 ) Terres concédées pnr \f seigneur à des familles de cultivifpnrs. BIBLIOGRAPHIE 39' ges ou aliénations plus ou moins déguisées vinrent à différentes époques ébrécher le domaine royal et en réduire les revenus. Quoi qu'il en soit, à la fin de l'ancien régime, la contenance des forêts du domaine royal s'élevait à 1.024.000 hectares. La confiscation des biens du clergé et des émigrés, les conquêtes de la Révolution, du Consulat et de l'Empire portèrent l'étendue du domaine forestier national jusqu'à 2.264.186 hectares. Puis, vinrent les rétrocessions imposées par le traité de Paris, les restitutions de biens d'émi- grés, les aliénations faites par les gouvernements de la Restauration, de la Monarchie de Juillet, du deuxième Empire. Le présent. — Actuellement, le domaine forestier national,, accru sous notre troisième République des terrains montagneux acquis en application de la loi du 4 avril 1882, puis des forêts retrouvées d'Alsace- Lorraine, s'étend à 1.335.439 hectares. Cette surface ne représente qu'un peu plus de un dixième de la superficie forestière (9.886.701 hectares) du territoire fran- çais, le surplus de cette superficie étant occupé par les forêts des communes et établissements publics et par les forêts particulières. M. Huffel nous donne une statistique complète, basée sur les documents les plus récents de ces différentes catégories de forêts, de leur répartition dans l'ensemble du territoire, des surfaces occupées par les principales essences, dans chacun de nos départements, des surfaces soumises aux divers modes de traitement (taillis simple, taillis sous futaie, taillis en conversion, futaies); enfin, de la production en matière (bois d'œuvre et bols de feu) pour chaque catégorie de forêts. D'après un travail de M. Ar- nould publié en 1918, la production moyenne annuelle probable de l'en- semble des forêts françaises pour la période qui a précédé la guerre (en y comprenant le produit des haies et plantations de peupliers), serait de 7.786.000 mètres cubes de bois d'œuvre, et 17.400.000 mètres cubes de bois de feu. L'avenir. — Cette production est très inférieure à nos besoins. En 1912, l'excédent de nos importations de produits forestiers sur nos exportations correspondait à un volume de bois en forêt de 4.382.000 mètres cubes. Depuis la guerre, après les destructions ou exploitations intensives qu'elle a provoquées dans nos forêts, et, d'autre part, en raison des besoins consi- dérablement accrus pour les réparations des régions envahies, ce déficit dans notre production ligneuse sera largement dépassé. D'où la nécessité d'adopter une politique, forestière susceptible d'accroître la production de nos forêts. Toute une partie du livre est consacrée par l'auteur à cet important sujet. Elle est précédée de l'historique de notre législation forestière, depuis les plus anciennes coutumes ou ordonnances de l'ancienne monarchie jusqu'à l'époque actuelle. Avant de présenter ses idéet; sur la politique forestière à suivre, l'auteur rappelle le rôle important que jouent les forêts dans l'économie générale d'un pays. Il y a d'abord les forêts dont la conservation intéresse le climat, le régime des sources_^ et des cours d'eau, voire même la salubrité publique. D'où ressort pour l'État la nécessité de prendre des mesures en vue de la conservation de ces forêts dites de protection. Notre législation, en ce qui concerne ces forêts, est incomplète et inférieure à certaines législations étrangères (celle de la Suisse, par exemple). 11 y a, en outre, les forêts envisagées en tant que productrices d'une ma- tière première indispensable à nos industries : le bois d'œuvre, le bois de fortes dimensions. Nos forêts domaniales, et, dans une moindre mesure, les forêts communales ou d'établissements publics, soumises au régime fores- tier, sont consacrées à cette production. Mais elles ne peuvent suffire à tous nos besoins. Les forêts particulières qui forment les deux tiers de nos forêts françaises sont exploitées principalement en vue de la production du bois de chauffage et du menu bois d'œuvre. La législation de l'ancien régime com- prenait certaines dispositions en vue d'accroître la production de bois 40 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE d'œuvre. C'est ainsi que dans les coupes de taillis, les propriétaires parti- culiers étaient tenus de réserver un certain nombre de baliveaux par hectare. Dans notre législation actuelle, aucune restriction — en dehors de l'inter- diction de défricher dans certains cas déterminés — n'est imposée à la ges- tion des forêts particulières. Doit-on revenir vis-à-vis de ces propriétaires à des mesure'? de contrainte légale? Fidèle au grand principe de la liberté de gestion qui depuis la Révolution gouverne la propriété privée, M. HufTcl estime qu'il n'y a pas lieu de reproduire les anciennes servitudes. Mais on pourrait obtenir une sérieuse amélioration de la situation actuelle par une large application de la loi Audiiïred, par la constitution d'associations fores- tières, enlin, et surtout, par le développement delà propriété forestière doma- niale. M. Huiïel trace à ce propos tout un programme à suivre pour l'acqui- sition progressive par l'Administration de terrains forestiers. Deux questions importantes se rattachent à la politique forestière : celle de la politique douanière et celle de V impôt forestier. L'auteur les étudie d'une façon complète et ses développements sur ces deux sujets frapperont le lec- teur par leur clarté, leur précision, comme aussi par la sûreté et le bon sens de leurs conclusions. M. Huiïel ne pouvait oublier dans un livre terminé après la guerre vic- torieuse de faire une place spéciale au beau domaine forestier qui nous a été rendu avec l'Alsace-Lorraine. Il nous en donne une statistique complète : les fon'ts retrouvées couvrent au total 439.822 hectares dont 30,7% appar- tiennent à l'État. Nos forêts coloniales son* aussi à l'ordre du jour. Dans le Parlement, dans la presse, on a fait ressortir l'urgence d'y développer les exploitations forestièn>s pour ménager nos forêts françaises appauvries, et réduire nos dépenses d'achats à l'étranger. M. HuiTel trace un tableau sommaire de ces forêts et des immenses ressources forestières qu'elles renferment. Enfin, des notions de statistique forestière sur divers pays étrangers dans les cinq parties du monde terminent cet important ouvrage et nous donnent une idée trè„s approchée de ce que l'on pourrait appeler la Forèi mondiale. La surface boisée dans le monde entier s'élèverait à 1 milliard 856 millions d'hortares. L'Amérique renfermerait à elle seule à peu près la moitié de cette surface, et l'Europe environ un sixième. La France et ses possessions coloniales en comprendraient environ 169 millions d'hectares, soit à peu près 9 % du total. Il est difficile de résumer en quelques pages un livre si riche de faits et de documents soigneusement étudiés et contrôlés par l'un des maîtres les plus éminents de la science forestière. Cette analyse suffira pourtant à montrer l'intérêt exceptionnel qu'il présente non seulement pour les forestiers et les propriétaires de forêts, mais encore pour tous ceux qui s'intéressent à la renaissance économique de notre pays. E. Cardot. II.-Mnrtin Li \Kr. - TIic bases of asrricniturni praetloc and économies In the united Provinces, Indijvs. ^asf.s de la pnitif/ur agricole et de l'éionomie riiralr aux Indes. Chez Heffer et Sons Limited. Cambridge, 1921. 277 p;.ges. T. d. : 08. (54) L'auteur est aujourd'hui directeur de l'Agriculture aux Indes; il était naguèm principal du Collège d'agriculture do Cawnpore. Son livre est écrit pour \(^ étudiants des collèges agricoles, et un peu pour les étudiants en sciences économiques des universités des Indes, puisqu'il traite des bases de la pratique agricole et de l'économie rurale, et des améliorations que l'une et l'autre doivent réaliser pour aboutir au développement de l'agri- culture. La partie économique occupe un peu plus du tiers de l'ouvrage; ha partiescientifique relie les enseignements de physique, de chimie, de biologie BIBLIOGRAPHIE 41 agricole, qui sont les bases de l'agi-iculture. A côté des cultures comme le blé, le maïs, celles du coton, de la canne à sucre, du riz sont passées en revue. Les idées clairement exposées et classées, au point de vue scienti- fique et au point de vue économique, offrent un intérêt direct pour tous ceux qui s'occupent de la position agricole des colonies; elles ouvrent d'intéres- sants rapprochements avec la façon toute différente dont les mêmes fac- teurs scientifiques et économiques exercent leur action déterminante sur l'agriculture de nos contrées. A. B. Albert Maupas. — Un type de petite ferme allemaude moderne. Préface de M. Bretignière. Librairie Agricole delà Maison Rustique. Paris, 1920, Brochure de 108 pageç. I. d. : 63. (43) Par ses connaissances de propriétaire-agriculteur, ex-stagiaire de Grignon, l'auteur était en mesure de bien observer la petite ferme où il dut travailler eh captivité, dans le nord de la Westphalie. Il a pris part à tous les travaux de ferme, interrogé les habitants, lu les journaux agricoles allemands, com- pulsé les statistiques. Son travail constitue un précieux document d'agriculture comparée. Bâtiments de la ferme, assolements, méthodes de culture, fumures, élevage, économie rurale, moyens de fortune employés pour parer à la disette des fourrages pendant la guerre, sont autant de sujets où l'auteur apporte les précisions notées siir le vif au cours de son stage forcé. Les faits qu'il rap- porte sont intéressants en eux-mêmes, ils justifient les vues et opinions émises, en particulier celle que les données de la science agronomique sont d'une application plus complète et plus générale en Allemagne qu'en France. Une telle constatation ne peut conduire au découragement, mais à la volonté de faire chez nous aussi bien et mieux. , A. B. M. Kayser, professeur àl'Institut National Agronomique. — Microbiologie agricole. 4« édition refondue et augmentée. 2 volumes. Librairie Bailhère. Encyclopédie Wéry. • I. d. : 589.95 En raison de l'importance croissante de l'élément biologique du sol qui en règle la fertilité, en raison des grands progrès réalisés dans cette branche, les éditeurs ont ,i.ugé utile de scinder l'ouvrage en deux parties : Le premier volume s'occupe surtout du sol, l'agriculteur y apprend qu'à côté des microbes nuisibles que la terre contient, comme la bactéridie char- bonneuse, elle est peuplée de microbes utiles dont il convient de favoriser au mieux la multiplication par des pratiques rationnelles. Berthelot disait déjà que la terre était quelque chose de vivant et que sa fertilité était intimement liée au développement microbien. M. Kayser nous montre l'utilité des microbes, il nous fait connaître leurs formes, les méthodes de culture, de numération, celles de coloration. Nous signalons avec plaisir un nouveau chapitre, celui qui a trait à la coloration des protozoaires du sol où l'auteur indique quelques bonnes mé- thodes. L'analyse microbienne du sol est ainsi complétée par celle de la proto- zoologie du sol; le rôle de ces infusoires ressort encore davantage par la lecture du chapitre traitant de la fatigue du sol, de sa stérilisation où nous trouvons résumés les intéressants travaux anglais et américains. Sont étudiées ensuite la fermentation du fumier de ferme, la fermenta- tion ammoniacale, la décomposition de la cyanamide calcique, la nitrifica- tion, la dénitrifîcation, l'épuration des eaux résiduaires par les divers pro- cédés microbiens, sans oublier celui des boues activées. 42 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Dans la fixation de Tazote, l'auteur passe en revue les divers modes de fixation et appelle l'attention sur les applications pratiques et les intéres- sants essais de Bottomley, en Angleterre. ^ C)n sait qu'on a rapproché ses auximoncs des vitamines, mais il convient de dire qu'il existe des différences essentielles entre ces deux sortes de com- posés. Le premier volume est terminé par un appendice où l'auteur donne un exposé succinct des méthodes employées pour nous renseigner sur l'acidité des milieux par la détermination de la concentration en ions H. Dans le second volume, l'auteur s'occupe de la transformation des pro- duits agricoles végétaux et animaux; nous trouvons une description très détaillée des principaux groupes de microbes utiles (ferments alcooliques, acétiques, lactiques). Le chapitre des diastases a reçu de nombreuses additions, le mécanisme de la fermentation alcoolique est expliqué avec beaucoup de détails connus par les recherches nombreuses de ces dernières années. L'auteur montre l'intervention microbienne dans les indastries de fer- mentation, préconise l'application des ferments sélectionnés, étudie les maladies des boissons fermentées, fait voir le rôle des microbes en sucrerie, boulangerie, daas la fabrication des conserves végétales, dans l'ensilage, la fermentation du tabac; dans le chapitre du rouissage sont mentionnés les différents travaux qui concernent cette industrie pleine d'avenir où nous voyons les microbes intervenir de plus en plus efficacement. Dans le chapitre de la laiterie, nous apprenons à connaître la flore micro- bienne du lait, son contrôle hygiénique (recherche les leucocytes, de la catalase, réductase, etc.;, les maladies occasionnées dans le lait par le développement de microbes nuisibles, les produits de transformation du lait (Yoghourt, Képhir, etc.). Enfin, nous y trouvons avec beaucoup de détails, l'utilisation des microbes en beurrerie et en fromagerie. Ce volume se termine par la tannerie et les moyens de conservation des produits agri- coles (pasteurisation, stérilisation, emploi du froid, dessiccation, addition de sucre, alcool, vinaigre), la fumalson, ou encore par fermentation spé- ciale. Cet ouvrage d'allure scientifiq-ie sera non seulement utile aux profes- seurs d'agriculture qui y trouveront des voies nouvelles à explorer, des jalons à poser dans leur enseignement, mais il pourra être consulté avec profit par les agriculteurs eux-mêmes; ils comprendront mieux le rôle des mi- crobes, pour tirer parti de ces auxiliaires bénévoles qui méritent leur pro- tection. Augusta Moi.i.-VVkiss. — La pratique |niéniie:ère. — .Librairie Armand Colin, 103, boulevard Saint-.Michel. Paris, 1919, 424 pages, 113 figures, 35 tableaux. Prix : 12 francs. L d. : 64 La cuisine pratique. — Les oonserves. — Les menus. — La diététique appliquée. — Le savoir-vivre à table. — Le vêtement et le linge : confection et entretien. — Le blanchl>-sage. — L'épargne et les lois sociales. L'auteur, dont la compétencn s'est affirmée antérieurement par des publi- cations nombreuses et estimées, a condensé dans cet ouvrage les indications pratiques néce,ssaircs à une ménagère, à une maîtresse de maison. A l'inverse d'ouvrages qui développent des idées théoriques sur l'ali- mentation et en tirent des applications pratiques, celui-ci développe claire- ment les procédés et recettes courantes, avec une précision sufllsante pour assurer le succès des réalisations. Les considérations théoriques et critiques viennent ensuitf dans le chapitre consacré aux menus, notamment. Aboutir à une fornuition tliéorique avancée sans les connaissances praii- BIBLIOGRAPHIE 43 ques correspondantes est un danger dans tous les domaines : dans celui de l'enseignement ménager, l'habileté pratique l'emporte, au fond, sur les indica- tions théoriques. Celles-ci interviennent le mieux a posteriori, pour recti- fier les écarts, les excès ou les déficits qui sont inévitables. Entre le banal livre de cuisine qui n'est que de pratique et la plupart des ouvrages d'enseignement, le livre de réalité qu'est La Pratique ména- gère marque très honorablement sa place. 11 sera apprécié dans l'enseigne- ment ménager, agricole ou non, dans les familles où quelque santé délicate requiert un peu de soin spécial, dans la bibliothèque de toute ménagère instruite, mais point orgueilleuse, sachant qu'on a toujours quelque chose à apprendre et quelque bénéfice à tirer de la lecture d'un livre bien fait. A. B. Criess. — Storage of perishable fruits at freezing températures {Emma- gasinage des fruits périssables aux températures des frigorifiques). — Over- holser etBjarnason. Bulletin n» 324. Aug. 1920. Une brochure de 24 pages. University of California. Berkeley. I. (1. : 664.8 La conservation en frigorifiques des cerises, abricots, loganberries, fram- boises, groseilles, fraises, et celle du jus de raisin ont fait l'objet d'expé- riences systématiques au voisinage de 0° C. et de — 10° C. pendant une année. La couleur et le parfum se conservent au moins une année à ^ — ^10° dans l'eau ou dans un sirop, mais les fruits en paniers prennent une teinte brune et une. saveur désagréable de « frigo '>. Les fruits écrasés avec ou sans sucre se conservent bien, près d'une année. Le chauffage préalable à 100° C. n'améliore pas la conservation et donne un goût de « cuit ». Le jus de raisin conservé à — 10° C. se montre supérieur à celui qu'on a traité par pasteurisation. Les expériences sont continuées. A. B. A. Petit, ingénieur-agronome, professeur à l'École nationale d'Horticul- ture, chef du Laboratoire des recherches horticoles. — Les eneraîs en horticulture. — Baillière, Paris. Un volume de 276 pages, l. d. : 63. 5, 16 L'auteur résume, en 70 pages, les considérations classiques sur la nutri- tion des plantes et sur le sol; il ne manque pas d'y insérer les remarques personnelles, dues à un vif esprit critique et aux travaux de recherches et de contrôle qu'il poursuit depuis plus de vingt ans. 11 ramène à leur véritable valeur, souvent faible et incertaine, les indications tirées de l'analyse chimi- que des cendres végétales. En effet, suivant les auteurs, et même dans les analyses de plantes de même espèce par un même auteur, il n'est pas rare de constater des teneurs variant dans le rapport de 1 à 20 pour des éléments minéraux essentiels. Il n'y a, en fait, aucune proportionnalité entre les quantités des diverses matières minérales exportées par une récolte et celles qu'il convient d'ajouter au sol pour obtenir les plus hauts rendements. De très nombreux facteurs interviennent dans le problème de la fertilité, des expériences directes précises et répétées renseignant mieux que des données théoriques parfois trop schématisées dans un but didactique. Les divers engrais organiques et minéraux sont ensuite passés en revue, dans l'idée constante de leurs applications à l'horticulture. Pour chacun d'eux, l'argumentation étayée sur les résultats classiques est fortement soutenue par les faits constatés et les résultats expérimentaux de l'auteur. Celui-ci ne s'est pas borné à l'étude des produits dont la valeur comme engrais est bien caractérisée, les corps pouvant agir à faibles doses ont fait l'objet d'essais dont il indique les résultats et la portée réelle. 44 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE En résumé, un bon livre, bourré de faits, qui n'intéresse pas seulement les horticulteurs pour qui il est écrit, mais tous ceux que passionne, sous ses divers appect«, le capital problème de la fertilité du sol. A. B. Une nouvelle publication. Le Lait {Revue Générale des questions laitières). l. dJ^i 63.71 (06) Nous sommes heureux d'annoncer à nos lecteurs l'apparition prochaine d'une nouvelle Revue : Le Lait, consacrée à toutes les choses relatives à cet iiliment si important. La Revue Générale du Lait, publiée en français avant la guerre, à Bruxelles, ne doit plus paraître. D'accord avec la rédaction de celle-ci. Le Lait prend sa place en élargissant toutefois les sources de sa documentation. Le lecteur, quelles que soient ses tendances, la tournure de son esprit, trouvera dans Le Lait, à chaque numéro, du texte qui l'intéressera direc- tement. Homme de laboratoire, agionome, hygiéniste, médecin, vétérinaire, socio- logue. Le Lait entend les intéresser tous par ses articles originaux, ses revues, ses enquêtes. Le Lait vient à son heure, et nous souhaitons à notre nouveau confrère, publié sous la direction de M. L. Lindet, membre de l'in-stitut, pro- fesseur à l'Institut Agronomique, de M. Beau, ingénieur-agronome, et du professeur Ch. Porcher, de l'École vétérinaire de Lyon, rédacteur en chef, un plein succès, Christian Hi yghens. — Traité de la lumière. — Gauthier-Villars et C'«, Paris, 1920. Un volume in-16 de 15b pages, broché 3' 60. Ld. : 536 La collection des >< Maîtres de la Pensée scientifique », dont ce volume fait partie, réédite des mémoires et ouvrages anciens qui sont complète- ment épuisés et introuvables, mais qui ne doivent pas tomber dans l'oubli. Ce traité date de 1678; l'auteur y expose la théorie ondulatoire de la lumière. Le lecteur moderne est frappé de retrouver dans un ouvrage ancien des démonstrations en usage dans les cours modernes. La réflexion, la ré- fraction sont étudiées, et un chapitre est consacré à « l'étrange réfraction du cristal d'Islande ». P. N. Antoine-L;nir»iit T;\vciisii,r. ■ — Mémoires sur la resiuration ot la transpi- ration des animaux. — Gauthier-Villars et C'*', Paris, 1920. Un volume in-16 de 68 pages, broché 3 francs. I. d. : oîM.12 Ce volume fait partie de la collection « Les Maître.s cie la Pensée scienti- fique >; il reproduit quatre mémoires présentés à l'Académie des Sciences, en 1777, 1785, 1789 et 1790. Le premier d'entre eux date de l'époque où Lavoisier étudie la ralcina- tion des métaux dans l'oir (17751 et publie son mémoire sur la combustion en général (177 81. Le savant se préoccupe surtout des « changements qui arrivent à l'air en passant par le poumon ». 11 montre que la respiration n'a d'action que sur la portion « d'air éminemment respirablc » contenue dans l'air atmosphérique, « le surplus, c est-.'i-dire la partie méphitique », étant un milieu passif qui ne subit aucune modification dans le poumon, et qui est « l'espèce de mofette qui reste après la calcination tics métaux ». Enfin, Lavoisier établit que la respiration donne lieu h la production u d'jiir fixe « cju'il appelle « acide crayeux aériforme «. En résiimé, on peut rendre respirablc l'^nr vicié par l;t inspiration en loi onlevant r.icide crayeux BIBLIOGRAPHIE 45 aériforine par la chaux ou par un alcali, et en lui rendant une quantité d'air éminemment respirable ou air déphlogistiqué égale à celle qu'il a perdue. Ces premières recherches ont été développées après que Lavoisier eut établi la composition de l'eau (1784) et au moment où s'élabore la méthode de nomenclature chimique publiée en 1787 en collaboration avec Morvau, BerthoUet et de Fourcroy. Les altérations qu'éprouve l'air respiré sont me- surées en volumes et en poids; l'acide crayeux est devenu l'acide carbo- nique dont on connaît la constitution; l'eau est identifiée dans les produits de la respiration. Lavoisier analyse comme complément l'air de locaux mal aérés (théâtres, salles d'hôpitaux, etc. ) et y reconnaît l'acide carbonique. En collaboration avec Seguin, Lavoisier montre enfin que la respiration n'est qu'une combustion lente de carbone et d'hydrogène « semblable en tout à celle qui s'opère dans une lampe »; l'air fournit l'oxygène et le calo- rique (matière de chaleur» ; la substance même de l'animal fournit le com- bustible; les animaux doivent alors « réparer par les aliments ce qu'ils perdent par la respiration ». Les mouvements du corps exagèrent le nombre des pulsations et la quantité d'oxygène consommée; le travail musculaire et le travail de l'esprit peuvent s'évaluer par un poids correspondant aux efforts produits. La nourriture doit varier comme ce travail, sans excès ni insuffisance, autrement le sujet devient malade. La transpiration, pulmonaire ou cutanée, faitl'objet du dernier mémoire ; le sujet est encore plus délicat et les expériences difficiles devaient être continuées. Mais Lavoisier, impliqué dans l'accusation contre les fermiers généraux, fut emprisonné en 1793 et guillottiné.le 8 mai 1794. La lecture de cet ouvrage est intéressante, même pour des profanes. Elle montre par quels procédés simples mais ingénieux, Lavoisier a pu réfuter les erreurs qui avaient cours à son époque. C'est de rien qu'il a formé la science dont la chimie moderne n'est qu'une continuation; si certains chiffres ont été rectifiés par la suite, les principes qu'il a établis restent toujours vérités fondamentales. P. N. Lazare Spallanzani. — Observations et expériences faites sur les ani- malcules des int'asions. — Gauthier-Villars et C'^, Paris, 1920. Deux volumes in-16. ensemble 228 pages; broché, 3 francs le volmme. I. d. : 593.1 Ces deux volumes de la collection «''Les Maîtres de la Pensée scienti- fique » reportent le lecteur à la fin du xviii^ siècle. A cette époque, le micros- cope avait permis de décou-^rir les protozoaires dans les infusions végé- tales; l'origine de ces animalcules si nombreux et si variés fut discutée par les philosophes. L'un d'eux, l'abbé Needham, d'accord avec BufTon, y voyait la transformation de la matière végétale en matière animale, grâce à l'existence d'une force végétative chargée « de la formation et du gouver- nement du monde organique »; ce système, d'après son auteur, était d'ac- cord avec la physique, la « bonne métaphysique » (celle de Leibnitz), la religion et l'Écriture Sainte. En résumé, la théorie de Needham était celle de la génération spontanée d'animaux aux dépens de substances végé- tales en décomposition. Spallanzani, prêtre italien, était un observateur scrupuleux et un expé- rimentateur habile. Il ne croit pas à la génération spontanée, et, par des expériences ingénieases, il établit que la force végétative de Needham ne peut exister; devant les critiques de son adversaire, il perfectionne ses expé- riences et les recommence sans que les résultats en soient modifiés. Il étudie spécialement la résistance à la chaleur des animaux et de leurs œufs, et celle des végétaux et de leurs graines. Par analogie, l'auteur conclut que les germes des animalcules peuvent résister à l'action de l'eau bouil- 46 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE lante. L'action du froid est toute différente de celle de la chaleur et son étude entraîne quelques considérations sur le sommeil hivernal de certains animaux. Spallanzani recherche l'action des odeurs, de l'électiicité et du vide sur les animalcules. 11 étudie longuement leur reproduction variable suivant les espèces (division transversale ou longitudinale, production d'oeufs et animalcules vivipares). Toutes ces expériences lui permettent de conclure que la génération spontanée est impossible et que les infusions sont ensemencées par des germes provenant de l'air. La polémique prit quelque importance. De Saussure, EUis, Bonnet, Moscati, Muller, etc. apportèrent leur opinion dans le débat. Voltaire s'amusa de Needham et de sa « méprise ridicule ». La doctrine de la génération spontanée n'était cependant pas morte puisque Pouchet, en 1858, s'en montrait partisan et que quatre années de travail furent nécessaires à Pasteur pour réfuter Pouchet. Entre les travaux de Spallanzani et ceux de Pasteur, il y a une très grande analogie, mais un siècle de progrès scientifique les sépare. Spallanzani n'a étudié que les protozoaires, tout au plus soupçonne-t-il l'existence o d'ani- malcules du dernier ordre «. plus résistants à la chaleur que ceux des ordres supérieurs et dont il ne peut voir la forme exacte. L'œuvre de Spallanzani est très intéressante, mais de son aveu même, elle est restée incomplète sur bien des points; aussi ne diminue-t-elle pas la gloire du savant français. P. N. Alniannch de la Oazetto du village. Année 1921 (16« année). — Un volume de 224 pages, illustré: Librairie Agricole de la Maison Rustique. Paris. Prix : 3 francs. L d. : 68 (059) Cette petite publication, si appréciée dans les villages, vient de faire sa réapparition après une interruption de cinq années. La nouvelle édition, conçue sur le morne plan que les précédentes, contient une série d'articles sur toutes les branches de l'agriculture, du jardinage et de l'élevage. Das chapitres spéciaux sont consacrés aux lois rurales et aux questions de jurLs- prudenre rurale. Enfin, les lecteurs y trouveront un grand nombre de re- cettes et de formules intéressant le cultivateur et la fermière. P. N. E. Demoissy. — Entrais, Amendements, Produits anticryptoçamiques et insecticides. — Un volume in-16, 297 pages; A. Béranger, éditeur, Paris. . I. d. : 68.16 : 648 Ce volume fait partie de la collection des Manuels pratiques d'Analyses chimiques, publiée sous la direction de MM. F. Bordas et Eug. Roux. Dans ce manuel uniquement consacré à l'analyse des engrais, l'auteur a indiqué les méthodes d'analyse reconnues exactes, telles qu'elles sont employées en France. Dans chaque cas, il a reproduit les méthodes ofTicielles fixées en 1897 par le Comité des stations agronomiques; puis les méthodes qu'em- ploient les principaux laboratoires (l'analyse d'engrais. En ce qui concerne la vérification du nom et de la nature de l'engrais, il n'y a pas de méthodes précises à indiquer; la découverte des fraudes sur la nature des engrais est surtout une affaire d'habitude. L'examen micros- copique pourra alors rendre de grand? services, c'est pourquoi M. Demoussy a consacré à cette question, tout un chapitre qu'on ne rencontre guère dans les traités d'analyse. La compétence bien connue de M. Demoussy ^ en opposition avec la loi; il ne comporte pas plus d'interprétations de^ textes que le premier système. Enlin, il est d'accord avec la jurispru ience du tribunal de Mauriac, confirmée par la Cour d'appel de Riom (2') avril 187.". et 28 juin 1920). .Si le propriétaire est actuellement lésé par l'application rigide et littérale de l'article 1 82 1 , le fermier le sera à son tour en cas do baisse du bétail pour les baux consentis pendant la hausse. Aussi l'auteur trouve-t-il là un nouvel argument en faveur de sa thèse, le juge devant songer au droit, à l'équité et à la paix sociale. Cette brochure présente donc un attrait d'actualité passionnant, car elle aborde un important chapitre de l'économie et de la législation rurales. P. N. Erratum N° 3 de 1920, p. 239, dans le tableau de l'article de M.Brioux, intitulé « Détermination de l'acidité des sols par 'la méthode Hutchinson— Mac L^nnan », sous les titres : Teneur en chauv soluble dans les acides forts et Teneur en carbonate de chaux j lire : pour 1.000, et non pour 100. Nous pensons que nos lecteurs auront fait d'eux-mêmes la rectification. Le Gérant : Cu. Fhikdel. IMPMlMtniK lltni.CI\-l KMlMI.T, > A M V-1'AUI~-^1 «A'-IIDl K< '"'^ ^-^tmiAi^ Ami a^m. co, 38= année (6'' série) N° 2 Mars-Avril 1921 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE PUDLIÉES SOUS LES AUSPICES DU MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE ET OS L'ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DE L'INSTITUT NATIONAL AGRONOMIQUE som:aiaiiie Pages E.-J. Russell : Les micro-organismes du sol dans leurs rapports avec la croissance des plantes. Position actuelle du problème ..... 49 Raoul Gerighelli : Emploi de CO^ comme engrais atmosphérique . . 68 Ministère de l'Agriculture. — Arrêté fixant le tarif des analyses effec- tuées pour le compte des particuliers par le laboratoire du Ministère de l'Agriculture 76 Revue Agronomique 87 Bibliographie 105 LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 5, RUE DES Beaux-Arts, PARIS (VP) Prix de ce fascicule : 5 fr. 25 net. ADMINISTRATION des ANNALES : s. me des Beaux- Arts. PARIS (6'^). — Tél. GOBELINS 16.79. RÉDACTION des ANNALES: 42*.^ rue de Bourgogne. PARIS (7^). COMITÉ DE PATRONAGE MM. V. BORET, F. DAVID, VIGER ANCIENS m^ISTHES DE l'aGHICULTURE MM. COSTANTIN, LINDET, MAQUENNE, MARCHAL, SCHLŒ3ING TISSERAND, VIALA MEMBRES DE L INSTITUT MM. Ammann (L,.). Anunann (P.)- Angot. Bertrand (Gab.). Bois. BasBard. Capus. Carrier. Chancerel. Chancrin. Belgique États-Unis Grande-Bretagne . MM. Dabat. Fron. Gayon. Girard (Ach.). Qrosjean Henry. Hickel. Kayser. Leqnertier. Lerouzic. MM. Leroy. Lipman. Lucas. Marchai. Martin-Claude. Moussu. Passelègne. Petit. Poirault (D'j. Prudhomme. MM. Ravaz. Reuss. Ringelmann. Rocquigny (De). Roux (E.). Saillard. Schribaux. Wéry. Correspondants étrangers : MM. De Vuyst. D' Lipman. Sir Daniel Hall. MM. Italie Pr. Carlo Mensio. Pays-Bas D' van Rijn. Suisse Duserre (V.). COMITÉ DE FIÉDACTION MM. G. ANDHÈ./jreA/V/t/i/, DKMOUSSY, A. LAURKNT, F. MAHSAIS ET NOTTIN MM. P. NOBLKSSE ET J.-L, VAN MEL.Lt: {{l'ilacteur en chef : ALBERT BRUNO INSPErrrEt'R OKKlinAL DR!) STATIONR AOnO.-«OMIQl:KS PRIX DE L'ABONNEMENT Lee Annales de la Science Agronomique française et étrangère paraissont depuis 1884 par fascicules de 5 à 6 feuilles, formant chaque année un volume d'environ 500 pages, avec gravures, etc. Un an : 30 fr. — Étranger : 36 fr. I^s années aiitérioiiie.s (sauf 1884 ol 1885 incomplètes) : 1", 2", 3", 4", 5* sé- ries, peuvent être obtenues au prix d« 24 fr. pour uiio année isolée. La collection entière est cédée avec une remise de 25 °;o- LES MICRO-ORGANISMES DU SOL dans leurs rapports avec la croissance des plantes. POSITION ACTUELLE DU PROBLEME par E.-J. RUSSELL DOCTEUR ES r CIENCES DinECTEUa DE LA ST VTION EXPÉRIMENTALE DE ROTHAMSTED-H VRPENDEN (eNGLAMj) Index décimal : 63.115 Non» devons à Boussingault et à quelques autres auteurs les premières indications de Texistence des transformations dues aux micro- organismes dans le sol, mais aucune recherche directe ne fut faite jusqu'à ce que Pasteur eût révélé quelques-uns des caractères des micro- organismes, et montré comment on pourrait les étudier. Armé de cette connaissance, Schlœsing put, en 1877, établir la nature biologique de la nitrification, et, ainsi, montrer qu'une des plus importantes transformations ayant lieu dans le sol est due aux micro- organismes. Il est difTicile, aujourd'hui, de nous figurer l'étonnement avec lequel cette découverte fut accueillie par les agriculteurs. Le sol avait été regardé comme une matière inerte et morte. Dès lors, il était démontré qu'il est habité par des organismes vivants. Les bactériologistes, notamment Warington, à Rothamsted, reprenant et étendant les observations de Schlœsing, montraient qu'il y a dans le sol, non seulement des organismes de nitrifi- cation, mais beaucoup d'autres bactéries. Le fait que les micro-organismes effectuaient la nitrification, essentielle pour la croissance des plantes, montrait qu'ils étaient nécessaires pour la vie des plantes, mais une proposition siimpor- ^nte demandait une preuve directe. Elle fut temtée par Emile ANN. SCIEXCE ACfcON. — J^ SÉRIE — 1921 50 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Laurent (1) en 188G. Il trouva que le sarrasin pousse bien sur rhumus obtenu du fumier bien putréfié, mais seulement de façon médiocre quand cet humus est préalablement stérilisé par la chaleur. Après addition de bactéries du sol à cet humus stérilisé (au moyen d'un extrait aqueux de sol non stérilisé) il y avait une croissance satisfaisante. Cette expérience parait très convain- cante, mais elle est incorrecte. Quand l'humus est chauffé, il subit certaines décompositions chimiques, produisant des subs- tances toxiques pour les plantes. Dès lors Laurent comparait : (humus plus bactéries) avec (humus exempt do bactéries plus toxines). Le défaut de croissance dans le dernier cas n'était pas nécessairement dû à l'absence de bactéries, mais était en partie sinon entièrement causé par la présence de toxines. Quand on ajoute des bactéries du sol, les toxines se décomposent et donnent un système plus apte à subvenir à la croissance des f)lantes. Cette expérience confirme la grande dilliculté que comportent les recherches sur le sol. Les phénomènes sont souvent plus com- plexes que ceux qu'on rencontre dans les travaux scientifiques ordinaires. Un chimiste qui étudie une seule substance peut la traiter d'une certaine façon, et être raisonnablement certain que le résultat obtenu est la conséquence directe de son traite- ment. Le chercheur (jiii étudie le sol n'a pas une telle certitude. Un certain traitement du sol peut être suivi par un résultat défini, mais il peut n'y avoir aucune relation directe entre ledit résultat et le facteur soumis ù la recherche. Le résultat i)eut être seule- ment une conséquence due à l'action lointaine de quelque autre facteur, qui peut être entièrement ignoré. La complexité du sol nécessite une méthode de travail diffé- rente de celle habituellement adoptée dans les laboratoires scien- tifiques. On peut rarement compter que rex])érience directe donne une réponse directe; cela peut indiiir»» ou orronr, oonimo «Inns le cas des recherches de Laurent. Des recherches beaucoup i)lus prolongées sont nécessaires. /I) /?'///. Arail. lioif. Belgique, 1886, 8, 2, p. 1J8-I43. LES MICRO-ORGANISMES DU SOL 51 A Rothamsted, deux méthodes sont en usage : 1° Les observations sont faites dans des conditions naturelles avec autant de précision que possible, et elles sont répétées assez souvent pour donner des quantités de chiffres qui peuvent être ritilisés par les méthodes modernes de statistique. De cette façon il est facile de tirer des déductions sur le nombre et la nature probable des facteurs en jeu; 2» Des expériences sont faites sur le sol, et des déductions sont tirées sur la nature probable des nouveaux facteurs. Des expériences directes sont alors faites pour établir les pro- priétés de chaque facteur et, si possible, son action dans les champs. L'application de ces méthodes à Rothamsted a montré que l'activité des micro- organismes du sol est nécessaire a la crois- sance des plantes cultivées en plein champ, mais que la popula- tion de micro- organismes est très variée, et que les relations de leurs différents groupes entre eux et avec les plantes en crois- sance sont complexes. Le travail de Rothamsted commença il y a environ quinze ans, alors qu'il était communément admis que les bactéries étaient les principaux micro- organismes, sinon les seuls, en rela- tion avec le sol et la plante. Les champignons furent reconnus spécialement par les cher- cheurs allemands comme ayant un pouvoir très actif, dans les sols tourbeux acides, ou de landes, mais ils ne furent pas habi- tuellement considérés comme importants dans les sols nor- maux. Les relations entre les organismes du sol et des plantes n'a- vaient pas avancé depuis les descriptions claires que Schlœsing donna dans ses leçons, les organismes étant essentiels parce qu'ils décomposent les composés azotés et produisent des nitrates. Ce fut pendant une recherche sur cette décomposition que je fus conduit à cette vue, que la population du sol n'est pas simple mais complexe, qu'elle ne doit pas être considérée comme formée seulement de bactéries, mais que d'autres organismes sont aussi présents, certains d'entre eux en compétition, ou autrement en opposition avec les bactéries. Oberlin, un viticulteur alsacien, avait observé que le traite- 52 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE ment de la vigne avec du sulfure de carbone non seulement gué- rissait du phylloxéra, mais aussi augmentait la croissance de la vigne, agissant comme un engrais azoté. Hiltner attribua l'augmentation delà récolte à l'accroissement d'activité bactérienne, et montra qu'il y avait un plus grand nombre de bactéries dans le sol partiellement stérilisé que dans le sol non traité. Travaillant sur l'hypothèse de simple population, il suj)- l>osa que le sulfure de carbone avait tué certaines bactéries, les moins actives pour la production de l'ammoniaque, laissant les plus actives libres de se multiplier. En collaboration avec le D^ Hutchinson, j'ai montré que cette vue était difficilement soutenable, le nombre de bactéries était certainement augmenté (ainsi que la quantité dammonia- que formée), mais non leur efficacité. Quand une petite partie du sol non traité était ajoutée au sol préalablement stérilisé, le nombre de bactéries, déjà élevé, croissait davantage, et produi- sait encore plus d'ammoniaque. Des essais d'ammonification avec de petites inoculations ne montraient pas de gain, mais.au con- traire une perte du pouvoir ammonifiant après stérilisation par- tielle. Mais avec de larges inoculations, il y avait un gain. Ces expériences indiquaient que l'augmentation de produit par stérilisation partielle n'était pas due à la flore bactérienne, mais au sol considéré comme un milieu de l'activité bactérienne, l-iualement, il fut prouvé que l'inoculation large, au moyen de sol non traité, d'un sol partiellement stérilisé, augmentait d'abord 11" nombre des bactéries, mais les réduisait subséquemment. Cette réduction n'avait pas de relation avec la quantité de sol introduite, mais était considérablement plus grande. Des nombreuses expériences effectuées, il fut conclu que quel- que facteur s'opposait à l'élévation du nombre des bactéries du sol non traité, pour disparaître par stérilisation partielle. Ce fac- teur fut dès lors considéré comme étant de nature biologique. Ln population normale du sol fut supposée formée d'au moins deux groupes : des bactéries effectuent la décomposition par laquelle se forme l'ammoniaque et les nitrates, et d'autres orga- nismes f[ui l(Mir sont nuisibles. Après un examen du sol, il fut «niiclii : LES MICRO-ORGANISMES DU SOL 53 1° Que les protozoaires forment une partie normale de la population du sol; 20 Que les protozoaires à l'état de vie active limitent le nom- bre de bactéries. Ce point de vue rencontra beaucoup d'opposition, spécialement en Amérique. On affirma que les protozoaires n'existaient pas dans le sol, et que, si quelques-uns s'y trouvaient, ils n'y étaient qu'accidentellement. Plus tard, un travail américain montra qu'ils étaient invariablement présents, et non pas acci- dentellement. 11 fut cependant soutenu qu'ils existent norma- lement à l'état de kystes, la forme active étant rare, et qu'ils étaient sans effet sur le nombre de bactéries. La base expérimentale de cette opinion était que, lorsqu'on examine la terre sous un microscope, on ne peut voir aucune forme de protozoaire vivant. 11 fut établi à Rothamsted, par le D^' D. W. Cutler, que cette raison n'a pas de valeur : le sol possède un grand pouvoir de rétention à l'égard des protozoaires. Quand on agite, avec de la terre, des protozoaires en suspension dans l'eau, tous ces organismes sont fixés jusqu'à ce que le point de saturation soit atteint, après quoi le liquide surnageant com- mence à contenir des protozoaires. Quelques-uns des résultats sont les suivants : \ombre de protozoaires en suspension Millions par cm^ Avant agitation avec le sol 0,56 1,64 1,98 2,80 Après nul nul 0,29 1,04 Nombre précipité^ par gramme de sol. tout tout 1,69 1,76 Jusqu'à ce que le sol en ait absorbé 1,7 millions par gramme, il y a précipitation complète des micro- organismes, les solutions en demeurent complètement exemptes, et aucun examen sous le microscope ne les révèle. Il est apparu ainsi que l'examen direct du sol ne devait pas être utile pour étudier les protozoaires. D'autres méthodes ont été trouvées. Une des plus grandes difficultés de la microbiologie du sol consiste en ce que les organismes du sol peuvent exister sous deux formes : une forme active et une forme de vie latente. Un organisme pourrait exister avec la plus constante régularité dans le sol, et cependant n'y exercer aucune fonction s'il y était 54 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE toujours à l'état de forme de vie latente. Malheureusement, un examen direct est habituellement de i)eu d'utilité pour distin- guer ces deux formes. La méthode la i)lus certaine pour rechercher si les organismes- sont actifs dans le sol, et déterminer leurs nombres, est de voir si ces nombres varient avec les conditions variables du sol. Si lesdites variations se présentent régulièrement, les orga- nismes peuvent être supposés actifs; s'il n'y a pas de variations régulières, les organismes peuvent simplement être en vie latente, bien que la possibilité de leur activité ne soit pas complètemeni exclue. Des efforts furent donc entrepris pour trouver des mé- thodes par lesquelles les protozoaires pourraient être comptés dans le sol. Par une simple modification de la méthode des dilu- tions, il fut possible d'arriver à une estimation assez exacte des nombres de kystes et de formes actives présents dans les échantillons donnés. Plus tard, (iutler trouva que l'acide chlorhydrique à 2% tuait toute forme active, ne laissant que les kystes, inaltérés. Dès lors, des comptages furent faits sur deux prises d'essai identiques de chaque sol, l'une traitée par l'acide chlorhydriqur et l'autre non traitée. Celle-ci donne le nombre total des formes en vie active et des kystes, la première donne le nombre de kystes seulement; par différence, on obtient le nombre des êtres en \n' active. Cette méthode a été soigneusement élaborée. 1 /expérience a montré qu'un chercheur entrainé peut, avec la ])ratique. dis- cerner les dilTérentes sortes de protozoaires; les travailleurs de Rothamsted évaluent courauuuent les nombres de trois ciliés différents, de cinq amibes, de deux thécamibes et de neuf fla- gellés. Une recherche systématique fut entreprise sur les non-» bres de ces divers y>rolozoaires et des bactéries dans le sol afin d'étudier leurs relations entre eux et leurs variations suivant le.« conditions de sol. Il a été habituel, dans les recherches bacté- riologiques, de prendre des échantillons dans les champs tous les vingt-quatre jours et. dans quelques cas, tous les mois, en présumant que les nombres changent h'nteinent pourvu que les conditions extérieures restent constantes. Les coniptages faits à Rothamsted montrèrent que d'aussi longs intervalles ne sont LES MICRO-ORGANISMES DU SOL 55 pas admissibles : les changements des nombres de bactéries et de protozoaires sont rapides, et pas toujours en relation nette avec les conditions extérieures. Des comptages doivent être effec- tués toutes les vingt- quatre heures si les variations de la popu- lation du sol doivent être suivies avec quelque degré de préci- sion. Pour cela, des échantillons de sol sont pris chaque matin à 9^^ 30 dans le champ de « Barnfield », qui reçoit chaque année du fumier de ferme; ils sont amenés au laboratoire et mis en œuvre aussitôt pour les déterminations de bactéries et de pro- tozoaires. Cinq chercheurs consacrent tout leur temps à ce tra- vail : les comptages sont faits tous les jours sans exception, dimanches, fêtes, et jours ordinaires. Le travail commencé le 4 juillet 1920 a été poursuivi sans interruption jusqu'ici : il sera continué, nous l'espérons, jusqu'au 3 juillet 1921. Des courbes sont ainsi obtenues, montrant les variations nu- mériques journalières des bactéries et de dix-neuf sortes de pro- tozoaires — formes actives et kystes — sur une période de trois cent soixante- cinq jours consécutifs. De telles courbes fournissent un matériel excellent pour un statisticien entraîné, et leur exa- men complet donnera d'inappréciables informations sur la vie de ces micro-organismes dans le sol. Déjà quelques relations, remarquables ont été mises en évidence. Les nombres d'amibes actives sont en relation étroite avec ceux des bactéries; quand les premiers sont élevés, les second? sont bas, et, inversement, quand les nombres d'amibes actives sont faibles, ceux des bactéries s'élèvent (fig. 1). Jusqu'ici, ces résultats confirment la prévision établie d'après les résultats de Russell et Hutchinson. Les flagellés, cependant, montrent des relativités qui étaient totalement imprévues; on observe pour eux une remarquable périodicité qui ne peut encore être expliquée. Dans le cas d'un de ces organismes, la périodicité est de deux jours (fig. 2) : un jour, les nombres sont élevés, le suivant ils s'abaissent, puis ils se relèvent, et ainsi de suite. Un autre organisme a donné une période plus longue, mais également régulière. Les variations numériques ne sont pas évidemment liées à la température et à l'humidité du sol, si bien que, jusqu'à ce qu'on ait complété NuTTibers of Dô^cierià 8. Ppotozoa^. jeôe J6O0 «400 JJOO jooc aeoo s«oo O < 3400 >I00 »ooo 16O0 > 1600 ^ MOO < IftOO lOOO- ÔOC- Coo ♦oc- 3O0 V\g. 1. rUrS F«b.23 Variation journalière de? nombres de bactéries et d'auiibcs à l'état de vie active dans le sol arable. Rothamsted. D. >V. Cutlor et 1,. M. Cruinp. Kig j. _ Variation journalière don fliKoHéi k litat d.' vie active dan» lo -îoI arable. KothAin'. W. Cutltr «t Tj. M. Crump. LES MICRO-ORGANISMES DU SOL 57 l'étude statistique, il est impossible de préciser quelles relations seront découvertes. Quand la série actuelle de comptages sera finie, un effort sera fait pour rechercher les fonctions de quelques-uns de ces flagellés dans le sol. Les nombres moyens de ces micro-organismes par gramme de sol sont approximativement les suivants (Cutler et Crump) : Moyennes approximatives des nombres de protozoaires et de bactéries sur deux planches du champ de Broadbalk. Flagellés . . Amibes . . . Théeamibes . Ciliés . , . . Bactéries . . PLAXCHE FUMEE Hiver (total) lôO.OOO 5.000 >> 50 10.000.000 Été (total) HOO.OOO 15.000 1.000 200 24.000.000 l'I,.iSCIlE SASS inTMfRE Hiver (total) 5.500 40 4.000.000 Été (total) FORMES aclivps DIAMETRES approximatifs 15.0C0 I 15 o/o / 7,5 à 15 \x 2.000 / à i 8à 22 ;a 95 o/o l 15 [j. diins tous I 20 à 40 ;j. 5.000.000 Mes cas (1).' 1 à 4 ;ii 4 (1) Pour un compte rendu préliminaire, \ oir D. W. Cutler et M. L. Crump, Atuiali Applied "Biologij. 1920, 7, U, 24. Champignons. — Pendant le cours de ce travail, des cher- cheurs américains ont montré la présence dans le sol de nom- breux champignons. Une étude minutieuse de leur fonction est poursuivie par W. B. Brierley et par Miss S. T. Jewson, à Ro- thamsted. Malheureusement, les méthodes ordinaires de comp- tage qui, nous l'avons vu, sont les plus sûres quand il s'agit de bactéries et de protozoaires, peuvent donner des résultats faux pour les champignons. Ainsi, un simple sporange accidentelle- ment présent à la surface du sol pourrait donner des millions d'individus séparés; en outre, un mycélium filamenteux risque d'être brisé dans les opérations de comptage. Jusqu'ici, aucune méthode satisfaisante de comptage n'a pu être établie, et il est conséquemment impossible de dire avec certitude quels champignons sont en vie active dans le sol, ce qu'ils y font, et comment leurs relations de croissance sont affec- tées par les conditions du sol. Les espèces les plus fréquemment trouvées dans le sol des régions tempérées, et dès lors présu- 58 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE niées les plus banales, sont les pénicilliums et les mucors; en outre, les fusariums, aspergillus, trichoderma et eladosporiuni sont tous communs. Des études ont été faites en bouillons de culture, mais il est scabreux d'étendre au sol des résultats obtenus en solution. Il y a cependant de fortes indications indirectes pour admettre que les champignons, et spécialement les actinomyces, sont pour beaucoup dans la décomposition de la cellulose. Hutchinson et Clayton, à Rothamsted, ont trouvé un spirochaele particulière- ment actif pour cette décomposition (1). Les DÉCOMPOSITIONS EFFECTUÉES PAR LES MICRO-ORGANISMKS DU SOL. — Les anciens chercheurs groupaient les organismes du sol d'après les réactions chimiques effectuées. Quelques-uns sont strictement spécifiques, ne faisant qu'une réaction, par exemple les organismes nitrifiants et fixateurs d'azote. Plus souvent, 1< s organismes sont moins spécifiques, mais il était toujours d'usage do leur assigner quelque degré de spécificité: par exemple, que!- (jucs-uns étaient considérés comme produisant l'ammoniaque, d'autres comme décomposant la cellulose, etc. Cette méthode de groupement a son mérite de commodité, mais il est reconnu qu'elle manque de précision. C'est une erreur de croire que les bactéries communes du sol effectuent toujours la même réaction. Les organismes habitu«'llement producteurs d'ammoniaque, par exemple, ne .sont pas restreints dans leur activité à la décomposition des matières protéiques; leur besoin essentiel est celui d'un apport énergétique. Ils peuvent décom- poser la protéine et le font aisément : la réaction comporte plus d'azote que les micro-organismes n'en requièrent et, conséquem- ment, un surplus d'ammoniaque reste disponible. Mais ils peuvent utiliser aussi d'autres sources d'énergie, décomposent énergique- inent le sucre ou d'autres hydrocarbonés ajoutés au sol, et alois leur croissance assimile tant de composés azotés du sol qu'ils diminuent momentanément les qiiantilés de nitrate et d'am moniaque présentes. Ceti ressort du tableau suivant : TABLIAU (1) Jotirrml .\arir. Sri., VjV.i, 9 p. l'ilt-i::!. LES MICRO-ORGANISMES DU SOL 59 Nombre de bactéries Azote de l'ammoniaqdc et îles nitrate j- â après après après à après après après l'origine (j jours 62 jours 2115 jours l'origine 6 jours 62 jours 215 jours^ Millions par gramme En millionièmes du poids du soi Sol seul 8 13 7 12 57 57 71 98 + 0,25 % sucre. . . 8 129 97 26 57 5 24 71 + 0,1 % peptone . 8 148 11 8 57 117 172 23T Nous ne devons donc pas considérer les micro-organismes du sol comme exclusivement occupés à elîectuer une certaine sorte- de décomposition, mais au contraire reconnaître qu'ils peuvent agir de façons variées. Ce dont ils ont constamment besoin est une source d'énergie :. pour l'obtenir, ils peuvent effectuer une réaction ou une autre, ils peuvent produire assez d'ammoniaque pour en laisser un excès^ pour les plantes, ou autrement, si la matière à transformer est surtout carbohydratée. ils assimilent l'ammoniaque et les nitrates du sol * * La lenteur de disparition des composés azotés du sol_ — Ha été pleinement démontré, à Rothamsted et ailleurs, que les composés azotés ne sont que très lentement enlevés du sol,, par la pluie ou par les récoltes. Trois planches de terrain à Rothamsted furent converties en cuves drainées ou lysimètres, en 1870, par l'établissement de murs cimentés autour de cha- cune d'elles aux profondeurs de 0n^51 — l«i02 — V^bS; des traverses furent placées à la base pour compléter l'isolement. L'eau de drainage traversant ce sol a été analysée chaque mois, pour le dosage des nitrates : à la fin de chaque année, les résul- tats ont été additionnés. Les chiffres obtenus montrent — comme on pouvait le prévoir — une étroite relation entre l'eau tombée et le nitrate dans l'eau de drainage. Mais le résultat remarquable est la très faible allure de diminution dans le pouvoir du sol à produire des nitrates. Aucune récolte n'a été cultivée sur ce soF et aucun engrais n'y a été ajouté depuis cinquante ans; cepen- dant ce sol produit régulièrement chaque année de nouvelles quantités de nitrates (Voir tableau). 60 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE l'KIMouF.g DE 1 AXS 1877 1S81 1885 is^a 18113 1897 moi 1005 lao'i r.113 a 1881 , à 1885 , ;'i 1889 à 1x93 , à 1897 , il 1901 . il r,i05 , Il 1909 , à 1913 . :'i . . . l'i.riE t«)mb<'e en centi- nii-tres 88,9 75,0 72,0 •;5,5 75,0 62,5 •;9.5 .;7,5 79,0 7n,.') KAU DRAIXKE à 153 cm ■12, t> 39,6 35,3 32,1 38,0 28,3 33,2 31,7 i:>,8 47,5 41,8 37,2 35,8 32,0 39,9 30,0 35,0 31, r. 45,5 46,0 AZOTEES SHKATE (kiloi par hectare) ï 51 cm k 153 cm 52,8 37,6 87,7 29,5 38,5 34,2 28,6 27,7 2li,l 29,0 49,5 35,4 37,3 30,0 87,4 31,6 28,4 28,7 28,4 25,6 AZOTE ESTBAISK par ceutimètre de l'Iuie (^kilo* |>ar hectare) bSlcm k 153 cm 1 0,592 1 0,557 0,500 0,472 0,521 0,519 0,451 0,457 0,513 0,497 0,542 0,4C8 0,411 0,409 0,409 0,424 0,380 0,360 0,370 0,326 11 semble incroyable que le stock de composés azotés conti- nuerait à subir sa décomposition à une allure aussi uniforme. I-.a plus simple explication parait être qu'une partie seulement (lu nitrate formé est entraînée hors du sol chaque année par l'eau; le reste est assimilé, soit comme nitrate, soit comme ammoniaque, par les micro-orgonismes,et reconverti en protéine et corps com- posés similaires. Plus tard, quand ces oiganismes meurent, ces composés se désagrègent et forment des nitrates, mais de nou- veau, une partie seulement de ceux-ci est entraînée, le reste étant une fois de plus repris dans le cycle de transformation. Ainsi, il devient possil)lc (rcxjjliquer la remarquable constance de la récolte de blé sur une terre non fumée. Une des planches de Rothamsted n'a reçu aucune fumure d'aucune sorte depuis 1839, elle a porté du blé continûment depuis 1843. Cependant, en dépit de cette absence de fumure, la récolle ne décroit que très lentement; l'examen statistique montre une diminution moyenne de moins de 9 litres i)ar hectare et par an. Les récoltes moyennes pour des périodes successives de dix années ont été on hectolitres j>nr hectare : ia44il83t l^SiùlSOl I8«2al87l 18Ti u 1881 1882 ù 1891 Ias (''vident (i ijrimi, pourlanl. que d(^s micro-organismes peuvent agir dans un sol manquant autant d'aijprovisionncnu'nts LES MICRO-ORGANISMES DU SOL 61 énergétiques que celui de Rothamsted, laissé sans fumure ni herbage pendant cinquante à quatre-vingts ans. Les hydrates de carbone facilement oxydables doivent avoir disparu depuis longtemps, et bien qu'un peu de substance neuve y soit ajoutée quand on enfouit par labour les chaumes dans la terre à blé, une telle addition n'a pas lieu dans les cuves drainées. Nous sommes donc amenés à rechercher des organismes tels que les algues qui peuvent synthétiser leur propre source d'éner- gie. L'étude du sol par le D^ B. Muriel Bristol indique que les algues vertes sont invariablement présentes dans tous les sols examinés, y compris les sols non fumés de Rothamsted. On est en train de mettre au point des méthodes pour une étude systématique des algues du sol, afin de découvrir si elles se nourrissent dans le sol, et, dans l'affirmative, comment elles y vivent et quelle est leur fonction précise. Il ne semble pas dou- teux qu'elles sont un élément normal de la population des mi- cro-organismes du sol, et il semble raisonnable de penser qu'elles peuvent assumer un rôle d'importance considérable dans les sols pauvres non approvisionnés de matériaux énergétiques, et peut; être dans les autres sols, aussi bien. Les RELATIONS ENTRE LA POPULATION DES MICRO-ORGANISMES DU SOL ET LES PLANTES CULTIVEES. — La populatiou du sol pro- duit les nitrates nécessaires pour les plantes cultivées, mais ceci n'est nullement la seule relation qui les lie. La population du sol a besoin de sources d'énergie qui doivent venir des éléments du sol même, la seule exception semblant être celle des algues pourvues de chlorophylle. Dans un travail expérimental, il est possible d'ajouter des hydrates de carbone, de la cellulose, de la protéine, etc., mais dans les conditions naturelles l'approvisionnement est fourni par les résidus des plantes mortes. Pendant la vie de la plante, elle synthétise des matériaux complexes et emmagasine l'énergie de la lumière solaire; quand elle meurt, les feuilles, les tiges, les racines — toutes riches en énergie — sont mélangées avec le sol par l'action des vers de terre..., etc., et ainsi fournissent des ma- tières que la population du sol peut utiliser. Il est établi que la population totale des sols ordinaires des climats tempérés est ^2 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE liniitéo par la fourniture il'énergie, et se trouve accrue quand on t-nfouit des résidus de plantes, introduisant ainsi un supplément xTénergie. Quand les résidus de plantes sont ajoutés au sol, ils sont riches «en hydrates de carbone, et leur premier effet est d'augmenter si l>ien le nombre des micro-organismes qu'une absorption marquée île nitrates se produit. 11 peut aussi y avoir une fixation d'azote j>ar les organismes vivants : azotobacter, clostridium, etc. Un peu plus tard, les matières hydrocarbonées sont beaucoup ré- HJuites en quantité; la protéine est attaquable, mais en y puisant de l'énergie les organismes produisent ordinairement plus d'am- moniaque ou de nitrate qu'ils n'en peuvent assimiler, si bien xju'il en reste pour les plantes. Beaucoup cependant semble être absorbé par les micro-organismes, si bien (pic la décomposition des protéines se ])rolonge beaucoup, ayant ])lutôt le caractère d'une annuité que d'une brus((ue liquidation de capital. Comme la provision d'énergie s'épuise de plus en ])lus, on prévoit que les algues jouent un rôle relativement large, bien qu'on n'ait |)as jusquifi la pren\'e exj)ériuH'ntale df cette pro- Itabilité. Ainsi, Ja jjopulaliou du sol dépi.'ud des piaules cultivées, mais Ips plantes dépendent aussi de la population du sol. Sans l'acti- vité de celle-ci, les résidus des j)lantes mortes s'accumulent à la Hurface du sol, jjartiellement décomposés, formant une couche fibreuse et tourbeuse. Quelques planches d'herbages à Hothams- ted sont assez acides pour réduire l'activité des micro-organismes du sol; ils se sont couverts d'une masse végétale morte à travers^ laquelle les jeunes plantes ont une grande difTiculté de se frayer un passage; c'est ainsi que la tourbe se forme. Mais aussitôt que •les conditions sont rendues favorables aux micro-organismes, par addition de chaux, une vigoureuse décomposition couMuence; le sol est débarrassé de sa couverture morte, et les jeunes plantes croissent de nouveau aisément et rapidement. Un peu d'azote est fixé et un peu de nitrate est assimilé, inai.s •comme la décomposition se développe, l'ammoniaque ou les nitrates sont produits en excès sur les besoins des micro-orga- nismea et se trouvent dès lors disponibles pour les plantes. D'autres décompositions ont lieu aussi, les constituants miné- LES MICRO-ORGANISMES DU SOL 63 raux sont réduits en composés plus simples, le calcium apparaît en carbonate de calcium, etc. Ainsi, les nitrates et les éléments minéraux à la fois deviennent disponibles pour satisfaire aux besoins d'une nouvelle génération de plantes. Ainsi, un grand cycle se développe dans le sol, d'une part procurant de l'énergie, de l'autre dissipant de l'énergie, mais produisant les composés simples nécessaires à la croissance des plantes. Ces changements peuvent être représentés graphiquement comme suit : MATIÈRE VÉGÉTALE COMPLEXE CONTENANT DE l'ÉNERGIE Protéine L Acides aminés Ammoniaque Nitrites Nitrates a> c Azote gazeux Connaissons-nous tous les groupes importants de la po- pulation DU SOL? — Nous avons vu que le simple examen du sol ne peut pas montrer si un groupe particulier d'organisme y est actif ou non. Le fait qu'un organisme est constamment présent dans le sol ne prouve en rien qu'il y remplisse une fonction réelle : il peut ne s'y trouver qu'à l'état de spore ou de kyste. Des comptages réguliers et fréquents semblent seuls pouvoir fournir une preuve d'activité trophique. Il est nécessaire, cepen- dant, d'avoir quelque moyen d'étudier l'activité totale de la population afin de savoir si tous les groupes importants sont soumis à nos investigations, ou si quelques-uns restent encore à découvrir. Les considérations qui précèdent indiquent une méthode pour ce qui peut être fait à ce sujet : on s'y efforce actuellement à Rothamsted, mais les difficultés expérimentales rencontrées ne sont pas encore surmontées. Il est évidemment impossible de 64 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE comparer des organismes de groupes difTérenls par la simple estimation de leurs nombres respectifs. Une amibe n'est pas l'équivalent d'un bacille. Mais une comparaison peut être trou- vée sur la base des besoins énergétiques. La variation de l'énergie totale dans le sol peut être estimée par la considération de l'oxygène absorbé, et du gaz carbonique et de la chaleur dégagée dans un temps donné. Les variations en nombre de chacun des groupes connus d'organismes pendant ce temps peuvent être précisées. Des essais seront faits pour obtenir des mesures des variations d'énergie, associées à chaque groupe d'organismes. Ces mesures pourront alors être ajoutées pour voir si leur total est de même ordre que celui trouvé par l'expérience directe. .S'il en est ainsi, on pourra présumer que tous les groupes importants sont connus; sinon, il sera nécessaire d'en recherclier d'autres. Relations des nombres de micro-organismes pu sol entiu; eu;:. PossiBii ités de traitement. — Les seules recherches faites jusqu'ici à Kothamsted pour montrer les relations des dif- férents groupes de micro-organismes entre eux sont celles qui sont poursuivies à présent sur les bactéries et les protozoaires. Des essais pour estimer les nombres de champignons, actinc- uiyces, et algues, n'ont pas été fructueux jusqu'ici, mais on les poursuit. Les évaluations numériques ont une grande valeur en tant (|u'elles montrent si un groupe donné croît ou décroît par uno variation donnée des conditions, et si un groupe est clairement en relation ou non avec un autre. La figure 1 montre que le» amibes actives et les bactéries sont en relation inverse, une auguientation des amibes étant accompagnée par une dimi- nution des bactéries, et vice versa. Au point de vue agricole, et ne considérant que la plante qui croit, il serait désirable, si cela était reconnu possible, de sim- plifier la population du sol, et d'en extirper tout, sauf les orga- nismes donnant le maximum de décomposition de protéine avec l«' minimum de consommation d'énergie et de dépense de com- posés azotés. Les organismes ])athogènes et parasites seraient aussi éliminés. LES MICRO-ORGANISMES DU SOL 65 L'expérience directe a montré que beaucoup des formes les moins utiles aux plantes en croissance sont, en fait, tuées par une chaleur modérée ou par l'emploi d'antiseptiques, et que les sols ainsi traités sont dès lors plus fertiles. Beaucoup d'expé- riences ont démontré ce fait à Rothamsted et à la station expérimentale de Cheshunt; et M. Georges Truffant, à Versailles, a montré beaucoup d'ingéniosité en appliquant cette méthode à rhorticulture. 11 ne faut pas supposer que l'amélioration de la fertilité soit entièrement due à la variation de la population de micro-organismes du sol. Le traitement affecte les propriétés physiques et chimiques du sol; il modifie quelque peu les col- loïdes et, dans certains cas, il peut fournir de la nourriture à certains micro-organismes du sol. Mais il est à croire qu'une part considérable de l'amélioration est le résultat du changement apporté dans la population des micro-organismes. Ces méthodes de traitement ont été introduites avec un succès considérable dans les districts maraîchers de Cheshunt et Wal- tham Cross, situés au nord-est de Londres. De grandes surfaces y sont couvertes de châssis vitrés sous lesquels poussent des tomates et des concombres, tous deux très appréciés dans les classes laborieuses anglaises. Les conditions de culture y favorisent l'accumulation des parasites et une multiplicité de microorganismes du sol, et après un certain temps, la récolte d'une serre peut décroître considé- rablement. Quand ceci a lieu, il est possible, en chauffant le sol, de relever la productivité à son ancien niveau, sensiblement. La chaleur, cependant, a l'inconvénient d'être coûteuse; on recherche donc des méthodes moins chères. Le phénol et le crésol se sont montrés utiles et conviennent à l'emploi. La méthode d'application consiste à les mélanger à 40 volumes d'eau, à répartir sur le sol, et à arroser ensuite très copieuse- ment pour y faire pénétrer la substance. On emploie 40 gallons de phénol du commerce pour des serres couvrant un septième d'acre (30 litres par are). Malheureusement, pourtant, il arrive que ces substances ne soient pas efficaces. De nouvelles expériences ont montré que les agents chimiques sont beaucoup plus spécifiques dans leur action générale que la chaleur; ils agissent bien à l'égard de ANS. SCIENCE AGROK. f.f SY.HiV 1931 5 66 ANNALES DE LA SCIENCE AGRf NOMIQUE certains micro-organismes, mais pas vis-à-vis d'autres. Ainsi, la formaldéhyde est etïicace contre divers champignons qui atta- quent les racines, tandis que le phénol ne l'est pas. Un autre facteur important est que beaucoup de ces poisons ne persistent pas dans le sol, mais s'y décomposent assez vite, apparemment par le moyen de micro-organismes. La décompo- sition du phénol et du crésol a été étudiée de façon assez appro- fondie, et, finalement, imputée largement, mais non entièrement, aux bactéries. 11 est démontré aussi que la naphtaline est dé- composée dans le sol, et l'enquête indique des bactéries du sol. Apparemment aussi, le toluène, le benzène et d'autres hydro- carbures aromatiques sont décomposables dans le sol.' Évidem- ment, ces substances ne seraient pas efficaces contre des êtres aussi difficiles à tuer que certaines spores, ou que les larves d'agriotis. L'introduction du chlore dans la molécule, cependant, la stabi- lise, réduit sa vitesse de décomposition, et donne à la substance plus de temps pour agir contre les micro-organismes avant de disparaître. Les expériences culturales de cette saison indiquent le dichlo- rocrésol comme trois à quatre fois plus efficace que le crésol, et dès lors employable à quart de dose; la chloro-picrine peut aussi être employée. La préparation et la recherche des agents de stérilisation du sol sont à présent sur une base qui en permet le développement : l'effet d'une substance donnée est établi sur un organisme du sol, puis des mesures sont faites pour rechercher comment cet »ffet est modifié par l'introduction d'un certain groupe chimique. Un exemple est donné dans le tableau suivant : Quantités nécessaires pour tuer le ver fil de fer (lùrçe de taupin-agriotis] en molécules- grammes. SuliiUDce d — .3,5 non toxique 3 — 1,4 — 0,5 — LES MICRO-ORGANISMES DU SOL 67 Ce tableau contient le chlorométhylène benzène, chlorure de benzyle (G^ H^ CH"^ Cl), comme corps le plus puissant de la liste. Le degré de persistance dans le sol, le pouvoir de diffusion doivent aussi être étudiés, avant qu'on puisse tirer des conclu- sions pratiques. Le travail est nécessairement long, mais on a lieu de le croire sur une base certaine, et le progrès semble inévi- table. A présent des études sont faites pour le traitement par ces moyens chimiques de « Damping oIT», et sur d'autres champignons pathogènes des serres, sur THeterodera et le Wart disease, qui causent maintenant en Angleterre une sérieuse inquiétude. Mais plus importante encore que le traitement de ces maladies est l'acquisition de connaissances nouvelles sur la vaste et com- plexe population des micro-organismes du sol, qui, nous le savons, joue un grand rôle dans la croissance de nos récoltes. INFLUENCE DE L ANHYDRIDE CARBONIQUE SUR LE DÉVELOPPEMENT DES PLANTES EMPJ.OI DE CO' COMMi: l'NGÏJAlS VTMOSPIlKIUliUi: par Raoul CERIGHELLI INi; PHYSIQVF. VKCtTAI.E AU MUSKl M n'HIsTOinE >-ATl'nELLE Los plantes vertes puisent dans ratmosphère la plus grandi* partie du carbone qui est nécessaire à leur alimentation. Une très faible partie de ce corps fondamental provient des substances absorbées dans le sol par les racines et comprend des carbonates et des composés organiques complexes (humâtes, etc.); elle peut être négligée. On peut donc dire que la plante fabrique toute sa matière orga- jiique aux dépens du gaz carbonique de l'air qui, sous l'influence de la lumière, est absorbé et décomposé par les feuilles. Cette fonction, qui ne peut s'exercer que dans les cellules pourvues df matière verte ou de chlorophylle, constitue, on le sait, l'assi- milation chlorophyllienne. On comprend tout l'intérêt que doit attacher l'agronome à l'étude de cette fonction. En l'exerçant, les plantes élaborent les substances organiques (amidon, sucre, etc.) en vue desquelles ces plantes sont justement mises en cultuif. J.cur rendement n»éme dépend, dans une large mesure, do l'assimilation chloro- piiyllienne. Aussi faut-il étudier les différents facteurs qui vu jiugmentent l'intensité. Au premier rang de ces facteurs, avec la lumière et la température, se trouve le ga/. carbonique de l'at- mosphère, matière première de l'assimilation. EMPLOI DE CO- COMME ENGRAIS ATMOSPHÉRIQUE 69 Il y a longtemps que différents observateurs ont démontré que Tenrichissement modéré de l'atmosphère en anhydride carbonique accélère l'assimilation. On peut citer les expériences de Kreusler (10) qui, en 1885, soumit des feuilles de ronce, de charme et de capucine à l'influence d'atmosphères contenant deux, trois et même dix-sept fois plus d'anhydride carbonique que l'air normal. 11 constata que l'assimilation chlorophyllienne augmentait rapidement, à mesure que l'air était plus riche en gaz carbonique. Ainsi, pour une teneur en gaz carbonique égale à 0,56 % en volume, c'est-à-dire dix-sept fois plus que l'air normal, qui en renferme 0,03 %, l'assimilation était deux fois plus intense qu'elle ne l'est dans les conditions naturelles. 11 s'agissait maintenant de savoir si l'assimilation, accélérée par une teneur plus forte d'anhydride carbonique, était capable de profiter à la plante entière et, par suite, si celle-ci pouvait ac- quérir un meilleur développement que dans l'air normal. C'est Demoussy (5 et 6) qui, en 1903 et en 1904, a résolu ce problème. Dans plusieurs séries d'expériences, il a démontré que les plantes les plus diverses (laitue, colza, tabac, ricin, réséda, coleus, coquelicot) acquièrent, dans une atmosphère contenant en moyenne 0,15 % d'anhydride carbonique, un développement bien supérieur à celui que présentent ces mêmes plantes dans l'air ordinaire. Dans sa dernière série d'expériences (6), il a cultivé •ces plantes dans des cages recouvertes d'une toile pour les proté- -ger des rayons solaires directs et dans lesquelles il mettait tous les matins une solution d'anhydride carbonique dans l'eau. Par diffusion lente, le gaz carbonique se répandait dans l'atmos- phère et pouvait ainsi être utilisé par les plantes. Demoussy a •employé ce dispositif parce qu'il avait remarqué que l'anhydride carbonique préparé par l'action de l'acide chlorhydrique sur le marbre n'est jamais suffisamment pur pour exercer une action favorable sur la végétation; il est alors plutôt nuisible. Cet auteur explique même ainsi les échecs obtenus par différents savants et notamment par Brown et Escombe, qui avaient déjà tenté les mêmes expériences. Demoussy expliquait aussi l'influence favorable des couches ■de maraîchers qui permettent aux végétaux de profiter autant de l'anhydride carbonique dégagé par le fumier que de la chaleur 70 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE et de riuimidité. Voici les expériences qu'il fit à ce sujet (5) : des }»Iantes de laitue étaient laissées pendant quinze jours, les pre- mières dans Tair normal, les secondes dans des vases où circu- lait l'air provenant des couches, et les troisièmes dans les mêmes conditions que les secondes, mais recevant lair des couches après son passage dans un flacon à acide sulfurique. Après Texpérience, les poids frais moyens des plantes étaient les suivants : Air normal poids frais = 23 grammes Air de la couche — =50 — Air de la couche ayant passé sur SO*H-. . — = 60 — L'accroissement notable de la végétation provient bien de l'anhydride carbonique du fumier; les résultats sont restés les mêmes lorsque l'air des couches avait préalablement barboté dans de l'acide sulfurique : dans ces conditions, toute trace d'am- moniaque avait été arrêtes et seul l'anhydride carbonique se trouvait dans le mélange gazeux. C'est sans doute pour des raisons analogues que le terreau sté- rilisé a sur la végétation une influence moins favorable que Iv terreau ordinaire. Ce dernier contient toute une flore microbienne qui fabrique de grandes quantités d'anhydride carbonique. On peut tirer des expériences très nettes du savant français les conclusions suivantes : 1° L'air atmosphérique ne renferme pas une quantité d'anhy- 'T LE TARIF DES ANALYSES 77 des sols, amendements, engrais, produits désinfectants, anti- cryptogamiques ou insecticides, la nutrition des végétaux cul- tivés, l'alimentation et l'exploitation rationnelle des animaux. Art. 2. — Les stations agronomiques et laboratoires agricoles inscrivent sur un registre à souche, sous une série continue de numéros, les analyses et essais scientifiques concernant l'intérêt particulier ou collectif des demandeurs, qu'ils effectuent à titre onéreux, conformément au tarif ci- après : TARIF Sols : Essai au calcimètre 3^ » Réaction. — Besoin de CaO par hectare (Hutchinson et Mc- Lennan) Analyse mécanique et physique Analyse chimique^ 4 dosages exprimés (CaO — Az — P^O® — K^'O) Analyse agronomique complète interprétée CHiaque détermination en sus sur le même échantillon . . , Terres : Analyse industrielle (pour céramiques^ ciments, etc.). ... 50 Minéraux et métaux : Par élément dos.JI-P47i-,;,.- ants. Ameuilements et encrais : Préparation comprenant le tamisage quantitatif (sil y a lieu). Chaque élément fertilisant caractérisé (s'il y a lieu) Chaque élément dosé Insecticides. — Anticryptogamiques : Chaque élément caractérisé qualitativement Chaque élément dosé Eaux : Détermination de la potabilité chimique Analyse industrielle (eaux de chaudière, eaux résiduelles, etc.) Vius : Détermination d'une densité Dosage approximatif d'alcool à Tébullioscope Dosage rigoureux d'alcool par la distillation ....... Dosage du sucre dans un moût par le densimètre Dosage du sucre dans un moût par la liqueur de Fehling. . . Dosage du glucose et du lévulose Dosage de l'acidité totale Dosage de l'acidité fixe 5 » 20 » 20 » 45 » 5 » 15 » 10 » 2 n 3 » 8 » 3 ïf 8 » 20 » 50 »■ 3 » 3 » 8 » 3 )> 6 » 10 » 3 » 4 B 78 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Dosage dos acidités fixe et volatile 5' Dosage de 1 "extrait à 100 degrés 6 Dosage approximatif de l'extrait à rœnobaroraètre et de ralcool à rébuUioscope 5 Dosage des cendres 4 Dosage de la crème de tartre 6 Dosage du tanin 10 Dosage de la glycérine 15 Dosage du sulfate de potasse (limite) 3 Dosage du sulfate de potasse (exact)) 5 Dosage du clilorure de sodium (> Examen microscopique 4 Épreuve à Tétuve pour vérifier l'état de stérilité du vin ... 10 Dosage de l'acide sulfureux libre 3 Dosage de l'acide sulfureux total 5 Examen organoleptique 3 Dosage d'un autre élément 5 Recherclie qualitative (suivant difTioulté) S'a 10 Analyse complète (méthode ûflicielle) 40 Cidres et bière s Analyse commerciale 20 Dosages divers sur les cidres et les bières (suivant le cas). . . 3 à 10 Laits : Beurre, densité, extrait calculé 8 Analyse complète (méthode ofTiciello) 30 Farines : Humidité; poids et (jualité du gluten liuniide 12 Analyse officielle conqdète avec étude microscopique et appré- ciation 'lO Choeulats et cacaos : Analyse complète (méthode ofTiciell'-) 40 Substauces fourragères. — Tourteaux : Dosage des éléments nutritifs Élude microscopique, contrôle de pureté Analyse complète Betterave s 30 ') 10 » 40 » 5 1) Préparation et densité Préparation, densité et do.sage du sucre H) Pommes à cidre : Sucre, acidité, tanin 12 » Aht. 3. — Les analyses effectuées par les stations d'essais de semences sont tarifées comme suit : ARRÊTÉ FIXANT LE TARIF DES ANALYSES 79 A. Tarif applicable aux cultivateurs : a) Analyse des graines autres que les betteraves et les gra- minées de prairies 3^ » b) Analyse des graminées de prairies et des betteraves. . 5 » B. Tarif applicable aux maisons ayant passé un contrat d' abonnement avec la station : a) Analyses exécutées pour le compte de la maison, à titre de rensei- gnement personnel : Pour les trente premières analyses 180' » Pour chacune des analyses suivantes 5 » Pour la détermination de la cuscute 275 h) Les contre-analyses demandées par les acheteurs, à titre de vérification des garanties données par le vendeur, seront payées par la maison au prix de : Pour les trente premières analyses 180' » Pour chacune des analyses suivantes, autres que la cuscute : de 31 à 200 analyses 4 » Au delà de 200 analyses 3 » Pour la détermination de la cuscute 2 50 C. Tarif applicable aux maisons n'ayant pas de contrat d' abonnement avec la station : a) Détermination de Tidentité ' 4^' » b) Détermination de la pureté 5 » c) Détermination de la faculté germinative 5 » d) Recherche de la cuscute , . . 3 50 é) Analyse complète des semences autres que les graminées de prairies et les betteraves •. 7 » /) Analyse complète des graminées de prairies et des bet- teraves 8 » g) Analyse complète des semences de betteraves avec déter- mination du nombre des germes et de la teneur en eau (normes de Magdebourg) 10 » Si le nombre des analyses effectuées pour une maison n'ayant pas de contrat d'abonnement avec la station dépasse 30, dans le cours d'une même année, la maison bénéficiera d'une réduction d'un cinquième sur le tarif précédent, pour toutes les analyses en sus des 30 premières. D. Analyses d'inventaire (exécution du 15 mai au 15 juillet) : Pour un minimum de 100 essais : Détermination de la faculté germinative ......... 2' » Nota. — Les analyses de « composition de prairies » seront toujours comptées pour deux analyses au moins. Art. 4. — A défaut de prévision dans les articles 2 et 3 pré- 80 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE cédents, les prix seront fixés par voie d'entente avec les deman- deurs, sur la base de 3 francs environ par détermination simple et directe (degré alcoolique apparent d'une eau-de-vie, densité, essai au crémomètre, etc.) et sur la base de 8 francs environ pour les dosages courants. "ts' Art. 5. — Dans les cas spéciaux par leur dilliculté, ou au con- traire dans les cas de séries d'échantillons permettant une éco- nomie du temps nécessaire aux manipulations, les prix pourront être, après entente avec les demandeurs, majorés ou réduits dans^ ime proportion maximum de un tiers de la fixation normale. Les bulletins d'analyse préalablement délivrés, sur demande, au cours des analyses, seront comptés à raison de 75 centimes chacun; les duplicata de bulletins, à raison de 50 centimes l'un. Art. g. — Les agriculteurs, associations ou firmes s' engageant à demander plus de 400 francs d'analyses ou essais au cours d'une même année pourront bénéficier d'une remise de 10 %. Cette remise pourra atteindre 20 % pour les demandeurs sous- crivant pour une même année un minimum de 1.200 francs d'analyses ou essais. Art. 7. — Les départements, communes ou associations ver- sant des subventions aux stations agronomiques et laboratoires pourront stipuler que tout ou partie desdites subventions soient affectées à l'abaissement du prix des analyses pour les agricul- teurs exploitants du département, de la commune ou de l'asso- ciation. Le montant intégral de la subvention serait néanmoins acquis à la station ou au laboratoire si le montant des réductions accordées dans les cas ainsi prévus était inférieur à la prévision établie. Les réductions de tarif établies ne pourront dans aucun cas dépasser 50 % du tarif indiqué aux articles 2 et .{ du présent arrêté. Art. 8. — Ledit tarif entrera en vigueur à dater du 1" jan- vier 1921 dans les stations agronomiques et laboratoires admi- nistrés en régie pour le compte de l'État et dépendant du minis- tère de l'Agriculture. 11 sera affwhé dans chacun de ces établissements. ARRÊTÉ FIXANT LE TARIF DES ANALYSES 81 Art. 9. — Les stations agronomiques et laboratoires agricoles inscrivent pour ordre, sur un registre spécial, sous une série continue de numéros, les analyses ou essais d'intérêt général ne comportant aucune perception, et notamment ceux que requiè- rent leur information et les recherches scientifiques poursuivies par leur personnel. Art. 10. — Le directeur des Services sanitaires et scientifi- ques et de la répression des fraudes est chargé de l'exécution du présent arrêté. Fait à Paris, le 16 décembre 1920. Le Ministre de l' A griculture^ Ricard. AJE LA A LA •-TATION Ar.nONOMIÇrF DE SF.INE-ET-OISE STATION AGROJiOMICrK DE SEISE-ET-OISE On désigne, SOUS le nom de proj'olis, une substance d^ aspect l't'sineux, dont la couleur varie du brun clair au brun foncé, et dont l'odeur est franchement aromatique. Les abeilles l'utilisent pour obturer les fissures que présentent leurs ruches. Autrefois, quand on employait exclusivement les ruches à panier ou à calotte, elle était très abondante, mais depuis l'adop- tion des ruches à cadre, elle est devenue beaucoup plus rare, et il est parfois difficile de s'en procurer des quantités un peu im- portantes. Son origine est demeurée longtemps mystérieuse; d'aucuns y voyaient une production de l'insecte, analogue à celle de la <-ire; d'autres, au contraire, soutenaient qu'elle devait être apportée par les abeilles qui l'allaient recueillir, au printemps, sur les bourgeons, encore clos, des saules et des peupliers. Aucune expérience sérieuse n'est venue confirmer l'une ou l'autre de ces hypothèses. L'étude chimique de ce produit est entièrement à faire, car nous n'avons retrouvé, sur ce sujet, qu'un mémoire de Vau- •juelin, datant d(! 1803, intitulé: Analyseur la prnpolis nu mastic lias abeilles. Voici un résumé de ce mémoire : Vauquelin épuise la pro- polis par l'alcool, et remarquo qu'il se forme un précipité par CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DE LA PROPOLIS 83 refroidissement, il distille alors cet alcool et constate que le liquide recueilli possède une odeur aromatique, mais néanmoins qu'il ne précipite pas par F eau. La partie insoluble dans l'alcool, reprise par une lessive bouillante de potasse, laisse néanmoins, en fin de compte, un résidu équivalent à 57 % de la propolis traitée. Ce résidu présente l'aspect d'une véritable résine qui a beaucoup de rapport, dit Vauquelin, avec le beaume du Pérou, dont il contient l'acide. L'époque à laquelle remonte ces travaux ne permettait pas d'en faire davantage et l'origine de la propolis n'en était pas éclaircie. C'est à résoudre cette question que visent les recher- -ches que nous allons exposer dans cette note. •Sur notre demande, ayant reçu des environs de Troyes 16 kilos ■de propolis, nous la débitâmes en petits morceaux et nous la mimes d'abord à digérer dans l'acétone, puis nous la soumîmes à froid à des épuisements successifs par ce môme dissolvant. A la suite de ce traitement, il resta finalement une masse feu- trée constituée par des matières étrangères : bois, fibres végé- tales, graviers, débris d'insectes, etc., qui dégageait une forte odeur de méthylamine. Les solutions acétoniques. distillées, donnèrent par concen- tration des dépôts cristallins qui furent recueillis avec soin. Le résidu de la distillation, débarrassé de toute trace d'acé- tone, ayant été repris par le tétrachlorure de carbone à chaud, il s'ensuivit que, par refroidissement, la solution se sépara en deux couches, et que la couche supérieure abandonna de nou- veaux dépôts cristallins qui furent séparés par filtration à la trompe. Tous les dépôts obtenus, tant par l'acétone que par le tétra- chlorure de carbone, furent réunis puis traités ensuite par l'al- cool bouillant. La liqueur ftltrée abandonna un sable cristallin qui, après avoir été séché, fut mis à digérer dans le chloroforme. Ce dissolvant en sépara alors une partie soluble qui, ultérieu- rement, se déposa sous forme de cristaux dont le point de fusion fut reconnu moins élevé que celui de la partie demeurée insoluble. Celle-ci fondait à près + 280°, elle fut purifiée en la reprenant à froid par l'alcool à 90°, en présence de carbonate de potasse sec; dans ces conditions, elle se dissout en donnant un sel qui 84 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE l)eut être obtenu cristallisé par distillation du solvant. En solu- tion dans l'eau, ce sel donne, par l" acide chlorhydrique, un pré- cipité qui, séché, puis redissout dans l'alcool, abandonne un corps jaune pâle, cristallisé, dont le point de fusion atteint + 2850(1). Les liqueurs chloroformiques laissent séparer, par concentra- lion, des dépôts qui, repris par l'alcool bouillant, donnent fina- lement des cristaux fusibles à + 160°. On obtient le même corps, comme résidu insoluble, dans la préparation du sel potas- sique dont nous avons parlé précédemment. Enlin, la partie résineuse, soluble dans le tétrachlorure de carbone, qui a donné les divers produits signalés plus haut aprts avoir été débarrassé de ce dissolvant, et traitée par le sulfure de carbone, abandonne à ce liquide une substance huileuse (2) qui, après le départ du sulfure de carbone, laisse se former peu à peu de petits cristaux qui, repris par l'alcool bouillant (d'où ils se séparent par refroidissement), sont reconnus identiques à ceux fondant à + 160o. Or, d'après l'examen auquel nous T avons soumis, le corps fondant à + 285^ ne serait autre que la substance que Picard isola, vers 1864 (3), des bourgeons de plusieurs peupliers (Po- f)ulas pi/ramidalis, P. nigra et P. halsamifera) et qu'il décrivit sous le nom d'acide chrysinique ou de chrysine. Dans une nouvelle série de recherches (4), il découvrit, à côté de la chrysine, un nouveau corps, qui accompagne le premier dans les bourgeons de peuplier : la tectochrysine. Et il démontra que c'était une méthylchrysinc (en la préparant par synthèse), en chauffant, au bain- marie, la chrysine en solution dans l'alcool méthylique avec de l'iodure de méthyle et de la potasse. Or, ce (1) Les Alleniancls donnonl pour la chrysino un point de fusion inf6ri<'iir de 9 à l(io. Ayant eu à notre disposition une quantité de ce produit vraisemblablement plus grande que celle qu'ils ont obtenue, nous avons pu facilement la purifier : aussi estimons-nous que le corps que nous avons fibti-nu est plus pur ijuc le leur et (ju'il est absolument exempt de métliyl- chrysine. (2) Celte substance huileuse est probablement identique à celle que Ion rencontre dans les bourgeons de peuplier. Nous avons l'intention d'en pour- suivre l'c'tude. (.•{) ricAitu, Jount. fur prakt. Chem., 18G'*. t. XCIII. p. 369. (4) .1. PiCAïu., ncuL-'rh. Chem. Cesclhrh.. n'A, p.88'iet890, I87'i, p. 88S 1877, p. 176. CONTRIBUTION A l'ÉTUDE DE LA PROPOLIS 85 nouveau corps est identique à celui que nous avons isolé de la propoiis à point de fusion de + 160^, c'est la méthylchrysine. La chrysine de la propolis fond à 284°- 285^, avec légère décom- position, et bout à 309^ — 310°, sous 15 millimètres de mercure. Elle donne des sels avec les alcalis, la baryte et le zinc; quoique ceux-ci n'aient pas toujours une composition bien définie, nous avons pu néanmoins isoler celui de potasse à l'état de pureté (1), car il renferme 15,90 % de K"^0, au lieu de 16,10, chiffre théorique. Elle donne facilement un dérivé acétylé en la chauffant pen- dant huit à dix heures au réfrigérant ascendant en solution dans l'acide acétique. On reprend par l'alcool à froid, les cris- taux en aiguilles obtenus : ceux-ci fondent à -|- 163°. Par traitement par l'acide sulfurique à 60^ B'\ la chrysine se dissout et donne un dérivé sulfoné, peu soluble dans l'eau, mais soluble dans l'alcool, l'acétone et l'éther. Nous avons encore préparé la dinitrochrysine, en dissolvant la chrysine dans l'acide nitrique concentré; ce corps soluble dans l'eau et l'alcool donne par dissolution dans l'acide acétique bouillant des cristaux qui se déposent par refroidissement. Enfin, pour contrôler nos résultats, nous avons préparé la chrysine des bourgeons de peuplier et nous avons pu constater son identité absolue avec celle de la propolis, tant par son point de fusion de -f 284^ que par les dérivés qu'elle nous a donnés. Dans des travaux plus récents, les savants allemands de Kos- tonechi, Friedlsender et Nendorfer ont étudié la constitution de la chrysine et démontré qu'elle devait être considérée comme la 1-3 dioxyflavone C^^H^°0\ Ils en ont même fait la synthèse, ainsi que d'autres matières colorantes jaunes renfermant le même noyau, telles que l'épigénine et la lutéoline. La propolis que nous avons traitée nous a fourni 3,23 % de chrysine et 0,62 % de méthylchrysine. Nous nous proposons de continuer ces recherches, aussi espé- rons-nous, dans l'avenir, isoler la populine et la salicine que nous n'avons fait qu'entrevoir, en les caractérisant par la production d'aldéhyde benzoïque, qu'elles donnent quand on les chauffe (1) Par précipitation, par l'éther, de ses solutions concentrées dans r alcool, obtenues comme il est dit plus haut. 86 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE avec une solution de bichromate dépotasse additionné d'acide sulfurique. Plusieurs dépôts obtenus dans nos traitements nous ont en efïet donné cette réaction. Cependant, nous ne terminerons pas cette note sans faire re- marquer que la propolis ne saurait avoir toujours et partout les mêmes caractères. Nous avons pu nous rendre compte que les pro- portions de clirysine et de méthylchrysine étaient variables suivant les échantillons considérés. Il serait même possible de rencontrer des propolis qui n'en contiennent point, comme celles notamment qui proviendraient de régions où ne se trouvent ni saules ni peupliers. On devrait, par contre, y constater la présence de corps qui ne se rencontrent que dans la propolis prélevée sur les bourgeons des essences réi-i- neuses, des bouleaux, etc. Mais, en ce qui concerne nos pays, il est évident, d'après nos recherches, que ce sont bien les bour- geons de peuplier que les abeilles visitent pour en rapporter la propolis. REVUE AGRONOMIQUE SECTION I — AGRICULTURE Travaux de la Commission chargée de l'étude des questions relatives à l'accroissement du rendement en sucre des betteraves (année 1919) {BuU. off. Renseign. Agric, p. 217, 1920) (I.d.: 63.343.3).— Le rapport de M. Sail- lard, secrétaire général de la Commission, signale entre autres choses une méthode allemande pour distinguer rapidement et par un essai de labora- toire les graines de betteraves sucrières de celles des betteraves fourra- gères. Des travaux sont en cours sur la conservation des betteraves (respi- ration et température des tas). De grands efforts ont été faits en ce qui concerne la sélection des betteraves sucrières; c'est ce que montrent les rapports spéciaux de M. Legland, de M. Paul Mennesson, de M. Gaillot et de MM. Tezier frères. Une notice de M. Millet apprend les précautions prises en Allemagne pour la production de ces graines. Enfin, M. Emile Saillard indique que les bonnes graines de betteraves peuvent supporter sans préjudice la température de 80°, tandis que les graines de qualité infé- rieure sont tuées: il y a là un moyen de sélection physique des glomérules. Des expériences sur l'emploi du fumier ont été instituées par M. Krug; les premiers résultats montrent qu'il est préférable d'employer le fumier avant l'hiver, aussitôt après la récolte précédant la sole betterave. P. N, MiÈGE (E.). — Action de la chloropicrine sur la faculté germinatire des graines (C. R. Acad. Sciences, 1. 172, p. 170, 1921) (I.d.: 581.101.8 et 63.295.1). — La destruction des insectes peut être assurée par l'emploi de la chloro- picrine agissant pendant vingt-quatre heures à la dose de 15 à 20 centi- mètres cubes par mètre cube. L'action de la chloropicrine sur les semences varie avec la nature des graines, la dose employée et la durée du traite- ment. Insensible sur les légumineuses, le lin, etc., elle affecte, au contraire, la faculté et l'énergie germinative des céréales, du chanvre, de la bette- rave; dans les conditions requises pour la désinfection, elle peut diminuer de 30 % le pouvoir germinatif du blé. P. N. Journée. — Évolution des doctrines relatives à l'alimentation végé- tale (Annales de Gembloux, 26^ année, p. 58, 1920) (I.d. : 581.13). — Résumé en dix-sept pages des théories anciennes et modernes relatives à la nutri- tion végétale. P. N. SECTION II — AGRICULTURE ÉTRANGÈRE ET COLONIALE Obrénovitch (Miodragne). — Étude a»:ronomique sur la Batchka e» 1019 {Annales de Gemhloux, 26^ année, p. 105, 1920 (I.d. : 63.439). — La pro- vince de Batchka forme une vaste plaine limitée à l'ouest et au sud par le 88 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Danube et à l'est par la Tlsza; le sol est constitué par une couche d'humus de 15 à iO centimèlres reposant sur du sable ou de l'argile sablonneuse plus ou moins riche en chaux; les engrais potassiques n'ont aucune action, mais les engrais phosphatés et azotés ont une heureuse influence ainsi que les amendements calcaires. Les quatre cinquièmes de la surface sont des terres arables. Outre le blé et le maïs, on cultive un peu de seigle, d'orge, d'avoine, des pommes de terre, de la betterave à sucre, du chanvre et du houblon. Comme oiu-ptd, il y a des boeufs gris de Hongrie, des chevaux, des porcs, des moutons, des oies. P. N. Mayné. — Un insecte nuisible aux noix palmistes {Annales de Gem- 6/ouj,26« année, p. 166, 1920) (I.d.: 59.57.165). — Cet insecte, le Pac/ii/»j«rus nucleorum, a. été signalé dans la Guyane Anglaise. Il peut se propager daas d'autres régions, grâce aux envois de graines, boutures ou jeunes plants. Les produits étrangers doivent être examinés et désinfectés, s'il y a lieu, par des vapeurs de sulfure de carbone pendant vingt-quatre heures, P. N. Mayné (R.). — Les possibilités agricoles du Congo belge {Annales de Gembloux, 26^ année, p. 217, 1920) (L rt. : 63 (675). FuTTEMANs (H.). — La culture moderne du riz au point de rue technique et économique (Annales de Gembloux, 26« année, p. 315 et 407, 1920) (I. d. 63.316J. FoncKKi. (Ch.i. — Quelques remarques sur l'agriculture dans la pro- vince de i'Alberta (Canada; [Annales de Gembloux, 26^' année, y. :{59, 1920) (L d. : 63 (71). SECTION 111 — PHYSIQUE, CHIMIE, MÉTÉOROLOGIE. MICROBIOLOGIE PoRr.iiER (Ch.). — La détermination de la fraude du lait par éorémage {Ann. Falsifie, et Fraudes. 13<" année, p. 53i, 1920) (Ld.: 61 4.32). — L'auteur estime que les rapports etles constantes in;. .\1.\1 Muntz et (iaudechon ont publié dans ces Ariria'fs (191:!, Il, i». 1) un mémoire dans lequel ils signa- iaieiil ce phéiionn-nc i urieux et l'attribuaient à un véritable fait d'atavisme l>ortaiil ^nr lis oru'ani^tno microbiens. Cet atavisme disparait cependant REVUE AGRONOMIQUE 91 lorsque les organismes nitrifiants sont cultivés in vitro. M. Lumière montre que ce phénomène est explicable par la présence dans la terre de produits toxiques solubles dans l'eau. Des études sont en cours pour déterminer ces substances et rechercher leur origine, P. N. Lumière (Auguste). — Action nocive des feuilles mortes sur la germi- nation {€. R. Acad. Sciences, t. CLXXII, p. 232, 1921) (L d. : 581.542). — Dans une note précédente (Voir ci-dessus), l'auteur a montré que le rythme saisonnier et le réveil de la terre sont indépendants des varia- tions de température. Les feuilles mortes et les débris végétaux, au cours de leur désorganisation progressive, donnent des produits réducteurs colo- rables par le chlorure de fer et les diazoïques. Ces produits phéncliques em- pêchent toute germination. Sous l'influence de ces produits, la terre de- meure stérile jusqu'au jour où l'oxygène, ayant pénétré dans le sol. aura oxydé les produits réducteurs qu'elle renfermait. P. N. Tanret (Georges). — Sur la présence d'acide quinique dans les feuilles- de quelques conifères [C. R. Acad. Sciences, t. CLXXII, p. 234. 1921^ L d. : 581.19). P. N. Colin (H.). — Action de la lumière sur la richesse saccharine de la bette- rave {Bull. Assoc. chim. Sucrerie Distill. t. XXXVIII, p. 61, 1920). (I. d. : 581.132 : 63.332.1). — Les expériences de l'auteur montrent que la récolte de racines est toujours supérieure en pleine lumière. Elles étaient destinées à réfuter l'opinion de certains auteurs qui prétendent que la lumière en excès contrarie le phénomène d'assim dation. La betterave peut donc pré- tendre, en France, à la même richesse qu'en Hollande ou en Allemagne, et les essais en vue de créer des variétés nationales de betteraves sont à conti- nuer, p, N. Zamarox (M.). — Influence de l'éclaircment sur les betteraves (jBuZ/. Assoc. Chim. Sucrerie Distill., t. XXXVllI, p. 74, 1920) (L d. : 581.132 : 63.332, 1). — Les chiffres publiés par l'auteur confirment les expériences de H. Colin (Voir ci-dessus). On peut en déduire que la culture de la betterave est possible dans le sud de la France. P. N. Nicolas (G.). — Contribution à l'étude du mécanisme de l'action ferti- lisante du soufre {C. R. Acad. Sciences, t. CLXXII, p. 85, 1921) (L d.; 63.16 r 546.22). — Un rôle très important doit être attribué au soufre, tant comme aliment sous forme d'acide sulfurique que comme agent catalytique dans^ l'assimilation de l'azote du sol et dans la fixation du carbone atmosphérique, par suite de son action sur la chlorophylle. P. N. Kayser (E.). — Influence des radiations lumineuses sur un fixateur d'azote [C. R. Acad. Sciences, t. CLXXI, p. 969, 1920) (L d.: 63.115). — L'au- teur constate que la disparition du sucre (mannité) varie comme la fixation de l'azote et comme le poids du micro-organisme formé. Un maximum est observé en lumière jaune, un minimum en lumière violette. Si l'on calcule l'azote assimilé pour un gramme de sucre briilé, on trouve qu'un maximum existe pour la lumière bleue. P. N. Kayser (E.). — Influence des radiations lumineuses sur l'azotobacter [C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXII, p. 183 et 491, 1921) (I. d. : 63.115). — Au cours de générations successives faites dans des conditions comparables,, la quantité d'azote assimilé est toujours plus forte avec la troisième géné- ration. Le pouvoir assimilateur a surtout diminué avec la sixième géné- ration pour le vert, le blanc et le noir. P. N. 92 ANNALES DE L\ SCIENCE AGRONOMIQUE Bol LARD (H.l. — Sur les races de imioors (Aun. Brasserie et Distill., 1"J«^' année,]). 14, 1920| (l.d.: 668.Ô1. — Discussion d'un article de M. Delemar (Voir Afin. Science agronomique, 1020, p. 190). Kaysfr (E.). — Revue de niicrobioloaie asrrieole (année 1919) {Bull. Office de lienseign. Agricoles, juin 192ii, p. 105) (l.d. : 03 : 589.9.5). ICffront (.1.1 — Sur la relation entre l'accroissement des cellules et la (iroduction des enzymes (.1/;;;. Bmsserif et Disiill.. [9*^ annét% p. lô'i, 1920) (I. d. : .'>S9.91 1. — bans certains cas, li production des enzymes suit une marche parallèle» à celle du développement des cellules vivantes; mais ce n'est pas une règle absolue. En 1907, l'auteur avait signalé une exception (Sur l'action chimique des spores, Moniteur Scientifique, février 1907); un fait du même ordre lui a été révélé au cours d'une étude sur l'action des alcalis sur l'aéro-levure. En présence d'alcalis, l'inversion du sucre et la fermentation alcoolique se déclarent avec la même rapidité que dans un milieu exempt d'alcali, mais la production de levure est complètement arrêtée. P. N. SECTION IV — ZOOTECHNIE Hait (B.) et Steenbock. — Dans quelles proportions les protéines du lait doivent-elles être ajontées aux protéines des céréales {.Journ. of Biolog. 'fieni., t. NLII, p. 107, l'.)2o) il. d. : 03.041. — D'expériences sur de jeunes porcs nourris avec de la farine de mais et du lait, il résulte que les matières azotées du lait peuvent atteindre 30°; des matières azotées totales de la ration. P. N. Lebaillv ((;h.). — ('onservafi«»n ou disparition de la virulence du lait aphteux, au cours des manipulations qui suivent la traite {C. R. Acacl. .Sciences, t. CLXXl, p. 1029, 1920) (I. d.: 03.71 1. — L'écrémage spontané du lait s'accompagne d'une fermentation lactique; or, l'acide lactique atténue le virus aphteux. Il en résulte que les jeunes animaux nourris avec du lait écrémé spontanément restent presquo tous indemnes, en cas de fièvre aphteuse. Il n'en est plus de même des animaux nuiu'ris avec du lait écrémé à l'écrémeuse centrifuge, lait qui ne s'est pas acidifié. P. N. Porcher (Ch.) et Pamsset (L.). — Recherches expérimentales sur le rolostrum (C. R. Acad. Sciences, t. GLXXII, p. ISl, 1921) (I. d. : 03.71). Bertrand (G.) et Vladesco (R.), — Recherches sur la répartition du zinc dans roru-anisme du cheval (Bull. Soc. Chiin. Franc, t, \.\l.\, \). 53, 1921) (I. d. : .>91.19i. — Tous It's organes et tissus du rlieval renferment du zinc en proportions variant de S^e"" 5 à 35 milligrammes pour 100 grammes de maliért' fraîche. La teneur en zinc varie pour un même organe suivant ranimai. Le zinc est donc un élément d'une grande mobilité à travers l'or- ganisme. P. N. Misso.v (L.). — Notes complémentaires sur la Piroplasmore ou Tristoza {.Annales de Cembloux, 26'' année, p. 255 et 327, 1920) (I. d. : 019). Briotx (Ch.). — L'acide cyanhvdriipie des fonricanx de lin {Annales des Falsifie, et fraudes. {','■ anne.-, p, j:!, 1921 1. (I. d. : 0.30.04.323). — Il ne faut pas exagérer rimport.ince de la linamarine, tout au moins en ce qui concerne les ruminants. Il n'y a pas lieu d'adopter ime réglementation spé- • iale au sujet ,]>■< lnurteaux de lin. P. N. REVUE AGRO^JOMIQUE 93 SECTION XI — TECHNOLOGIE Blain (JJ. — Les industries cliimiques d'Algérie et leur développement possible [U Industrie Chimique, 7^ année, p. 43, 114, 196, 1920). (I. d. 66 : 65).— L'auteur signale que la distillation du bois en vase clos a été entreprise en Algérie; le chêne zéen est productif en acétone; il n'a été traité que des feuillus. Le pin d'Alep est exploité pour la résine. La dessiccation des lies de vin peut permettre de récupérer plusieurs centaines de mille litres d'alcool par an; deux installations fonctionnent dans ce but, l'une à Sidi- Bel-Abbès, l'autre à Boufarik. Les lies brutes pourraient être traitées avan- tageusement en Algérie pour fournir du bitartrate de potasse et du tar- trate de chaux. La production moyenne actuelle en lies de vin sèches est de 5 millions de kilos en Algérie; elles contiennent 20% de bitartrate de potasse. Des progrès appréciables ont été réalisés depuis quinze ans dans les huile- ries montées à l'européenne, dont le nombre a considérablement augmenté. L'extraction de l'huile des grignons d'olives par le sulfure de carbone n'existe en Algérie que depuis 1902; trois usines fonctionnent, mais ne traitent guère que les grignons venant des huileries installées à l'euro- péenne. 15.000 à 20.000 tonnes de grignons sont perdues annuellement. L'usine de la Soumman a annexé à son installation une savonnerie et il faut envisager pour l'avenir que l'on fera dans ces usines l'extraction des huiles de graines. Vers 1898, des usines à superphosphates ont été créées en Algérie; trois existent à l'heure actuelle produisant 46.000 tonnes d'acide sulfurique et 86.000 tonnes de superphosphates, c'est-à-dire plus que l'Algérie ne con- somme. Les déchets d'abatage ne sont guère utilisés alors que l'Algérie importe 35.000 quintaux d'engrais organiques; il y a là un perfectionne- ment à réaliser. L'auteur signale, en outre, une exportation de cire d'abeilles à l'état brut et diverses industries qui ne sont pas agricoles. P. N. Grégoire (Ach.). — Notes sur le sirop de betteraves (Annales de Gem- bloux, 2&^ année, p. 265, 1920) (I.d.: 63.343.3). — L'auteur déplore l'abus des aliments purifiés qui fournissent une ration incomplète. La fabrication du sirop de betteraves a l'avantage sur celle du sucre de permettre l'utilisa- tion de betteraves demi-sucrières fournissant un rendement en sucre supé- rieur à l'hectare. Les jus doivent être extraits par pressurage de la bette- rave cuite; l'évaporation se fait à chauffe directe. Ce sirop de betteraves aurait l'avantage de contenir des corps pectiques et de la potasse. P. N. Desgrez et MooG. — Influence de quelques bases organiques et de leur chlorhydrate sur l'activité de Famylase pancréatique (C R. Acad. Sciences. t. CLXXII, p. 551,1921) (I. d.: 591.19). — Les chlorhydrates ont une action favorable, tandis que les bases libres et l'acide chlorhydrique libre ont une action inhibitrice. P. N. PoLACK (M.). — Approvisionnement en lait des grandes agglomératiions [Industrie laitière, 45^ année, p. 165, 177, 1920) (L d. : 63.7138). — Les diffi- cultés du transport ne résultent ni du mode de transport ni de la distance ; elles résident dans les phénomènes de la fermentation lactique. Dans les conditions actuelles du ramassage et du transport, la zone d'appro\asionne- ment de Paris est 210 kilomètres (six heures pour le transport proprement dit à la vitesse de 35 kilomètres). Pour reculer les limites, il faut donc re- courir à une installation frigorifique. Mais avant tout, il faut obtenir que les cultivateurs livrent des laits non encore acidifiés; dans ce but, l'auteur 94 ANNALES DE L4. SCEENCE AGRONOMIQUE suggère ridée d'une prime inversement proportionnelle au taux d'acidité constaté à l'arrivée au dépôt. Dans les voitures de ramassage, on peut en- tourer cha(iue bidon d'une toile maintenue humide. Les laits traits et pas- timrisés le matin auraient douze heures pour atteindre Paris avant 2 heures du matin. Les 1 lits de li traite du soir pourraient être expédiés pour la vente du soir, le l»>ndemain. ou transformés dans les dépôts en beurre ou en fromage. C.es conditions réalisées, on peut aller chercher le lait à 400 ou .'lOO kil )mt'tres, c'est-à-dire dans les Charentes, l\s Deux-Sèvres, les Côtes- du-Nord et 11 Manche. Le déficit du bassin laitier de Paris oscill^ suivant les saisons entre 40 i't 50 %;\i cause actuelle de ce déficit réside surtout dans la taxe trop basse pour la vente. P. -'^. FÉis.\RT (L.). — Densité oriKinelle des bières (Ann. Brasserie et Distill. l 'je année, p. 15:], 1920) (L(l.:663.4l. — L'auteur signale que la méthode ofTi- produits tant que l'autre n'est pas mesuré en quantité voulue. Par ce procédé, on arrive automatiquement à réaliser le inélange en propor- tions rigoureusement exactes. La durée de la malixation est assurée et l'entrée des produits dans le malaxeur ne peut avoir l'eu qu'après sa vi- . /ml. .\at., t. CXXXllI. p. 1 C'.). 1 ',121 1 (I. (I. : «>r»:{.91 ). — La ma- chine a 25 mètres de longueur; elle commence par un tliennoslal qui main- tient la pâte à une température déterminée. La pâte est ensuite déposée ilans les moules par un disj)ositif variable suivant que la pâte est claire ou épai.sse. .\ partir de cet en()-1.2et664.7) .— Les farines sont le produit de la mouture des végétaux contenant de l'amidon, mais contenant aussi des matières azotées et des matières salines. Quant aux fécules et ami- dons, l'auteur complète la définition basée sur le fait (jue ces substances proviennent des parties aériennes ou souterraines des plantes; les amidons de graines ont la propriété de se mettre en colonnettes appelées impropre- ment cristaux ou aiguilles; les fécules, au contraire, restent toujours en l)oudre, quel que soit le procédé de dessiccation employé. P. N. SECTION II — AGRICULTURE COLONIALE Cayla (V.). — État actuel de la production du camphre [Bulletin mensuel du Jardin Colonial, Agronomie coloniale, n" 28, janvier-février 1920) (L d. : (>ij.347.2). — L'auteur, qui est admirablement documenté sur cette ques- tion, montre d'abord l'augmentation rapide des prix du camphre ralfiné, qui, de 5' 15 le kilo au début de 1916, avaient atteint celui de 80 francs à la fin de 1919. Cette situation est due à ce fait que la production du camphre est pour ainsi dire exclusivement entre les mains du Japon. Depuis long- temps déjà, des essais de culture de camphrier ont été faits par différents pays, notamment les États-Unis, les colonies anglaises, l'Algérie où l'on a obtenu des rendements dans les feuilles et les brindilles qui dépassent 1 %, ce i\m est, en général, considéré comme sulllsant pour l'exploitation du camphrier dès l'âge de cinq ans. C. C. Capus (G.). — Des possibilités de la culture du «|uin(|uiua en Indo-t'lUne (Agronomie Coloniale, n^ 29, mars-avril 1920) (I. d. : OSJUS.^i. — Les Inde^ Néerlandaises, avec leurs plantations de (juincpiinas de Java, principale- ment, détieiment le monopole de la pro3.344.2). — L'auteur attire l'attention sur les travaux de MM. Martin de Flacourt, au Cambodge, et P. Ammann, au Jardin Colonial, qui ont mis en évidence la richesse en matières azotées dé certains maniocs obtenus au Cambodge. En regard d'une teneur élevée en substances azotées, les maniocs examinés, qui sont très hâtifs, se sont fait remarquer par une teneur extrêmement faible en acide cyanhydrique et en cellulose. Ce sont donc de bonnes variétés de manioc doux dont la culture est à développer. C. C. PoiRATo:^ (L.). — Expluitation du palmier à huile à la Côte occidentale d'Afrique (Agronomie Coloniale, n<»« 31 et 32, juillet et août 1920) (I. d. : 0:{.342.18). — L'auteur, qui dirige depuis longtemps déjà une importante exploitation agricole au Gabon, a étudié spécialement la question de récolte et de transport des fruits d'Elœis, soit dans une plantation, soit dans les palmeraies indigènes aménagées. 11 montre, très clairement, que, suivant l'étendue et la forme des peuplements de palmier à huile, la situa- tion de l'usine de traitement devra être différente pour réduire le plus pos- sible le temps qu'exigeront les transports de fruits. C. G. Henry (Ch.). — Quelques variations du cocotier commun (Agronomie Coloniale, v° 32, août 1920) (I. d. : <)3.342.18). — L'auteur qui, après avoir occupé en Europe des situations en vue auprès du Sultan de Turquie et 5ur les variations que peut présenter le roi des palmiers. C. C. Faletti (E.). — Conseils pratiques pour la culture du tabac aux colonies (Agronomie Coloniale, n°^ 33, 34, 35 et 36, septembre à décembre 1020) fï. d. : 63.346.1 1). — On récolte du tabac dans toutes nos colonies. Mais, à part celui fuui'ni actuellement par l'Indo-Cliine, ce tabac ne peut être utilisé par la régie. C'est pourquoi l'auteur, en véritable spécialiste qu'il • st de la culture et de la préparation du tabac, a cru utile de rédiger un petit travail ne contenant que des « conseils pratiques » sur la manière dont la culture du tabac doit être comprise dans nos colonies. Le travail de M. E. Faletti. qui est un véritable guide, sera compris par tous et ne pourra que contribuer, d'une manière efTicace, à améliorer les procédés peu rationnels de culture encore en usage dans un certain nombre de nos possessions d'outre-mer qui pourraient, très probablement, contribuer à l'approvisionnement de la métropole, ce que tout le monde doit désirer, C. C. Marast (C). — Vanilleries sous cocotiers dans le Tîas-Sanibirano (Agro- nomie Coloniale, n° 33, si-ptcnibrc l'.t20) (\. d. : 63.34.'). 21). — La cullure de la vanille se développe chaque année à Madagascar, qui devient le centre de production le plus imporûuil du monde. La culture du cocotier commence aussi à occuper des superlicies imi)ortantes dans la Grande lie. lUant donné que le cocotier doit se planter à des distances variant entre 7 et 10 mètres en tous sens, on a pensé qu'un bon moyen d'utiliser le terrain libre, était d»- le planter en vanillif-r. Les résultats obt^-nus ont été très satisfaisants et Tautetir a crti utile do faire omnaître cette utilisation di's cocol'TJiii-^, <| (Agronomie Coloninli-, n" 3i, octobre 1920^1.(1.: 63.347.î>i. — Certaines industries de la métroi)ole utilisent chaque année de grosses quantités >, en traitant leur mésocarpe. L'amande de la graine peut, d'autre part, fournir une matière grasse probablement utilisable aussi. G. G. ScHRiBAux (E.). — Désinfection des graines de coton par la chaleur sèche {Agronomie Coloniale, n» 34, octobre 1920) (I. d. : 63.341.13). — En Egypte, les graines de coton .sont attaquées par un ennemi, le ver rose (Gelechia gossypiella], qui diminue les récoltes de coton dans des proportions consi- dérables. Parmi les moyens de lutte expérimentés, la chaleur sèche a donné de bons résultats. M. E. Schribaux, qui a procédé à un certain nombre d'essais de désinfection de graines de coton, a montré que l'on peut, sans inconvénient pour leur faculté germinative, soumettre les graines de coton à des températures de 60, 65, 70 et 75° pendant une, deux et trois heures. La température de 60°, pendant une ou deux heures, paraît même suffisante pour avoir raison de tous les parasites animaux du coton. G. G. RiGOTARD (M.). — Composition de terres des Antilles françaises et «appré- ciation de la fertilité des cacaovères [Agronomie Coloniale, n» 35, novembre 1920) (I.d.: 63.11 (729) et 63".346.24).— L'auteur, qui a été chargé d'une mission agricole à la Guadeloupe, en a rapporté des échantillons de terre prélevés dans des cacaoyères, et indique comment leur analyse a été effec- tuée en France pour se rendre compte de la teneur en éléments assimilables. La composition physique des terres de la Guadeloupe rapportées a éga- lement été l'objet d'un examen sérieux. Dès maintenant, il semble, — et nous sommes de cet avis, — que le cacaoyer doit mieux végéter dans les terres per- méables, riches en potasse, ayant une teneur élevée en sable grossier, et contenant peu d'argile, par conséquent très perméables. G. G. Prudhomme (Em.), Chalot (G.), Denis (M.). — Papyrus et papier de papy- rus. Besoins de la France en pâtesde cellulose. Le Cyperus papyrus (Coup d'œil historique et botanique). Le Cyperus papyrus au Cong'o Français (Agronomie Coloniale, n^^ 35 et 36, novembre et décembre 1920). (I. d. : 676). — Pen- dant toute la durée de la guerre, le papier a dû être distribué avec une cer- taine parcimonie; son prix, à un moment donné, a atteint environ dix fois celui d'avant-guerre. 11 a fallu cette situation pour que l'on s'inquiète de savoir si, dans nos colonies, il n'y avait pas de matières premières suscep- tibles d'intéresser la papeterie. L'attention qui, bien avant 1914, mais sans succès, avait été attirée sur le papyrus de notre colonie du Gongo, a été de nouveau éveillée et mise en mouvement par l'étendue et l'accessi- bilité, des peuplements de papyrus existant principalement au Gabon. Le Jardin Colonial, qui pouvait disposer de matière première, l'étudia, en effet, dans ses laboratoires et demanda à l'Éco^e de papeterie de Grenoble de procéder à des essais industriels. Ces derniers ont été très satisfaisants et ont permis d'obtenir un fort beau papier d'édition, sur lequel va être publiée une étude comprenant ce que nous savons actuellement sur le papyrus et le rapport de l'École de papeterie de Grenoble. Espérons que cette publication contribuera à faire utiliser, par nos industriels, une ma- tière de toute première qualité, qui peut être obtenue en quantités illimi- tées et dans de bonnes conditions, au Gabon. G. G. AcHART (A.). — Les produits du « Mowra » (Bassia latifolia) (Agronomie Coloniale, n^ 36, décembre 1920) (L d. ; 63.342.19).— Depuis longtemps on importe en France, sous le nom de « Mowra », une graine oléagineuse de l'Inde. Or, sur place, la fleur de cet arbre, qui est chargée d'un liquide 100 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE sucré, abondant, est utilisée pour faire de l'alcool. Une tonne de fleurs di- -Mowra « peut fournir, dit-on, 400 litres d'alcool à 95». De la matière prasse fournie par les graines; de l'alcool obtenu i>ar la distillation des fleurs fermentées, voilà tout ce qu'il faut, semble-1-il. pour favoriser, au loin, Tusage dos moteurs et des camions automobiles. I.f « Mowia ; i'st à introduire dans k-s colonies françaises. C. C. MossKHi (V. M.). — Note sur la purifioution et rauiéiiorntion des eutoiis éiçyptions {liuUrtin de V Institut (V Egypte, t. II, 25 p., 1919-1920, Le Caire) (I.'d. :«:i.:U1.13 f«2i : 581.15H). — L'auteur, qui a déjà étudié les Cotons égyptiens (Ij, dunnc seulement le plan des reciierches qui doivent être entreprises, en vue d'améliorer les types actuels de cette plante impor- tante. Déjà, en 1914, à la station mendélienne de la Société khédiviale d'Agri- l'ulture (aujourd'hui Société sultanienne d'Agriculture), Balls avait créé (juatre types purs de coton, par croisement et sélection méthodiques, en mettant en œuvre les lois de Mendel. Ces types de coton, très estimés pour la qualité de leurs fibres, sont moins productifs et moins ])récoce^ que les anciens types; aussi les cultivateurs ne les soumettent-ils pas voloii- tiers à la culture. L'auteur estime, avec juste raiéon, qu'il faut reprendre ci^ travail d'amélioration du coton, en tenant compte à la fois des qualités industrielles et des qualités agricoles de la plante. 11 propose surtout une méthode de sélection avec emploi (!<■ cultuio pedigrees. U. C. PiiiiscoTT (James-Arthur). — Sonic aspects of bacteriological aothify iii EgypthîH soils {Sur l'activité bactériologique des sols en Egypte) (192o. Bulletin n" 2, Technical Section. Sultunic Agricultural Society, Le Caire) (L d. : 63.1 15 [62]). — L'auteur a déterminé l'activité bactériologique du soF pendant les périodes les plus importantes de la rotation des cultures en Egypte et, pour cela, il a tenu compte de la variation des quantités de ni- trate conteimes dans le sol. L'humidité du sol joue un rôle extrêmement important dans la nitrifica- tion; «"est l'humidité qui règle l'activité bactériologique du sol. En hiver l'humidité du sol est en relation étroite avec les précipitations atmos- phériques; la nitrification est donc constante si les pluies sont abondantes. En été, au contraire, les terres shcrngi sont biologiquement inactives, car rhumidilé du sol est très basse et, de plus, la tem])érature l'st plutôt élevée. Pendant la crue du Nil, les terres ont encore une activité bactériologique très faible; il y a suppression complète de nitrirication et accumulation li'ammcjniaque. Après la crue, la nitrification commence aussitôt et Tam- moniaque disparaît. R. C. PuEScoTT (James-A.). — A study of nifroyen and root spnoo as faetor.s liniitiiii; tlio yîold of niaize {Influence d'j l'azote et de l'espaceinent dans le lendenicut du tuais en Egypte) (1920, IJulletin n° 4, Technical Section. Sul- tunic Agricultural Society, Le Caire) (I. d. : (Ki.^lô [62j). L'auteur montie que l'a/ote, d'une i)art, et l'écartement des j)lantes, d'autre part, sont des facteurs qui liinileiit la croissance du mais. En conséquence, ils suivent la loi du minimum dont Mitscherlich a dontu' la formule (E. A. MiUscher- lich. Landw. Jahrb, AXXVlil, 1909, j). 5o7. Landu-. l'ersurhsstm . L.XXV, 1911, p. 231; LXXVIU, 1912, p. 127). .\insi, d'après l'auteur, pourra-t-on résoudre h's |iroblèines 0, avec 30 parties de fécule et 40 parties d'eau, on n'observe aucun gonfle- Jiient des grains amylacés. P. N. Centenaire de l'invention de la première machine à calculer industrielle Bull. Soc. Encourag. p. Ind. Nationale (numéro septembre-octobre 1920) < I.d.: 681 .14). — Ce fascicule de 216 pages contient l'histoire des machines 102 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE à calculer par Maurice D'Ocagne, l'emploi «le cas machines dans l'orga- nisation de rindustrif cl du cuninuTce, par Paul Toulon. Diverses notices décrivent les appareils de type moderne et les modèles aneiejis; une biblio- graphie détaillée sur les maciiines à calculer complète cette brochure et pi'ut rendre de grands services pour le choix de ces appareils dont l'usage devient indispensable dans les laboratoires, dans les usines, dans le coni- merce. p. X. De Mai.lemann (R.). — Sur le p<»uvoir rotaf<»ire «les aeitlcs tartriquo ef mal!«(ueeiis(>hiti<>ii iC. fi. Acaci. Sciences, t. CLXXl, p. 'JoO,i'à20} (I. d. :.'»47.7:{ S4.03,i. — l/auteur mesure le pouvoir rotatoire d'une même solution en utilisant des radiations lumineuses de longueur d'ondes différentes (). = 0",578 et ), 0",4o6) ; il calcule ainsi la dispersion du pouvoir rotatoire, c'est-à-dire le rapport des pouvoirs rotatoires correspoudant aux longueurs d'ondes extrêmes. L'étude de la dispersion du pouvoir rotatoire en fonction de la concentration en acide tartrique en présente ou en l'absence de Ca Cl' donne des courbes ayant une allure caractéris- tique, " p. N. Darmois (E.). — Sur la dispersion de la rél'ra«*fl«»n des carbures d'hydro- gène (C. R. Acail. Sciences, t. CLXXI. p. 952, 1920) (I. d. : 047.2.08).— Ke cette note, nous ne retiendrons que la méthode qui consiste à étudier la dispersion spécilique de la réfraction d'un corps, La différence des indices de réfraction d'un carbure donné pour deux couleurs est très variable d'une série à l'autre. D'autre part, celte différence varie d'une fa(,on régu- lière dans une même série, augmentant dans le même sens que la densité du carbone. L'auteur a été amené ainsi à examiner le quotient de la diffé- rence des indices de réfraction par la densité du carbure. Cette quantité qu'il appelle dispersion spécifique, présente des régularités qui permettent d'envisager son emploi dans certaines applications. P, N. Di ^ K. Contriliution h l'analyse d«'s tissus «'onstitu«''s par un inélanue «le laine «'f «le (•<»l«»n '.1////. Chimie AnaUjI.. l. II, p. J2i, l'.i2U| [\. d. : (î77). Smai.i, i.l.-i;.j. — iMisaue de raniidon s«)lnhle en présence de raniidon el d«'s d«'xtrines (Journ. nj Aincric.Clieniic. Soc.. \). I(i7. l'.il'.)) (I. «I. : .')47.4 . — L'amidon insoluble est séparé par centrifugation. L'amidon soluhle «'st ensuite précipité par l'iode en présence de sulfate d'ammoniaque.. L'amylodextrine peut également donner un précipité insoluble, mais en employant un excès d'iode. P. N. Kerr (J.). — Sur une eunihinaison «!«' l'amidon a\(M- l'aci«l«> |di«>sphi»- ri(|U«' (Biorhcmisrhe Zeilfchrijt. t. (i, p. II. 1 '.U '.H (I. «I. : .■')47.(>(»4). — Cette c cindjinaison est obtenue par l'action de l'oxyehloiuie de piiosphore sur l'hydrate de carbone. Le produit ol)tenu jouit de certaines propriétés de l'amidon (coloration par l'iode, non-réduction de la li(|ueur de l'eliliiig di-composition par la diastasei. P. .\. IIaiivlv (H.-M.i. — La relatin liydr«>gèn«' et la saveur des solutions aciiles {Journ. ui Anierirun t'iirnnr. Soc., t. XLll, p. 712, 1920) |1. d. : .'>41 1. - L'étudt; de plusie'n> érhanlillons de tomates montre «jue la saveur nu déj)end jias seulement de la concentration en ions hydrogène, mais aussi de la quantité loUdr d'acid«?s libn"^. P. N. Stoklasa (.!.). — Sur la r(-|iartition de l'aluminium «lans le rè!:n«' véirétal {Diorhem. Zeitschr.. t. L.\.\.\\ 111. p. 292. 19l8i (I. d. : :.M.I9 : :Ai\.m . REVUE AGRONOMIQUE 103 CiAMiciAN (G.) et RA.VENNA (G.). — ■ SuF la sig;iiincation biologique des alcaloïdes dans les plantes [C. R. Acad. Sciences, t. CLXXI, p, 836, 1920) (I. d. : 581.19 : 547.78). Power et Chesnut. — Principes odorants des pommes, formation d'al- déhyde acétique dans les fruits murs {Joum. of AinericanChemic. Soc. , t. XLI I , p. 1509, 1920) (I.d.: 581.19: 63.411.2). — Les produits odorants des pommes sont des éthers amyliques des acides formique, acétique et caproïque, un peu d'éther caprylique et beaucoup d'aldéhyde acétique. La teneur des pommes en ces diverses substances varie suivant les espèces. Les auteurs ont également extrait par l'éther une huile essentielle possédant l'odeur de pommes fraîches. P. N. Felipe (T. Adriano). — A volumetric method for tlie détermination of lactose by alcaline potassium permanganate (Laboratoire de chimie agri- cole. Collège d'Agriculture, Université des Pnilippines) (Chemical Neus April 8, 1921, p. 157 et 159) (I. d. : 614.321). — F. A. Quizumbing, du même laboratoire que l'auteur, a donné dans le Philippines Journal of Science, p. 177) ont déterminé la relation entre le lactose et l'oxygène consommé quand on oxyde ce sucre par une solution alcaline de permanganate, mais n'ont pas donné de méthode pour doser ainsi le lactose dans le lait. Procédé. — • Dans une fiole conique, 50 centimètres cubes de permangH- nate décinormal et 25 centimètres cubes de solution de carbonate de sodium contenant 8^^ 48 (anhydre) par litre, sont additionnés de 10 centimètres cubes du filtrat à titrer. On ajoute assez d'eau pour faire en tout 100 centimètre^ cubes; on chauffe sur plaque d'amiante pour passer en deux minutes de 29° à 95°, et on chauffe encore deux minutes après avoir atteint 95°. On retire la fiole, et on y verse peu à peu 25 centimètres cubes d'acide sulfu- rique à 30%, puis de l'acide oxalique décinormal jusqu'à obtention d'un liquide clair. On titre en retour l'excès de liqueur oxalique par le perman- ganate décime jusqu'à apparition d'une teinte rose persistant quelques secondes. Le nombre total de centimètres cubes de permanganate employés, diminué du volume de liqueur oxalique, donne le lactose oxydé au moyen d'une table allant de 1 milligramme à 40 milligrammes de lactose, dont nous extrayons : Pour 1 milligramme : permanganate. . 2,51 centimètres cubes, — 10 milligrammes : — .. 11,37 . — — 20 — — .. 22,89 — — 30 — — .. 32,55 — — 40 — ' — . . 41,47 — Dans le cas du lait : Dans un ballon jauge de 500 centimètres cubes, mettre 35 centimètres cubes de lait (pesés) avec 400 centimètres cubes d'eau dis- tillée. Ajouter 10 centimètres cubes de solution de SO*Cu contenant 34.639 de SO* Cu par litre, et 8""'' 8 de solution sodique demi-normale. La solution doit alors être encore acide et contenir du cuivre en solution. On afileure à 500. centimètres cubes, agite et filtre; on prélève 50 centimètres cubes pour le titrage à la liqueur cuprique et 10 centimètres cubes pour le dosage au permanganate. La méthode est donnée comme plus rapide et au moins aussi exacte que les méthodes de saccharimétrie optique et de réduction cujjrique. A. B, 104 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Perotti (R.). — L 'azote des eyanures dans les eii>rrais (Aiii délia reale Accculemiadei Lincci, t. XXIX. p. 206, 1920) (I. d.:63.167.1^. — Les micro-or- ganismes de la terre peuvent absorber le cyanure de pota'jsium à très faible concentration et l'utiliser comme source d'azote. P. N. Eller (W.) et K. KocuE (K.). — Synthèse de l'acide liumlquc {Be- richte der deutschen chemischen Geselhchajl, t. LUI, p. 1469, 1920) (I. d. : 63.113.5). — Cette préparation a été réalisée par oxydation à l'air des solu- tions alcalines de phénol, de pyrocaléchine ou d'iiydroquinone; on peut aussi oxyder par le persulfate de potassium. L'acide obtenu se comporte comme l'acide humique naturel à l'égard du clilore, du brome, de l'acide azotique; sa solubilité et celle de ses sels sont comparables aux solubilités des produits naturels. P. N. SECTION VI — ÉCONOMIE RURALE DonsENXE (Jean). — L'Éthyopie {Économiste français, 25 — XII, 1920} (I.d.: 333.5 (63). — Susceptible d'une augmentation de sa production agri- cole, ce pays n'a encore qu'une agriculture indigène assez rudimentaire, mais qui mérite d'être examinée. La production du café est en croissance. Les exportations totales du café de l'Abyssinie sont évaluées ainsi : 1916, 6.364 tonnes; 1915, 5.121 tonnes; 1914, 3.810 tonnes. Les principales autres productions sont : peaux, cire, orge, millet, fro- ment, tabac, ivoire. II existe des arbres à caoutchouc. Les relations commerciales les plus développées sont avec la Grande- Bretagne. Le chemin de fer français éthiopien et des caravanes sur routes sont les moyens de communication. L. R. Joseph (Gaston). — Le Cameroun (Colonies et jViar/'/je), 1920 (I.d. : 333..'» ^672). — Sur 490.000 kilomètres carrés de possession allemande, 400.000 attribués à la France, 90.000 à l'Angleterre. Population : 2.540.000 dont 1.870 blancs. Zone forestière à climat peu salubre, sous-sol très fertile; la forêt, riche «t variée, couvre 15 millions d'hectares. Essences caoutchoutifères exploi- tées. Les amandes de palme font iobjet d'une sérieuse exploitation : 26.000 tonnes produites en 1917-1918. Tabac et cacao sont parmi les productions importantes, mais la main-d'œuvre n'est pas assez nombreuse pour de ;i,Tarides plantations de tabac, et le cacau n'est pas encore assez bien pré- paré, 00 qui diminue .sa cote sur les marchés. Néamnoins, il est exporté 2.000 tonnes de fèves de cacao annuellement. Les autres productions sont : café, kola, ivoire, textiles et farine (U- banane. Le coton est cultivé avec succès dans la plaine septentrionale. L'élevage réussit bien : 600.000 à «oo.oOo tètes de gros bétail. On exporte «lu Cameroun la viande de boucherie au Dahomey, au (Jabon, à San Thomé. L. R. SECTION X — ENTOMOLOGIE Blakeslee (E. R.). — Use of foxic sases as a possil)le nieans of Control «T tho l'eaeh troe I{<»ror (U. S. Dep. .l;?nc., RuU. 796, octob. 1919) (I. d.: ♦»3. 2îi.4|. — Lauteur, poursuivant des recherches sur les moyens de des- truction du " Peach-tree borer <> (Sanninoidea exitiosa), fit divers essais avec le sulfure de carbone, le tétrachlorure de carbone, la naphtaline, l'acide cyatdiydrique t-t .'nlin l<' [tar;idi< lilorobtii:'.it)t\ ;i l'élude duquel il REVUE AGRONOMIQUE 105 consacre ia plus grande partie de son travail. Il résulte des traitements qui furent effectués que ce dernier produit est le seul réellement efficace contre Sanninoidea exitiosa. La destruction de cet insecte n'atteint pas 100%^ mais le résultat obtenu (90 à 96%) est supérieur à celui correspondant aux autres produits. Malheureusement^ le paradichlorobenzène ne peut être conseillé dans le traitement des jeunes arbres de pépinière. P. V. Porter (C. E.). — Los Tisanopteros {Rec. Chil. d'Hist. Natur., XXIII, p. 55-73, Santiago, 1920) (I. d. : 63.27). — Dans cet intéressant article, l'auteur entreprend l'étude des Thrips qui ont été récoltés et déterminés au ChUi. Après un aperçu sur les caractères généraux du groupe, tant au point de vue anatomique que morphologique et biologique, la classifica- tion est donnée en deux sous-ordres, les Térébrantes et les Tubulifères. Une étude détaillée est faite pour deux espèces, Heliothrips hsemorrhoidalis (Bouché) et Thrips tabaci, que l'auteur considère comme introduites, mais <(ui doivent plutôt être cosmopolites. Enfin, les moyens de destruction sont indiqués. P. V. Reed (C. S.). ^ — Notas biologicas sobre (Cîalleria mellonella 'L.i>{Ann. Zool. applic, VI, Santiago, 1919) (I. d. : 63.27). — L'auteur a eu l'occasion, à Mendoza (République Argentine), d'étudier la biologie de la teigne de la cire, qui ferait d'importants dégâts dans les ruchers de l'Argentine. Une description des divers stades est donnée, ainsi que des détails sur les ravages faits par la chenille de ce papillon dans les ruches. Il est très difficile de débarrasser de cet insecte les ruches habitées, mais on peut préserver •d'une façon satisfaisante celles-ci de l'introduction des chenilles. P. V. CoNDiT (î. J.). — Caprifig'S and Caprifieation {Bull. 319, Agric. Experim. Station, 35 p., Berkeley, Calif., 1920) (I. d. : 63.411.9). — Des quatre classes de Figuiers que l'auteur considère, celle des « Figuiers communs » est la seule chez laquelle les fleurs n'ont pas besoin de la caprifieation pour donner des fruits bien développés. 11 n'en est pas de même des Caprifiguiers, des « Figuiers de Smyrne >> et des « San Pedro figs ». Chez ces derniers, tandis '.|ue la maturité des fruits de la première récolte s'opère comme chez le Figuier commun, la caprifieation est indispensable pour la deuxième récolte. Une étude très complète est faite des divers fruits de Caprifiguiers, avant d'aborder la biologie du Blastophaga grossorum, dont l'opération de la ponte dans les figues est décrite avec des détails très intéressants, accompagnés de photographies. Puis l'auteur donne les principes généraux qui doivent présider à la caprifieation artificielle, surtout du Figuier de Smyrne : il faut compter trois à cinq Caprifiguiers pour une centaine de Figuiers du précédent groupe. Des indications sont données sur les diverses manières de disposer ces arbres les uns par rapport aux autres. Enfin, une ttude détaillée des principales espèces de Caprifiguiers complète, avec quel- ques considérations économiques, cette intéressante brochure. P. V. Chittenden (F. H.) et Marsh (H. O.). — The bean ladybird {U. S. Dep. Agric. Profess. paper, Bull. 843, 20 p., 1920) (I. d, : 63.27). — La cocci- nelle des haricots, Epilachna corrupta, est un sérieux ennemi des diverses <'spèces de haricots, tels que Phaseolus vulgaris, Ph. lunatus et même de Soja hispida. La perte annuelle, due à cet insecte, est évaluée à 10% de la récolte. Ce sont les feuilles qui sont les plus attaquées, puis les gousses et, occasionnellement, les fleurs. L'adulte est une robuste coccinelle, brun pâle avec huit petits points noirs sur chaque élytre. La larve est jaune clair et est armée d'épines branchues. Deux générations annuelles, et une femelle peut pondre jusqu'à 1.500 œufs. Les variations de température influent ^ur la durée du cvcle. 106 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pour lutter contre cette coccinelle, le ramassage à la main des divers stades est inditiuô. de même le nettoyage des cultures. Enfin, les auteurs recommandent aussi les pulvérisations insecticides; les meilleurs résultats ont été obtenus avec des solutions d'arséniate de plomb ou d'arsénite de zinc. La nicotine n'a aucune action. Des recherches sur la lutte contre E. corruptn entreprisas dans les États envahis de New Mexico et du Colo- rado, il est acquis que les traitements doivent être opérés de façon à bien mouiller les deux faces des feuilles en employant des jets spéciaux à l'ex- Irémité de lances courbées. P. V. Backer {\. C). — Ociierk' olassiflcation of tho Ileinipterous fainily .Vphidida' (T. S. Dep. Agric, Prof, fuiper. Bull. 826. \Ki p., 16 pi., 1920) (I. d. : G3.27ÔI. — L'auteur, qui étudie depuis de nombreuses années la famille des Pucerons, si importante au point de vue agricole, était très qualifié pour apporter cette intéressante contribution à la connai.ssance de ces insectes, (jui n'ont pas été robjet (rua travail dCnsenible depuis long- temps. Cet ouvrage est d'autant plas important quil est le premier d'une série traitant des Aphididae, étudiés alors au point de vue de leur impor- tance économique. Après avoir donné les caractères de la famille, sa phy- logénie, l'auteur considère quatre suus-faniilles : les Aphidinœ avec six tribus, les Mindarinse, les Eriosomatinec avec cinq tribus et enfin les Honnaphidinœ avec trois tribas. Cette classification n'a pas permis, dans les catégories ainsi faites, d'introduire les genres : Rhiznbius. Neorhizo- bius (dont on ne connaît pas encore les formes ailées), Sc}wutedvtiin (dont la valeur est douteuse), et Clavigerus, sur lequel rien de précis n'a été écrit. De très nombreuses figures facilitent la lecture de ce travail qui a sa place indiquée dans tous les laboratoires d'entomologie svstématiciue et agricole. P. V. Vlillf.t (J.). — ■ La larvo do la tiiro du Cotoniiier {Sphcnoplcrn gossypii Cotes) {Bull. Corn. Éludes histor. scient, de VAjrique Occidentale Franc. . p. 308, n» .'i, 1920) (I.d. : «S.27 : 63.341.13). — La présente note est un résumé des observations (|ue l'auteur a eu l'occasion de faire à Koulikoro, depuis une quinzaine d'années, sur un parasite qui, dans certains cas, est sérieuse- ment nuisible au cotonnier. De précieases indications sont données sur le-; moyens de lutte possibles, qui sont d'autant plus difficiles à recommander que la larve du coléoptère est susceptible de vivre sur d'autres Malvacées (lliliiscus indigènes). Enfin, signalons que .\. Vuillet a décrit un Braconide. \'ipio Andrieui, ipii est un parasite de la larve du Sphenoplcra et qui, pai- cela même, est susceijtible de devenir pour nous un précieux auxiliaire. I'. \'. RoiBAUD (E.). — Los mouehes lsè. par des racines profondes, la préseiiee de glo.ssine se rattache à tous les rouages de la vie économique afrieaine. parce qu'ell'- tient sous sa rlépendance l'élevage et la production îles bestiaux, n Tous le> colons de r.Nfriqiie Occidentale Française devront, dans ce.s conditions, ne pas ignorer le mémoire de linubaud. qu'il est bien difficile d'analyser en (|Melqni'< lij^nes. REVUE AGRONOMIQUE 107 Deux caractères saillants permettent de distinguer les mouches tsétsés des mouches ordinaires : « C'est tout d'abord Texistence^ à la partie anté- rieure^ d'une petite trompe acérée rectiligne, dirigée en avant suivant l'axe du corps et qui dépasse la tête d'une longueur à peu près égale au cinquième de la longueur totale; c'est, d'autre part aussi, la présence d'une paire d'ailes se recouvrant au repos complètement l'une l'autre. » Les Glossines sont des mouches strictement hémophages , elles s'alimentent absolument de sang et ne peuvent pas se nourrir à l'occasion, comme les moustiques, les t£,ons et les stomoxes, de liquides variés et même d'eau. Enfin, les tsétsés se caractérisent encore, au point de vue biologique, par le phénomène de la pupiparité, c'est-à-dire que ces insectes mettent au jour des larves (et non des œufs) toutes prêtes à se transformer en pupes. Sur les neuf espèces de Glossines en Afrique Occidentale Française, il y en a quatre qu'il importe de bien connaître : Gl. palpalis, Gl. morsitans, Gl, tachinoides et Gl. longipalpis. L'auteur donne de précieuses indications sur la biologie de ces quatre tsétsés, qui s'alimentent de préférence aux dépens des animaux sauvages et, en particulier des gros mammifères de la brousse. Les « réservoirs à glossines » sont donc les zones fréquentées par ces vertébrés et non plus spécialement par l'homme, exception faite, tou- tefois, dans les cas d'extension de lo. morsitans, qui s'accommode alors de la vie dans les villages. Un caractère biologique qui écarte aussi cette dernière espèce des trois autres est sa xérophilie, opposée à l'hygrophilie surtout très prononcée pour palpalis et tachinoides. Les considérations sur les relations entre les maladies à [trypano- somes (la maladie du sommeil en particulier, puis trois maladies du bétail) et les Glossines sont exposées avec clarté et précision et font l'objet de plusieurs chapitres importants. On voit, en parcourant l'ouvrage, quelle influence peut avoir le bétail sur la protection humaine contre les Glossines et quelles sont les relations biogéographiques des tsétsés et des trypano- somes. Enfin, les dernières pages sont consacrées à la lutte contre les tsétsés, comme l'a préconisé à diverses reprises l'auteur. Des résultats très satis- faisants ont été d'ailleurs déjà obtenus et doivent être pris en considération pour l'avenir de notre colonie africaine. P, V. SECTION XI — TECHNOLOGIE L'industrie italienne de l'huile de pépins de raisin {Ann. Brasserie et Distillerie, 19^ année, p. 79, 1920) (I. d. : 665.31). — Cette industrie est an- cienne en Italie, puisqu'on la signale déjà en 1770; elle s'est développée dans ces vingt dernières années. La teneur en huile des pépins non dis- tillés varie de 12 à 20%; celle des pépins distillés peut baisser jusqu'à 8%. On emploie généralement le pressurage des pépins moulus très fin, chauffés à 50-60° et humectés. L'huile sert comme huile à brûler, elle est utilisée dans la savonnerie, pour la peinture. Après purification, elle peut servir comme huile comestible seule ou mélangée à l'huile d'olives. P. N. Marion. — Action de l'eau oxygénée sur les farines [G. R. Acad. Sciences, t. CLXXI, p. 804, 1920) (I. d. : 664.7). — L'auteur mesure la quantité d'oxy- gène dégagé en cinq minutes de contact entre 2 grammes de farine et 4 cen- timètres cubes d'eau oxj-génée à huit volumes; la farine est neutralisée au préalable au moyen de borate de soude. Le volume d'oxygène dégagé caractérise le taux d'extraction de la farine. P. N. Chopin (Marcel). — Indicateur automatique de la teneur en humidité dans les céréales (C. R. Acad. Se t. CLXXI. p. 860. 1920) (I. d.:66-i.7). — Cet appareil est destiné à contrôler le séchage après le lavage du blé en mino- terie. L'auteur réalise le passage d'un courant de blé a débit constant 108 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE i«itin(ti(>n :{7I.(M>44l:ii. — ].'• lait pasteurisé renfer- merait moins de 2,5 à 3% d'acide earltoniipie, en volumt^. I^. N. LiiERs, Geys et Bai man.n. — I.a mousse de la bière [Aim. limsserie et Distillerie, lO*" année, p. 104, rJ20, d'ai>rès Zeitsrhr. f. ges. Braiiwrspn\. (l. d. : «63.4». I.EiBiJ (J.). — riiénomènes diastasiques pendant le trempage, la ufermina- ti'i.l ). — L'autenia (((iistaté cpie, pendant le trempage, il su fiirme des sucres réducteurs, surtout pendant le premier jour. Au cours de la {germination, il se produit de fortes quantités de ces sucres réducteurs. Au contraire, pendant la dessiccation de Torge trempée, o\i pendant le tou- raillage de l'orge germée, les sucres réducteurs disparaissent. L'auteur ■conclut à la formation de saccharose, lors du touraillage, en même tenips qu'à la combustion des sucres réducteurs par respiration. P. N. Hinaud (G.). — (onipohltiou et analyse des laits conservés par le hicliro- «late (Ann.des Falsifie, 13*" année, p. 463. I<.i2n) (I.d, : «371.0046.2). — L'au- leiir montre les inconvénients du bichromate employé cunnue conserva- teur dans les échantillons de lait prélevés en vue de la recherche des fraudes. P. N. Ferkiî (L,). — L'eau oxygénée en vinification (Ami. des Falsifie. i:{e année, p. 475, 1920) (I.d.: 66.32 — .>46.22).— L'emploi de l'eau oxygénée ^tvait été proposé par M. Ravaz {Progrès agricole et \ilicole dvi 15 septem- bre 1018); l'auteur a effectué un certain nombre d'essais qui montrent que l'emploi de l'eau oxvgénée doit rester sous le coup de l'interdiction générale du décret de 1907. " P. N. .^Aii.i.AHii (L.). - .V pro|Mi^ du |M»ids normal du vac(dn»rimètre frani/ai»; j't du poids normal de 2(» granunes (.!/(//. drs Falsi/ic., i;i' année, p. 492, 1920) (I. d. : .■i4.') : (;<>4.12i. — L'auteur in(lirves de ména^-e l/iidl. off. Renseign. agricoles, p. 174, 1920) (I. d. : 664.S). - Conseils pratic rutlIisatloM des rnurnuts de nuirée sur les côtes de France IC. H. Arad. Scimn-s. I. CL.WI. \>. 12o;!. l'cjoi d. d. : 62l.2i. - <»n sait qu'on cherche à utili-ier l'énergie due aux marées |»our la f)roduc- tion de force élecfriiiue. Kn général., les projets se rapportent aux mouve- ments verticaux lie la n)er et nécessitent la construction d'appareils nou- veaux. L'auteur montr<; ipi'on peut cm[)Ioyer les courants horizontaux .produits par le jeu des marées. P. N. REVUE AGRONOMIQUE lOO" PiÉDALLu (A.),Malvezin (Ph.)et Grandchamp (L.). — Action de l'oxy- «ène sur les moûts de raisins roua:es {C. B. Acad. Sciences, t. CLXXI. p. 1230, 1920) (I.d. : 66.32). — La pulvérisation d'oxygène eu fines bulles (au moyen d'une bougie de porcelaine dégourdie) brunit le moût; l'œnocya- nine et les tannoides colorants peroxydes précipitent, pendant que le liquide se décolore; si l'on filtre alors, on recueille un filtrat doré, à peine rosé. Les moûts de raisins rouges peuvent donc être vinifiés en blanc ou e^ rosés par la simple intervention d'oxygène pur extrêmement divisé. P. N. NiviÈRE (J.). — Sur l'extraction de l'essence de jasmiti [Bull. Société Chimique Fr., t. XXVII, p. 862, 1920) (L d. : 66851). — On sait que les fleurs de jasmin donnent, par le procédé d'enfleurage à froid, un rendement en essence supérieur à celui du procédé des dissolvants volatils. On en a déduit l'hypothèse qu'il se produisait pendant l'enfleurage un dédouble- ment de gïucosides tendant à la formation d'essence. L'auteur apporte une preuve nouvelle à cette théorie. En hydrolysant les gïucosides par infusion des fleurs pendant quatre heures dans de l'acide sulfurique à 2%oo et en épuisant ensuite à l'éther de pétrole, on obtient un rendement supérieur, et l'essence des fleurs hydrolysées est nettement plus suave que celle obtenue par les fleurs non traitées. P. N. Lemarchands (J.), — L'Aménagement du Rhône {La Houille blanche, novembre-décembre 1920) (I. d. : 621.2). — Exposé des principaux projets- d'aménagement du Rhône aux divers points de vue énergie, navigation et irrigations. 'b'- Haut Rhône. — Aménagement par barrages : 1'^ projet de Génissiat. Chute 68 mètres, 240.000 kilowatts, ligne à 120.000 volts, devant amener l'énergie à Pans; 2" projet de Bellegarde — iMalpertuis. Deux barrages étages 30 mètres et 38 mètres de chute, 215.000 kilowatts. Aménagement par dérivation : 1° projet Maillet. Utilise le lac de Genève comme réservoir régulateur, en ne faisant pas subir aux eaux du lac des variations supérieures à celles qui ont déjà été observées. Prise d'eau sur la rive gauche du Rhône, près de CoUonges. 19 kilomètres de canal dont 11 en souterrain. Usine en amont du confluent du torrent des Usses (près Seyssel). Puissance maxima, 165.000 kilowatts. Transport sous 150.000 volts ; 2° projet Ripert ou des Usses. Dérivation, par le vallon du torrent des Usses, de l'eau prise au même point que le précédent projet. Bas Rhône. — Le bas Rhône, de Lyon à Arles, présente une pente moyenne élevée. Projet Râteau comportant des dérivations séparées pour le canal de navigation et pour le canal d'amenée. Des dérivations nombreu- ses, au total sur 82 % du parcours (80 kilomètres sur 249). Puissance moyenne, 885.000 HP. (.4 suivre.) L. R. RiGOTARD (L.). — Houille blanche, électricité, a£?riculture (La Houille blanche, novembre-décembre 1920). — Les besoins de l'agriculture et des populations rurales en énergie, en électricité deviennent de plus en plus impérieux avec la raréfaction de la main-d'œuvre. D'autre part, il est diffi- cile d'établir dans les campagnes des réseaux d'énergie empruntée aux grandes lignes à haute tension. Il n'est pas toujours logique de retarder la concession des grandes chutes d'eau par la discussion des clauses réservant de l'énergie pour les besoins des populations locales : dans la plupart des- cas, au contraire, on pourrait, pour ces besoins locaux, aménager des cours- d'eau secondaires. 1 l() ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Dans un autre ordre d'idées, on peut remarquer qu'il n'a été proposé que peu d'appareils de motoculture électrique. o»i destinés à faciliter les tra- vaux de la ferme. De plus, il y aurait lieu de répandre chez les agriculteurs lusage de l'énergie électrique par des installations modèles où un enseigne- ment leur serait donné. Enfin, uutre l'énergie hydraulique, dans bien des cas l'agriculture tire- rait un grand profit de l'établissement de canaux de navigation. L. U. BIBLIOGRAPHIE HoMMAN, Levine et Jarrell. — Waterpi'ooîing and auhlevvprooîing of cotton duck. (I mpennéabilisation et préservation du coton à bâches contre les moisissures {F armers Bulletin 1157. — United States Department of Agriculture. Washington. Octobre 1920, 13 p. 12 fig.). I. d. : 667.383 Indications sur la qualité et le choix des tissus suivant leur constitution en chaîne et en trame. Quatre formules comprenant toutes de la paraffine brute et un mélange solvant de trois parties de gasoline pour deux de pétrole, auxquels s'ajou- tent respectivement : cire d'abeille— cire d'abeille et bitume — lanoline et oléate de plomb. Ces enduits s'appliquent à la brosse ou au moyen de pul- vérisateurs à forte pression en prenant toutes précautions utiles contre le danger d'incendie. A. B. Betts et HuMPHRiES. — Planning' the fai'in stcad [Tracé des plans des fermes) [F armers Bulletin 1132. United States Department of Agriculture. Wash- ington. August 1920, 24 pages, 6 fig.). I. d. : 63 : 69 Le choix de l'emplacement par rapport aux terrains, la topographie et le drainage, l'approvisionnement en eau, la nature du sol, l'orientation, les vents dominants, l'arrangement des bâtiments sont successivement passés en revue, et quatre plans de ferme sont enfin succinctement décrits. A. B. H.-C. Thompson. — Tlie Manufacture and use of peanut butter [Fabrication et emploi du beurre d' arachide [Department Circular 128. United States Department of Agriculture, Bureau of Plant industry. Washington D. C. September 1920, 16 pages, 6 fig., 5 cens). I. d. : 63.723 et 664.3 Nous consommons en Europe l'huile d'arachide en grandes quantités, et le fruit lui-même comme friandise en quantités insignifiantes. La partie non huileuse est considérée comme un excellent tourteau pour le bétail. 11 est intéressant de savoir qu'aux États-Unis existent des douzaines de grandes usines et des centaines de petites pour préparer le produit dé- nommé « beurre d'arachide », dont la composition est sensiblement pour cent d'eau : 2,1; protéine, 29,3; matière grasse, 46,5; hydrates de carbone, 17,1 ; cendres, 5, correspondant à une haute valeur alimentaire, bien supé- rieure à celle de la viande. 112 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE La fabrication exige l'emploi d'arachides saines, qui sont décortiquée';, torréfiées légèrement, refroidies dans un courant d'air, dégermées et dépelli- culées par des brosses tournant contre des plaques striées et soumises à l'action de ventilateurs. On associe généralement deux variétés inégalement huileuses. Les graines subissent un dernier triage à la main sur des toiles sans lin avant d'arriver aux broyeurs. Ces appareils doivent arriver à une forme finemvnt ^/ranulée, plutôt que pâteuse, et il faut éviter réchauffement de la matière |»endant le broyage. Une seule usine a produit en r.H9 plus de 2.700.000 kilos de beurre d'ara- chide, et la »|uanlité d'arachide traitée aux États-Unis fut d'environ 2 mil- lions d'hectolitres. La notice indique diverses recettes où il apparaît que ce produit est vrai- ment un succédané du beurre (sandwiches, soujtes, sauces, omelettes, fon- dues, biscuits, gâteaux et bonbons). A. B. K.-.f. RissELl.. — The L'tili>ation ol' Ba>ie Slatr (Emploi des scories de déphosphoralion) (Chemical ?îew s, n" 3175. Feb. 18, 1921. [»ages 73 à 75i. LU. : «3.167/23 L'auteur ''tuilic le problème posé par la transformation de la sidérurgie britanni(iui' qui substitue de plus en plus, depuis quelques années, au pro- cédé Bessemer, le système à foyer ouvert, lequel produit des scories pauvres, titrant 7 à \\°u do P- O^ et qui emploie parfois du spath fluor en mèni<- !tnips que le calcaire pour la déphos{)horalion des fontes. Des essais pratiques sont en cours pour comparer les trois types de sco- ries : Bessemer, à environ 20% de P- O^; foyer ouvert à environ 7 à 14 °, de P* O^; foyer ouvert à environ 7 à 10% de P'' O^ avec combinaisons fluorées. Incidemment, il estime à 5 % la précision des essais en pots, à 10% la précision des essais de station, à ciel ouvert, et à 20% celle des essais dans les ft>rmes où les causes d'erreur et les difficultés de contrôle exposent à bien des surprises. On ne peut attribuer aux quelcpies unités pour cent de chaux libre la bonne action des scories; il faut attendre les résultats des essais pour juger de l'efficacité relative suivant la teneur plus ou moins élevée en manganèse à égalité d'acide pliosphorique. L'action de la silice sur la nutrition ]jhosphatée des végétaux, celle du fluor et des autres composés accessoires, aluminium, bore, zinc peuvent être aussi considérées. Néaimioins, la teneur en P* O'et la finesse de mouture semblent bien, jusqu'ici, les bases les j)lus importantes d'appréciation. Le procédé à foyer ouvert pourrait donner de meilleures scories, soit par .iddition volontaire de phosphate dans la métallurgie, soit en fractionnant la déplidsphoratidu, mais les sfx)ries n'étant «pTuii sous-produit, il n'est pas prol)able que les métallurgistes y sacrifient grandchose. préoccupé- qu'ils sont par le prodflit principal, son prix de r«vient et sa qualité. Il se peut (pie les scories fluorées répondent mieux aux besoins particuliers E L'AGRICULTURE ET DE L'ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DE L'INSTITUT NATIONAL AGRONOMIQUE SOMMAIRE L. Maquenne et E. Demoussy : Influence des matièils minérales sur la germination 113 Emile Saillard : La teneur en chlore de la betterave à sucre pendant la végétation , 152 Documents officiels. — Réorganisation des recherches agronomiques en France 158 Revue Agronomique . . 159 Bibliographie 174 Avis. — L'invention et l'industrie fram^aise 176 LIBRAIRIE HERGER-LEVRAULT 5, RUE DES Beaux-Arts, PARIS (Vi^ Frix de ce fascicule : 5 fr. 25 net. ADMINISTRATION des ANNALES : 5. rue des Beaux- Arts. PARIS (6'). — Tél. GOBELINS 16.79. RÉDACTION des ANNALES: 42*.\ rue de Bourgogne, PARIS (7«). COMITÉ DE PATRONAGE MM. V. BORET, F. DAVID, VIGER ANCIENS MINISTRES DE l'aGBIC.UI-TUI\E MM. COSTANTIN, LINDET, MAQUENNE, MARCHAL, SCHLŒSING TISSERAND, VIALA MEMBRES DE l'iNSTITUT M. M. MM. MM. MM. Ammann iL.). [ Dabat. Leroy. Ravaz. Ammann (P.). Fron. Lipman. Reuss. Angot. Gayon. Lucas. Ringelmann. Bertrand (Gab.). Girard (A. Ch.). Marchai. Rocquigny (De). Bois. Groajean Martin-Claude. Roux (E.). Bassard. Hanry. Moussu. Saillard. Capus. Hickel. Passelègue. Schribaux. Carrier. Kayser. Petit. Wéry. Chancerel. Lequertier. Poirault (Df). Chancrin. Lerouzic. Prudhomme. Correspondan ts étrangers : M. M. MM. Belgique De Vuyst. Italie Pr. Carlo Mensio Etats-Unis ] 3' Lipman. Pays-Bas D' van Rijn. Grande-Bretagne . î 3ir Daniel Hall. Suisse Duserre IV.). ■\ .silic.r- COMIXÉ DE RÉDACTION MM. G. ANDRÉ,/>^^A■^V/e/J^ DEMOUSSY, A. LAURKNT. P. MARSAIS KT NOTTIN MM. P NOBLESSK ET J.-L. VAN MELLK fii'dacteur en chef : ALBERT BRUNO INSPF.fTKUn GÉ.NSnAL DES STATIONS AUIXUNOMIQL'KS PRIX DE L'ABONNEMENT Lee Annales de la Science Agronomique française et étrangère paraissent depuis 1884 par fascicules de 5 à 6 feuilie.s, formant chaque année un volame d'environ 500 pages, avec gravures, etc. Un an : 30 fr. — Étranger : 36 fr. Les années antérieures (sauf 1884 et 1885 incomplètes) : V, 2", 3", 4", 5* .^é- rie,«, peuvent cire obtenues au prix de 24 fr. pour une année isolée. La collection entière est cédée avec une remise de 25 ^jc INFLUENCE DES MATIÈRES MINÉRALES SUR LA GERMINATION PAR M. L. MAQUENNE M. E. DEMOUSSY PROFESSEUR ASSISTAIT AU MUSÉUM d'histoire NATURELLE AU MUSEUM d'hISTOIRE NATURELLE L'étude des actions spécifiques que les différentes solutions salines exercent sur la germination et l'évolution des très jeunes plantules n'a, jusqu'à présent, donné lieu à aucun travail d'en- semble présentant quelque caractère de précision. Presque toutes les données relatives à cette importante question, et elles sont innombrables (1), touchent aux sels de métaux toxiques ou rares, comme le cuivre, le plomb, le zinc, le manganèse, l'aluminium, l'uranium, voire même à certains composés métal- loidiques à base d'iode, de fluor, d'arsenic ou de bore. Encore n'est-on pas fixé sur la nature de leur influence, parfois avanta- geuse, certains y voyant le résultat d'une excitation du proto- plasma, d'autres une action catalytique s' exerçant à Fintérieur des tissus vivants ou dans le milieu où se développe la plante, d'autres, enfin, lorsque ce milieu n'a pas été stérilisé, l'effet d'une modification de sa flore microbienne. Pour ce qui est des éléments vulgaires reconnus indispensables à la minéralisation des plantes, ce que l'on en a appris de plus important dans ces dernières années est que certains d'entre eux, comme le magnésium et jusqu'à un certain point le potas- sium, sont vénéneux quand ils sont seuls et cessent de l'être quand ils se trouvent associés à d'autres, parmi lesquels il convient de citer en première ligne le calcium. D'où la notion (l) D'après le Bulletin de Bibliographie botanique de l'Université de Nancy, les seules recherches relatives à l'action du cuivre font Tobjet de 1.200 à 1.500 mémoires (Voir Gain, Revue générale des Sciences, 1918). ANN. SCIENCE AOBON. — 6= SÉBIB — 1921 8 114 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE d'antitoxicité qui, jointe à celle plus anciennement connue d'un rapport pondéral nécessaire entre les différents éléments nutritifs de la plante, vient compliquer singulièrement le problème de l'alimentation végétale. Pour se rendre un compte exact du rôle que remplit chacun de ces éléments dans la végétation, il faudrait définir avec pré- cision non seulement les effets qu'ils sont capables de produire isolément, mais aussi ceux qu'ils produisent dans leurs mélanges, en les faisant agir deux à deux, trois à trois, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on ait atteint la complication de celui qui paraît être le plus favorable. Un pareil travail est évidemment impos- sible à réaliser par expérience dans tous ses détails, mais on peut l'amorcer en déterminant, ce qui n'a jamais été fait jusqu'ici, l'influence individuelle des différents composés métalliques sur la végétation, dans un milieu rigoureusement pur de tout mé- lange autre que celui qui existe déjà tout formé dans la plante. Il est d'ailleurs naturel, pour réduire toutes les variables de l'expérience à l'état de constantes, de prendre celle-ci au début même de son développement, c'est-à-dire sous forme de graine en voie de germination. Tel est l'objet des recherches que nous poursuivons sur ce sujet depuis déjà plusieurs années et dont nous allons exposer les principaux résultats. 1. Choix du milieu de cui.tupe (1). — Il est généralement admis que l'air et l'eau suffisent à assurer une bonne germination des graines, et le mode expérimental utilisé par tous les physio- logistes consiste à placer d'abord celles-ci sur du sable, du papier buvard, du coton, de la mousse ou encore des plaques de terre poreuse humides, jusqu'à ce que la radicule ait atteint une longueur suffisante, un centimètre par exemple, puis à les transporter dans des flacons ou des tubes contenant les solutions à expérimenter. Ces solutions sont elles-mêmes faites avec de l'eau redistillée dans des appareils de verre, de façon à éliminer les traces de cuivre que renferme souvent l'eau distillée du com- merce, et de plus stérilisée par chauffage en autoclave à 110° ou 120O. (I) Comptes rendus, t. \^'^, p. 979 (1917). INFLUENCE DES MATIERES MINÉRALES SUR LA GERMINATION 115 Ces précautions sont loin d'être suffisantes; on en est immédia- tement averti par l'irrégularité des résultats obtenus, le coton, la mousse et l'eau stérilisée dans le verre se montrant toujours, et souvent de beaucoup, plus favorables à la germination que le sable et l'eau simplement redistillée. C'est qu'en effet le papier, le coton, la mousse et l'eau stérilisée dans des vases de verre renferment des matières minérales en quantité bien plus que suffisante pour influencer la végétation et, par leurs propriétés antitoxiques, modifier les effets des substances dissoutes dans les liquides de culture. L'eau distillée dans le verre est elle-même loin d'être pure : par évaporation dans une capsule de platine elle laisse un résidu (silicate de soude et sulfate de chaux, avec traces de zinc dans le cas du verre d'Iéna) équivalent à près de 10 milligrammes par litre, dose cinquante fois supérieure à celle qui, dans l'eau pure, commence à se montrer active. Cette dose est environ quintuple dans l'eau stérilisée, ce qui la rend comparable à une bonne eau de source naturelle, enfin il est facile de reconnaître que le papier ou le coton abandonnent à l'eau, par simple lavage, une proportion considérable de matières fixes, parmi lesquelles se trouvent surtout des composés du calcium. Même à froid, l'eau pure peut enlever au verre une certaine quantité de matières minérales, naturellement très faible et variable avec la nature du verre, ainsi qu'avec les traitements qu'il a antérieurement subis, mais rarement négligeable dans les expériences de culture, où la plante se montre d'une sensi- bilité infiniment supérieure à celle des meilleurs réactifs chi- miques. 11 en résulte une cause d'erreur qui, jusqu'à présent méconnue, vient entacher la plupart des résultats obtenus dans ces conditions. Il n'y a qu'un seul moyen de l'éviter, c'est de renoncer, dans ce genre de recherches, à l'emploi du verre et de le remplacer par une substance inattaquable par l'eau; c'est pourquoi toutes nos germinations ont été faites dans des sou- coupes de porcelaine, sur une couche de quartz étonné ou plus simplement de sable de Fontainebleau, soigneusement puritié par une longue ébullition avec de l'eau régale. Les cultures ont été poursuivies dans des tubes de quartz, enfin on n'a jamais employé que de l'eau distillée deux fois de suite dans un appareil IIG ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE en verre d'Iéna muni d'un réfrigérant en quartz et conservée dans des vases de quartz ou de platine. Sa pureté est telle que, réduite par évaporation dans le platine au millième de son volume primitif, elle ne donne plus aucun trouble avec l'oxalate d'am- moniaque ou le chlorure de baryum. Dans ces conditions, les résultats sont tout autres que ceux que l'on obtient dans des vases de verre avec de Teau distillée et surtout stérilisée dans le verre : la germination ne fait que débuter, s' arrêtant d'une façon complète, dans le cas des pois, après trois ou quatre jours; les racines ont alors de 25 à 35 milli- mètres, suivant que les cultures sont faites sur sable ou en tubes de quartz, tandis qu'en tubes de verre, avec de l'eau stérilisée dans le verre, elles atteignent jusqu'à 7 et 8 centimètres de longueur. Cette impuissance de Teau distillée à produire de bonnes germinations avait déjà été entrevue avant nous et on l'avait interprétée en admettant que l'eau pure est toxique. C'est là une manière de voir qui est discutable et que nous avons vive- ment combattue dans notre première communication sur ce sujet {loc. cit.), en faisant valoir qu'une substance quelconque ne doit être considérée comme toxique que si elle agit défavora- blement sur un organisme normal, en pleine possession de tous ses moyens, ce qui n'est pas le cas pour une graine qui germe dans l'eau pure, en l'absence de toute trace des matières salines qui lui sont nécessaires. C'est parfaitement exact, mais il y a un autre moyen d'expliquer l'influence fâcheuse de l'eau pure qui nous a été suggéré par nos recherches ultérieures sur l'action des acides et qu'il nous parait utile de signaler dès maintenant. Dans ces recherches nous avons reconnu, et nous allon,. bientôt le démontrer, que les acides sont, en général, nuisibles à la germination dès les plus faibles doses, propriété qui ne peut être due qu'à la dissociation de la molécule acide, donnant naissance à des ious hydrogène; ceux-ci sont donc toxiques par eux-mêmes. Or, leur influence pernicieuse se manifestant déjà à la dilution do , chiffre voisin de celui (lui exprime le degré d'ioni- 1.000.000 ^ ^ ^ sation de l'eau, on peut très bien admettre que celle-ci est nui- sible par les ions hydrogène qu'elle renferme à l'état libre, c'est- INFLUENCE DES MATIERES MINÉRALES SUR LA GERMINATION 117 à- dire par une sorte de toxicité physique, que les matières miné- rales inofîensives comme les sels de calcium arrivent à combattre de la même manière que celle des ions de métaux lourds, en vertu de cette propriété encore mal définie qui leur a valu la dénomi- nation d' antitoxiques. Quelle que soit d'ailleurs l'explication qu'on en donne, il est un fait certain, c'est que, au moins dans le cas des graines que nous avons étudiées, l'eau pure ne suffît pas à assurer de bonnes germinations; il faut lui adjoindre des matières minérales, et comme celles que l'eau enlève au verre sont surtout riches en chaux, il était à prévoir que c'est à la présence du calcium qu'il faut attribuer la supériorité de l'eau distillée dans le verre à l'eau pure. C'est, en effet, ce qui résulte des expériences qu'il nous reste à décrire. IL Influence des matières minérales sur la germina- tion DES pois (1). — Nous avons employé dans ces recherches la variété rustique connue sous le nom de pois gris d'hiver (Vil- morin), qui présente sur beaucoup d'autres l'avantage de germer très régulièrement et d'être fort peu sensible aux invasions cryptogamiques. Les graines, d'abord soigneusement lavées à l'eau pure, étaient mises à germer par séries de 10 dans des soucoupes en porcelaine, nettoyées au préalable par l'acide nitrique, sur une couche de sable pur (40 grammes), imprégné de la solution à expérimenter (9 à 10 centimètres cubes); le tout était recouvert d'une plaque de verre et maintenu à température constante (environ 20°) dans une étuve à fermentation, par conséquent à l'obscurité. Le plus souvent il suffit, pour obtenir de bonnes comparaisons, de mesurer la longueur des racines qui se sont développées après six ou huit jours : en général, lorsque le milieu n'est pas très favorable, l'évolution est alors complètement arrêtée. On peut aussi, et c'est une méthode que nous avons souvent em- ployée, transporter les graines, alors qu'elles ont émis une radi- cule de 12 à 15 millimètres, dans des tubes de quartz remplis de la même solution, où on les soutient par des triangles en fil de (1) Comptes rendus, t. 165, p. 45 (1917). 118 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE platine ou de trè. petits entonnoirs en verre mince, qu'on a soin de ne pas laisser toucher au liquide sous-jacent. Les tubes qui nous servent ont de 20 à 22 millimètres de diamètre sur 15 cen- timètres de hauteur, ce qui correspond à un volume de 50 à 55 centimètres cubes. A défaut de tubes de quartz, on peut faire usage de tubes en verre peu fusible, préalablement chauffés avec de l'eau pure à 120°, puis lavés à l'acide nitrique bouillant; c'est ainsi que nous avong opéré avant que nous ayons pu réunir le matériel de quartz (jui nous était nécessaire et que nous avons pu déjà rassembler quelques résultats intéressants, mais, quoi qu'on fasse, ceux-ci restent encore trop variables pour qu'il soit pos- sible d'en tirer autre chose que des comparaisons approchées; aussi nous contenterons-nous de signaler ce mode opératoire, dont le seul intérêt est d'avoir été le point de départ de toutes nos recherches ultérieures. Dans l'eau pure, les racines cessent de s'accroître après trois ou quatre jours seulement; elles ont alors, en moyenne, 25 à 26 millimètres de longueur dans les germoirs à sable, environ 35 millimètres dans les tubes de quartz, après quoi elles s'atro- phient et s'infectent, ce qui entraîne naturellement la mort de la graine, impuissante dans ces conditions à utiliser ses réserves. En présence de matières minérales, la croissance se prolonge davantage ou, au contraire, est encore ralentie, suivant la composition du milieu; c'est ce que nous allons voir en exami- nant l'action particulière de différents sels métalliques. Les chiffres inscrits dans le tableau suivant indiquent, en mil- limètres, la longueur des racines qui se développent sur sable, en soucoupes, dans les conditions que nous venons de préciser; les expériences ayant été toutes exécutées en double, ils repré- sentent la moyenne de vingt mesures individuelles, en général assez concordantes. Les poids de matière active ajoutée à l'eau d'imprégnation du sable sont exprimés en milligrammes par germoir, c'est-à-dire pour dix graines. L'aluminium a été donné sous forme d'alun de potasse. 23 24 24 23 24 25 26 25 26 31 33 36 42 58 79 74 75 78 31 35 38 35 44 34 28 33 31 26 25 19 25 27 30 34 35 32 24 24 24 20 19 17 30 30 39 39 42 40 26 27 34 34 33 24 26 26 26 24 17 15 26 24 25 17 14 10 INFLUENCE DES MATIERES MINÉRALES SUR LA GERMINATION 119 Longueur des racines après vingt-quatre heures de trempage et six jours de germination. Poids de la matiirrc active 0,10 0,25 0,50 1 2 5 Na Cl . . ... 261»™ 26°!°^ 25"^"^ 26™"! 2&"^^ 33™™ 41mm KCl 23 Am^SO^ ... 26 CaSO* 30 SrCH 25 BaCH 26 MgSO* .... 27 ZnSO.^ 24 MnCl'^ 27 AIMSOM' ... 26 PbCi^ 25 l- CuSO* 26 Si l'on partage tous les métaux essayés en deux catégories comprenant, Tune, ceux qui sont favorables ou à peu près indif- férents, l'autre, ceux qui sont toxiques, on voit, en tête du premier groupe et très loin devant tous ses autres représentants, se placer le calcium qui, à la dose de O'^^Ol de sulfate (supposé anhydre), soit 0™^ 003 de métal par graine pesant en moyenne 125 milligrammes, augmente la longueur des racines de près de moitié et y provoque la formation de légers poils, touj ours absents dans l'eau pure. Et cette dilution de 0"^^ 1 pour 10 centimètres cubes de liquide ne représente pas la limite de sensibilité des graines de pois au calcium, car les mêmes effets se font sentir dans les cultures en tubes de quartz avec des doses encore beau- coup moindres. Il suffît de O^s 1 de sulfate de chaux dans un litre d'eau primitivement pure, ce qui représente, par rapport au métal, une dilution de 3 cent- millionièmes, pour faire apparaître sur la racine de petites radicelles d'un aspect tout à fait carac- téristique : c'est le début de l'action. Avec une dose double, la racine principale s'allonge et enfin, si la concentration est encore plus forte, se couvre de poils. Cette propriété que possède le calcium de favoriser la production des poils radicaux a d'ailleurs une limite, correspondant sans doute à un commencement d'action toxique, car, en opérant sur le Lepidium sativuni, M. Coupin a constaté que les raciites restent glabres dans une 120 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE solution concentrée de sulfate de chaux alors qu'elles se char- gent de poils dans une solution étendue (1). Cette sensibilité extraordinaire des plantes à la chaux, qui dépasse celle de tous les réactifs et qui n'avait pas encore été signalée avant nous parce que personne n'avait songé jusqu'ici à éliminer complètement cette substance des liqueurs nutritives usuelles, explique un certain nombre de faits qu'il serait impos- sible d'interpréter autrement : d'abord l'influence du verre dont nous avons parlé plus haut, avec toutes les irrégularités qu'elle comporte, ensuite l'apparition de poils sur les racines de pois cultivés sur sable dans l'eau pure aux points où elles viennent à toucher accidentelleïnent, soit la plaque qui couvre le germoir, soit les téguments d'une graine voisine : c'est alors la chaux contenue dans ces téguments qui intervient; on en trouve, en effet, des traces dans l'eau de macération des graines non encore germées, en même temps qu'un peu d'acide phosphorique, de potasse et de magnésie. La chaux n'existe d'ailleurs dans la graine qu'en très faible quantité et est presque entièrement localisée dans ses enveloppes, comme si cette substance, pour favoriser la germination, devait venir de l'extérieur. Le tableau suivant fait connaître sa distribution dans les graines qui ont servi à ces recherches, en même temps que celle de la magnésie, toujours beaucoup plus abondante dans les cotylédons que dans les téguments. .- X CHAIX roiK 100 M A (.1 N it 8 I K POIK 100 roiD8 ABSOl^rS l'AR OKAIBB - « .- z. - c < Z O o b o 1^ Ô de lie a a. a d'org.inci d'or|(nucs Orgaiirs CIlOIIX Mngai'sic •A K O cendrps rcndrea Ti'i,'niii<'iit- . . 11,52 L',80 19,90 O,;-,.; 13, 9'.' o,;i9 11 "H 58 0», 0^1 0"^0j7 t'i>tvl<^don)i . . 88, «8 2,95 l,ôl 0,04 7,82 0,23 112 00 050 259 Oralni' cntiùri-. « 2,9:) y, 53 0,11 8,49 0,25 120 58 l.'tl (1 Slfi (1) Comptes rendus, t. If/i, p. G'il U917). INFLUENCE DES MATIERES MINERALES SUR LA GERMINATION 121 La graine ne renfermant dans ses réserves utilisables qu'un vingtième de milligramme de chaux, on conçoit sans peine que le moindre apport de cette substance lui soit favorable; on peut même se demander si le début de germination qui se manifeste au contact de Teau pure se produirait encore si la semence en était complètement dépourvue : peut-être qu'alors celle-ci res- terait tout à fait inerte. Il est impossible de s'en assurer, mais il est certain qu'en son état normal, elle n'en renferme pas assez et qu'elle doit en chercher au dehors. Hâtons-nous de dire que, si intéressante qu'elle soit au point de vue biologique, cette constatation n'entraîne aucune conséquence pratique, car les terres les moins chargées de chaux en contiennent encore une quantité très supérieure à celle que nous avons reconnue suffi- sante pour donner lieu à une évolution normale des graines qu'on leur confie. Pour en tirer profit, les graines doivent nécessairement pos- séder vis-à-vis de la chaux une puissance d'absorption consi- dérable; c'est, en effet, ce que l'on constate lorsqu'on les fait germer dans une solution étendue de gypse : au bout de peu de temps, si l'on analyse la liqueur, on trouve que ce sel a presque complètement disparu. Elles peuvent même en prendre à une solution aqueuse d'oxalate de chaux, ce qui rend illusoire la précaution que prennent certains opérateurs de traiter au préalable les produits qu'ils destinent à la confection de leurs milieux de culture par l'oxalate d'ammoniaque; sont également sans valeur toutes le. expériences relatives à l'influence du calcium sur le développement des mucédinées, car ces expériences ont toujours été faites avec de l'eau stérilisée dans le verre et un grand nombre de produits, dont quelques-uns apportent sûrement avec eux des traces de chaux, impossible à déceler par les réartifs ordinaires. On savait bien, avant nous, que la chaux est nécessaire à la végétation dès son début, et M^*' Robert, dans un récent travail justement remarqué (1), a longuement insisté sur ce point; nos recherches montrent que cette influence s'exerce bien au delà des limites où les expériences antérieures semblaient (1) Thèse pour le doctorat, Paris, 1915. 122 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE devoir la maintenir, et avec une énergie qui, chose remarquable, ne le cède en rien à celle des métaux nettement toxiques, comme le zinc, le plomb et le cuivre. Parmi les autres métaux qui se montrent favorables à la ger- mination des pois, il faut signaler le strontium et le manganèse, à peu près équivalents, sauf que le premier, en vertu sans doute de son étroite parenté avec le calcium, donne lieu à une abon- dante production de poils radicaux, tandis que le manganèse n'en fournit que des traces. Le magnésium et l'aluminium sont assez peu actifs jusqu'à la dose de O'"^ 2 par graine; au delà, l'aluminium devient mani- festement nuisible. Les sels de potassium sont indifférents, ce qui tient à ce que la graine en est abondamment pourvue; ceux de sodium et d'ammonium paraissent favorables à la dose de0™^5 par graine sans doute par action réflexe, parce qu'ils dissolvent les sels calcaires que renferment les téguments et fournissent ainsi à l'embryon une partie de la chaux qui lui est nécessaire; l'eau de macération des pois contient, en effet, plus de chaux lorsqu'elle a été salée que lorsqu'on l'a employée pure. Le baryum, très légèrement favorable à faible dose, devient bientôt nocif; quant au zinc, au plomb et au cuivre, ils semblent fonctionner seulement comme toxiques, à des doses sensible- ment supérieures à celles où le calcium commence à produire son effet avantageux. Par la méthode de culture en tubes de quartz, on arrive aux mêmes résultats avec des liqueurs encore plus diluées; mêmes résultats aussi, plus ou moins accentués, avec d'autres graines. Le blé est encore plus sensible à l'influence du calcium que les pois: certaines petites espèce?, comme les graines de colza, de laitue ou de luzerne, le sont moins : les racines, au lieu de doubler ou tripler leur longueur, ne s'allongent alors que d'un quart ou un cinquième, ce qui suirit d'ailleurs pour montrer que l'effet dont il s'agit est d'ordre général. Enfin, la même action favorisante du calcium s'observe, plus ou moins réduite, toutes les fois q\i'on ajoute l'im de ses sels à une solution nutritive complexe, d'où la nécessité de poursuivre son étude dans les mélanges où on les a intenlionnclltMr.ent introduits. INFLUENCE DES MATIERES MINÉRALES SUR LA GERMINATION 123 III. Influence des différents métaux en présence de CALCIUM (1). - - Les expériences qui suivent ont porté, comme les précédentes, sur des graines de pois, dont on a mesuré les racines après vingt- quatre heures de trempage dans Teau pure et six jours de germination sur sable. Pour établir les comparaisons, chaque série d'essais comprenait deux germoirs à eau pure et deux à sulfate de chaux seul; les autres recevaient, également par groupes de deux, la matière active essayée, avec ou sans addition de sulfate de chaux; la dose de ce dernier était la même partout, égale à 0™s 5 par soucoupe, soit un vingtième de milli- gramme par graine, quantité bien proche de l'optimum pour les pois (2) . Les nombres inscrits dans le tableau suivant sont ainsi les moyennes de vingt mensurations; dans les colonnes qui en con- tiennent deux le premier est relatif aux cultures sans calcium, le second aux mélanges renfermant du sulfate de chaux. Les poids y sont exprimés, comme d'habitude, en milligrammes par ger- moir et les longueurs en millimètres. De cette étude résulte une notion toute nouvelle : c'est que l'action favorable du calcium, si puissante lorsque ce métal est seul, est considérablement affaiblie quand on lui en adjoint un autre, alimentaire ou toxique; il n'y a d'exceptions, d'ailleurs de peu d'importance et probablement fortuites, que pour le chlorure de baryum, à la dose de 0^^ 025 par graine, et le chlo- rure de plomb, à la dose de 0™« 01. Dans tous les autres cas, l'addition au sulfate de chaux d'un autre sel se montre défa- vorable, même lorsque ce sel est avantageux par lui-même, comme le chlorure de strontium ou le chlorure de manganèse. Les propriétés antitoxiques du calcium se trouvent ainsi limitées par l'action inverse, et il peut même arriver que son caractère de substance activante s' efface complètement dans certains de ses mélanges : c'est ce qui a lieu, comme l'indique le tableau, quand on additionne le sulfate de chaux de 100 fois son poids de chlorure de potassium. (1) Comptes rendus, t. 166, p. 89 (1918). (2) Dans le cas du strontium et du baryum le sulfate de chaux a été rem- placé par la quantité équivalente de chlorure de calcium. ! 124 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE ( NaCl 10 20 50 / Racines 20-64 34-48 29-43 30-38 KQ 10 20 50 Racines 28-75 33-51 33-45 31-31 ( Am* sa' 10 20 50 / Racines 26-79 34-49 34-40 26-30 SrCI* 1 2 b Racines 24-75 34-65 35-54 30-45 ( BaC|2 0,25 0,50 1 ( Racines 24-69 28-71 28-69 24-64 j MgSO' 2 5 10 < Racines , 23-68 24-17 25-38 25-37 ( ZnSO* 0,10 0,25 0,50 / Racines 26-75 28-72 28-63 30-59 MnC|2 1 2 5 Racines 25-77 33-70 37-69 39-56 l PbCF 0,10 0.25 0,50 < Racines 26-76 25-80 26-65 26-47 ( CuSO^ 0,10 0,25 0,50 ( Racines 25-64 26-51 25-41 20-26 Une conséquence curieuse de cet antagonisme entre les sels de calcium et ceux des autres métaux est que ceux-ci apparais- sent plus actifs en leur présence que lorsqu'ils sont seuls : phéno- mène absolument général d'où il faut conclure que les valeurs attribuées jusqu'à présent à la toxicité des différents sels métal- liques, par rapport à l'eau distillée dans le verre, plus ou moins riche en calcium, sont trop fortes. Le fait est frappant dans le cas du cuivre qui, à la dose de 1/40® de milligramme de sulfate par graine, reste sans effet sensible dans l'eau pure, alors qu'il diminue d'un tiers la longueur des racines en présence de 1/20^ de milligramme de sulfate de calcium. IV. Influence des acides sur la germination (1). — Tous les physiologistes sont d'accord pour admettre que les liqueurs acides moyennement concentrées ,à 1/1000® par exemple, sont nuisibles à la végétation, et c'est ainsi qu'on explique l'infertilité des terres acides, mais, à l'époque où nous avons entrepris cette étude, on ne savait encore rien de l'effet que les acides, à l'état de pureté, peuvent produire à trrs faible dose : c'est pourquoi nous avons f-ru uli'e de reprendre cette question l! Comptes rendus, L 106. p. 5'i7 (1918). INFLUENCE DES MATIÈRES MINÉRALES SUR LA GERMINATION 125 . n nous astreignant à éviter la moindre trace de matières miné- rales et surtout de calcium. Les expériences, effectuées toujours par les mêmes méthodes, ont porté sur des graines de pois et de froment, mises à germer au contact d'acide chlorhydrique ou d'acide sulfurique, dont on a fait varier la dilution de 5. 10"* à 1. 10"^; les résultats, comme on va le voir, en sont des plus intéressants. Acide sulfurique sur sable {liquide 10 centimètres cubes). S0*H2 0°ïsi 0™s2 01^85 1™^ 2^« 5^"» Pois (10 grains). . . . 22n^ni 23™"i 25'^'^ 30°!™ 43'»ni 44min 20^1^1 Blé (10 grains) .... 41 51 60 58 21 12 7 Acide chlorhydrique sur sable {liquide 10 centimètres cubes). HGl 0°igl 0nig2 011^5 1™8 2°is Pois (10 grains) . . , 22mni 23°^™ 2^'^^'^ 34"°! 42mm 28ni«i — (2 grains) ... 25 » » 26 12 » Blé (10 grains) ... 42 49 55 60 23 14 — (2 grains). ... 66 » 24 13 » » ■ Acide chlorhydrique en tubes de quartz {liquide 50 centimètres cubes) HCl O^gOOS O^igOl 0'»g02 0^805 O^isi Allongement \ Pois (1 grain) limm 9mm s^m 2'^'^ 2mm omm4 des racines. \ Blé (1 grain) 27 16 8 4 1 On voit que l'action des acides est nettement avantageuse, jusqu'à une dose relativement élevée, lorsque les cultures sont faites, ainsi que nous en avions pris l'habitude jusqu'alors, dans des germoirs à 10 graines et qu'elle est, au contraire, éminemment nocive quand on n'expérimente que sur 2 graines ou encore si on élève isolément les jeunes plantules dans des tubes de quartz. La raison de cette différence, qui nous a d'abord consi- dérablement surpris, est que, par suite de leur contact avec le sable du germoir, les téguments cèdent à l'acide qui les mouille une certaine quantité de matières minérales, en particulier de chaux, qui est naturellement d'autant plus grande que le germoir renferme un plus grand nombre de graines. S'il y en a 10, cette quantité est suffisante pour neutraliser la liqueur et exercer son action antitoxique habituelle : l'influence de l'acide parait alors favorable au début; elle cesse de l'être quand on opère avec 2 graines seulement parce que la proportion des matières minérales est trop faible pour produire cet effet. C'est 126 ANNALES DE L* SCIENCE AGRONOMIQUE alors l'action de l'acide libre qui prédomine, d'où il faut conclure que celle-ci est nocive par nature dès les plus faibles doses. Le seul examen des plantules qui se développent dans l'un et l'autre cas donne une première vérification de cette manière de voir : dans les soucoupes à 10 graines, les racines sont abon- damment garnies de poils, comme toutes les fois qu'elles ren- contrent im sel de calcium, tandis que dans les soucoupes à 2 graines elles restent invariablement glabres; l'action des acides est beaucoup moins marquée dans des tubes de verre que dans les tubes de quartz; enfin, et ceci est la preuve absolue de l'exac- titude de notre interprétation, il est facile de constater la pré- sence de la chaux dans toute solution acide, même extrêmement diluée, où l'on a fait macérer des graines pendant vingt-quatre heures. Comme dans tous les autres cas, le sulfate de chaux exerce d'ailleurs une action antitoxique puissante sur les acides; c'est ce que montre le tableau suivant, relatif à des expériences faites sur les poip, en soucoupes à 10 graines, avec ou sans O^^e 5 de sulfate de chaux. iir.i. r>^^;„«o ^ans chaux, liac nés. ' . ^, / Avt'C chaux. r>^o;„„,. ) ^^ns chaux. Racnes. J _^,,,c chaux. 0mi?2 Oings img 20""" 22n>m 28">™ 37 mm 71 63 66 6-2 Qmgo OmK5 1">R. 2 1 nim 24mm 31 mm nfimm 70 66 68 52 C'est pourquoi une solution d'acide chlorhydrique à 1/10000*^, nocive par elle-même, devient indifférente et même favorable après séjour do quarante-huit heures sur des graines non encore germées. Les acides libres sont donc, en définitive, extrêmement nui- sibles à la germination, propriété qu'ils empruntent évidemment aux ions hydrogène que renferment leurs dissolutions étendues. Ce fait est d'autant plus remarquable que l'hydrogène étant le plus léger de tous les corps simples, il se trouve en désaccord avec cette opinion, très répandue parmi les physiologistes, que la toxicité des éléments augmente ou diminue en même temps que leur poids atomique. INFLUENCE DES MATIÈRES MINÉRALES SUR LA GERMINATION 127 Les solutions alcalines sont inoffensives, quelquefois même favorables, au même degré de dilution; c'est ce que Ton peut voir dans le tableau suivant qui résume les expériences faites par nous avec des dissolutions étendues de carbonate de soude. Carbonate de soude sur sable [liquide 10 centimètres cubes). Na2 CO'^ . . On>s2 0in?5 l™g V^^ 5'"s Allongements (Pois (10 grains) . 21«"n 21«"n 21™™ 21«»ra 19mm 17mm des racines j Blé (10 grains). . 44 48 46 47 57 64 Le carbonate de soude parait ainsi beaucoup plus profitable au blé qu'aux pois. Tous ces résultats concordent avec ceux que N. Micheels a obtenus en faisant germer des graines dans les deux compar- timents d'un voltamètre à chlorures alcalins (1); le liquide anodique s'est montré moins favorable que le liquide cathodique non pas, comme le croyait cet auteur, par suite d'un effet par- ticulier de l'électricité, mais bien à cause de la petite quantité d'acide chlorhydrique qui est rendue libre par le passage du courant. La conséquence pratique de ces observations est qu'il faut, au moment des semailles, éviter tout contact des grains avec des produits acides, par exemple des mélanges renfermant du superphosphate, et, au besoin, neutraliser ceux-ci par une addi- tion convenable de substances alcalines, comme la chaux ou les scories de déphosphoration. Une pareille addition, déjà recom- mandée par différents agronomes, est d'autant plus efficace que les sels de chaux exercent sur les acides une action anti- toxique toute semblable, comme nous venons de le voir, à celle que nous leur avons reconnue sur les sels métalliques. V. Influence des sels de fer sur la germination. — On n'a pas compris les sels de fer dans l'étude précédente parce qu'il est impossible, à cause de leurs faciles transformations, de savoir à quel état ils se trouvent à un moment donné dans (1) Bull. Acad. royale de Belgique, classe des Sciences, 1913. (2) Comptes rendus, t. 171, p. 218 (1920). 128 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE les solutions où on les a introduits : les sels ferreux s'oxydent, en effet, à l'air, avec une vitesse qui dépend de la composition du milieu et se changent ainsi en composés ferriques, généra- lement insolubles, ce qui modifie à chaque instant leur degré d'assimilabililé ol par conséquent leur activité physiologique. Il était en conséquence nécessaire de les soumettre à un examen plus approfondi, 11 est bien connu que le fer est indispensable à la végétation, mais on sait aussi qu'à certaines doses les sels ferreux sont toxiques, à tel point qu'on les utilise au nettoyage de la terre, notamment à la destruction des sauves. Nous avons recherché quelles sont les limites de cette toxicité et essayé de faire en même temps le départ entre l'action des sels ferreux et des sels ferriques. Comme sel ferreux, on s'est servi du sulfate de fer ordinaire ou du sel de Mohr (sulfate ferroso-ammonique) qui produisent exactement les mômes effets, et comme sel ferrique de l'alun de fer ammoniacal; rappelons en passant que ce sel, en présence d'un excès d'eau, est à peu près complètement hydrolyse, ainsi qu'en témoigne la coloration jaunâtre que pren- nent ses solutions étendues; le fer que renferment celles-ci s'y trouve donc surtout à l'état colloïdal, ce qui constitue, au point de vue physico- chimique, une différence essentielle avec les dissolutions ferreuses, qui sont des solutions vraies. L'expérience, faite par séries de 10 graines (pois gris d'hiver) sur sable, en soucoupes, nous a montré d'abord que le sulfate de fer est nuisible dès la dose de 0^^ 1 par graine et que son in- fluence est, comme d'ordinaire, atténuée par la présence d'un sel de calcium, ainsi que par celle d'un phosphate alcalin, qui favorise la précipitation du sel dissous. Réciproquement le for amoindrit les propriétés excitantes du calcium, ce qui le fait rentrer dans la règle générale énoncée plus haut. 1° Racines sans phosphate. SO* Fe, 7IP0 OniKl nn>82 0'n84 l""» 2'n8 '»""« Sans chaux 22""" 21'"'" 23'"'" 22""" 16'""' l'»"""" 12'"™ 0"'85 Qa. SÔ" . . . ! ! " 70 62 59 54 26 17 15 2° Avec 50^i PO*Kin et u à A 0"! 50 CHARENTE-INFERIEl RE Cozes (M. Vcrneuil). ... 112 57 b 5 5 cOte-d'or Institut œnologique. ... 20 6 G 7 6 Lcveriiois 32 G 6 C 5 YONNE J.a Chaînette 61 17 11 5 6 Vigne de Marcilly 128 18 5 5 5 On voit que le cuivre est universellement répandu dans le sol, mais que, en général, il ne s'y trouve qu'en très petite quan- tité quand la culture ne lui en fournit pas. Les terres arables proprement dites n'en contiennent que rarement plus de 10 mil- ligrammes au kilo; les exceptions tiennent à des circonstances fortuites, telles que la constitution géologique du sol, la nature des engrais qu'on y répand et aussi celle des cultures qu'il sup- porte, certaines d'entre elles exigeant comme la vigne l'emploi d'anticrj'7)togamiques à base de cuivre : c'est notamment le cas des terres du Muséum, qui par leur composition se rappro- chent des terres à vigne parce qu'elles sont assez fréquemment cuivrées. L'étude des terres à vigne est fort intéressante, surtout si on les compare à celles des mêmes localités qui supportent d'autres cultures; encore faut- il tenir compte de renrichissement que celles-ci peuvent subir par les infiltrations ou le dépôt de jtoussières cuivriques résultant de leur voisinage immédiat avec des sols régulièrement traités. La richesse en cuivre de la terre peut alors s'élever, dans ses couches superficielles, jusqu'à 250 milligrammes par kilo, ce qui correspond, pour une épaisseur de 0'" 12 à 0'" K^, à 200 ou 300 kilos de cuivre métallique, soit environ une tonne de sulfate de cuivre cristallisé par hectare. Cette masse de cuivre est d'ail- leurs presque tout entière confinée a la surface de la terre, les couches inférieures, h partir de 0"" 25, n'en renfermant pas )>lus que les terres b céréales ou à légumes. C'est là un résultat d'une grande imjjuilance, car il nous INFLUENCE DES MATIERES MINÉRALES SUR LA GERMINATION 135 montre que le cuivre est incapable de pénétrer jusqu'au soub-sol, ou du moins qu'il ne peut y parvenir qu'avec une extrême len- teur. De ce fait, qui tient évidemment à ce que la terre possède pour le cuivre une faculté de rétention extrêmement puissante, il résulte que ce métal s'accumule à la surface des terres à vigne en proportion d'autant plus grande que celles-ci sont traitées depuis plus longtemps, à tel point qu'on y retrouve la presque totalité du métal que l'on y a introduit depuis l'origine des traitements. En effet, quatre ou cinq pulvérisations à 10 ou 12 kilos de sulfate de cuivre chacune apportent au sol de 12 à 14 kilos de cuivre métallique par hectare et par an, ce qui, après vingt ans de culture, correspond à une moyenne de 250 kilos, bien voisine du maximum auquel conduit l'analyse. Devant la grandeur de ce chiffre, il est permis de se demander si une telle accumulation d'un corps aussi toxique que le cuivre n'est pas de nature à nuire au sol et à lui faire perdre avec le temps sa fertilité naturelle. L'expérience agricole montre qu'il n'en est pas ainsi. A. Girard qui, il y a vingt- cinq ans (1), s'était déjà posé cette question, a reconnu sur différentes cultures que le sulfate de cuivre, môme employé à la dose énorme de 1.500 kilos à l'hec- tare, n'est aucunement nuisible à la végétation; dans ces derniers temps, M. Miège a vu une récolte de pommes de terre profiter de l'emploi du sulfate de cuivre (2), ce qui tient sans doute à une stérilisation partielle du sol; enfin tous les viticulteurs que nou'^ avons consultés à ce sujet sont d'avis que leurs terres se sont plutôt améliorées qu'appauvries depuis qu'on fait usage des bouillies anticryptogamiqucs. Il y a donc sur ce point con- tradiction absolue entre les résultats que donnent, au labora- toire, les expériences de culture en solutions aqueuses, où le cuivre se montre extraordinairement toxique, et ceux qu'on obtient en pleine terre. La raison en est que, dans ce dernier cas, et grâce aux propriétés absorbantes que nous venons de recon- naître à la terre, le cuivre est immobilisé dans le sol d'une façon assez complète pour que l'eau qui y circule soit incapable de le (1) Comptes rendus, t. 120, p. 1147 (1895). (2) Id., t. 164, p. 362 (1917). 135 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE redissoudre autrement qu'à l'état de traces insuffisantes pour que la végétation en souffre. On a vu plus haut que l'eau qui a filtré sur une terre riche en cuivre (Muséum) n'en renferme que 3 centièmes de milligrammes par litre : c'est une quantité que l'expérience montre tout à fait inoffensive en présence de rhaux qui joue à son égard le rôle d'antiloxique. Il n'y a donc aucune crainte à avoir, d'ici longtemps, au sujet de l'emploi intensif des sels de cuivre en agriculture, et, par con- séquent, de l'avenir de nos terres à vigne. Le cuivre dans les tissus végétaux. — Le présence du cuivre a été maintes fois reconnue" dans les cendres végétales ; dans ces dernières années, M, Guérithault la signalait encore chez une quinzaine d'espèces prises au hasard (1), et l'opinion générale était, lorsque nous avons commencé ces recherches, que le cuivre est un élément constant de la composition minérale des plantes. C'est ce que nous avons pu vérifier et c'est un fait qui nous apparaît bien naturel maintenant que nous savons que toutes les terres en renferment; mais, en biologie, il ne suffit pas, pour se faire une idée du rôle qu'elle joue dans les tissus vivants, de savoir que telle ou telle substance y est universellement répandue; il faut savoir comment de plus elle y est répartie. Si elle prédo- mine de beaucoup dans les organes en voie de mortification, il y a bien des chances pour qu'elle n'y soit qu'accidentelle, donc de peu d'intérêt; si, au contraire, elle se rassemble dans ceux qui sont doués delà plus grande activité vitale, on sera en droit de la considérer comme nécessaire à leur édification. Sur ce point de la question, on ne savait absolument rien avant nous; c'est pour contribuer à l'éclaircir que nous avons entrepris le présent travail. Tous les dosages qui sont rapportes dans le tableau suivant ont été effectués par notre méthode au ferrocyanure cuprozin- cique, en partant de 3 grammes de matière végétale sèche, incinérée dans des capsules de quartz, par chauffage à l'air libre avec des brûleurs à bec d'aluminium. Les proportions d'eau sont exprimées en centièmes par rapport à la matière fraîche, celles (1) Bull, des Sciences phannacologiques, t. J8, p. 633 (1911). INFLUENCE DES MATIERES MINÉRALES SUR LA GERMINATION 137 de enivre en milligrammes par kilo de matière sèche ou par litre de jus. Allante Lilas Marronnier Noyer Troène . . . Vigne vierge. Aiicuba . . , Buisson ardent . Fusain du Japon Laurier-cerise . . Eau Cuivre Jeune bois, 10 mai 42 8 Jeune écorce, 10 mai 46 10 La même, macérée vingt-quatre heures dans l'eau » 8 Bourgeons dormants, 5 avril. . 71,3 12 Bourgeons éclos, 10 mai. ... 83,3 10 Jeune bois, 5 avril 42,5 3 - 21 avril 77 8 Écorce, 5 avril 55,6 7,5 Bourgeons ouverts, 5 avril. . . 73,8 7 Feuilles, 8 mai 67,5 8 Fleurs, 8 mai 62,6 7,5 Très vieille écorce » 20 Jeune bois, 4 avril 52,4 4 - 12 avril 58,2 7 Écorce du précédent 52,3 8 Bourgeons dormants, 4 avril. . « 20 - éclos. 4 avril. ... 67 18 Pétioles, 12. avril 87,5 14 Folioles, 12 avril 79 .23 — 1er niai 78 12 Les mêmes, macérées trois jours dans Feau chloroformée. . . » 7 Fleurs, 20 mai 84 16 Feuilles mortes, 20 août. ... » 12 Bois jeune, 10 avril 51,9 5,5 — 6 mai 37,5 3 Ëcorce, 10 avril 55,9 6 — 6 mai 54 5 Bourgeons dormants, 10 avril . 57,8 10 — éclos, 17 avril ... 81,3 13 — épanouis, 6 mai. . . 71,7 20 Bois jeune, 23 avril. ..... 55 6 Jeunes pousses, 23 avril. ... 75 6 Tiges, 29 avril 61 5 Bourgeons, 29 avril ,86 18 Bois jeune, 5 avril 75,3 6 Écorce, 5 avril 72,3 7,5 Bourgeons, 5 avril 81,5 22 Vieilles feuilles, 19 avril. ... 71,7 4 Jeunes feuilles, 19 avril. ... 82 23 Les mêmes, macérées deux jours dans Teau chloroformée. . . » 15 Graines mûres » 8 Vieilles feuilles, 3 mai 53 3 Jeunes feuilles, 3 mai 70,8 12 Vieilles feuilles, 25 avril. ... 68,7 3 Jeunes feuilles, 25 avril . ... 80 12,5 Bois jeune, 12 mai 83,2 6 Bois d'un an, 12 mai 52,8 4 Vieilles feuilles, 12 mai. ... 58 3,5 Jeunes feuilles,. 12 mai .... 79,2 13 138 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Ean Cuirrc Lierre. Pommes de terre Carottes . . . . Épinards . . . . Laitue Romaine . . . . BIA Pois gris . . . . Pois verts. . . . Pois ridés. . . . Fruits. 30 avril \itMlles feuilles, 30 avril . Viiillcs feuilles, 10 mai. . Jeunes feuilles, 10 mai . . Tubercules .lus des mêmes, centrifugé . Jjo même, bouilli . . . . (it-ruies Jus des mêmes, centrifugé. (Racines I Jus centrifugé f Le même, bouilli Feuilles et pétioles. . . . • Jus centrifugé I Le même, bouilli .... I Feuilles • Jus centrifugé ' JjC même, bouilli i Feuilles Jus centrifugé, Haricots flageolets. Prunes Abricots Cerises Fèves Haricots d ' E .s • pagn.-. Ricin ' JjC même, bouilli Grain entier Grain entier 1 Gousses et grains, 28 juin . . ) Fanes encore vertes, 28 juin. . I Gousses et gi'ains, 25 juillet . . ' Fanes encore vertes, 20 juillet, j Grains non mûrs, 2 août. . . . i Cosses des précédents, encore _ vertes .Grains mûrs, 20 août [Gosses des précédents, dcssé- ' chées Grains non mûrs, 2 août. . . . Co.sses des précédents, encore vertes Grains mûrs, 20 août Cosses des précédents, dessé- chées Pulpe du fruit Noyau entier Aninnile Coque (lu noyau ( Amande ' CnrpH' du noyau ( Amande ' Coque (lu noyau {Grains décortiqués ' Téguments \ {Grains décortiqués. Téguments 70 9 62,7 9 62,5 5 77,6 12 72 à 78 4 à 6 » 2 à 3 » 1 84 à 91 18 à 28 » 0, ,25 à 0,75 88 11 » 2,5 » 1 90,5 19 » 4,5 N 0,75 95,4 40 » 1 » 0,75 94,5 14 » 1,5 » 1 » 4,5 » 6 80 7,5(1) 72 9 (1) 85 12 85 12 80,7 11 85,5 9.5 » 11 » 88,5 11 84,8 » 11 » 4.5 91 9 24 8.5 )i 19 I) 5.5 » 13 « » 27 1) 12 II 14 u 5,5 » 5,5 » 3 (Grains décortiqués. ' Téguments . . . . 9 8 (1) Plante récollée sur une terre de l'Yonne, exceptionnellement pauvre en cuivre. INFLUENCE DES MATIÈRES MINERALES SUR LA GERMINATION 139 Ces résultats achèvent de démontrer que le cuivre est bien un composant normal des tissus végétaux; ils ont reçu d'ailleurs une nouvelle vérification dans les travaux plus récents de MM. Fleurent et Lévi (1) et de M. Guérithault (2); ils nous montrent de plus que ce métal se rencontre dans toutes les par- ties de la plante, ce qui prouve qu'il y circule aussi aisément que les autres matières minérales et n'est pas arrêté au passage par les racines, comme l'ont cru certains auteurs. Ils nous apprennent enfin que le cuivre y est très inégalement distribué; d'ordinaire, il est d'autant plus abondant que l'organe considéré est plus aqueux et toujours, à part les très vieilles écorces qui peuvent recevoir du cuivre par les poussières atmosphériques aussi bien que par la sève ascendante, on en trouve davantage dans les parties de la plante qui sont en voie d'évolution rapide que dans celles qui sont mortifiées ou en cours de dégénérescence. Les organes qui se dessèchent en vieillissant cèdent la majeure partie de leur cuivre à ceux qui naissent et se nourrissent de leurs réserves : les bourgeons, par exemple, sont plus riches en cuivre que le bois qui les porte, les jeunes feuilles, chez les plantes vivaces, plus riches également que celles des années précédentes. Chez les légumineuses, les graines contiennent plus de cuivre que leurs gousses, les grains décortiqués également plus que leurs enveloppes, enfin l'amande des noyaux plus que leur coque. Une semblable inégalité dans la répartition du cuivre n'est possible que si ce métal se trouve en dissolution dans le suc cellulaire; on constate, en effet, que le jus extrait par pression d'une plante quelconque en renferme, même après qu'on en a éloigné toutes les particules solides par une centrifugation éner- gique. L'eau chloroformée enlève aux feuilles vertes une partie du cuivre qui s'y trouve, mais ce cuivre dissous est coagulable par la chaleur, comme les phosphates et les matières a buminoïdes, en sorte que les mêmes liquides n'en renferment plus que des traces après ébullition et une nouvelle centrifugation. La principale conséquence de ces recherches est que la présence du cuivre dans les tissus végétaux ne résulte pas, comme on (1) Bull. Soc. Chim., 4^ série, t. 27, p. 440 et 441 (1920). (2) Comptes rendus, t. 171, p. 196 (1920). 140 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE aurait pu le croire a priori, d'un simple dépôt produit par éva- poration de l'eau alimentaire; s'il en était ainsi, on devrait, en eflot, comme c'est le cas pour la silice et le carbonate de chaux, en trouver plus dans les organes âgés, comme les feuilles mortes, que dans les organes jeunes, plus dans l'écorce ou les gousses que dans les bourgeons ou les grains. Bien au contraire, on le rencontre surtout là où l'activité vitale est ou doit devenir la plus grande, comme s'il faisait partie nécessaire de cette réserve où la plante en voie de croissance ou de maturation puise les matériaux qu'elle emploie à la confection de ses tissus ou de ses fruits. En cela, il se comporte comme l'acide phosphorique, la potasse et les matières azotées qu'il accompagne dans tous leurs déplacements, et en présence de ces faits, on ne peut s'empêcher d'éprouver ce sentiment que, occupant les mêmes lieux d'élection, il est peut-être comme eux indispensable à la constitution du protoplasma. C'est une idée qui a déjà été émise par beaucoup de physio- logistes au sujet des constituants rares des cendres végétales et qui a reçu d'éclatantes vérifications de la part de MM. Raulin, Bertrand, Javillier, Stoklasa et d'autres, à propos du zinc, du manganèse et de l'aluminium, dont on ignore d'ailleurs la répar- tition et le mode de transport dans les plantes vertes. Faut- il maintenant y adjoindre le cuivre, et, de plus, placer ce métal au nombre des aliments plastiques qui sont indispensables à la vie cellulaire? C'est une question qui, à la suite de nos recher- ches qui lui donnent une preniière base expérimentale, se pos€ plus impérieusement que jamais et à laquelle on ne pourra ré- pondre que par de nouvelles investigations : question d'ailleurs complexe, car le cuivre peut, dans la plante et dans le milieu où elle se développe, jouer le rôle de catalyseur en même temps que celui de substance alimentaire; nous allons bientôt en fournir la preuve. Mais avant de passer à cette partie de notre travail, il nous parait utile, en jetant un coup d'o'il sur le règne aniuial, de rappeler que le cuivre entre dans la composition de l'hémo- cyanine, la matière colorante du sang des céphalopodes, de môme que, d'après les belles recherches du D"" Delezenne, le zinc entre dans la composition du venin du serpents. Dans lim et l'autre cas, il y a localisation ilii métal actif dans des organes INFLUENCE DES MATIERES MINERALES SUR LA GERMINATION 141 essentiels qui, évidemment, ne sauraient fonctionner sans lui; celle du cuivre aux points végétatifs de la plante nous paraît être, par analogie, un argument sérieux en faveur de l'opinion que nous venon? d'émettre. Le calcium antitoxique du cuivre. — A dose supérieure à celle où il se trouve normalement dans la terre et à part quelques exceptions, comme le Pénicillium glaucum., qui peut vivre encore dans des solutions de sulfate de cuivre à 9,5 % (Trabut), à 21 % (Pulst) et même 25 % (Le Renard), le cuivre est toxique à un très haut degré pour les plantes supérieures, les algues et un cer- tain nombre de mucédinées. Cette action peut être partiellement combattue par les sels de chaux, et M^i^ Robert, dans sa thèse, a particulièrement insisté sur ce rôle important du calcium, qu'elle a étendu aux sels de potassium, d'ammonium et de magnésium. Nos recherches personnelles ont encore élargi le ' cercle des connaissances acquises sur ce point en montrant que l'influence du calcium a sa réciproque, c'est-à-dire que si l'on met ce métal en présence d'une autre substance, vénéneuse ou même favorable, chacun de ces deux corps atténue l' effet que produirait l'autre s'il était seul, par une sorte d'antagonisme qui parait être d'ordre très général et dont les propriétés anti- toxiques du calcium vis-à-vis du cuivre ne sont qu'un cas parti- culier. Nous avons voulu aller plus loin et voir si ces phéno- mènes singuliers ne sont pas susceptibles d'une explication rationnelle. A priori, on pourrait croire que si le calcium amoindrit l'effet du cuivre, et inversement, c'est parce que la présence de l'un empêche ou retarde la pénétration de l'autre : interprétation qui trouve un appui dans ce fait, démontré autrefois par M. Pel- let (1), que la somme de matières minérales salifiables que ren- ferme une même espèce végétale est à peu près constante. Nous avons donc recherché et dosé ces deux métaux dans différentes plantules cultivées en présence ou en l'absence de cuivre (2). (1) Annales de Ckim. et de Phrjs., 5^ série, t. 17, p. 145 (1879). (2) Le dosage des très petites quantités de calcium que nous avions à déterminer a été fait par titrage au permanganate, en présence d'un peu d'acide sulfurique, de Toxalate de chaux précipité dans la liqueur, amenée 142 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE En l'absence de cuivre, les pois en germination absorbent rapidement le calcium (à l'état de sulfate), en proportion d'au- tant plus grande qu'on leur en offre davantage; ils n'en profitent d'ailleurs que jusqu'à une certaine limite, au-dessus de laquelle un excès de chaux ne produit plus guère d'effet et peut môme, comme chez les plantes calcifuges, devenir nuisible. C'est ce que montrent les résultats suivants, obtenus avec des cultures faites en tubes de quartz ou sur sable. Dans le premier cas, comme dans les tableaux qui précèdent et ceux qui suivent, les poids de sulfate de chaux employé sont exprimés en milli- grammes par litre de liqueur, dans le second, en milligrammes par germoir à 10 graines. 1° Tubes de quartz {16 jours). Eau pure O-neSCiSO* 5<»r CaSO* 50>".CaSO* lOO"cC«SO* Racines 32"»'» eS»"™ 119™'» 126'nm iiomra Tiges ... ^ .... 19 48 159 15'i ICi Durée de la croissance . 3 jours 7 jours 10 jours 11 jours 12 jours 2° Germoir s à sable. Après 3 jourt Après 5 jours Après 7 Jours CaSO-» inilial Longueur fa^o^ Lon(ru''or c,co4 Longueur fasn4 **'• abborlié '^.*' absorbé ^?^ absorbé racines racines racines 0™8 25 )) » ^S»»™ 0™B13 Si™"" O'WKIG 50 27»'» O-n^Sl 58 42 73 44 1 » » » 51 73 71 91 En présence de cuivre, les résultats ne sont plus exactement les mêmes suivant qu'on opère en soucoupes ou en tubes. Le sable renfermant cinq fois moins de liquide que les tubes, qui d'ailleurs ne supportent qu'une seule graine alors que les ger- inoirs en renferment dix, la quantité de cuivre contenue dans le sable va en décroissant au fur et à mesure de son absorption et il arrive un moment où le milieu cesse d'être toxique : alors la plantule reprend une nouvelle vigueur et on voit se former de nombreuses radicelles qui s'étalent sur le sable et s'allongent par évaporation au volume de 2 centimètres cubes, et rassemblé par cen- trifugalion au fond d'un très petit tube à essai. On peut iiiiisi reconnaître l/5no de milligramme de sulfate de chaux et le doser sûrement à 1/206 (jg milligramme près. INFLUENCE DES MATIERES MINERALES SUR LA GERMINATION 143 jusqu'à dépasser de beaucoup la racine principale empoisonnée. Ce phénomène ne s'observe plus dans les cultures en tubes, qui sont alors plus régulières, surtout si Ton a soin, comme nous Tavons fait dans les expériences que nous rapportons ci- dessous, de remplacer leur contenu tous les deux jours par une solution neuve. Ajoutons que toutes les fois que la proportion de cuivre est un peu considérable, supérieure, par exemple, à celle que renferment 0™§ 5 de sulfate anhydre, l'action toxique du milieu se manifeste, non seulement par un arrêt de la croissance, mais aussi par un brunissement des racines, qui est d'autant plus accentué qu'il y a moins de chaux : première preuve de l'action antitoxique de celle-ci. Eaa pure 1° CULTURE SUR SABLE. Om^JaCaSO-t 0ms25CuS0-l O'ngjôCuSO^ 0m525CuS0* OmpJÔCuSO* «•ngîsCuSO* seal seul 0,23 CaSO* K.aCaSO-t 1 CaSO-t 2 CaSO-l Racines. . 26mm ggram Radicelles, rares rares Tiges. . . 26ni°i 31™^ CaSO^ absorbé . » » Racines. . Radicelles. Tiges . . . CaSO"* absorbé . 26mm 76mm rares rares 34mm 37mm » 0^820 Après 6 jours, 25mm 36mm rares peu abond. 28nim 30ni«' ), 0n'8i2 Après 9 jours. 25mm courtes 29mm » 28mm 33 33 0mgl3 3|mm 32mm 33mm plus aboDd. plus abond. plus abond. 27mm 33mm 3jmm Omg39 0^073 img49 35mm 40 34 0mg40 3lmm 38 34 0ms89 2° CULTURES EN TUBES {14 jours). Omsl CuSO* senl Oinfc'l CuSO-l O.aCaSOl Racines. . Radicelles, Tiges 39«"îi Durée de la croissance. . 2 jours 27mm rouges 48™«» incol. puiiclilormes 3 33mm 0"iB4 CoSOi a CaS8* 82«im incol. 4 99 4 jours 8 jours ' Omgl CuSOl 50 CaSOl 92mm in(oi. 8 126 10 jours 35mm 43 39 imsGO OniBl CuSOl 100 CaSfll 9 2 «11» incol. 12 149 13 jours Ces chiffres font voir, d'abord, que l'action favorisante du calcium est limitée, ce que nous savions déjà; ensuite, et c'est là le point le plus important de cette discussion, que son absorp- tion n'est aucunement influencée par la présence du cuivre. Celle du cuivre ne parait pas non plus être grandement empêchée par la présence du calcium; c'est au moins ce qui résulte de 144 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE l'expérience suivante, faite en tubes de quartz, dans laquelle on a fourni aux graines, sous forme de sulfate, 0"*^ 06 de cuivre métallique. Après douze jours de culture, on a dosé ce métal dans les racines et les tiges des jeunes plantules, ainsi que, pour vérification, dans les liquides résiduels. Oms 1 CuSO* «pul 0">6 1 CuSO* -|- SO'nj CaSO« — "^^^"^^^^^^^^^^-^^ '^ — ^ — ^"^^^^^^^^■-^-''•^^_^^^^^^^^^— ^^-^ Racines Tige» I.iquidea llaciaes Tigrs Liquides Longueur des or- ganes 26'"'" 23°"" » 74mm 119mm „ Cuivre dosé. . . 0'ng025 Un^sooS 0'"8030 0'"8022 O^isOlO 0'"8020 Radicelles. . . . rares et punctiformes nombrrusu de 12 à 14"»'» Durée de la crois- sance 2 jours 9 jours Tout au plus pourrait- on dire, en voyant le cuivre se porter de préférence vers les tiges lorsqu'on l'associe au calcium, que ce dernier métal, en facilitant la diflusion de son antagoniste, lui permet de se répandre dans un plus grand volume et par suite l'empêche de s'accumuler localement en proportion dan- gereuse. C'est peut-être la raison de son influence antitoxique; en tout cas, celle-ci, contrairement à l'idée préconçue qui nous avait servi de point de départ, ne semble pas due à un ralentis- sement notable de la pénétration du cuivre, pas plus que la toxicité du cuivre n'est due à un ralentissement de la pénétra- tion du calcium. 11 ne nous reste plus alors à formuler qu'une hypothèse à son égard : c'est que l'effet qui nous occupe et qui vraisemblablement n'est qu'un cas particulier d'un phénomène beaucoup plus général, doit être en rapport avec l'action qu'exer- cent individuellement les différents métaux sur les diastases et les substances colloïdales qui sont en conflit au cours de la germination. Le cuivre antitoxique du fer. — Nous avons vu précédemment que le phosphate monopotassique constitue un bon antidrilr du sulfate de fer; il en est de môme du cuivre, qui agit bien plus énergiqucment encore, aussi bien que pourrait le faire une matière fertilisante. Nos expériences ont toutes été faites en milieu liquide, ce qui exclut la possibilité d'une stérilisation partielle semblable ù INFLUENCE DES MATIERES MINÉRALES SUR LA GERMINATION 145 celle qui a été observée avec la plupart des antiseptiques dans les cultures en pleine terre. Elles ont porté sur trois espèces végé- tales différentes : les pois gris, le blé et la laitue. Cette dernière a été cultivée en fin de saison dans des flacons de 500 centi- mètres cubes, à l'intérieur d'une serre qui, malheureusement, n'a pas pu être chauffée, faute de combustible; le soleil faièant en outre le plus souvent défaut, la végétation est restée assez languissante, cependant il y a eu assimilation, les récoltes pesant, après trente- trois jours, environ quinze fois plus que la semence. Les pois et le blé, à cause du froid, ont été cultivés à Tétuve, dans des tubes de quartz (on pourrait, aussi bien dans, ce cas, à cause de la haute minéralisation du milieu, se servir de tubes de verre), à la température de 19 à 20°. Dans ces conditions, qui ne pouvaient fournir que des plantes étiolées, il n'y avait aucun avantage à prolonger l'expérience; on l'a alors terminée après neuf i ours seulement, non compris vingt- quatre heures de trempage préalable et deux jours de germination sur sable, en soucoupes. La composition des liqueurs employées est indiquée pour un litre, en tête des tableaux qui résument nos observations; la proportion de fer était assez forte pour rendre le milieu peu favo- rable, ce qui, du reste, est une condition de réussite de l'expé- rience; il s'est même trouvé légèrement toxique pour les jeunes laitues, dont les racines ont cessé de s'accroître dès qu'on les a transportées du germoir dans les flacons de culture sans cuivre. Les nombres qui suivent représentent la moyenne de 10 me- sures individuelles pour les pois, de 5 pour le blé et de 8 pour la laitue; les poids de sulfate de cuivre sont exprimés en sel anhydre. r•^rr^r^r^o;t;^r. ^ûio i;^„^„„ / Nitrate de chaux cristallisé. . . . le^" 687 nu't?Ui^e communraux ^ ^^o^phe^te monopotassique 200 Dois et au blé car litre / Sulfate ferreux cristallisé ou poids poiseiaumeparmre. . ^ équivalent de sel de Mohr. ... 040 Pois gris (9 jours) Blé (9 jours) Sans Cu 0"is2 CuSO-4 Sans Cu 0"i62CqSO* Racines 5o^^ 105°^n^ 34°^in 5imm Allongements 35 86 17 37 Tiges 67 78 211 215 ANN. SCIENCE AGRON. — 6^ SÉRIE 1921 10 146 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Laitue {33 jours). Composition î;^^'itrale de chaux. 18^216 Chlorure de sodium 08^044 ,. ^^ ^ ... Sulfate de chaux . 200 Sulfate de magnésie G 090 '"î"*'"'"""^''"'^ ''^Phosphate monopot. 200 Sulfate ferreux. . 200 par litre. SaDiCu On.(,02CuSO-» 0'»sWCuSO* On.t 1 CuSO* Racines 14'nin 5 41'"'" 42'"'» 32'"'" Feuilles 67 86 78 72 Poids sec (8 plants). . 121^8 133"ik 120">8 M)5"'« L/ action du ciiivro est dans les trois cas des plus évidentes : à la dilution de S niilliardièmes (métal) pour la laitue, à dose dix fois plus forte pour les pois et le blé, il modifie complètement l'aspect des cultures, surtout en ce qui concerne les racines qui, en sa présence, s'allongent deux à trois fois plus vite que dans les solutions normales. Ainsi qu'on pouvait s'y attendre, il ne faut pas en exagérer la proportion : à un dix- millionième, le sul- fate de cuivre agit déjà beaucoup moins bien sur la laitue qu'à dose moitié moindre et à plus forte concentration, il se montre- rait certainement toxique à son tour. Cette influence favorable du cuivre, d'apparence paradoxale, mais pourtant certaine, puisqu'elle a été dûment constatée sur trois espèces différentes, constitue un fait nouveau dont il faut maintenant donner l'explication; reconnue seulement dans des milieux contenant du sulfate de fer, il est certain qu'elle est due à une action antitoxique exercée par le cuivre sur le fer au minimum d'oxydation, mais où et comment s'accomplit-elle? Est-ce à l'intérieur des tissus vivants ou plus simplement dans la liqueur ferreuse alimentaire, devenue moins toxique? C'est ce que nous allons voir en étudiant les changements de la com- position que subit cette liqueur quand on l'additionne de cuivre. Action catalylique du sulfate de cuivre sur Voxi/dation à Voir du sulfate ferreux. — On n'est encore que très imparfaitement renseigné sur les rapports qui existent entre la composition d'une solution ferreuse exposée à l'air et sa vitesse d'oxydation; ce que l'on sait de plus précis, c'est que, toutes choses égales d'ailleurs, cette vitesse d'oxydation est plus grande pour les sels de fer à acide faible que pour ceux à acide fort, ce qui tient INFLUENCE DES MATIERES MINERALES SUR LA GERMINATION 147 à ce que, dans le premier cas, l'hydrolyse étant plus avancée, l'action de l'air se porte surtout sur l'hydrate ferreux, plus alté- rable que ses sels. C'est ainsi qu'une solution d'acétate de fer se trouble en moins d'une heure, tandis qu'une solution de sulfate au même titre reste limpide pendant plus d'une journée. Dans tous les cas, il finit par se former un précipité, mélange d'oxyde et de sous- sels ferriques, qui se dépose et diminue d'autant la richesse primitive du liquide en fer soluble. Nous avons dit précédemment que c'est par suite de cette insolubilisation que le sulfate de fer ne conserve que peu de temps sa toxicité quand on le répand sur le sol, et nous en avons conclu que toute subs- tance favorisant l'oxydation du fer doit hâter l'accomplissement de cet effet. Nous en avons déjà trouvé un exemple dans le phos- phate monopotassique; le sulfate de cuivre en est un autre, qui agit bien plus énergiquement encore et à dose infiniment moindre. Cette propriété, que nous lui avons reconnue par hasard, se manifeste avec une extrême rapidité quand on opère avec un sel ferreux à acide faible, comme l'acétate ou, ce qui revient au même, avec un mélange de sulfate de fer et d'acétate de sodium : l'addition d'une trace de sulfate de cuivre donne alors lieu à un trouble déjà sensible après quelques minutes. Dans un mélange de sulfate de fer et de phosphate monopo- tassique, l'action est moins rapide, mais elle est encore très énergique; c'est le cas que nous avons examiné de préférence parce que c'est celui qui se rapproche le plus des conditions de la nature. L'étude de ces phénomènes est d'ailleurs très facile à faire: il suffit de titrer au permanganate, après un même temps d'exposition à l'air, une même proportion aliquote des différentes liqueurs; la diminution de titre fait connaître le poids du métal qui a été suroxydé et, par comparaison des solutions cuivrées au témoin, l'influence cherchée du sulfate de cuivre. Notre première expérience a porté sur des solutions renfer- mant par décilitre 100 milligrammes de sulfate ferreux cris- tallisé et différentes doses d'acétate de sodium, le tout additionné ou non de 0"^° 2 de sulfate de cuivre (supposé anhydre, comme dans tout ce qui va suivre). Les chiffres indiquent, en milli- grammes, les poids du fer qui a passé du minimum au maximum après un ou deux jours de repos. 148 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE lOO-nç CSHSOSNa 200"-e C2H»0i.\a# SOO'ue C»HtO'-'Na SiDi Cil Avi-c Cu San» Cu Avec Cii Sans (mi Avei- Cu Après 24 heures. . 2'"84 S^'O 3">89 6«n85 6"^»3 ?"'k9 Après 48 heures. . 31 5y 5 3 79 77 «9 L'action du cuivre est, comme on le voit, d'autant plus puis- sante qu'il y a moins d'acétate; nous ajouterons qu'elle est notablement affaiblie par la présence d'un très léger excès d'acide acétique ou, u fortiori, d'un acide minéral. L'expérience suivante est relative à des solutions renfermant, pour 100 centimètres cubes, 32 milligrammes de sulfate ferreux et du phosphate monopotassique, avec ou sans O'^e 4 de sulfate de cuivre. Aprèt 24 heures Apre» Sans Cu 43 heures Avec Cu Aprè« Sans Cu 72 heures Sani Cu Ave. Cu Avec Cu 80mKpOUvH2 . (|mK5 img2 ()mB8 2mg'; OniKS 3ing3 320n»gPO* Kir- . 1 1 4 3 1 î) 5 1 5 5 5 Avec un grand excès de phosphate, allant jusqu'à vingt- cinq fois le poids du sulfate de fer, les résultats sont encore les mêmes : l'addition de 0"^^' 2 de sulfate de cuivre à 100 centimètres cubes d'une liqueur renfermant 40 milligrammes de sulfate de fer et 1 gramme de phosphate acide de potassium suHit à doubler la quantité de fer oxydé dans l'espace de vingt-quatre heures. Comme dans le cas précédent, un très léger excès d'acide diminue considérablement la vitesse de la réaction; dans le cas de l'acide sulfurique, ainsi que le montre le tableau suivant, l'effet est déjà très sensible à la dilution de 1/lOOOOC^; l'expé- rience dont il s'agit a été faite sur 100 centimètres cubes de li- queur renfermant 40 milligrammes de sulfate de fer, 200 milli- grammes de phosphate et O'"^ 2 de sulfate de cuivre. l'or oijrE St'CHE DE FRANCE Depuis quelques années, on parle beaucoup des procédés de synthèse industrielle de l'ammoniaque. En Allemagne, c'est le procédé Haber qui a pris le plus d'ex- tension. Il consiste, en somme, à faire passer de l'hydrogène pur extrait de l'eau, et de l'azote pur extrait de l'air sur un catalyseur chauffé à 500°. La réaction a lieu sous la pression de 200 atmo- sphères. M. Claude, chimiste français, pratique aussi la synthèse indus- trielle de l'ammoniaque. En opérant sous la pression de 1.000 atmosphères et à la température de 500°, il obtient des rende- ments qui dépassent ceux que donne le procédé Haber. M. Claude estime qu'on peut combiner la fabrication du car- bonate de soude avec la fabrication de l'ammoniaque par syn- thèse industrielle. Comme on le sait, la préparation de la soude par le procédé Solvay comporte les opérations suivantes : 1° Préparer une solution saturée de sel de cuisine; 2° Transformer la saumure précédente en saumure ammo- niacale (au moyen d'ammoniaque); 3° Faire réagir de l'acide carbonique sur la saumure ammo- LA TENEUR EN CHLORE DE LA BETTERAVE A SUCRE 153 niacale. Dans ces conditions, il se forme du bicarbonate de soude peu soluble dans les solutions ammoniacales et du chlor- hydrate d'ammoniaque (6); 4° Transformer le bicarbonate de soude en carbonate neutre dans un torréfacteur. L'acide carbonique dégagé peut servir pour l'opération (S^). Quant à la solution de chlorhydrate d'ammoniaque {b), elle peut servir à régénérer l'ammoniaque dont on a besoin pour la préparation de la saumure ammoniacale. 11 suffit de la chauffer en présence de chaux. Comme on le voit, avec une quantité déterminée d'ammonia- que, on peut théoriquement obtenir une quantité quelconque de carbonate de soude. L'idée de M. Claude serait donc de livrer directement du chlorhydrate d'ammoniaque à l'agriculture et de demander à la synthèse industrielle l'ammoniaque qui serait nécessaire pour assurer la fabrication du carbonate de soude, c'est-à-dire pour préparer la saumure ammoniacale. La fabrication de l'ammoniaque (synthèse par catalyse) mar- cherait donc de pair avec la fabrication du carbonate de soude, et l'agriculture recevrait du chlorhydrate d'ammoniaque ou chlorure d'ammonium, au lieu de sulfate ou de nitrate d'ammo- niaque. * * On m'a demandé s'il y aurait inconvénient, pour la bette- rave à sucre et pour l'extraction du sucre en sucrerie, à ce qu'on emploie comme engrais du chlorhydrate d'ammoniaque au lieu de sulfate d'ammoniaque ou de nitrate de soude. En d'autres termes, quelle est la teneur des betteraves fran- çaises en chlore? Cette teneur pourrait- elle s'accroître beaucoup par l'emploi de chlorhydrate d'ammoniaque comme engrais? Enfin, les chlorures peuvent-ils empêcher la cristallisation du sucre en usine, c'est-à-dire sont- ils mélassigènes? Nous avons donc commencé à étudier la teneur de la betterave à sucre en chlore. Cette teneur varie forcément suivant les conditions de sol et de culture, suivant les variétés de betteraves cultivées, etc. 154 ANNALES DE LA SCIENCE AÔRONOMIQUE Elle doit être étudiée pour chaque pays et les résultats obtenus dans le passé ne s'appliquent pas forcément à la betterave du moment. En France, Violette, Pagnoul, Georges Ville ont établi que le chlore pris dans le sol par la betterave émigré, pour la plus grande partie, vers le collet et surtout vers les feuilles. D'autres auteurs se sont occupés également de la teneur des betteraves en chlore; ce sont les betteraves françaises actuelles que je veux surtout examiner. Voici comment ont été faits nos essais : Nous allions chercher des échantillons de betteraves (sucrières et fourragères) dans les environs de Goussainville (Seine-et-Oise). Ils comprenaient les racines et les feuilles. Ces dernières étaient séparées des racines au moment môme de l'analyse. Les prélè- vements avaient lieu le matin vers 10 heures et les échantillons étaient apportés à notre laboratoire vers 13 heures. On en commençait l'analyse immédiatement. L'analyse a porté sur les racines décolletées, les collets, les pétioles et les limbes. Sous le nom de pétiole, il faut entendre la tige et la nervure piincipale des feuilles. Avant l'analyse, les betteraves et les collets ont été lavés rapidement à la brosse et essuyés. Les feuilles (pétioles et limbes) n'ont pas été lavées; elles ont été nettoyées à la brosse, puis essuyées avec un linge. Malgré toutes les précautions prises, il peut toujours rester un peu de terre adhérente aux racines et aux feuilles. 11 en ré- sulte une augmentation de la teneur en cendres et de la teneur des cendres en silice et en silicates, puisque la terre contient beaucoup de silice et de silicates. Voici les méthodes d'analyse que nous avons employées, une fois terminée la pesée des racines, des collets, des limbes et des pétioles. Matière sèche. — Elle a été déterminée par doisiccation dans une étuve maintenue à lOS". Dosage du sucre dans les betteraves et les collets. — Il a été fait LA TENEUR EN CHLORE DE LA BETTERAVE A SUCRE 155 suivant la méthode de double digestion aqueuse à chaud Degener- Saillard (1). . Dosage des cendres. — Ce dosage a été fait par incinération dans un four ehaufïé au rouge très sombre. Après le lessivage répété des cendres, le résidu a été calciné jusqu'à ce que tout le charbon soit brûlé (j'ai dit plus haut que les cendres ainsi obte- nues peuvent contenir de la silice et des silicates provenant de la terre restée adhérente aux racines et aux feuilles). Dosage du chlore. — Le dosage du chlore a été fait sur un poids déterminé de cendres au moyen d'une solution titrée de nitrate d'argent et par un titrage en retour avec une solution titrée de sulfocyanure de potassium, l'alun de fer étant employé comme indicateur. Azote total. — Il a été dosé par la méthode Joldbauer. Des échantillons ont été prélevés à cinq dates différentes (échelonnées entre le 26 juillet et le l^'' octobre). Ils compre- naient chaque fois vingt betteraves consécutives, toujours prélevées sur la même ligne du même champ. 26 juillet 13 août 23 août 6 septembre 1" octobre Betteraves sucrières. Eau pour 100 gr 87,34 86,58 85,34 85,06 84,3 Azote p. 100 de mat. sèche. 4,8 3,9 4,00 3,8 3,75 Gendres mat. sèche. ... 15,7 15,3 17,6 20,00 22,00 Chlore mat. sèche . ... » 0,37 0,41 0,93 1,00 Pétioles. Eau pour 100 gr 91,66 90,32 88,74 86,82 85,9 Azote p. 100 de mat. sèche. 2,2 1,7 1,6 1,2 1,3 Cendres matière sèche . . 13,9 10,9 12,00 11,2 11,6 Chlore matière sèche ... » 1,6 1,7 1,7 1,8 Collets. Eau pour 100 gr 83,4 78,24 79,16 » 79,2 Saccharose pour 100 gjr. mat. sèche 45,1 55,1 46,8 » 60,9 Azote matière sèche ..'. 2,1 1,2 1,3 » 1,3 Cendres matière sèche. ,. » 3,5 5,4 » 7,5 Chlore matière sèche. . . » 0,1 0,15 » 0,34 (1) Voir l'ouvrage Betterave et Sucrerie de Betterave^ par E. Saillard de V Encyclopédie agricole, page 85. Baillière. 156 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE 26 Juillet la août 23 août 6 scpleiiibro !<-' octobre Racines. Eau pour 100 gr 82,34 79,44 78,54 75,94 75,3 Saccharose pour 100 de matière sèche 60,6 64,4 67,1 67,6 67,9 Azote matière sèche . . . 1,4 1,1 0,93 0,95 0,95 Cendres matière sèche . . 6,5 » 4,00 3,2 3,4 Chlore matière sèche . . . » 0,07 0,07 0,06' 0,08 CONCLUSIONS Pour aujourd'hui, je tirerai seulement les conclusions sui- vantes qui s'appliquent aux échantillons analysés sans qu'on puisse dire encore si elles sont d'ordre général. Cendres. — La teneur en cendres pour 100 de matière sèche pendant la végétation est allée en augmentant dans les limbes et en diminuant dans les racines. Elle est restée à peu près cons- tante ou a peu varié dans les pétioles et les collets. C'est dans les limbes qu'elle a toujours été la plus élevée. Ceci est d'ailleurs chose connue. Chlore. — La teneur en chlore pour 100 de matière sèche est allée on augmentant pendant la végétation, et cela pour les quatre parties de la plante. Cette teneur a été plus élevée dans les limbes et les collets que dans la racine; elle a été plus élevée encore dans les pétioles que dans les limbes; elle a atteint le maximum dans les pétioles. La teneur en chlore pour 100 de matière sèche de racine s'est élevée au commencement d'octobre à 0,08, ce qui représente environ 0,12 de chlore pour 100 de sucre. Il peut être intéressant de connaître la quantité de chlore que loulient la plante entière (racine et feuilles) pour 100 de sucre dans la racine. Cette donnée intéresse à la fois le cultivateur et le fabricant de sucre : le cultivateur, parce qu'elle précise la quantité de chlore prise dans la terre pendant la végétation; le fabricant de sucre, parce qu'elle indiciue la quantité de chlore entrant dans la fabrication. LA TENEUR EN CHLORE DE LA BETTERAVE A SUCRE 157 Voici donc les chiffres auxquels nous sommes arrivés en tenant compte du poids des différentes parties de la plante et des résultats des analyses au commencement d'octobre : Poids moyen „ Chlore pour 100 JCiflU \ P^, p. 100 ..•*«,, une plante '^ maiiere sèclie Limbes 127 Pétiole avec nervure principale des limbes. . 296 Collets 49 Racines décolletées 530 soit, dans la plante entière, 1,2 de chlore pour 100 de sucre de la racine décolletée, chiffre qui peut varier suivant les conditions de culture. Ces résultats montrent que ce sont les pétioles qui accusent la teneur en chlore la plus élevée. L'observation s'applique aussi aux betteraves fourragères et nous y reviendrons prochainement. Nous nous occuperons en même temps de la solubilité du sucre dans l'eau en présence des chlorures alcalins. Ce travail a été fait avec la collaboration de M. Wehrunsj. 84,3 1 85,9 1,8 79,2 0,34 75,3 0,08 DOCUMENTS OFFICIELS REORGANISATION DES RECHERCHES AGRONOMIQUES EN FRANCE I-Ol DE FINANCE DU 30 AVRIL 1921 PORTANT FIXATION DU BUDGET GÉNÉRAL DE l'exercice 1921 {Journal officiel, 1'''' mai 1921) Art. 70. — Il est institué au ministère de l'Agriculture un office ciiargé de développer les recherches scientifiques appliquées à l'agriculture, en vue de relever et d'intensifier la production agricole. Cet organisme qui prend le nom d'Institut des Recherches agronomiques, est doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière. Vn décret rendu sur la proposition du ministre de l'Agriculture et du ministre des Finances réglera l'organisation et les conditions de fonction- nement de cet Institut et déterminera la nature des recettes destinées à a.ssurer son fonctionnement. * * D'autre part, le Parlement a décidé qu'une somme de 2 millions doit éfre prélevée sur le? 18 millions du chapitre .SO (Oiïices agricoles) du budget du ministère de l'Agriculture, pour l'organisation des recherches agrono- miques et de l'Institut. Krilin, au chai)itie ôG bis du budget du ministère de l'Agriculture, un crédit de l.'«82.(»75 francs est inscrit pour ' Suppléments de traitement non soumis à retenue accordés aux personnels chargés de l'enseignement et (tes recherches scicniifiques dépendant du ministère de l'Agriculture ». REVUE AGRONOMIQUE SECTION I — AGRICULTLiRE Weiser (Stephan) et Zeitschek (Arthur). — Ueber die chemische Zusam- mensetzung- und den Ertrag' des zur verschiedenen Zeit gcschnittenen Griinmaïses {Sur la composition chimique et le rendement du Maïs vert récolté à différentes époques). Landw. Vers. Stat., vol. 97 (192), pages 111 à 130. I. d. : 63604321.15. — Les variations envisagées sont celles qui se sont produites entre l'apparition des épis mâles et la maturité. La teneur en matière sèche du mais vert a été en moyenne de 25,64%. Un maïs qui, à l'apparition des épis mâles, avait une teneur en matière sèche de 12,8% en contenait 20,6% au bout de trente jours. La teneur en cendres, à l'apparition des épis mâles, oscillait entre 0,66 et 1,50 dans le mais vert. La teneur en cendres de la matière sèche a cons- tamment diminué (moitié de la teneur initiale en quatre à cinq semaines). La teneur du maïs vert en matières azotées croît légèrement au cours de la maturation, mais moins vite que la matière sèche. La teneur de la matière sèche en matières azotées décroît constamment au cours de la maturation. La répartition de l'azote entre les amides et les albuminoïdes semble rester invariable. La teneur en substances solubles dans l'éther a passé dans le maïs vert de 0,48 à 0,76 et dans la substance sèche de 3,76 à 2,40, mais la teneur en graisses véritables croît constamment. La cellulose brute croît constamment et à peu près parallèlement à la matière sèche. La teneur de la matière sèche en cellulose brute est ainsi à peu près constante. L'extractif non azoté- est passé dans le maïs vert de 7,0 à 15,7 et dans la uiatière sèche de 54,75 à 62,57. Les hydrates de carbone croissent constam- ment en grandeur relative et en grandeur absolue. Le rendement maximum en matière sèche s'est produit à des époques variables après l'apparition des épis mâles, suivant le climat, les conditions culturales et aussi les variétés de maïs. H .B. MiTscHEKi.icH (Eilh. Alfred). : — Zur Ueberwindung des von Liebigschen Gesetzes vom Minimum {Contre la loi du minimum de Liebig), Landw. Vers. Stnt., Vol. 97, pages 23 à 26. I. d.: 63.54 (0). — Chacun sait que, lorsqu'un phénomène dépend de plusieurs causes, on ne peut déterminer l'influence exercée sur le phénomène par une de ces causes que si l'on élimine l'influence de toutes les autres causes sur ce même phénomène, ce qui se réalise en faisant varier uniquement la condition à étudier toutes les autres restant constantes. 160 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Si l'on applique cette méthode au rendement des plantes, on trouve que quel que soit le facteur pris comme variable, on arrive à la loi suivante : le rapport des accroissements du facteur et du rendement y est proportionnel à la dilTérence entre un rendement maximum A ei le rendement Y, c'est-à- dire que l'on a : " dx C'est le coeffioient de proportionnalité. Cette loi ne s'applique pas seulement au facteur qui est relativement minimum, elle s'applique à tous les facteurs du rendement de la même ma- nière et, par suite, elle est en opposition avec la loi du minimum telle qu'elle a été formidée par Liebig, et plus tard par A. Mayer et E. Wollny. Le rendement maximum A dépend du choix arbitraire de la grandeur des autres facteurs. Si l'un d'eux se trouve à être plus favorable A doit être plus grand et par suite pour un même accroissement de x,on aura un plus grand accroissement de y. On voit ainsi comment le rendement des plantes peut être en même temps sous la dépendance de deux facteurs différents. Ce qui vaut pour le deuxième facteur, vaut aussi pour le troisième, le qua- trième, en un mot, pour l'ensemble des facteurs. Le rendement des plantes n'est pas déterminé seulement par celui des éléments de la production qui se trouve relativement en quantité minima, mais en réalité par l'ensemble des éléments qui contribuent à la production et par la quantité de chacun d'eux, qui est mise à la dispusition îles plantes au cours de la végétation. Yot'NGBLOOD (B.). — Suçgestcd croppln«- Systems for the hliiek huuls oï Texas {St/stèmes (fassolenients pour les terres noires du Tcxiis\. — (L'. S. Départ of Agric. Bur. of Plant Ind., Cire, n» 84, déc. 1911 1. I. d- : 63.191.1.3 (7). — Ces terres noires, à l'état vierge, sont des terres riches à tous les égards, mais après quelques années de culture du coton et des céréales, elles s'épuisent — les engrais chimiques ne leur rendent pas leur fertilité — les meilleurs résultats sont obtenus par l'emploi du fumier de ferme et des légumineuses. La plus grave diinculté provient du développement d'un pourridié (Ozonium omiiivorum) qui attaque principalement le colon et les légumineuses et contre kupiel il n'y a actuellement d'autre moyen de lutte qu'un assolement approprié. L'alfa qui convient à ce genre de terres peut être cultivé avec profit, à condition de ne pas le laisser occuper le sol plus de trois ou (juatre ans. On le fait suivre de blé, mais, avoine et coton. D'autres légumineuses telles que les pois à vaches et le soja ont été expéri- mentées et paraissent pouvoir rendre des services. A, D. Kellev (W. p.) et Thomas (E.-E.). — The cffcets of ak-nli on eltrus trees {Action des sels alcalins sur les orangers et les citronniers). — (Univ. de Californie, Station Agronom. de Berkeley, Bull, n" 318, janv. 1920) I. (1. : (J:{.4I4 (1-2). — Les sols alcalins donnent lieu à une accumulation de sels de soude : chlorure, sulfate et carbonate. Les arbres du genre Cilrus sont particulièrement sensibles à l'excès de ces sels. Le remède consiste daas l'irrigation à condition de ne pas employer d'eaux chargées en chlo- rures qui aggraveraient le mal. L'application de nitrate de soude à dose massive j)eiidi»nt douze années consécutives (l.dOO kilos par hectare et par an) a eu une action stimulante pendant les cinq ou six premières année,s, puis nettement nuisible. Le sol avait accumulé une quantité considérable d'alcali sous forme deriitrale, mais non de carbonate, bien qu'on considère généralement av<;c l'Ecole de Rothamsied que l'application continue de nitrate de soude entraîne la formation de carbonate dans le sol. Mais il faut tenir compte de la différence de climat. A. D. REVUE AGRONOMIQUE 161 Waynick (D, D.) et Sharp (L. T.). — Variations in nitroRcn and carbon in field soils and their relation to the accuracy of ïield trials {Variabilité de Vazote et du carbone du sol. Degré de précision de V expérimentation agri- cole à cet égard) (Univers, de Californie^ Vol. 4, n" 5, p. 121-139, mai 1919). I. d. : 6ïi.0722. — Deux champs d'uniformité apparente ont été étudiés : surface : un demi-hectare, détermination de l'azote total sur 10 ou 20 gram- mes par la méthode de Kjeldahl-Gunning-dosage du carbone total par la méthode de combustion humide d'un des auteurs. Pour l'azote, une seule détermination comporte une erreur probable de 1,66%, avec 25 déterminations, cette erreur est de 0,31%. 11 est pos- sible de fixer la quantité d'azote présente dans un sol avec un haut degré de précision pourvu qu'un nombre suffisant de déterminations ait lieu. Cette erreur de laboratoire peut être réduite à 20 kilos par hectare avec 100 échantillons; elle est alors négligeable vis-à-vis de l'erreur due à la variabilité des échantillons. L'auteur montre que lorsqu'on étudie les varia- tions de certains éléments du sol, il y a lieu de s'assurer que les erreurs d'expérience ne sont pas de même grandeur que les quantités à mesurer, l'exportation d'azote par une récolte par exemple. 11 est nécessaire de constituer un échantillon moyen et plusieurs dosages sur celui-ci. En admet- tant une probabilité de 1 p 30 et une précision de 25 Inlos à l'hectare, l'auteur trouve qu'il faut pour l'azote 317 échantillons dans un cas et 317 dans l'autre. En ce qui concerne le carbone, le chiffre d'échantillons est si considérable qu'il faut se contenter d'un degré de précision moindre. A. D. CoRREvoN (Henry). — Les mousses et les spliaignes dans les cultures [La Nature, 18 déc. 1920). I. d. : 588 (1-2 : 63.— M. Correvon rappelle le rôle important de la mousse dans les forêts pour l'absorption des pluies, ainsi que pour la germination des graines. 11 indique l'application dans la culture des plantes alpines d'un mélange de terreau, sable fin et mousse sèche (de préférence dans le genre Hypnum). Pour la culture proprement dite des plantes alpines, même dans des climats très différents de leur habitat (exemple : Gênes), on obtient d'excellents résultats sur un sol formé exclusivement de Sphagnum. Au jardin alpin de Genève, à Floraire, il existe toute une plate-bande des plantes les plus difficiles à acclimater, qui prospèrent remarquablement sur le Sphagnum. Au surplus, chacun a pu remarquer que les plantes alpines en haute montagne sont sur un sol spongieux. L. R. SECTION III — CHIMIE — PHYSIQUE — MICROBIOLOGIE Canals (E.). — Du dosage du calcium et du magnésium dans différents milieux salins (Bull. Soc. Chim. Fr., t. XXIX, p. 152 (1921). I. d. : 543.7: 546.41 : 546.46. — Le magnésium ne précipite pas en môme temps que l'oxalate de calcium lorsque la dilution de l'ion magnésien est supérieure à l°/oo. On peut séparer le calcium du magnésium enlavant le précipité des oxalates à l'eau bouillante en quantité suffisante. P. N. Malvezin et RivALLAND. — • Procédé de dosage de petites quantités de fer dans les liquides organiques et notamment dans les vins (Bull. Soc. Chim. Fr., t. XXIX, p. 237, 1921) ï. d. : 66.32 : 543.1 : 546.72. — Les sels ferriques sont réduits à l'état de sels ferreux par l'hyposulfite; on utilise comme indicateur une solution de salicylate de soude qui donne une colo- ration violette en présence des sels ferriques, coloration qui disparaît au fur et à mesure que la réduction avance. Cette réduction est facilitée par de5 traces de sels de cuivre. La méthode ne peut servir que pour doser le fer en solutions très étendues. . P. N. A\y. i-CiEsc ; AGioK. — 6' série — 1921 H 162 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE CoiLiN (E.) et GoRERT (L.). — Falsificntion dos conserves d'épinards par la feuille de betterave (Ann. des Falsif., l^*-' année, p. 100, 1921). I. d. : 664.S : 543.1. — Les auteurs inditjuent les caractères macroscopiques et microscopiques des feuilles d'épinards et ('e betteraves (planches dans le mémoire). Pour caractériser la présence de la feuille de betterave dans les conserves d'épinards, il faut retrouver les cellules cristalligcnes, contenant le sable d'oxalate de chaux; l'observation des poils pluricellulaires et des épidermes vient confirmer la substitution. P. N. Mn.i.F.n (P.). — Dosaïc de l'acide pliosphorique s(tluble au citrate dans les superphosphates (Cheiniker Zeilung, 45^' année, p. 178, 1921. I. d. : 6.'t.lU:2.7. — L'auteur signale l'importance d'une agitation d'une demi-heure suivie d'un long repos pour la précipitation du phosphate ammoniaco- magnésien faute de cette précaution, on observe des différences en moins variant de 0,15 à 0,80%. P. N. CiTFusTF.NSF.N (Ilarald.-R.) etFriMîKRo (Niels). — Ueber die Bestlniniung von Kaliuni in Erde und Dunueniittcln {Sur le dosage de ta potasse dans le sol et dans les engrais). Landu'. Vers. Stnt., Vol. XCVII, pages 27 à 56. I. d. : 63 113.2 16*2.7 : 5-47.32. — La méthode au nitrate potassico-cobaltique, telle que la pratiquent les auteurs, donne des résultats exacts et sûrs pour le dosage de la potasse dans n'importe quelle substance, f^lje est. en outre, beaucoup plus rapide et ccononii(iue que la méthode au platine ou au per- chlorate. Pour l'analyse du sol, le procédé indiqué par Mitscherlich paraît donner des résultats aussi bons qu'avec la modification qu'y ont apportée les auteurs, et, lorsqu'il s'agit de la détermination de très petites (juantités de potasse, la méthode au nitrite est la seule que l'on puisse employer. H. B. K'-MPr (Xik)laui). — ■ Die Umsitzunafer des Kaliammoniaksalpeters im Boden (TransformUion du nitrate animoniaco- potassique dans le sol). Landv. Vers. Siai., t. XCVII, pages 195-217. — La méthode employée con>i-;te en principe à ajouter au sol une quantité mesurée de la solution de nitrate ammoniaco-potassique à 10% (50 centimètres cubes pour 200 grammes de terre) et après un temps de contact déterminé, à amener le tout h un volume connu, filtrer et examiner la solution. Les résultats obtenus sont résumés ci-après. Los bases à éléments monovalents, ammonium potassium et sodium subi-;sent une absorption par le sol et les bases à éléments divalcnts, cal- cium et magnésium, augmentent à leur place dans la solution. L'aci le nitrique se comporte autrement que les autres acides, les quantités fixées ou cédée.i à la solution ne sont pas importantes. L'acide chlorhydrique n'est pas fixé. La silice et l'acide sulfurique augmentent d'abord dans la solution, mais finissent bientôt par se trouver totalement ou en majeure partie à l'état insoluble. Parmi les éléments monobasiques, le sodium, pour une faible durée do contact, est celui qui est relativement le plus abondamment fixé, mais cette fixation rétrograde ra[)idement et au bout de quelque temps vient en d«'rnîer rang. La fixation de l'ammonium et du potassivim est très forte dès h', début, croît ensuite lentement et atteint à la fin le double de sa valeur initiale. Avec le temps, l'ammonium e<^t fixé en plus grande propor- tion que les deux autres élèrnifiiis angu.ttifulius L.) de Gaillet [Gnliuin nparine L.) et d'asperge {Asparagus ufficinalis L.) confirment la supposition nïnivnie de la diupsti(»n aniyIoIytîf|UP (Bull. Sor. Chimie Biologique, t. 111, p. 51 . 1921 ). I. d. : ôSl.lDT. — L'autour a étudié Tamylase de la salive, de l'urine et du sang. Cette diastase jouit de la propriété de se fixer sur l'amidon cru. Le culot d'amidon obtenu par lavage et centrifugation saccharifie l'empois d'amidon ou le glycogène contenant des sels minéraux en solution. Cette défixation de i'amylase ne se produit pas par les sels minéraux en l'absence d'em|iois d'amidon ou de glycogène. P. N, Wii.LssTATTER, OppF.NHEiMER et Steidei.t. — La uialtase de la levure {ZeiL^chr. fur phi/siolog. ('hem., t. CX, p. 232, 1920). L d. : .jSL197. — Lors- qu'on tue la levure par le chloroforme ou le toluène, il se forme par voie enzy- matique des acides qui détruisent la maltase. On peut obtenir des solutions riches en maltase à partir de la levure fraîche traitée par une solution ammoniacale. P. N, W'iLi.sTATTER ct Steirei.t. — Déterminât Mui de la maltase dans la levure (Zcitschr. fur phi/siolog. Chem., t. CiXl, p. 157, 192(J). L d. : ÔSl.ll>7. — On peut extraire la maltase de la levure en présence du chloroforme, à la condition d'opérer en présence de phosphates neutres et de phosphates alci lins. D'ailleurs, l'acidité ne détruit pas la maltase (contrairement à la note ci-dessus), mais paralyse son action; en neutralisant l'acide de la macération, on lui rend son activité. Les auteurs préconisent l'emploi de Téther acétique sur la levure fraîche, avec neutralisation par l'ammonia- que. La solution ainsi préparée peut réagir sur le maltose en présence d'un mélange de phosphates. P. N. Faimer,, Net.son et Rheravood. — Influeneo du milieu sur la croissanco do la levure {Americ. Chem. Soc, t. XLlll, p. 191. 1921). L d. : ."iSiMU. — La concentration optima des sels ammoniacaux correspond à la solution dans laquelle le gluten subit le gonflement le plus faible. Les colloïdes favorisent le dévelojipenient de la levure, probablement en jouant le rôle de protec- teurs vis-à-vis des toxines sécrétées par la levure. Le milieu le plus favo- rable aurait la composition centésimale suivante : 0«' 188 de chlorhydrate d'ammoniaque; O*"' 100 de chlorure de calcium; 0"' 100 de phosphate biso- dique; 0»' 040 de carbonate de chaux; 0«' 600 de dextrine et 10 grammes de saccharose. P. N. SECTION IV — ZOOTECHNIE .V respiration eliamher for UirtaQ donieslir aninuils {Chambre respiratoire pour grands animaux domestiques). — E.rperiment Station Record, Editorial, \\'> 'l'i, janvier 1921, pages 5 à 8. L d. : (>:{.({.043. — Dans l'étude des muta- tions d'énergie chez les vertébrés, Tcniplni des calorimètres à resj)iration tient une place fondamentale. Ces instruments pernit-ttcnt de- mesurer (l'une manière précise la quantité de ciialeur tlégagée en un temps donné par un animal dans des conditions déterminées d'existence, en même temps que k's érlianges gazeux, liés au fnnrf ionncincnt de l'appareil res- piratoire du sujet expérimenté, jx-ndant la durée de l'essai. Les ap|)areils de cette nature, suffisamment grands pour permettre d'expérimenter sur di-s hommes ou sur des animaux d'un»» taille voisine ou suf)érieure à celle de rhiminic, sont d'une construction très coûteuse et leur fonctionnement est encore plus onéreux. Pour cette raison, leur emjdoi est demeuré fort REVUE AGRONOMIQUE 167 limité. II n'existe à l'heure actuelle que deux calorimètres à respiration de grande taille; l'un fonctionne à l'Institut of Animal jMutrition du Penn- sylvania State Collège (États-Unis); il a été construit et mis au point par le professeur Armsby et ses collaborateurs. L'autre est à Bonn (Allemagne), et fait partie du laboratoire du D'' Hagemann. A cause de la complication de ces appareils^ leur emploi dans l'étude du métabolisme des granas ani- maux (équidés et bovins) est resté jusqu'à présent limité. Il 3' a quelque temps déjà^ le D' Benedict, clief du laboratoire de la nutri- tion, à l'Institut Carnegie de Washington, parvint à démontrer que le métabolisme énergétique d'un animal, au cours d'une expérience donnée, pouvait être mesuré par la simple détermination de la quantité de gaz car- bonique produite pendant la durée de l'expérience. A la lumière de cette suggestion, le professeur Armsby et ses collaborateurs examinèrent les ré- sultats des expériences qu'ils avaient entreprises avec le grand calorimètre de l'Institut of Animal Nutrition, et conclurent de cet examen que le nom- bre de calories éliminé&s par un animal en un temps donné est une fonction facile à calculer de la quantité d'aliments consommés et de l'excrétion de gaz carbonique pendant la durée de l'épreuve. D'après cette constatation, il est donc possible de calculer d'une manière indirecte la quantité de chaleur dégagée en un temps déterminé par un bœuf ou un cheval, connaissant son alimentation, ainsi que l'importance de ses échanges gazeux. L'on peut, par suite, avec de simples appareil? à respiration, multiplier les expériences de calorimétrie indirecte sur les grands animaux, et faire ainsi un grand nombre de constatations d'une im- portance pratique considérable, ce que ne permettait pas jusqu'alors l'emploi des calorimètres proprement dits. En collaboration avec la Station expérimentale du New-Hampshire, le Nutrition Laboratory de la fondation Carnegie, pour étendre le champ de ses investigations aux animaux de ferme, a entrepris la construction d'une vaste chambre respiratoire, qui fut achevée dans le courant de l'année 1918, et qui fonctionne depuis cette époque. L'appareil en question est du type de Pettenkofer, c'est-à-dire que les échanges gazeux y sont mesurés par l'analyse d'une partie aliquote de l'air circulant à travers la chambre. Cette chambre est en tôle galvanisée, reposant sur une carcasse en bois rigide. Des précautions spéciales ont été prises pour la rendre parfaitement étanche. L'atmosphère est renouvelée avec de l'air pur, puisé à une certaine dis- tance de l'appareil et qui entre dans la chambre par la partie supérieure de celle-ci. L'on prélève pour l'analyse par barbotage dans des réactifs appro- priés le dixième des gaz qui s'échappent par une ouverture située près du plancher. La détermination de l'état d'activité ou de repos du sujet placé à l'inté- rieur de la chambre possède une grande importance aux yeux des expéri- mentateurs, qui ont cherché à rendre comparables autant que possible les mesures effectuées au cours de leurs différents essais. Pour eiïectuer com- modément cette détermination, les constructeurs ont imaginé d'utiliser un dispositif relativement simple, basé sur ce fait que chaque mouvement du corps de l'animal produit un déplacement de son centre de gravité, qui altère matériellement le rapport des fractions du poids du corps suppor- tées respectivement par les deux bipèdes antérieur et postérieur. Le bipède antérieur de l'animal enfermé dans la chambre repose sur une plate-forme mobile, suspendue par des chaînes à un ressort dont on enregistre les allon- gements ou contractions à l'aide d'un instrument approprié. La lecture de la courbe enregistrée par cet appareil permet de constater à première vue si l'animal est resté calme pendant l'essai, ou si, au contraire, il s'est agité d'une manière intense, au cours de son séjour dans la chambre. Cette chambre possède des dimensions suffisantes pour permettre d'y 168 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE expérimentor sur \in bœuf, au besoin pendant vinf,4-quatre heures consé- cutives. Son fonctionnement n'exige que des manipulations simples, aux- quelles peuvent suffire deux expérimentateurs. Le coût de la chambre seule, non compris les appareils de mesure, n'a pas dépassé 150 dollars (c'est-à-dire environ 1.800 francs au cours actuel). Dans la première année qui a suivi l'achèvement de cet appareil, il a été possible d'y poursuivre des expériences sur 12 taureaux, soumis à des ra- tionnements (lifTérents; l'on a pu, au cours de la deuxième année, y étudier le métabolisme énergétique chez des brebis, des veaux et des porcs. Ces nombreux essais, entrepris avec un égal succès, ont montré qu'on pruvait attendre de l'emploi d'une pareille installation des résultâtes fort intéressants, en raison de la diversité des expériences sur le métabolisme qu'elle permet de poursuivre, et du faible coût relatif de son fonctionne- ment. A. L. Wf.iser (Stephan) et Zkitscuek (Arthur). — robor Strohauf»;<-hlios- swnv: {Sur le traitement chimique de la paille) Landw. Vers. Stat.. \u\. .XdVII, pages 57 à 92. I. d. : 63.604329. — Les expériences ont été faites sur le mouton. Elles avaient pour but principal de déterminer la relation entre la quantité de soude caustique employée et la valeur nutritive de la paille c?insi traitée dans le procédé de Lehmann et sous pression. Les essais effectués démontrent (|ue le mo(!e de traitement le plus avan- tageux consiste à employer pour 100 kilos de paille brute, environ 1*f«5de ^cude caustique à 96% et 200 litres d'eau. La durée de la chauffe est de quatre heures sous quatre atmosphères. On obtient ainsi un fourrage à réaction nettement acide, d'odeur agréable, appétis.'j nt et dont la valeur nutritive (abstraction faite qu'il ne contient pas de protéine digestible) est équivalente à celle d'un foin de bonne cua- lité. Le traitement de la paille sans pression, mais avec beaucoup de soude caustique (24 kilos do soude pour 288 kilos de paille) est moins avantageux que le procédé décrit. Lu paille ainsi traitée possède la propriété d'être un facteur d'épargne des albuminoïdes. L'action comparée de la soude et de la pression montre que la cuisson sous prc'sion sans soude augmente considérablement la digostibilité de la paille brute, mais dans une mesure qui est loin d'être aussi grande que l'action simultanée de la soude et de la pression. L'addition de sel marin (.sans soude) a eu un effet défavorable. Le remplacement de la soude par la chaux ne présente que des inconvé- nients. H. B. Weiser (Stephan). — Ueber Maïs Entkeimung {Dégermage du maïs). Lnndw. Vers. Stat. Vol. XCVIl, pages 93 à 110. I. d. : 63.315. —Ce déger- magp s'effectue par une série d'opérations de meunerie. On obtient pour 100 kilos de maïs de 6,5 à 10 kilos de germes. La teneur eu huile de ces germes est en moyenne de 24%. Le dégermage n'a qu'une faible influence sur la valeur nutritive du maïs. Des expériences d'alimentation ont montré (jue 100 kilos de maïs entier tquivalent à lO'MO'i kilos de maïs tlégermé. Les germes s'altèrent assez facilement. La matière giasse subit un dédou- blement, et la teneur en acides gras libres croît trè.s rapidement. Vu chauf- fage à 7.'). — Ce travail est consacré à l'étu.le bi(tlogi(pie du lihizogltfphu.s^ hyminthi Boisd. (Banks), acarien .53. — Contrairement aux affirmations de Millardet [Traitement du mildiou et du rot, 1886), les auteurs ont montré, dans des notes antérieures {€. B. Acad. Se., t. CLXXI, p. 3f.O et 737, 1920) : 1" Que par l'action de la chaux sur le sulfate de cuivre, il se forme d&s sulfates basiques de cuivre; 2" Que le sulfate basifiue et l'hydrccarbonate de cuivre ne peuvent donner que des .'•olutions bien inférieures à l'ordre du millionième avec les eaux de pluie; 3" Qu'il était possible de faire vivre le mildiou sur des solutions de sels de cuivre à acidc-s cdintiialtlenient choisis. Les conidies du mildiou peuvent germer, libérer leurs zoospores et ces zcospcres peuvent évoluer et germer à leur tour dans une solution conte- njtnt de l'hydrccarbonate de cuivre dissous dans le carbonate d'aniinn- niii(iue. L'action des bouillies anticiyptf gî miques n'est donc pas due au cuivre ainsi qu'on l'avait ai'niis ju.'qù'à ce jour; et l'on peut envisager la possi- bililé (.e la siinpressicn C\x cuivie di;ns les bouillies anliciyptoganiiques. P. N. Ebiksson (J.). — l-aîju? {Quatrième Confér. intern. Génétique^ 1911, p. 101-131 et 19 fig.}. 188 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE et des conditions variables de la maturité, la forme des poils est beaucoup mieux définie, plus constante et plus sûre, dans la diagnose, que la forme des ovaires et des grains. On doit donc subordonner la forme du grain, caractère commercial de haute valeur, à la forme des poils, caractère botanique précis, mais sans portée directe pour le consommateur. Il arrive même qu'on rencontre des altérations dans la concor- dance de caractères généralement associés. Les sortes du type Chevalier à poils courts et à grains globuleux sont tardives par rapport aux sortes du type Ilanna à poils longs et à grains ovales qui sont précoces. Une sorte (0.190) de Bourbourg pos- sède des ovaires globuleux; elle est tardive comme les Chevalier ; mais elle doit être classée dans les types Hanna parce que tous ses grains portent sans exception des poils longs; la forme des grains et la précocité sont subordonnées. 4. ludépeudancc des caractères. — Les caractères subor- donnés, mais régulièrement et constamment associés, peuvent et doivent être, dans une étude de l'hérédité, traités comme un ensemble et, pour la commodité du contrôle, il est indifférent de prendre l'un ou l'autre pour la définition de la sorte et de ses dérivés. Il est possible de trier à la loupe 500 grains d'orge à l'heure et il faut le même temps pour mesurer la compacité de vingt-cinq épis. Dans le travail de comparaison des lignées, on est en droit de se limiter au contrôle du caractère qui se prête le mieux aux observations rapides, ici, à l'examen des grains, à la condition toutefois qu'il n'y ait aucun doute sur la connexion des deux attributs. Le doute ne peut être levé que si l'on prend soin, pour chaque lignée cultivée dans des conditions différentes, de vérifier chaque année la liaison des caractères. Aussi, dans la préparation des sortes pures d'orges destinées à la brasserie, le contrôle de la pureté des grains est toujours complété par l'examen d'une vingtaine d'épis non choisis et prélevés dans le même lot. Cette précaution m'a paru indispensable, à partir de 1905, après avoir constaté qu'une sorte pure de Svalôf, l'orge Svanhah, se com- portait dans les cultures de la Somme et de l'Eure-et-Loir, comme un hybride incomplètement fixé. ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 189 Néanmoins, lorsque les sortes ont été suivies pendant quatre ou cinq années dans le champ d'expérience et que la concordance des caractères a été absolue,, on est en droit de se limiter, dans des épreuves commerciales, au seul contrôle des grains, avec la précaution de faire, pour chaque période de trois ou quatre années, une épreuve de tous les lots en culture. En fait, parmi les quarante sortes multipliées pour la grande culture par la Société d'encouragement, je n'ai constaté aucune déviation à la règle prévue. Il faut d'ailleurs signaler ici que les épreuves de cette nature ont porté exclusivement sur des sortes de paumelle classées dans l'espèce Hordeum distichum nutans qui présente, avec les Escourgeons {Hordeumtetrastichum pallidum) une régu- larité spécifique remarquable. La règle n'est plus valable pour un certain nombre de sortes, au moins aussi nombreuses que les sortes stables, isolées dans le champ d'essai et rejetées avant leur introduction dans la grande culture, précisément à cause de l'irrégularité légère et passagère, ou constante et généralisée, de la liaison des caractères. Il faut bien se rendre compte, à ce propos, de la valeur des réserves faites par Jordan; il y a des règles de corrélation indiscutables pour certaines lignées, et la présomption est forte, lorsqu'on les a établies pour quelques types bien tranchés, qu'elles s'appli- quent à un grand nombre d'autres lignées. Mais pas à toutes, du moins dans les céréales soumises par la culture à des conditions de croissance uniformes qui atténuent en partie la variabilité des types. La diversité peut n'apparaître qu'en certaines années exceptionnelles. En France, la multiplicité des centres de culture d'orge, la variété des terrains et des climats fournit une telle quantité de lignées distinctes qu'il est relativem.ent facile de trouver un choix suffisant aux besoins de l'agriculteur et du malteur en se limitant à l'étude des sortes bien équilibrées où la concor- dance des caractères est complète. Mais c'est avec regret que j'ai négligé de remarquables lignées irrégulières, telles que les orges Cisterciennes, classées toujours parmi les meilleures par l<^a brasseurs et cependant instables au point de vue des caractères de contrôle. Pour certaines régions, à terrain ou à climat spécial, telle que le centre d'Issoudun, la corrélation des 190 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE caractères dans les types locaux est au contraire tellement étroite qu'il me paraît nécessaire de l'altérer en quelque mesure pour obtenir une sorte (jui donne satisfaction aux exigences légitimes des malteurs. Les règles de l'hérédité alternante, découvertes par Mendel, fournissent un critérium très sûr de la corrélation absolue, ou de l'indépendance relative des caractères. J'ai insisté longue- ment sur ce point dans plusieurs ouvrages, et l'étude actuelle en fournit de nouvelles preuves. Pour se rendre compte du degré de liaison des caractères, généralement associés, pour ce qui concerne une sorte pedigree donnée, il suffît de faire l'épreuve par le croisement de la lignée sur laquelle on a un doute avec une lignée, aussi voisine que possible, pour laquelle on a une certitude de liaison absolue. Autrement dit, il faut posséder dans ses collections des lignées types, garanties et régulièrement contrôlées, qui n'ont souvent aucune valeur culturale, mais qui sont les réactifs indispensables pour évaluer la plasticité d'une sorte douteuse. Parmi les orges à deux rangs à épis arqués, la sorte 0.236, par exemple, ii/a servi de réactif pour l'analyse de sortes douteuses, telles que l'orge de Bourbourg {0.190). Lorsque les caractères étudiés sont en liaison absolue, par exemple maturité tardive, ovaire globu- leux et poils de l'axe de l'épillet cotonneux de la sorte 0.431, en les combinant par le croisement avec la sorte ^.2o6qui aies carac- tères opposés la disjonction en deuxième génération doit donner une répartition de l'unique couple des caractères selon les pro- portions 3:1, ce qui a été vérifié (tableau I); mais si la liaison est imparfaite, il est probable que la répartition se produira d'une façon irrégulière, suivant les proportions 9 : 3 : 3: 1, par exemple, si deux caractères sont indépendants. Il est nécessaire avant toute analyse de ce genre de constater par un nombre d'épreuves aussi élevé que possible qu'on possède quelques réac- tifs ou sortes pures donnant régulièrement les disjonctions selon le mode mendélien. Car, le plus souvent, pour un grand nombre de sortes appar- tenant à la forme d'orges à deux rangs à épis dressés, par exemple, les règles mendélionnes sont en défaut, et fournissent un doute sérieux sur la stabilité de la lignée et sur la concor- ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 191 dance prolongée des caractères corrélatifs. En 1904, je l'ai déjà signalé, j'ai été très fortement surpris de constater qu'un lot d'orge Sçanhals, cultivé pour le compte de la Société d'encou- ragement par M. Cassarini, à Auvers-le-Hamon (Sarthe) four- nissait 76% de grains du type et 24% d'un type différent; dès cette époque, j'ai affirmé que la sorte Sçanhals, purifiée à Svalôf et contrôlée pendant des dizaines d'années dans la Sta- tion, qui se comportait correctement dans les champs d'essais des environs de Paris, dans les cultures de M. Sciiribaux et de M. Malpeaux, à l'École de Berthonval (Pas-de-Calais), à Clion (Indre), etc., devait cependant être retirée de la culture. Un lot de semences de même origine cultivé à la Coudre de Bazouges, près de Château- G ontier, confirmait ce diagnostic, en fournissant de plus un nombre élevé de plantes nutans. Quel- ques années plus tard, Svalôf faisait connaître l'origine hybride des sortes Sçanhals et Primas, dont la généalogie probable est un croisement accidentel de Vorge Chevalier et de l'orge Impé- rial, ayant donné la variété Diamond, puis les sortes pedigrees Sçanhals [0,506) et Primas (0.706). Il m'a été possible de cons- tater depuis des déviations analogues pour certaines lignées françaises (0.631). Les données réunies dans ce mémoire appor- tent une contribution décisive qui justifie les précautions prises dans l'analyse des corrélations de caractères des sortes propa- gées par la Société d'encouragement. Les changements de climat, d'époque des semailles et des conditions de maturation ne me paraissent pas d'ailleurs étrangers à la manifestation de cette instabilité. CHAPITRE II DESCRIPTION ET SKIIFICITION DES CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES VISIBLES SUR LES (ÎRAINS D'ORGE 5. Caractères des mélanges de graines. — Pour se familiariser avec l'examen des caractères ténus utilisables pour la distinc- 192 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE tion des espèces, il est nécessaire de faire une éducation progres- sive de l'œil et de trier d'abord, dans des mélanges artificiels de grains provenant d'espèces différentes, ceux qui appartiennent aux divers composants. Presque toujours les mélanges artificiels sont décelés par la couleur; les conditions de récolte et de maturité influent nota- blement sur la teinte plus ou moins blanche ou jaune des grains et, lorsqu'un rapide examen donne l'impression qu'un pareil mélange a été réalisé, il est commode, pour étayer sa conviction, de faire agir des vapeurs ammoniacales sur les graines qui bru- nissent toutes, mais avec des modalités qui trahissent les ori- gines différentes des grains traités. Cette méthode ne fournit de bons résultats que si les lots mélangés ont été récoltés en des lieux distincts et dans des conditions climatériques assez diver- gentes; les grains de l'orge mouillée au moment de la fauche ou plus tard offrent une teinte gris jaunâtre prononcée qui tranche sur la couleur blanche ou jaune clair des grains récoltés par temps sec. Comme les modifications de la couleur sont parallèles pour toutes les espèces d'orges, il est impossible d'utiliser ce crité- rium pour distinguer les composants des mélanges naturels qui ont subi les mômes vicissitudes à la récolte. Tout au plus, peut-on distinguer les grains du type Chevalier à leur teinte blanc lai- teux des grains de V Escourgeon lawnçi paille, et on se rend compte alors que la distinction est plutôt duc à la grande différence dans les maturités respectives, les grains d'escourgeon étant trop mûrs, ceux du type Chevalier à peine mûrs. Un certain aspect, qui se traduit parfois par des différences de coloration définies, fournit aussi une indication d'origine. Par exemple, toutes les orges récoltées en année normale dans la région d'Issoudun ont une tendance à donner des grains ver- dâtres et ce pigment parait dû à la transformation par dessica- tion d'un pigment rouge abondant développé dans les cellules superficielles des glumes au cours de la maturité. Les sortes 0.217 et 0.240 isolées dans un lot du domaine de Borderousse présentent ce caractère à un haut degré qui permet de les dis- tinguer à longue distance dans les champs d'essais comparés. Mais la même teinte affecte quelques lignées du type Chevalier (sorte 0.339), originaires de la même région, à un degré moindre ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 193 il est vrai, et même les lots de Prinzess originaires de Svalof et cultivés pendant deux ou trois générations dans les environs d'Issoudun. Par opposition avec ce cas extrême, je signale la teinte blanche souvent remarquable et recherchée par les mal- teurs, qui caractérise les lots récoltés dans la Haute-Loire, entre 500 et 800 mètres d'altitude. Il est possible qu'elles doivent cette qualité à une maturation tardive et lente. Faut-il ne voir qu'un rapprochement accidentel dans le fait que dans la même espèce élémentaire, Hordeum distichum niitansh., les orges de Hanna, très précoces, sont presque tou- jours teintées de rouge brun avant leur maturité, que les orges tardives de Boiirboiirg (0.190), qui ont quelques particularités des Chevalier, donnent au contraire des grains de teinte pâle? Les distinctions sont trop sujettes à des altérations annuelles pour en déduire une conséquence pratique. 6. Caractères des graines délimitant les espèces linnéennes. — La définition des espèces d'orges par Linné et plus tard par Seringe, ScHiJBELER, KôRNicKE et Werner (1885) repose presque exclusivement sur le mode de végétation annuel ou bisannuel, la constitution des épis et la coloration des graines et des glumes. Il est évident que dans l'édification de cette no- menclature, on a surtout recherché l'opposition des caractères qui se conservent bien visibles sur les plantes sèches de collec- tions et d'herbier. La série nigricans, s'il s'agit d'orges à deux rangs, ou nigrum s'il s'agit d'orges à six rangs, est localisée dans les régions chaudes de la Méditerranée et de l'Inde. Du Maroc, j'ai reçu des formes noires qui y sont plus appréciées pour la nourriture des chevaux et pour le rendement que les mêmes séries à grains peu colorés; en brasserie, ces orges n'ont jusqu'à présent pas été appréciées. La couleur noire des balles et du grain est d'ailleurs fréquemment associée au caractère grain nu, qui, lui aussi, est bien défini. Hordeum nudum Linné paraît être une très ancienne forme cultivée de l'orge à deux rangs, remarquable par la grosseur de ses grains, la rapidité de croissance, la faible rigidité de la paille et tout un ensemble de particularités qu'on retrouve dans les espèces à grains nus à six rangs {Hordeum tetrastichum coeleste) AS'", SCIKXCE AG.IO-, — 6» 8ÉaiE. — • 1921 13 194 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE qui serait l'Orge mondée {Ilordeiim mundiim) du Moyen Age. Il est facile de constater que toutes ces particularités sont aussi l'apanage des formes monstrueuses Hordeum trifurcatuvi, ciicul- laliim et tortile, qui ont des affinités marquées avec les espèces d'orges dépourvues de barbes, trouvées en Chine et appréciées en Californie. Il suffit de réunir une collection des lignées d'orges cultivées dans les jardins botaniques pour posséder la majeure partie de ces formes et aussi un certain nombre de leurs hybrides sta- bilisés tels que Hordeum Stendeli-trifurcatum où il est très facile de reconnaître l'influence respective des parents, d'après le seul aspect des grains non brossés. Je n'insiste sur ces espèces, qui sont peu cultivées en France et n'ont pas d'intérêt immédiat pour la brasserie, que pour définir une partie du matériel utilisé dans mes croisements. Néanmoins, il faut remarquer une fois pour toutes, car cette particularité est précieuse dans l'analyse des retours des lignées et fournit des indications sérieuses sur l'ascendance éventuelle des sortes, que toutes les orges à grains noirs offrent des barbes lisses ou presque et que les épines des nervures dorsales sont très atténuées; que toutes les orges à grains mis présentent l'adhérence marquée des glumelles au rachis des épis, alors que les glumelles des orges à grains enveloppés se détachent nette- ment par la base; qu'enfin, dans tous les croisements où inter- vient une orge à grains nus ou un dérivé associé à une orge à grains enveloppés, le rachis de Tépi se brise, caractère que n'offrent pas les parents. J'ai signalé (1) le premier cette par- ticularité, qui est un cas typique d'hijbrid mutation au sens que donne Bateson à ce mot; elle fournit en beaucoup de cas un moyen commode pour reconnaître les hybridations accidentelles et limite la portée des conclusions qu'on pourrait tirer de ces déviations aux règles de l'hérédité. Les caractères d'épis, à deux ou à six rangs, sont beaucoup plus importants pour le sélectionneur européen. Les espèces hexaslichum, tetrastichum diffèrent par la distribution des grains (1) Recherches sur les hybrides d'orges [C. R. Acad. Se, Paris, 1908, t. CXI^VI, p. 1293). ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 195 sur le rachis et les lots purs de ces deux types se distinguent le premier par des grains tous pourvus d'un plan de symétrie, le second, par la proportion de un tiers à plan de symétrie longitu- dinal et de deux tiers tordus dont le point d'attache sur les épis laisse une cicatrice ovale bien apparente sur la face dor- sale. Les grains de l'orge à deux rangs {H. distichum) offrent, au contraire, des bases de grains coupées perpendiculairement à l'axe et ne laissent pas voir de cicatrice sur la face dorsale. L'orge éventail [H. Zeocriton L.) est une espèce répandue dans les jardins botaniques, bien caractérisée par ses épis à deux rangs courts, très compacts, à grains divergents à la base, appliqués contre l'axe au sommet, ce qui entraîne un étalement caractéristique des barbes, à maturité. Un lot de grains purs montre des différences de taille très accusées; les grains de la base de l'épi sont de un tiers plus longs que ceux du sommet, avec des largeurs équivalentes. L'examen de la base des grains permet aussi de les distinguer; le bourrelet, très accusé sur les gros grains, s'atténue progressivement au fur et à mesure qu'on s'élève sur l'épi et il est à peine marqué sur les grains de l'ex- trémité qui présentent une zone d'attache ovale, mais à grand axe horizontal transverse, ce qui les différencie des grains d'es- courgeons. Dans les orges à deux rangs cultivées en Europe, H. distichum L., Schubeler a distingué H. distichum erectum de H. distichum nutans par une série de caractères végétatifs dont le plus impor- tant est la compacité des épis oscillant entre 40 et 55 chez la pre- mière espèce et 20 à 35 chez la seconde. Bien que la compacité soit homogène tout le long de l'axe de l'épi, il y a de fortes chances pour que la première soit un hybride fixé résultant d'un croisement entre H. Zeocriton L. et H. distichum nutans. En tout cas, j'ai obtenu des formes stables offrant tous les caractères de VH. distichum erectum^ à la suite d'hybridations entre les parents présumés. Mais le caractère bourrelet de la base du grain est marqué tout le long de l'épi erectum et, d'ailleurs, il est d'autant plus accusé que l'épi est plus compact, corrélation bien apparente aussi sur les épis Zeocriton. Enfin, la base des grains des//, distichum nutans est atténuée en biseau, sans trace de bourrelet. Je reviendrai sur ces parti- 196 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE cularités à propos de la définition des sortes par la compacité des épis et de l'étude des croisements entre erectum et nutatis. 7. Caractères d'espèces élémentaires d'orges. — 11 faut re- connaître que la distinction entre espèces linéennes et espèces élémentaires est conventionnelle, surtout si on la fait reposer uniquement sur les particularités visibles sur les grains. Mais j'ai indiqué plus haut qu'il faut, dans des études expérimentales sur l'hérédité, adopter les vues de Jordan, à savoir que les espèces élémentaires seules existent et que les espèces linéennes sont des groupements plus ou moins artificiels d'espèces élémen- taires fondamentalement distinctes. Si j'ai présenté les diffé- rents caractères visibles sur les grains en parlant d'abord des espèces linéennes, c'est parce qu'il faut adopter, dans un exposé, le langage conventionnel habituel et aussi parce que je désire mettre en relief, tout spécialement, les deux couples de caractères visibles sur les grains des orges cultivées à deux rangs, découverts par Neergard et utilisés couramment dans les analyses bota- niques d'orges de brasserie. Le premier couple comprend la forme, la distribution et la couleur des poils sur l'axe de Vépillei qui est d'ordinaire entraîné avec le grain après le battage. L'axe est logé dans la fente ven- trale du grain mûr, saillant dans les orges à épis dressés, encastré dans la fente profonde dans les orges à épis arqués. En faisant une légère pression sur le biseau de la base du grain de cette der- nière espèce, on l'oblige à sortir de sa loge et il est facile d'en étudier les caractères (pi. 1, fig. 2 et 3). Cet axe est une véritable ramification de l'épi, mais si Courte, si réduite, qu'on n'y trouve pas en général de traces de vaisseaux. Toutefois, accidentellement, il s'épaissit, s'allonge et porte des traces de glumelles, ou même des glumelles parfaites, embryon de petite fleur dont j'ai donné un exemple {Amélioration des crus d'orges^ fig. 12, p. 87); cet accident est rarement isolé en ce sens qu'il est fréquent d'en trouver plusieurs exemples sur le môme épi, ou sur les épis de même âge d'une même plante. Le fait (ju'on a dérrit un Ilordeum compositum i\ épis ramifiés (Kohnicke) laisse supposer qu'on pourrait par une sélection heureuse fixer cette particularité et obtenir des lignées d'orges ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES , 197 comparables au Triticum compositum. U anomalie est très fré- quente sur les rejets qui se développent après la section des chaumes de premier ordre, lorsqu'on fauche la paumelle ou Tes- courgeon en vert, pour en nourrir le bétail; mais je n'ai pas réussi, dans quelques essais peu prolongés, à constater l'héré- dité de la ramification (Cf. Blaringhem, Mutation et traiima- tisînes, p. 114 et pi. VII, fig. 86). Quoi qu'il en soit, l'axe de l'épillet encastré dans le grain d'orge possède les caractères des pédoncules des épillets avortés qui accompagnent à droite et à gauche chaque grain de l'orge à deux rangs et les poils qu'il porte sont de la nature de ceux qu'on observe sur les axes latéraux et sur les glumes (pi. II, fig. 6). Selon la règle du balancement organique, les poils sont en général d'autant moins développés en nombre et en taille que l'axe de l'épillet a une croissance de plus longue durée, si bien qu'il est plus difficile de déterminer la nature de ces poils par l'examen de l'épi complet que par l'examen de la face ventrale d'un grain. Parfois d'ailleurs le grain se détache sans entraîner l'axe et le brossage des grains l'enlève le plus souvent (pi. I, fig. 4). L'organe est accessoire; pour faciliter le triage des se- mences d'après ce caractère, il faut insister pour obtenir les lots battus et criblés, mais non blanchis par la brosse. Même au cas de la chute de l'axe, il est possible de reconnaître la forme des poils qu'il porte, car ils existent toujours sur les glumellules enfermées avec le grain dans les balles des orges vêtues. Avec la pointe d'une aiguille, on soulève la base de la glumielle dorsale et on détache facilement une des deux glumellules intactes qui définissent la catégorie du grain (pi. II, fig. 7). Dans toutes les espèces d'orges cultivées en Europe {tetrasti- chiim et nutans), on a observé des plantes dont les poils des glumes, des glumellules et des axes d'épillets sont raides, bril- lants, allongés en pointes acérées (pi. II, fig. 6) et d'autres plantes plus rares dont les poils (pi. II, fig. 5 à gauche) sont ondulés, de teinte mate et enroulés à la façon de très courtes fibres de coton, d'où les expressions habitiu elles : poils raides ou poils cotonneux. Neergard a démontré et toutes les cultures expérimentales qui ont été faites depuis ont confirmé que la forme des poils était un caractère d'une fixité remarquable, identique pour tous les 198 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE grains d'une même plante et de tous ses descendants, à moins que la plante n'ait une origine hybride, La présence ou l'absence d'épines sur les deux nervures laté- rales dorsales des grains est le second couple de caractères mor- phologiques qui a retenu l'attention de Neergard et de ses émules. Ce sont de petites productions cornées formées d'un groupement de cellules à parois épaissies qui sont, chez les Hordeum distichum, distribuées très régulièrement, à la suite les unes des autres, crmme les dents d'une scie (pi. II, fig. 10), chez les Hordeum tttrasiichiim et //. nudum, dispersées avec moins de régularité sur le bec du grain et à la base de la barbe. Les mêmes épines bordent à droite et à gauche les bords amincis et saillants des barbes, et on pourrait en induire qu'il suffit de faire glisser les barbes dans la main pour avoir une appréciation suffisante de l'abondance ou de l'absence de ces petites épines sur les nervures dorsales des grains. 11 y a, en fait, une certaine corrélation entre les deux caractères dans le groupe des H. hexas- tichnm à barbes lisses du nord de l'Afrique, qui se comportent dans les croisements à l'opposé des escourgeons pour ce qui concerne ce caractère. Pour les orges cultivées en Europe, il n'y a pas de corrélation étroite entre la répartition des épines sur les l)ords des barbes et la répartition des épines sur les nervures latérales dorsales. L'examen de grains pourvus de leurs barbes des //. tctras- tichum et H. dislichnm montre d'ailleurs que les nervures laté- rales dorsales de la glumelle externe s'évanouissent en quelque sorte avant leur raccord à la barbe, tandis que les nervures latérales ventrales sont, au contraire, dans le prolongement des parties lignifiées et saillantes des barbes. Il n'est pas rare d'ob- server une continuité, pour le moins apparente, dans la distri- bution des épines de part et d'autre des barbes et sur les nervures latérales ventrales de la glumelle correspondante. Or, le couple de caractères épines présentes et épines absentes sur les ner- vures latérales ventrales n'a pas de fixité suffisante pour qu'on puisse l'utiliser dans la séparation des espèces élémentaires. Il y a donc une précaution importante à prendre dans la défini- tion et la limite précise de la zone où il faut reconnaître la pré- sence ou l'absence des épines. ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 199 En suivant la croissance des glumelles dans F épi jeune, on reconnaît que les nervures latérales dorsales apparaissent tard dans la différenciation de la glumeUe, plus tard que les nervures latérales ventrales et on se rend compte que leur développe- ment accusé et complété par une ornementation cornée marque en quelque sorte le complément et la fin du développement de la glumelle. J'ai constaté, d'autre part, que dans la même espèce linnéenne H. distichum (la corrélation est fausse pour H. hexastichiim) et tout spécialement pour H. distichum nutans^ la présence de dents sur les nervures dorsales latérales indiquait une sortie prématurée des barbes hors de la gaine de la der- nière feuille du chaume et une maturation des épis précoces. On sait, d'autre part, que les barbes jouent un rôle considérable dans la transpiration et dans la formation du grain. Il est pro- bable que l'évolution précoce des ornements superficiels des glu- mel es (présence d'épines) est en rapport avec une tendance propre des sortes à la lignification rapide et abondante des tissus. On s'expliquerait ainsi le fait étonnant que la sélection des grains d'orges uniformément pleins, bombés, donnant un malt léger et friable conduit presque toujours (neuf fois sur dix dans mes sélections d'orges locales françaises) à l'élimination des sortes portant des épines sur les nervures dorsales et à maturation d'épis brusquée. Les grains sont mieux remplis, plus réguliers, et à pellicule plus fine dans les sortes à nervures dorsales lisses dont les épis évoluent lentement avec une gradation régulière. 8. Variations accidentelles ou autres des caractères d'espèces élémentaires. — Il serait inexact de supposer qu'on peut classer, dans l'une ou l'autre catégorie : poils raides ou cotonneux, ner- vures dorsales lisses ou épineuses, toutes les sortes d'orges ren- contrées dans les cultures et surtout celles qui sont surveillées dans le champ de contrôle. La règle est très fréquemment va- lable et dans la très grande majorité des épreuves, l'expert n'éprouve guère de difficultés. Mais il y a des exemples, obtenus surtout à la suite d'hybridations récentes, où les déviations sont notables et doivent être signalées. Pour ce qui concerne la forme et la longueur des poils de l'axe d'épillet, je n'ai observé qu'un très petit nombre de formes inter- 200 ANNALES DE LA SCIENJE AGRONOMIQUE médiaires et dans des lots hybrides réalisés à dessein entre espèces très éloignées et divergentes (pi. II, fig. 8). Les poils sont parfois courts, touffus, d'aspect mat; l'axe lui-même offre sou- vent un épaississemont marqué, assez fréquent sur les axes à poils raides, rare sur les axes à poils cotonneux; ce qui me conduit à classer les intermédiaires dans la série des poils raides. Cette convention s'accorde d'ailleurs avec le fait que les poils raides dominent les poils cotonneux dans les disjonctions hybrides et je n'insisterais pas davantage si elle ne simplifiait pas trop la question à mon avis (1), Le couple de caractères, présence ou absence d'épines sur les nervures dorsales des grains, donne lieu à de plus graves et fré- quentes irrégularités. Il arrive qu'un grain porte sur une nervure dorsale, celle de droite par exemple, une série de dents parfaites alors que la nervure de gauche est lisse ou, plus fréquemment, ne porte qu'une dent ou deux, très espacées. En ce cas, il n'y a pas d'hésitation pour le classement du grain dans la série des épineux. Mais il arrive encore qu'un même grain porte une ner- vure parfaitement lisse, alors que l'autre porte une ou deux épines, généralement d'ailleurs fugaces et peu développées. L'expérience a établi que ces grains donnaient presque toujours des plantes irrégulières dans leur descendance, variables selon les saisons, les épines étant plus prononcées dans les années sèches ou sur les terrains à sous- sol calcaire. Dans la pratique des sélections, il faut rejeter les lignées qui présentent ces dévia- tions; elles réapparaîtront certainement (races instables ou demi-races de H. de Vuies) et troubleront les garanties qu'on doit fournir aux lots destinés à la grande culture. Il est intéressant de constater que ces déviations apparaissent régulièrement et sur un nombre illimité de lignées hybrides obte- nues par le croisement d'espèces très divergentes, ou simplement divergentes {Ilordeum distichum nutans avec H. dist. ercctum)^ (1) Pour mettre en évidence les spéciéifés distinctes Naudin (1869) a insista sur la stérilité relative des croisements des formes comparées. Or, les anomalies de poils se produisent, se perpétuent ou réapparaissent périodifjuement, dans les lignées hybrides où les avortements dépillels sont nombreux. C'est précisément dans ces cas qu'il est difTicile d"acroupler les caractères et d'appliquer les règles mendéliennes, d'où difTicullé d'inter- prétation. Annales de la Sciknck agkonomique. L. Blakingrbm. — Etude-t sur les hybrides ff'.trgep. PLANCHE I Fig. Fig. 2. Fig. 3. Fig. 4. Annales dk la Science agronomique. L. Hlakinhhkm. — Efudef sur les hybrides ff Orges. PLANCHE II Fig. 5. Fifj.G. Iig. 7 Kif). 8. i-'ig- 9- Fig 10. ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 201 que la fréquence des déviations est parallèle à la fréquence des avortements d'épillets, qui traduisent des incompatibilités spéci- fiques (Naudin). On est, par extension, en droit de supposer que les lignées parfaitement fertiles, mais à grains irréguliers au point de vue de ces caractères, ont, eux aussi, une origine hybride plus ou moins lointaine. Nous l'avons reconnu pour les sortes d'orges de brasserie du type erectum, distribués comme semences pures par Svalof, telles que Svanhals et Primus. C'est aussi une tendance des Impérial^ des Goldthorpe, et d'une série d'orges remarquables, mais instables au point de vue des épines des grains et de la forme des épis, décrits dans mes cultures expérimentales sous le nom de Cistercienne. 9. Lignées qui doivent être utilisées pour l'étude de l'héré- dité des caractères d'espèces élémentaires. — Les croisements peuvent être faits avec des objectifs différents : ou bien, avec le but de connaître la fixité, les limites de varia- tion et les modes (alternant ou autre) de transmission des carac- tères. Cette connaissance est indispensable pour acquérir les garanties nécessaires à une expertise et doit être faite méthodi- quement pour toute sorte pure pedigree dont l'emploi est recom- mandé pour la vente aux malteurs; ou bien, avec le but d'obtenir des nouveautés, combinant des qualités remarquables de deux parents, dont il faut tirer parti après une série d'épurations et d'épreuves prolongées. Le matériel qui doit être utilisé dans l'un ou l'autre cas est totalement différent. Dans le premier, il faut arriver à des règles aussi rigoureuses que possible et en faire un code d'expertise. Les lignées de contrôle doivent être com.me des réactifs qui, combinés à la lignée douteuse, ne font apparaître que les irrégu- larités de celle-ci, sans apporter par eux-mêmes aucun trouble dans les lois prévues. Dans ce premier mémoire, j'étudie préci- sément l'hérédité des caractères visibles sur les grains pour en tirer des conclusions relatives à la garantie qu'on peut exiger des sortes, au momient de leur propagation dans la grande cul- ture; il faudra donc utiliser un matériel particulièrement choisi et régulièrement contrôlé pour ces caractères. Mais l'avenir, c'est-à-dire la création de nouveautés intéres- 202 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE santés, consiste, d'autre part, à analyser les sortes de choix {Cistercienne, Goldthorpe, Orge de Bonrbour^, etc.) irrégulières, conservées dans le champ d'essai pour leur imprimer, par un croisement convenable qui n'atténue pas leurs qualités, la marque définitive et stable qui permettra d'en faire le contrôle. Les croisements aboutissent à ce résultat et d'une orge G'ster- cienne à grains presque Constamment lisses, j'ai obtenu des lignées stables à grains toujours et fortement couverts d'épines. L'expérience prouve qu'il faut être très réservé dans la propa- gation de ces lignées hybrides; il faut les cantonner dans un centre approprié, avec des conventions d'achat telles qu'on puisse périodiquement renouveler le lot qui jjossède en lui- même une cause fondamentale d'instabilité. Autrement dit, selon l'expression de Jordan, les espèces intermédiaires constitutent la dilTiculté, mais elles existent, et nous ne pouvons que constater qu'elles sont et ce qu'elles sont. Si on veut en utiliser certaines qualités (elles sont généralement très sensibles à l'influence de la culture, des engrais et donnent des résultats remarquables avec les perfectionnements agricoles modernes), il faut ne pas oublier leurs tares originelles. Mais les règles, les garanties doivent être établies, définies avec les sortes les plus pures et les plus honiogênes, analysées de toutes façons en suivant les principes fixés par Mendel (1865) pour définir les lignées pures : (' La valeur d'une expérience dépend en partie du matériel que l'on étudie, et il est indispensable de choisir celui-ci de ma- nière à éviter tous les résultats douteux. Pour une étude de croi- sen ents, il faudra donc choisir dos plantes : 1» offrant des caractères différentiels constants; 2o dont les hybrides peuvent être facilement isolés à l'époque do la floraison; 3'' il faudra aussi éviter les hybrides a fécondité réduite et suivre à chaque génération tous les descendants sans excep- tion. » Je me suis efforcé de suivre ces principes et j'ai fait choix, pour mes croisements, de sortes dérivées chacune d'un seul grain dont la descendance a été suivie au moins doux années souvent cinq, sur plus de cent individus soumis à un contrôle ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 203 rigoureux des caractères visibles sur les grains, des caractères d'épis, des caractères fluctuants de compacité, de nombre de grains par épis et de taille des tiges. Les lignées ont été de plus choisies de telle façon que la fécon- dation ait lieu de bonne heure, alors que Tépi est encore ren- fermé à l'intérieur de la gaîne de la feuille supérieure. Enfin, j'ai laissé pour une étude ultérieure les séries d'hybri- dations qui ont entraîné des avortements partiels des épillets. Il-est impossible de faire un dénombrement et d'utiliser les résul- tats d'après les règles numériques mendéliennes si l'on a un pourcentage, même faible, de grains avortés. Il importe de noter que les disjonctions et les avortements ne portent pas sur l'ensemble des éléments reproducteurs mais sur une partie de ceux-ci et que les pourcentages ne sont valables que si l'on admet que la stérilité affecte uniformément tous les grains de pollen et tous les ovules; il est probable que le contraire a lieu. La vérification des règles de MENDELdoit être complétée par l'observation des lignées en troisième et en quatrième généra- tion. J'en ai suivi un très grand nombre et il en serait fait men- tion dans cette première étude s'il était nécessaire de renforcer les conclusions qui découlent des tableaux numériques donnés plus loin. Il me suffira de dire que les irrégularités en troisième et en quatrième génération n'affectent, dans la très grande majorité des cas, que les lignées qui présentent en deuxième génération des avortements plus ou moins marqués, mais sen- sibles. Il est donc préférable d'en faire l'exposé à propos de l'étude des lignées aberrantes. 10. Nomenclature des sortes pures d'orges. — Les espèces botaniques, les sortes suédoises ont été désignées sous les noms qu'elles portent dans les listes d'échanges de graines. Mais les diagnoses complètes seraient trop longues et encombreraient les tableaux qui résument les résultats des épreuves; j'ai adopté, toutes les fois qu'il m'a été possible, les séries de chiffres qui permettent de classer les sortes d'orges pures indigènes destinées à la brasserie. Je résume ici brièvement ces conventions, expo- sées en détail dans les Rapports de la Société d'Encouragement, et dans Y Amélioratiou des Crus d'orges (1910, p. 80 et 145). 204 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Les numéros des sortes pures pedigrees isolées par mes soins portent toutes un 0, comme premiier indice, suivi de quatre ou de trois chiffres. Au cas où il y a quatre chiffres, les deux pre- miers, au cas où il y a deux chiffres, le premier équivaut à un nom d'espèce élémentaire. Ainsi 0,1... à 0.4... équivalent à //. distichum niitans, 0.5... à 0.8... à //. disiichiim erectiiw,0.8... à 0.12... à //. tetrastichum pallldum qui sont les trois espèces linnéennes d'orges cultivées en Europe. Dans chaque espèce, j'ai distingué quatre combinaisons, selon la méthode de Neer- GABD : poils de l'axe de l'épillet raides et absence d'épines sur les nervures dorsales (groupe a); — poils de l'axe de réjjillet raides et présence d'épines (groupe p); — poils de l'axe de l'épillet cotonneux et absence d'épines (groupe 7); — poils cotonneux et présence d'épines (groupe h). Il en résulte que : les sortes 0.100, 0.185, 0.190 appartiennent à l'espèce élémen- taire H. distichum nutans a; 0.202, 0.219, 0.236 à H. distichum nutans ^; 0.309, 0.310, 0.385 à l'espèce //. distichum nutans y; 0.431 à H. distichum nutans 8. Les sortes 0.501 et M. 42 à //. distichum erectum ol; 0.631 à H. distichum erectum p. Les sortes 0.1201 et 0.1229 à H. tetrastichum pallidum S. Les deux derniers chiffres donnent une expression de la com- pacité des épis, faible lorsque les chiffres sont bas . 0.109, 0.202, 0.501, 0.1201 ; moyenne lorsque ces chiffres sont compris entre 20 et 50, tels que 0.236, 0.431, 0.631, 0.1229; forte, lorsque ces chiffres sont élevés 0.185, 0.190, 0.385. L'importance de ces données apparaîtra clairement dans l'étude de- l'hérédité dos caractères fluctuants; mais il est bon de les souligner ici, pour montrer que l'hérédité des caractères d'espèces élémentaires est, dans une série de cas au moins, indépendante de la compacité des épis, résultat de premier ordre au point de vue de l'utilisa- tion agricole des sortes. Pour faciliter la comparaison de ces données avec les es- pèces botaniques et les sortes pedigrees suédoises utilisées dans mes croisements, je rappelle que Prinzess, Bohemia, Hannchcn appartiennent au groupe //. distichum nutans a; Chevalier II à //. distichum nutans 5; Svanhals à //. distichum erectum a; Primus à //. distichum erectum y; Uordeum nudnm serait ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 205 classé, d'après les seuls caractères envisagés, dans //. distichum nutans ^. CHAPITRE III TECHNIQUE ET RÉSULTATS DES CROISEMENTS ENTRE SORTES PURES D'ORGE 11. Technique des croisements. — Les sortes et les espèces botaniques utilisées pour les croisements furent cultivées en petits lots de 150 plantes séparées par des bandes d'avoine. La régularité de croissance des épis était remarquable pour la plupart des lots, et il a été difficile, souvent impossible, de réa- liser les fécondations réciproques, qui fournissent cependant une justification supplémentaire de la régularité des types, en raison de la différence de maturité des organes sexuels mâles et femelles et des précautions prises pour la castration. Dans chaque lot, cinq plantes mères ont été choisies d'après leur vigueur et leur répartition dans la plate-bande, car s'il est plus commode de castrer les plantes situées en bordure des sentiers, l'excès de vigueur et le développement tardif de talles de second ordre nuit à la bonne foimation des graines, surtout dans les conditions défectueuses de transpiration où les placent les sacs d'isolement. Ceux-ci sont constitués de bandes de papier parchemin mince et très transparent, roulées sur un tube de verre de 2 centimètres de diamètre qui sert de moule, dont les bords sont collés sur 5 à 8 millimètres de largeur à la colle forte, additionnée de un tiers de gélatine pure. La composition de la colle a une certaine im- portance; trop dure, elle devient rapidement cassante ou rend le tube trop rigide; trop liante, elle absorbe l'eau de conden- sation ou l'eau de pluie et ne forme plus une fermeture hermé- tique. On prépare les tubes à l'avance, un mois environ avant l'usage, pour qu'ils aient le temps de sécher convenablement. 206 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Au moment de la castration, on découpe sur place un tube de papier parchemin de longueur double de celle de l'épi mère, qui est encore enfermé dans la gaine de la feuille supérieure ;on enfde le tube sur le chaume, assez bas pour ne pas être gêné lors du dégagement de l'épi hors de la gaîne. L'épi est très fragile à cette époque et on reconnaît généralement par transparence, à travers les glumelles dorsales très tendres et blanc verdâtre, l'état de maturation des étamines. L'examen d'un épillet du milieu de l'épi montre s'il y a lieu de continuer l'opération; les étamines peuvent être arrivées à un degré de maturité tel que la pression des pointes de la pince qui les enlève hors de la fleur fasse éclater les parois et laisse tomber quelques grains de pollen, ou bien les étamines sont encore sessiles et le seul fait de les enlever, même délicatement, détache le très jeune ovaire de la fleur. Dans les deux cas, l'opération serait suivie de forts pour- centages d'échecs et il vaut mieux passer à une autre plante. Pour un chaume donné, et exception faite des périodes orageuses où le développement est plus rapide, on dispose d'environ quatre jours pour faire la castration dans les conditions les plus favo- rables à la réussite. La castration se fait en écartemt légèrement la barbe qui entraîne la glumelle externe, entr' ouvre la fleur où l'on saisit en une fois avec les pinces à pointes platos, les trois étamines visi- bles. L'opération a lieu sur une rangée d'épillets de bas en haut, puis est continuée sur la rangée opposée de la même façon. Chez les orges à deux rangs, il faut enlever avec les ciseaux fins les épillets mâles ou avortés qui encadrent à droite et à gauche les épillets hermaphrodites; chez les orges à six rangs, je préfère ne conserver que les deux rangées d'épillets symétri- ques et supprimer les autres; mais il n'y a pas de raison ma- jeure de suivre cette techuiqut. Dans tous les cas, il faut veiller à conserver aussi intactes que possible les barbes qui sont un puissant organe de transpiration; la suppression radicale des barbes à l'époque de la castration entraîne souvent la mort prématurée de l'épi. La castration terminée, il faut replacer l'épi dans la gaîne et faire glisser de bas en haut le tube de papier qui doit l'isoler. L'extrémité inférieure du tube est amenée au niveau de la base de ÉTUDES SUR LES HYRBIDES d'oRGES 207 l'épi, puis solidement fermée à l'aide d'un fil de laiton souple; l'extrémité supérieure dépasse l'épi de 5 à 8 centimètres; on enlève l'excédent avec les ciseaux et on replie l'extrémité, fermée hermétiquement avec un chevalet en fil de laiton. Avant de fer- mer le tube, on a eu soin d'y introduire une étiquette de papier résistant à l'eau qui porte inscrits au crayon le nom de la plante mère et la date de la castration. Les épis castrés et isolés sont maintenus en cet état durant au moins cinq jours et au plus huit jours. Dans l'intervalle, le chaume s'allonge et il faut périodiquement élever légèrement le tube pour maintenir l'épi en bonne position, droit et sans courbure. L'époque venue de la fécondation, on fait choix de plusieurs épis à point dans la sorte paternelle. Les étamines doivent être gonflées, jaunes ou blanches, et portées sur les filets complète- ment développés; le pollen s'échappe sous la seule pression des pointes de la pince qui saisit une à une les anthères avant de les placer dans la fleur béante. On aperçoit d'ailleurs les stigmates étalés et turgescents, lorsque les épis femelles sont à point, et il est facile de les couvrir de pollen frais. Il faut rejeter comme douteux les épis maternels dont une ou quelques fleurs portent des stigmates jaunes ou fripés; il est possible que quelques grains de pollen échappés de plantes voisines aient accompli la fécondation, comme le prouve parfois le développement déjà avancé du grain; sinon, le stigmate n'étant plus en parfait état, la fécondation croisée n'a pas lieu. Avant de fermer le tube, il faut compléter les indications de l'étiquette par l'addition du nom de la plante père et de la date de la pollination. 11 faut opérer de préférence les matins par temps sec et toujours plu- sieurs heures après la pluie, l'atmosphère humide faisant éclater le pollen très rapidement. Au cours des années sèches, il n'y a pas intérêt à supprimer les barbes après la pollination; mais, si la saison est humide et si on craint l'orage, il est bon de détacher avec les ciseaux toutes les barbes flétries et déchirées, qui se couvrent infailli- blement de moisissures et font perdre une bonne partie des grains hybrides. Les plantes mères sont récoltées entières et en parfaite matu- 208 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE rite; on a soin de leur fixer une étiquette solide portant les indications contenues sur l'étiquette enfermée dans le tube d'iso- lement et il est commode de la posséder au laboratoire lors de l'examen des résultats. A cette époque, il faut vérifier les carac- tères propres de la sorte et conserver la plante mère entière dans un sac de papier solide. Les épis hybrides, examinés pour la première fois à ce moment seulement, sont étudiés immédia- tement et les graines mises en sac dès l'ouverture du tube de parchemin. 11 y a grand intérêt pour éviter les erreurs, à faire l'étude complète en une seule fois, à examiner de près les graines, à noter le nombre des réussites et celui des insuccès. Pour les blés, les phénomènes de xénie sont reconnus à cette époque (1); je n'en ai pas observé d'exemples nettement démonstratifs chez les orges; la coloration des graines et le décollement des glumelles d'enveloppe paraissant uniquement dues aux manipulations. 12. Culture de contrôle des hybrides. — Les plus grandes précautions doivent être prises dans la plantation des graines hybrides dans le champ d'essai, surtout lorsque l'on est conduit à cultiver simultanément et sur un espace restreint un grand nombre de lignées affines. Toutes les lignées hybrides doivent être plantées à la plan- che (2), la position de chaque grain étant automatiquement repérée par la position des orifices équidistants. La planche que j'utilise porte 150 perforations réparties sur cinq lignes de 150 centimètres, écartées de 20 centimètres; les deux lignes bordant la planche sont plantées en Avoine basse, les graines hybrides sont réparties côte à côte, en masse régulière au centre et les vides dus au manque de graines, complétés par de l'Avoine. Après chaque opération, en soulevant la planche, il faut s'as- surer que tous les grains sont restés dans le sol et qu'il n'en adhère pas aux parois des perforations. La plantation à la planche permet de contrôler, avec unepré- c'.sion remarquable, la régularité de germination et décroissance (1) Phénomènes de xénie chez le Blé. C. R. Acad. Sciences, t. GIjVI, 10 mars 19 IH. (2) Rapport à la Société d'Encouragement, 10 avril 1900, p. 12. ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 209 des lignées. Dans aucun cas, je n'ai trouvé de différence sensible entre les levées des hybrides de première génération et les lignées pures parentes, vérification fréquemment signalée de la Règle de Naudin relative à Vhomogénéité de la première génération hybride. Les déviations apparaissent aux générations suivantes et doivent être notées par comparaison avec Tétat des parents cultivés non loin de là. Toutes les plantes hybrides de première génération ont été récoltées une à une et placées chacune dans un sac portant les indications convenables; lorsque les souches ne mûrissent pas régulièrement les épis développés sur les pousses tardives, ce qui arrive souvent pour les hybrides entre espèces éloignées, il y a intérêt à supprimer les pousses vertes ou jaunâtres, à laisser la plante déracinée mais debout pendant quelques jours avant de l'enfermer dans le sac. Mais la précaution de mettre chaque plante dans un sac particulier est indispensable; dans les opéra- tions de transport et de triage, il arrive tant de circonstances imprévues que la majeure partie du matériel serait sans valeur si on ne prenait cette peine. D'ailleurs, chaque hybride doit être étudié pour lui-même et, dans la nomenclature, il faut adopter des numéros ou des lettres sériées qui permettent d'ajouter un indice ou un chiffre pour chaque génération nou- velle. Les détails de la nomenclature ne sont pas négli- geables. Les précautions signalées ci- dessus et beaucoup d'autres que l'expérimentateur se représente facilement ont été prises dans la culture, la récolte et l'examen des lignées hybrides qui vont être étudiées. 13. Résultats obtenus à la suite de croisements entre sortes distinctes par les poils des axes d'épillets. ■ — Les résultats nu- mériques sont représentés dans les tableaux 1 à V, qui doivent être lus comme il suit : On a représenté à part les résultats des croisements réalisés en 1906, en 1907 et en 1908 pour pouvoir tenir compte, le cas échéant, des conditions accidentelles de climat qui peuvent mo- difier les données. Ici, il n'y a pas de variation sensible d'une année à l'autre, mais cette règle est loin d'être applicable aux ANN. SCIENCE ; GKON. 6« SÉRIE. — 1921 14 210 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE hybridal ons qui entraînent des avortements des fleurs ou des organes sexuels. Le croisement réalisé en 190G a été suivi en 1907 (première génération FJ et en 1908 (deuxième génération Fj,); une succes- sion de cultures analogues a été faite pour les hybrides réalisés en 1907 et en 1908. 11 n'est pas fait mention du caractère visible sur F^ parce que dans tous les cas le caractère poils raides a seul été noté; les données numériques sont relatives à F^,. Ainsi, l'hybride entre la sorte 0.185 {Hordeum distichum nutans a, à poils raides) prise pour mère et la sorte 0.431 {H. distichum nutans ô, à poils cotonneux) adonné une plante à poils raidesenFi; GO graines semées en Fg ont fourni 39 plantes, dont 32 offrent des axes à poils raides et 7 des axes à poils cotonneux. L'hybride entre la sorte 0.236 {H. distichum nutans p, à poils longs) avec la môme sorte 0.431 a donné en Fj au moins 7 plantes, toutes à poils raides dont les dispositions individuelles en F2 sont pour les descen- dants de la première plante, 38 individus à poils raides contre 9 è, poils cotonneux; pour ceux de la seconde, 41 descendants à poils raides contre 11 à poils cotonneux; pour ceux de la troisième, 35 à poils raides contre 14 à poils cotonneux, etc. ETUDES SUR LES HYBRIDES D ORGES 211 Tableau I. — Poils raides. — Poils cotonneux. Disjonctions en F^ de croisements entre Sortes distichum nutans. SORTES mère X père GRAINES semées PLASTES récoltëea PLANTES A POILS raides cotonneux A. Croisement en 1906 — Fi {1907) - F^ (1908). 0.1 S5 X 0.431 0.236 X 0.431 0.385 X 0.190 0.431. X 0.185 0.431 X 0.185 0.431 X 0.236 60 39 60 47 60 52 60 49 60 45 60 49 60 51 60 50 30 27 60 36 30 23 60 38 60 37 60 44 60 45 60 51 60 45 60 53 60 49 60 44 343 344 406 408 32 38 41 35 40 38 37 33 21 26 15 24 26 33 29 42 37 43 38 32 262 258 304 306 1 9 11 14 5 11 14 17 6 10 8 14 11 11 16 9 8 10 11 12 81 86 102 102 1.140 I 874 \_8801 660 {660'] 214 [220] B. Croisement en 1907 — F^ {1908) — F^ {1909). 0.190 X 0.310 0.405 X 0.236 0.431 X 0.202 90 60 90 55 90 61 90 60 90 60 90 60 90 60 90 60 60 51 45 30 90 60 90 55 90 60 90 60 176 176 300 300 316 316 1.185 792 [792] 55 36 35 52 38 40 42 48 29 27 43 43 38 50 126 132 220 225 230 237 5 19 26 8 22 20 18 12 22 3 17 12 22 10 50 44 80 75 86 79 576 [594]21&[198] 212 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE SOKTEii mère X père GRAINES senii-cs PI.ASTES récoltôes l'I.ANll'.S A l'OILS raides C. Croisement en 1908 - F^ (1909) - F, [1910). 0.109 X Chevalier II. '0.219 X Chevalier IL 0.309 X Bohemia . . 0.309 X Prinzess. . . 60 90 60 15 225 48 72 41 6 167 [168] 26 52 27 1 106 [rJ6] cotonneux 22 20 14 5 61 [42] Tableau II. Poils rnidcs. — Poils cotonneux. Disjonctions en Fi de croisements entre H. distichum nutans ET H. d. erectum. PLASTE8 A roii>a SORTES ORAIÎTES IM.ASTES mère X pire .semi'c-' récoltées ' ^"^ raiilox cotoiiiicr.x A. Croisement en . 1906 - F, (1907) - F, (1908). ! 0.385 X 0.631 60 48 30 18 0.501 X 0.385 60 47 36 11 0.431 X 0.631 60 50 37 13 — 60 44 35 9 — 60 50 353 39 266 11 87 — 60 51 39 12 — 60 47 352 32 264 15 88 — 90 66 49 17 — 60 45 35 10 0.631 X 0.431 60 45 26 19 — 60 56 45 11 -~ ..•<«.. 60 42 30 12 — 60 37 334 27 239 10 95 ' — 60 44 332 34 249 10 83 — 30 17 10 7 — 60 43 32 11 — 60 50 35 15 0.631 X 0.431 60 32 1 24 8 — 60 42 29 13 — 60 55 43 12 — 60 43 347 26 259 17 88 — 60 42 348 35 267 " 7 87 — 60 46 33 13 — 60 51 39 12 ^^ ••••■■ 60 36 30 6 1.500 IA29 [1.128] «30 [^46] 299 [282] 1 ETUDES SUR LES HYBRIDES D ORGES 213 SORTES mère X père GRAINES semées PLANTES récoltées PLANTES A raides POILS cotonneux B. Croisement en M. 42 X Chevalier II . . . ' • • • G. Croisement en 0.431 X 0.501 1908 - 90 90 180 1907 - 90 90 60 F, {1909) - 80 63 F, {1910). 57 51 23 12 143 [144] Fi {1907) - 60 61 [60] 45 [44] 108 [108] F, {1908). 35 [45] 58 [45] 37 [33] 35 [56] 25 [15] 3 [15] 8 [11] 240 166 [168] 130 [126] 36 [42] Tableau III. — Poils raides. — Poils cotonneux. Disjonctions en Fg de croisements entre H. distichum et H. nudum. SORTES mère X père GRAINES semées PLANTES PLANTES A POILS récoltées raides cotonneux A. Croisement en 1 '906 - Fi {1907) - F, {1908). .~vî / 0.431 X nudum nudum X 0.431 ...... 30 60 60 60 60 13 52 39 51 44 186 188 9 35 28 38 34 135 141 4 17 11 13 10 51 47 270 199 [200] 144 [150] 55 [50] B. Croisement en J 907 - F, {1908) - F, {1909). 0.431 X nudum nudum X 0.431 60 90 90 60 90 60 60 60 55 60 74 42 73 54 45 53 231 232 225 224 25 39 51 32 59 45 38 39 147 174 181 168 30 21 23 10 14 9 7 14 84 58 44 56 570 456 [456] 328 [342] 128 [114] 214 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Tableau IV. — • Poils raides. — Poils cotonneux. Disjonctions en F, de croisements entre //. trifurcatum ET diverses lignées ini'>re X i>i'-n' PI,ANTK8 ricoltres PLASTTEB A POILS ralden cotonueux A. Croisement en 1907 - F, (1908) - F, {1909). H. trijurcatum x 0.3S5. H. trifurcatum X 0.431. H. trifurcatum X 0.1201 II, Steudelii trifurcatum X 0.1201. . 90 150 120 150 150 150 150 150 210 210 240 GO 42 103 80 88 125 116 432 432 S2 121 101 384 324 118 100 127 63 110 77 158 725 136 532 147 728 114 546 183 142 18 23 6 4 15 18 64 48 108 33 22 193 33 182 41 1.770 |l.335 [1.336]\\.()t,S [1.002] 277 [334] B. Croisement en 1908 - F^ [1909) - F^ [1910). H. Steudelii X //. trifurca- tum. 1 //. Steudelii X H. trifurca- tum 2 120 45 165 102 27 129 [128] 76 21 97 [96] 26 6 32 [32] Tableau V. — Poils raides. — Poils cotonneux. Disjonctions en F, de croisements entre Sortes distichum et tetrastichum. • PLASTF.8 A POILS 80UTK8 ORAINES HOmi-CS PI.ASTES récoltée» rnidcs cotonneux A. Croisement en 1907 - - F, [1908) - F, [1909). 0.1201 X 0.202 90 56 50 6 — 90 60 52 8 ^ 90 56 39 17 __ 6(» 40 401 27 295 13 106 f)0 3S 400 32 300 6 100 — 90 50 36 14 90 55 34 21 A reporter 90 46 25 21 600 401 295 106 ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 215 SORTES mère X père Report 0.1201 X 0.236. GRAINES semtes 0.1201 X 0.501. 0.1201 X 0.501. • " » 660 90 90 90 90 90 90 90 90 90 90 90 90 90 90 90 60 60 60 60 60 PLANTES r.'eoltée.s PLANTES A POIIjS l';iiilc.-i 401 60 60 60 56 50 46 60 60 60 60 66 60 60 60 60 39 49 43 44 32 748 748 159 160 16S 168 295 48 52 40 48 47 43 56 45 48 28 66 36 31 42 55 19 40 35 38 20 578 561 116 120 133 126 coton ucuK 106 12 8 20 8 3 3 4 15 12 32 24 29 18 5 20 9 8 6 12 170 187 43 40 35 42 2.310 1.476 [1.476] 1.122 [1.107] 354 [369] B. Croisement en 1908 — F, {1909) — F^ [1910). 0.1229 X Prinzess 30 20 1 14 6 14. Résultats obtenus à la suite de croisements entre sortes distinctes par la présence ou l'absence d'épines sur les nervures latérales dorsales. — Les résultats numériques' sont groupés dans les tableaux VI à VIII, qui doivent être lus comme les ta- bleaux précédents. Avant de passer à la discussion des résultats, il est nécessaire d'attirer l'attention sur les conventions adoptées dans notre exposé. Ne voulant préjuger en rien des constitutions génétiques des diverses lignées, je n'ai pas adopté, à dessein, la représen- tation habituelle par des lettres ou par les symboles des facteurs supposés réunis dans la même lignée. Les Mendéliens seront étonnés peut-être de cette réserve; je leur répondra' que j'ai calqué le mode d'exposition adopté par Mendel lui-même (1) (1) Versuche iiber Pjlanzenhybriden, 1865. 216 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE qui me paraît le plus clair et le plus exact. Les hypothèses ne devraient jamais être exposées en même temps que les résultats numériques; ceux-ci restent, les autres disparaissent ou sont susceptibles de perfectionnement. Toutefois, j'ai facilité l'examen des preuves qui sont l'objet de discussion en ressemblant les résultats par groupes spécifi- ques analogues. Les tableaux sont relatifs à des croisements de formes appartenant à la môme espèce élémentaire, ou à deux espèces élémentaires distinctes, ou à des espèces linnéennes difîérentes. Dans chaque tableau j'ai additionné les résultats comme si les formes d'un même groupe étaient identiques et j'ai présenté entre crochets [ ] et en ital.ques les chiffres théoriques atten- dus; on peut donc se rendre compte immédiatement en parcou- rant les tableaux des divergences avec la, règle numérique 3 dominants : 1 récessif établie par Mendel. 11 apparaît toutefois que les résultats d'ensemble prouvent peu et qu'ils ne donnent pas du tout l'expression propre de la constitution génétique de chaque lignée prise à part. Aussi, j'ai complété les données par les sommations des résultats rap- portés à chaque lignée, représentées par le nombre en chiffres ordinaires à droite des accolades* et par la présentation des nombres théoriques, représentés en dessous en caractères ita- liques. Avec ce mode de présentation, tous les éléments de la discussion apparaissent simultanément sans préjugement des conclusions à tirer des résultats d'expériences qui doivent, dans les recherches de sélection, être complétés par de nouvelles études chaque année. ETUDES SUR LES HYBRIDES D ORGES 217 Tableau VI. — Nervures à épines. — Nervures lisses. Disjonctions en F, de croisements entre Sortes distichum nutans. SORTES mère X père GRAIÎTES semées PLANTES PLANTES AVEC NBRVURE8 récoltées " à épines lisses 1 A, Croisement en 1906 - Fi {1907) - - F, {1908). Bohemia x 0.236 60 51 39 12 — 60 56 41 15 — 60 49 38 11 — ..... 60 51 39 12 "^~ • • • • • 60 51 524 42 392 9 132 — 60 50 520 39 390 11 130 ~ 60 55 39 16 — 60 56 37 19 — 60 52 36 16 — 60 53 42 11 0.236 X Bohemia 60 53 42' 11" il — 60 49 34 15 ' • • • • • 60 52 43 9 — 60 53 41 12 — 60 53 629 37 481 16 148 — 60 50 640 39 480 11 160 — 60 54 41 13 — 60 56 44 12 — 60 52 38 14 — 60 50 36 14 — 60 55 47 8 — 60 52 39 13 0.185 X 0.226 60 47 . 36 11 0.185 X 0.431 60 39 29 10 0.431 X 0.185 60 36 33 3 0.431 X 0.185 30 23 15 8 1.530 1.298 [1.300] 986 [975] 312 [325] B. Croisement en 1907 - F^ (1908) - F, {1909) 0.190 X 0.236 90 60 1 47 1 13 — 90 60 55 5 1 — 120 93 77 16 — 60 50 46 4 — ...... 60 47 550 45 463 2 87 — 90 60 552 52 414 8 138 — 90 60 51 9 — 90 60 43 17 — 90 60 47 13 0.431 X 0.385 60 41 1 31 10 II — 45 36 100 33 79 3 21 30 23 100 15 75 8 25 915 650 [652] 542 [489] 108 [163] 218 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE 80RTR8 lurrc X p^rc ORAINF.S scmi'es PLANTES ivoolti'Os PI.ANTKS AVEC SK-RVCRItS :\ rpiucs lisses G. Croisement en 190S - F, {1909) - F, {1910). 0.109 X Chei'alier IL 0.219 X Hannchen. . 0.219 X Bohémia . . 60 30 150 2i0 48 27 115 190 [192] 30 16 69 115 [144] 18 11 46 75 [48] Tableau VII. — Nervures à épines. — Nervures lisses. Disjonction en Fj de croisements entre Sortes H. distichuni nutans ET erectum. PLAXIKS AVKC NKRVrUKS SORTES ORAISES PLASTES nièru X père aemi'cs rùcoltt'es à l'pincs lis^OH A. Croisetnenl en 1906 - - F, {1907) - F, {1908). 0.190 X 0.631 60 52 25 27 — 60 54 148 27i 78 27 70 — 60 42 148 26 111 16 37 0.631 X 0.190 60 39 21 18 — 60 44 126 2'»| 61 20 65 — . 60 43 128 16 96 27 32 1 0.385 X 0.631 60 48 9 39 : 0.501 X 0.202 60 43 35 8 — 45 32 i 94 23 73 9 21 — 30 19! 96 15 72 4 24 0.501 X 0.631 60 II 60 46 91 11 42 35 49 45 92 31 69 14 23 : 0.631 X 0.501 60 47 31 16 60 41 178 30 138 11 40 60 45 im 39 135 6 45 60 45 38 7 915 685 [68 1] 401 [513] 284 [;7i] ' B. Croisement en 1 907 - F, {1908) - F, {1909). 0.190 ,,0.631 90 60 43 17 — 60 37 36 1 — 60 46 305 40 223 6 82 — 90 58 304 3'i 228 2'i 76 — 90 60 34 26 /l reporter 60 44 36 8 450 306 223 »2 ETUDES SUR LES HYBRIDES D ORGES 219 PLANTES AVEC NERVURES SORTES GRAISES PLANTES mère X pt're semées récoltées à épiues lisse-: Revorf. 450 305 223 82 0.631 X 0.190 90 60 44 16 — ...... 90 50 230 30 159 20 71 — 90 60 232 57 174 3 58 — 90 60 28 32 0.631 X 0.185 90 60 55 5 0.185 X 0.631 90 60 54 6 — 90 60 180 51 146 9 34 — 90 60 180 41 135 19 45 0.431 X 0.501 90 60 60 — 90 61 166 55 155 6 11 ...... 90 45 168 40 126 5 42 1.410 941 [940] 738 [705] 203 [235] C. Croisements en 1908 - F, {1909) - F^ (1910). Cistercienne X Bohémia. . . 60 49 23 26 — 60 50 137 17 67 33 70 — 60 38 136 27 102 11 34 M. 42 X Bohémia 60 52 43 ~^~ • • • • » 60 44 197 7 22 37 175 — 60 54 196 3 147 51 49 — 60 47 3 44 M. 42 X Cheoalier II . . . 90 80 143 61 110 19 33 90 63 144 49 108 14 36 600 477 [476] 199 [357] 728 [119) Tableau VIII. — Nervures à épines. — • Nervures lisses. DlS-JONCTIONS EN Fa DES CROISEMENTS ENTRE DIVERSES ESPÈCES LINNÉENNES (Hordeum distichum, H. nudum, H. trifurcatum, H. tetrastichum, H. hexasticum) . SORTES mère X père GRAINES semi'Cïi PLANTES récoltées PLAN'TES A'STEC à épines NERVURES lisses A. Croisement en . distichum 0.102 X nudum . distichum 0.102 x nudum . nudum X distichum 0.102 . nudum x distichum 0.102 . ^906 - 60 90 120 150 F, (1907) - 44 66 90 119 319 F, (1908). 43 64 90 119 1 2 420 316 3 220 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE SORTES mère X père r.llAlSES semOos PLANTES récoltées PLASTKS AA-EC înERVCRES à (''pines Ussos B. Croisement en 1 distichum 0.1S5 X nuduni . nudum X dù>tichum 0.310 . distichum 0.501 X nudum . nudum X distichum 0.501 . trifurcatum X distichum 0.385 907 - 150 90 90 90 90 150 150 90 90 90 60 60 60 60 60 F, [1908) - 107 60 55 175 60 70 100 107 207 60 60 60 [159] 39 49 43 168 44 32 F^ [1909). 98 3 7 26 16 70 100 85 185 60 60 60 [159] 39 45 9 57 48 44 22 4 1 [149] 22 [0] 5 tetrastichum 0.1201 X disti- chum 0.501 tetrastichum 0.1201 X dist. 0.501 C. Croisements en tetrastichum 0.1229 X Prin- zess 43 44 31 163 1.380 1908 - 30 60 946 [944] F, [1909) - 20 33 761 [708] F^ [1910). 14 24 185 6 9 [236] distichum 0.109 X hexasti- chuin ■ 90 53 [52] 38 [39] 15 im 15. Discussion des résultats : Poils raianhals, Primus sont des formes de la même espèce H. distichum erectum Schub. à laquelle on réunit 0.631, 0.531, Cistercienne, M. 42, c'est-à-dire les sortes étudiées dans le tableau VII. S'il fallait encore fournir un argument, il serait donné par l'examen des résultats présentés par le tableau VIII. Il ne peut plus être question ici de disjonctions et de pourcentages selon le mode 3 : 1 ou 9 : 7 ou 15 : 1, il faudrait imaginer le mode 100 : 1 pour expliquer la plupart des cas où //. niidum et H. tetrastichiim interviennent. En fart, il n'y a plus de règles, mais des résultats variables avec les lignées prises une à une et aussi, comme je me le suis assuré depuis, avec les années. Je laisse au lecteur le soin d'examiner les proportions fournies par le tableau VII, sans en donner d'interprétation génétique selon les règles mendéliennes qui ne s'appliquent pas. 17. Résultats obtenus par divers auteurs et pour diverses céréales. — J'ai publié on 1909 les' résultats généraux obtenus dans les croisements d'Orges réalisés en 1906(1), puis leur appli- cation à l'étude de la disjonction des descendances selon les règles de Naudin (2). Les résultats réunis dans ce Mémoire complètent et justifient mes conclusions précédentes. D'autre part, j'ai exposé avec détails dans deux ouvrages généraux (3) les catégories de preuves et la validité des règles que l'on peut obtenir à partir de croisements entre variétés ou entre espèces élémentaires. Mes recherches sur les hybrides d'Orges ont in- (1) Sur les Hybrides d'Orges et la Loi de Mendel (C R. Ac. des Se. Paris, l. CXLVIII, 1909, p. 854) et Disjonctions des caractères dhvbrides entre espèces aflincs d'Orges {C. R. Soc Biologie, Paris, 1909, t. jLXVI, p. 633). (2) Les Règles de Naudin et les Lois de Mendel relatives à la disjonction des descendances hybrides (C. R. Acad. des Se, Paris, t. CLII, 1911, et Sur l'hérédité en mosaïque {Quatrième Congrès intern. GMétique, Paris, 1911). (3) BbAurNGHF.M (L.), Le Pcrjectionncment des Plantes, Flammarion, 1913; puis Les Problèmes de l'Hérédité expérimentale, Flammarion, 1919, ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 227 fluencé considérablement la rédaction de ces ouvrages et le lec- teur y retrouvera une partie des arguments qui pourraient être invoqués en faveur de mes conclusions. Depuis deux mémoires importants ont paru sur les hybrides d'Orges. En 1919, von Ubish a publié une série de résultats obtenus parle croisement deVIIordeiim spontaniim avec diverses sortes d'Orges cultivées (1); il y expose accidentellement l'héré- dité des épines des glumes (au lieu de glumelles) et de la touffe de poils basale des grains. Pour ce dernier caractère, il admet, comme je l'ai fait en 1909 et ici, l'existence d'un seul couple, ou -plutôt d'un seul facteur génétique. Pour la présence et l'ab- sence d'épines, il admet deux facteurs indépendants et une dis- jonction selon les proportions 9 : 3 : 3 : 1, ou 15 : 1, ou 9 : 7, selon les cas. Les résultats numériques concordent avec les miens, mais l'interprétation diffère. J'ai donné plus haut les raisons qui sont en faveur de ma conception. En 1920, F.-L. Engledow (2) a étudié spécialement la géné- tique de la villosité de l'axe de l'épillet sur des Orges à deux rangs et des Orges à six rangs. Il observe dans les descendances hybrides des intermédiaires et aussi des avortements; mais, dans la majorité des cas, la proportion des disjonctions est 3 : 1 comme je l'ai moi-même trouvé. Il serait intéressant de résumer ici les données que j'ai réunies sur l'association en mosaïque des caractères, association qui se rapporte certainement aux exceptions étudiées par Engledow. Mais il est impossible de ne pas faire intervenir dans une pareille étude les phénomènes de stérilité partielle et d'avortement héré- ditaire des épillets. Cette question sera exposée plus tard avec l'ampleur qu'elle mérite. J'en ai signalé l'intérêt dans le mémoire cité plus haut Sur l'hérédité en mosaïque. CONCLUSIONS Les caractères morphologiques visibles sur les grains de l'Orge sont des signes commodes pour distinguer certaines sortes pédi- (1) Zeitschrijt fur Ind. Abst. und Vererbungslehre, t. XVII et XX, Leipzig, 1919, (2) Journal of Genetics, t, X^ London, août 1320. 228 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE grées recommandables soit pour la malterie, soit pour la grande culture. Ils se transmettent régulièrement par le semis chez un assez grand nombre de lignées et peuvent être utilisés pour le contrôle de la pureté botanique des sortes. En plus des caractères qui permettent de séparer les espèces linnéennes, Neehgard a signalé (1878) les poils des axes d'épillets raides A ou cotonneux a et les nervures dorsales latérales des grains épineuses B ou lisses b. Ces deux couples de caractères se comportent comm€ des unités mendéliennes indépendantes dans les croisements de sortes pures pedigrees de l'espèce Hordeuni disiichuni nutans. Le couple /la, relatif aux poils des axes d'épillets, se comporte sensiblement selon les règles de Mendel dans 29 croisements divers entre sortes appartenant aux espèces linnéennes Hordeum distichum, H. jiudum^ II. tetrastichuni ; il doit donc être considéré comme indépendant des attributs divers de ces trois espèces. En fait, pour //. distichum nutans, H. distichum efectum et H. tetrasti- chuni pallidum qui sont les seules espèces linnéennes cultivées en Europe, on imprime à volonté la marque poils d'axe d'épillet raides ou poils d'axe d'épillet cotonneux. 11 reste à savoir s'il y a intérêt à posséder ces diverses formes morphologiques, soit au point de vue industriel, soit au point de vue commercial, soit au point de vue agricole. Le couple Bb, relatif à la présence ou à l'absence d'épines sur les nervures dorsales des grains, se comporte de toute autre façon. L'indépendance est manifeste à l'intérieur de la seule espèce //. distichum nutans qui renferme d'ailleurs les meilleures sortes d'Orges pour la malterie. Mais il aj)paraît des irrégularités dans les croisements entre es sortes nutans et erectum, ou entre les sortes crectuni combinées entre elles. 11 est possible d'expliquer une partie des irrégularités et de les ramener à un schéuia men- délien en faisant une hypothèse relative aux aflinités réciproques des pollens et des ovules des lignées hybrides stables. L'hypothèse à laquelle je m'arrête permet d'expliquer les dé- viations singulières produites par le climat, le terrain ou les conditions de culture, aux pourcentages des disjonctions; elle est vérifiée a posteriori par la dégénérescence de quelques sortes de Svalof introduites en France, alors que les mômes sortes ÉTUDES SUR LES HYBRIDES d'oRGES 229 restent stables dans la région où elles ont été sélectionnées. J^en déduis un argument de plus en faveur de la nécessité d'une sélec- tion locale pour la production des meilleures sortes d'Orges de brasserie. J'ai montré ailleurs (1909) et les faits groupés dans ce Mé- moire prouvent qu'on peut, par l'analyse appropriée des disjonc- tions de certains couples de caractères choisis (sensibles au point de vue croisement), mettre en évidence les affinités des espèces linnéennes et traduire par des chiffres les concordances ou les discordances qui répondent à des étapes dans l'évolution des plantes cultivées. C'est sur des données de cette nature qu'il faut édifier la classification naturelle et logique des variétés de céréales. Paris, le 1^^ mai 1921. {Laboratoire de Biologie agricole de l'Institut Pasteur.) EXPLICATION DES PLANCHES Planche I Fig. 1. — Épis d'Orge à deux rangs à épis arqués, Hordeum distichum nutans Schub., où on distingue les grains opposés de part et d'autre du rachis portant de fortes barbes et les épillets latéraux avortés, disposés comme les bourrelets d'une tresse, blancs brillant sur l'épi de droite. On peut observer les caractères de poils à la base de ces épillets (compa- rer avec figure 6, planche II) et les caractères des nervures dorsales laté- rales à la base des barbes, sans qu'il soit nécessaire de détacher les grains. Fig. 2. — Grains de la sorte précédente, tels qu'ils se présentent après le battage. Les nervures dorsales latérales sont lisses; sur la face ventrale^ dans la fente du grain de droite, on rémarque l'axe couvert de poils raides. ' Fig. 3. — Jliot de grains tels qu'ils se présentent sous la loupe dans l'analyse botanique. Les grains vus par la face ventrale portent des axes couverts de poils raides; les grains vus par la face dorsale ont des nervures lisses. Fig. 4. — Lot de grains brossés; les trois grains de droite n'ont plus d'axe d'épillet; les deux grains en bas et à gauche ont des axes munis de poils raides. Les nervures dorsales des grains sont lisses, mais il se peut que cet aspect soit le résultat du brossage. Pour l'analyse correcte, il faut prendre des lots de grains non brossés. Planche II Fig. 5. — Axes d'épillet fortement grossis (dix fois linéairement); adroite, axe à poils raides, longs et brillants; à gauche, axe à poils cotonneux, courts et mats. 230 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Fig. 6, — Axe d'épillet à poils raides, accroché à la'glumellule à poils raides; à droite, base de l'épillet stérile qui accompagne le grain porteur de Taxe figuré à gauche; on y reconnaît les mtîmes poils raides caractéris- tiques (G = 10). Fig. 7. — Glumellules fripées qui viennent d'être enlevées des grains et photographiées à sec; à droite, glumollule d'un grain portant les poils raides; à gauche, glumellule d'un grain portant les poils cotonneux (G = 10). Fig. 8. — A droite, axe de l'épillet porté par un grain; à gauche, glumellule du même grain. Ici, par exception, on observe un mélange des deux sortes de poils. C'est un grain hybride en mosaïque (G = 10). Fig. 9. — Pointe de grain vu par la face dorsale; en haut, nervure centrale; en dessous, nervure latérale dorsale lisse (G = 10). Fig. 10. — Pointe de grain vu par la face dorsale; au centre et mal au point; la nervure centrale; les neryures latérales dorsales et les nervures latérales ventrsdes portent des épines (G — 10). REVUE AGRONOMIQUE SECTION XI — TECHNOLOGIE L'or!2;'anisatîoii de la documentation technique et industrielle en France [Bull. Soc. Encourag. pourVInd. Nationale, t. CXXXII, p. 925, 1920). I. d. : 6 (01 ). — Compte rendu des séances préparatoires tenues à Paris et de la conférence internationale de bibliographie et de documentation organisée à Bruxelles, en septembre 1920. P. N. Vieillard (P.) et Tran-Van-Hou. — Le sucre de maïs {Bulletin agricole de Vlnstitut scientifique de Saigon, t. Il, P- 106, 1920). I. d. : 63.315 (63.343). — Normalement, la tige de mais ne renferme que très peu de glucose et pas de saccharose; mais si l'on enlève les épis femelles au mo- ment où les grains deviennent laiteux, la tige se gorge de sucre. Dans les essais faits au jardin de Phumy, les analyses n'ont été effectuées que six jours après la récolte. Le rendement en saccharose varie de 7,25 à 10,27 % de la tige effeuillée; celui du glucose varie de 1,33 à 3,11 %. 11 serait impossible d'extraire plus du tiers de ce sucre par les procédés ordinaires de la sucrerie. Pour la fabrication de l'alcool, il n'y a à considérer que le sucre total. Une exploitation de cannes à sucre faisant à la fois du sucre et de l'alcool devrait essayer la culture du maïs à sucre, afin d'utiliser son outillage de distillerie pendant la morte saison. En effet, en Cochinchine, le maïs à sucre se récolte en février-mars et en juillet-août, tandis que la récolte de la canne est faite de novembre à février. Voir dans ces Annales, sur le même sujet, les articles de M. J. Ruby (1920, p. 155) et de M. Semichon (1920, p. 173). P. N. Chopin (Marcel). — Relations entre les propriétés mécaniques des pâtes de farine et la panification [Bull. Soc. Encourag. pour Vlnd. Nationale, t. CXXXIIl, p. 261, 1921. I. d. : 664.6. — Voir ces Annales 1921, p. 107. Le présent mémoire est plus détaillé que la note précédente; il comporte une coupe schématique et une photographie de l'appareil construit par l'auteur en vue de mesurer : 1° la ténacité de la pâte, caractérisée par l'effort nécessaire pour obliger une éprouvette de pâte à prendre dans un temps constant une forme déterminée; 2° la faculté que possède la pâte de s^étendre en membrane mince. Les mesures consistent à lire une pres- sion sur un manomètre et un volume d'air sur un mesureur gradué. Cet appareil a permis à l'auteur d'énoncer la loi suivante : la différence entre le volume spécifique du pain susceptible d'être obtenu avec une farine et le volume spécifique initial de la pâte de cette farine, est proportion- nelle à la racine carrée du coefficient d'extension de cette pâte, développée en membrane mince. 232 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Le contrôle de la valeur panifiable était fait jusqu'ici soit par la déter-> mination de la teneur en gluten, soit par des essais de panification. La méthode imaginée par l'auteur permet de prédéterminer rapidement, et d'une manière exacte, l'indice de gonflement panaire d'une farine ainsi que son rendement en pain. P. N. Bf.ai (M.]. — Les matières albuminoïdos du lait [Le Lait, 1. 1, p. 10, 1921). I. (1. : 63.71.0023. — Les matières albuininuïdes du lait sont pour ainsi dire inconnues. Cela tient à leur état physique colloïdal. Lorsqu'un chi- miste veut étudier ces substances, il emploie des réactifs énergiques (pré- sure, acides, sels minéraux) qui détruisent l'état colloïdal : les substances extraites ne sont pas forcément celles qui préexistaient dans le lait. Aussi tous les travaux sont-ils à reprendre et à compléter, au moyen des nou- velles méthodes de séparation et d'étude des colloïdes : filtration sur mem- branes semi-perméables, centrifugation, ultramicroscope. P. N. AvENEL (A.). — La question du lait dans la r«''iii(»n de Paris [Journ. Agri- culture pratique, t. I, p. 132, 1921). L d. : G3.71.0022. — La diminution du nombre des vaches laitières provient de la réduction de l'elTectif des grosses étables; au contraire, les petits cultivateurs augmentent leurs troupeaux. Ceci tient à la didiculté de trouver des vacliers, malgré les salaires élevés. La profession de vacher doit être encouragée par des récompenses aux plus méritants et à ceux qui fornieiont les meilleurs élève,s. Les associations et les offices agricoles de la région de Paris doivent mettre la question des vachers à leur ordre du jour. P. N. Mui-i.ER (Ch.). — Sur les jus non déféoables : causes et remèdes: la défé- eation n'est qu'une question de eliaufl'aue (7^;///. .l.s.sor. Chimistes Suer. DistilL, t. XXXVllI, p. :j29, 1921). L d. : «(i4. 11. — 11 existe dans certaines cannes à sucre, pour des raisons encore mal définies, des composés coUoï- daux organo-siliceux. Ces composés, solubles dans les oxydes alcalins et alcalino-terreux à certaines époques de la vie de la plante, sont insolubles à d'autres moments. Ces composés nuisibles à l'épuration du jus et forte- ment mélassigènes, sont en grande partie détruits par une surchauffe de jas à 116° avec mise en liberté de silice précipitable par la chaux et avec coagulation des matières organiques. Dans ces conditions, la quantité de chaux à ajouter au jus après surchauffage pourra être diminuée sans incon- vénient à un tiers de la quantité usuelle. P. N. Pique (M.). — La vlnifieation des fruits eoloniaux [suite) (Bull. Assoc. Chimistes Sucrerie et Distillerie, t. XXXVIll, p. 248, 1921). L d. :fifi.3231. — (Voir ces Annales, 1921, p. 95). Dans la suite de son étude, l'auteur passe en revue le bananier qui sert à faire un vin au Dahomey et en Océanie et l'ananas utilisé au Brésil pour la fabrication d'une boisson fermentée. Après avoir décrit les méthodes indigènes, l'auteur in(li({ue la préparation rationnelle de ces divers produits. P. N. Sartouv, Sciif.ffler, Pei.i.issiku et Vaucukr. — Procédé d 'évaporaticui, de eonecntratioii et de dcssiealion de toutes substanees oruaniques ou miné- rales (C. n. Acad. Se, t. CLXXII, p. 744, 1921). Ld. : 662.ÎMM. — Le prin- cipe de cette méthode consiste à établir une circulai ion coriliniio d'nir sec et froid sur le produit à dessécher; l'air est desséché par refroidissement sur un réseau frigorifique. Par exemple, pour sécher de la viande, les auteurs opèrent à + 5"; l'air est séché par refroidissement à — 8°, puis l'air sec est réchauffé à -j- 5°. Les qualités des produits ainsi desséchés n'ont pas été altérées. P. N. .\npiN. — riassirieallon Industrielle des amidons et des férules. T-eur dénomination commerciale [Ann. Chimie analytique, 2<^ série, t. 111, p. 74, REVUE AGRONOMIQUE 233 1921). I. d. : 547.664. — (Voir ces Annales, 1921, p. 95). Le présent mé- moire est plus détaillé que la note précédemment résumée. Il contient une étude des principales matières amylacées (farines de blé, de mais, de riz, de manioc; amidons de blé, de maïs, de riz, de sorgho; fécule de manioc; tapioca ; fécules de pommes de terre du Japon, de patates, d'arrow root, de sagoutier; sagou perlé; fécule de tavolo). Ces produits se distinguent les uns des autres par leurs caractères microscopiques et par la quantité de matières azotées et de cendres. P. N. LiNDET (L.). — Les dégâts subis par les industries agricoles pendant la guerre {C. R. Acad. Agriculture, t. VII, p. 144, 1921). I. d. : 341.5 : 66 Le discours prononcé par le président de l'Académie à la séance solennelle du 23 février 1921, donne une vue d'ensemble sur des dommages causés par la guerre aux industries agricoles. Les moulins sont les établissements qui ont eu le moins à souffrir de l'occupation allemande. Un quart des amidonneries sinistrées sont reconstituées; aucune glucoserie n'a repris le travail. La laiterie a subi un énorme préjudice du fait de l'enlèvement des vaclies. Les établissements de rouissage et de teillage du lin ont été systé- matiquement ruinés; mais cette industrie a été installée au cours de la guerre dans d'autres régions que le Nord, et la production de filasse est actuellement revenue à ce qu'elle était en 1913. Les grandes victimes de la guerre ont été la brasserie, la sucrerie et la distillerie : leurs appareils de cuivre tentaient les Allemands. La brasserie semble devoir se relever le plus facilement. La sucrerie est gênée par l'incertitude qui règne à l'éa^ard des droits protecteurs. Les distillateurs hésitent à reconstruire devant le nouveau régime réservant à l'Etat le monopole de l'achat et de la vente des alcools d'industrie. La culture de la betterave est donc compromise, par conséquent celle du blé. L'œnologie n'a pas souffert, sauf en Cham- pagne; au contraire, le nouveau régime de l'alcool et le prix élevé du vin ont favorisé de nouvelles plantations de vignobles. P. N. Vo\ LipPMANN (Prof. Dr Edmund). — Progrès de l'industrie sucrière en 1920 {Cheniiker Zeitung, 45^ année, p. 181, 1921). L d. : 664.12. — Énoncé des principaux travaux (sans références bibliographiques 1 sur les ques- tions culturales, sur l'appareillage, et sur les questions chimiques relatives à la sucrerie. P. N. Fernbach (A.). — Idées modernes sur le trempage {Ann. Brasserie et Distillerie, 19^ année, p. 177, 193, 209, 225 et 241, 1921). L d. : 663.4. — Il n'y a pas d'échanges possibles entre l'eau et l'orge, grâce à la membrane semiperméable existant dans les enveloppes de la céréale; donc pas de réactions, notamment entre le calcium de l'eau et les phosphates du grain. Le trempage doit être effectué sur des grains d'égale grosseur, pour éviter l'inégalité de l'absorption de l'eau; l'aération au cours du trempage favorise le réveil de l'embryon. Le trempage à chaud (au-dessus de 30° jusqu'à 60°) exerce une influence favorable sur le pouvoir germinatif et sur l'extraction des enveloppes (Moufang); mais il est préférable de faire un simple lavage avec.de l'eau à 400-50°, suivi d'un trempage à l'eau froide, pour éviter la diminution du pouvoir germinatif sous l'action de la chaleur. Il se produit, par cette méthode, une moins grande quantité de radicelles d'où l'avantage d'une moins grande perte au maltage et l'inconvénient d'une moins grande élimination de l'azote soluble. Le trempage permet la dissolution de substances contenues dans les enve- loppes, ce qu'on désigne par extraction des enveloppes. Les enveloppes contiennent un tanin qui donne un goût acre à la bière. Or, le trempage de l'orge dans une eau riche en carbonate de chaux est capable d'éliminer le 234 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE tanin du grain (Seyffert) : tanin insoluble dans l'eau et principes résineux amers. C'est là l'explication de la pratique si importante qui consiste à ajouter de la chaux à l'eau de trempage. Le trempage à chaud combiné à l'emploi de la chaux produit des malts colorés, ce qui est à éviter. Moufang emploie une eau de trempage renfermant 1 % d'alcali à une température de 35°-45" pendant deux heures; le grain est ensuite lavé à fond, et trempé à froid. Mais il n'a pas développé les avantages résultant de l'emploi de la soude au lieu de chaux. Si l'on n'élimine pas au trempage les substances nuisibles contenues dans les enveloppes du grain, ces substances se retrouvent dans le moût, donnant lieu à des troubles que l'ébullition ne fait pas disparaître et se fixant sur la levure dont elles gênent le développement. P. N. Fernbach (A.). — L'installation du réfris>érant {Ann. Brasserie et Dis- tillerie, lO*' année, p. 20:^ et 235, 1921). L d. : 663.4. — Le réfrigérant de brasserie doit être dans un local clos, bien nettoyé; il faut éviter que l'eau condensée sur le plafond et surtout dans la cheminée d'aération ne retombe sur le réfrigérant. On insufilera de l'air pur dans ce local; l'auteur étudie les filtres à air. P. N. S ATA VA (J.) — Aotioii nocive de la saponine de betterave sur la fermenta- tion alcoolique {Bull. Société Chimique Fr., t. XXX, p. 35't, 1921). L d. : 663.5. — La présence de la saponine dans le jus de diffusion avait été constatée par M. Anderlik. Cette saponine peut arrêter complètement la fermentation à des doses variables suivant les races de levure. L'action de la saponine est paralysée par les acides. Les levures peuvent s'accli- mater aux milieux renfermant de la saponine; les bactéries sont moins sen- sibles à la saponine que la levure. P. N. Petit (P.). — La détermination de la densité originelle des bières [An- nales des Falsifications, 14^ année, p. 73, 1921). I. d. : 663.4. — Nous avons signalé antérieurement les protestations contre la méthode ofTicielle pour la détermination de la densité originelle des bières. L'auteur compare pour un grand nombre de bières la densité originelle calculée avec la den- sité du moût prise à l'entonnement. 11 en résulte que la méthode officielle donne toujours des écarts dans le même sens et des chiffres constamment inférieurs à la réalité, l'écart moyen étant 0° 45; mais les différences ne sont nullement constantes et sont comprises entre 0" 37 et 0» 59 pour les bières basses et 0o22 et 0° 63 pour les bières hautes. Pour les fermentations basses, sur 100 parties d'extrait disparu, 80 à 93 parties seulement ont fourni de l'alcool suivant l'équation de Gay-Lussac. Pour les fermentations hautes, la formation d'alcool a lieu aux dépens de 74 à 91 % de l'extrait disparu. 11 en résulte que la méthode officielle repose sur un principe faux et non pas sur des chillfres erronés. L'auteur propose une méthode conduisant à des résultats exacts à 0° 1. P N. FoNZES-DiAcoN. — L'acide tartrique libre dans les vins do 1920 (Ann. des Falsifications. 14*^ année, p. 84, 1921). L d. : 66.321 : Ô47.734. — Les vins de la récolte 1920 accusent une grande acidité due en partie à la pré- sence d'acide tartrique libre {3" G par litre). Ce cas exceptionnel doit être connu des viticulteurs pour éviter des ennuis, soit avec le Service de la Ré- pression des fraudes, soit avec les acheteurs. P. N. Cabizza (Anton-M.). — La fabbricaziono del latte In A rirent in a... (VAgri- collura coloniale, p. 231-320, anno XIV, n» 8, août 1920). Sur un nouvel appareil utilisé dans la fabrication de la poudre de lait. L d. : 6371.0041.3. — L'auteur s'étend surtout sur la fabrication de la poudre de lait. Présenté sous cette forme, le lait n'a pas obtenu, senible-t-il, le succès REVUE AGRONOMIQUE 235 auquel on aurait pu s'attendre à cause de diverses imperfections de la méthode habituellement utilisée^ et gui consiste à faire passer le lait sur des cylindres surchauffés par la vapeur sèche à la température de 115 à 120"^. En opérant ainsi, on obtient une poudre de lait peu soluble et cela résulte, d'après l'auteur, de la cristallisation de la caséine provenant de la surchauffe rapide du lait au contact de l'acier des cylindres. Mais il y a plus. Dans les appareils ordinaires, le lait tombe, sous forme de fine pous- sière, dont les particules ont de 2 à 3 millimètres de circonférence. La partie de chaque particule qui vient au contact des cylindres chauds se sèche plus rapidement que la partie supérieure exposée à la température plus douce de l'air. Il s'ensuit que, pour obtenir la dessication complète de chaque particule, on est obligé de laisser le lait pendant trop longtemps au contact des parois chaudes de l'appareil. Dans ces conditions, le sucre contenu dans la partie adhérente de chaque particule est surchauffé, il se caramélise et confère à la poudre finalement obtenue une couleur jaune foncé. On peut éviter tous ces inconvénients en utilisant l'appareil décrit'par l'auteur (Brevet Gobizza, u° 15665, République Argentine), et qui n'est Si S;, — jj_ r . H ir H ^ autre qu'un pulvérisateur à air chaud. Cet appareil se compose essentielle- ment d'une chambre A construite avec des matériaux isolants (ciment armé revêtu intérieurement de faience), d'un entonnoir tronc-conique renversé B composé encore de matière isolante, d'un pulvérisateur de liquide C réglable par l'extérieur et en communication avec la tubulure E. A la partie inférieure, se trouvent un grillage de cuivre étamé F de forme circulaire, un récipient G muni d'une perforation et les deux ouvertures I communiquant avec un tube de décharge H, en communication, lui-même, avec l'extérieur. Dans les parois de la chambre A sont encastrés quatre tubes D, diamétralement opposés, et qui communiquent avec un four à air chaud. Le lait, préalablement réchauffé, passe dans un compresseur qui l'envoie dans une chambre « de pression » d'où, sous une pression de 12 à 15 atmo- sphères, il circule dans la tubulure E et de là, dans le pulvérisateur C qui, à son tour, le lance sous forme de vapeur dans la chambre A. Dans cette chambre^ la vapeur vient au contact de l'air chaud, lancé sans interruption 236 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE par les tubes D ; les matières solides se séparent alors de la vapeur aqueuse, qui s'échappe par les ouvertures h, et se résolvent en une poudre qui tombe en pluie très fine. La poudre de lait ainsi formée arrive au plus haut degré de dessiccation, au moment môme où, de l'oiitonnoir B, elle passe dans le grillage F. Ensuite, cette poudre tombe dans le récipient G et de là, entraînée par un puissant aspirateur, elle s'écoule" dans un récipient éloigné d\i contact de la chaleur. L'air chaud, passant à travers les mailles très étroites du grillage, s'échappe par les ouvertures I et par le tube H est conduit à l'extérieur. R. Cerighelli. SECTION 1 — AGRICULTURE Dkmankt (Maurice). — L'organisation s<'icntifi(|UO du travail on aari- cultnre {Annales rie Gemhloux, 2r.e année, p. 203, 1920). I. d. : 38I.S7 : VA. — Le système Taylor, dont la valeur a été reconnue dans l'industrie, est-il susceptible de s'appliquer aux travaux agricoles? La réponse de l'auteur est affirmative; un essai très intéressant d'organisation scienti- fique du travail en agriculture a été tenté en 1917 par un officier belge au potager militaire de Criel-sur-Mer (Seine-Inférieure). L'auteur résume les résultats obtenus : malgré la courte durée de l'expérience et ses imper- fections, on peut songer aux bénéfices qui résulteraient de l'organisation rationnelle des travaux agricoles. P. N. Mevi-r-Ferber. — La culture du houMon fin on Alsace [Ann. Brasserie et Distillerie, 19^ année, p. 291, 1921K L d, : 63345.11 (4;î.4).— La culture du houblon n'a pris une grande importance en Alsace que dons le courant du dix-neuvième siècle; elle n'occupait que 120 hectares en 1848, et couvrait 4.689 hectares en 1883. Depuis cette date, la Société des Planteurs de Hou- blons a poursuivi l'amélioration de la culture du houblon; la coutume d'in- tercj 1er des plantes sarclées dans les Iioublonnières fut peu à peu aban- donnée; les plantations sur fil de fer se répandirent; l'emploi des engrais (spécialement la potasse) fut pratiqué scientifiquement après de nombreux essais. La sélection par semis de nouvelles variétés de houbliMi a pleinement réussi et l'Alsace possède deux variétés fines qui ont contribué à propager la renommée de la qualité du houblon d'Alsace. La couleur verte a été maintenue, grâce à la dessiccation au moyen de tourailles j)erfectionnées à trois ou quatre étages dans lesquelles le houblon, descendant d'étage en étage, est soumis à l'action d'un courant d'air chaud de 20» à 40". Les expositions de houblons ont stimulé les planteurs. En 1910, l'Alsace a vaincu sur toute la ligne tous les houblons d'Allemagne et de Bohème. La condition primordiale pour produire un houblon fin est la culture ('u semis, sur huiuelle l'auteur insiste et donne de nombreux détails. La situation doniiiiantc de l'Alsace dans l,i culture du hmiblon est très intéressante, et les |ilanlt'urs de houblon de la Bourgogne et de la Lorraine auront avantage à étudier les méthodes employées en Alsace. P. N. SECTION 111 — CHIMIE. PHYSIQUE, MICROBIOI.OGII-] Meurice (R.). — Sur la re«-lierclie de la cocolinc dans le lieiirre (Ann. Chimie analytique, t. 111, p. 14:t. 1921 I. 1. d. : Ô13.λ: (;372. — La n'clicrclie delà graisse de cocd dans le bturre.so fait actuellement par la délerniinatitin des acides volatils insohibles (Muntz et Condon); ce procédé ne fait appel qu'à une seule propriété du coco. Les travaux de lîaller et Yous.'joulian REVUE AGRONOMIQUE 237 ont montré qu'il existe entre la cocoline et les autres graisses des diiïé- rences profondes de composition : la séparation des éthers niéthyliques ne semble pas devoir entrer dans la pratique des laboratoires d'analyse; mais on peut distinguer ces acides au moyen des indices anciens de saponi- fication^ de Hehner et de Reichert-Meissl^ exprimés en centimètres cubes de soude normale pour 100 grammes de matière grasse. L'auteur calcule alors la valeur : Indice Meissl + indice Hehner — indice de saponification Indice Meissl Cette valeur varie de 0,37 à 0,49 (maximum 0,5) pour le beurre. La coco- line du commerce donne au contraire 7,4. Un beurre falsifié avec 10 % de cocoline a donné 0,62. Une autre méthode consiste à séparer les acides fixes insolubles, à les dissoudre dans l'alcool et à les titrer. Le résultat exprimé en soude nor- male pour 100 grammes de graisse, constitue l'indice d'acidité fixe qui est 338 pour un beurre et 417 pour la cocoline. En multipliant le rapport de Muntz et Gondon par l'indice d'acidité fixe, le produit a pour maximum dans un beurre 53,2 et atteint 1042 avec le coco. P. N. Froidevaux et Vandenberghe. — Dosage de l'azote ammoniacal dans les engrais complexes à base de cyanamide calcique et de sels ammonia- canx (Ann. Chimie Analytique, t. 111, p. 146, 1921). l. d. : 63.1627. — On ne peut employer la distillation en présence de magnésie qui donne des résultats trop élevés. Les auteurs conseillent de mettre en liberté l'ammo- niaque par une lessive de soude concentrée et d'entraîner cette base par un courant d'air. On mesure le dégagement d'ammoniaque à intervalles réguliers et on construit une courbe représentant l'azote dégagé en fonction du temps; cette courbe présente un point anguleux qui correspond avec une exactitude suffisante à la teneur en azote ammoniacal du mélange d'engrais. P. N. Danneel (H.). — Production de cyanamide à partir de la chaux azotée {Chemisch-Technische Ubersicht, 45e année, p. 55, 1921. I. d. : 661.983.3. — La mise en liberté de la cyanamide CN^H^ par l'action du gaz carbonique sur la cyanamide de chaux en suspension dans l'eau, produit un grand dégagement de chaleur par suite de la carbonatation de la chaux libre. L'échauffement de la masse détermine la formation d'ammoniaque et de dicyanodiamide. L'auteur carbonate la chaux azotée à sec; lorsqu'il n'y a plus de chaux libre, il met le produit dans l'eau et fait passer un courant dé gaz carbonique. P. N. Reychler. — Notes sur la fécule [Bull. Soc. Chimique Fr., t. XXIX^ p. 311, 1921). I. d. 647.664. — Par ses observations microscopiques, l'au- teur confirme les conclusions de M. Maquenne : la fécule est formée d'au moins deux matières dont l'une, l'amylose, est à la partie la plus interne des grains de fécule, et l'autre, l'amylopectine, est localisée de préférence dans les parois granulaires. L'établissement d'une distinction clhimique entre l'amylose et l'amylopectine est fort sujette à caution : ces deux substances pourraient n'être que des variétés différemment condensées d'une même substance. P. N. Bridel et Arnold. — Sur une méthode permettant ^application aux végétaux du procédé biochimique de recherche du glucose (C. R. Acad. Se, t. CLXXIl, p. 1434, 1921). I. d. 547.66. — Le procédé biochimique, appliqué pour la première fois en 1920 par Bourquelot et Bridel, est basé 238 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE sur la propriété que possède l'émul^ine de combiner, en solution alcoolique, le glucose à l'alcool (|ui le tient on dissolution. Les auteurs viennent d'éta- blir une méthode permettant d'utiliser ce procéJé pour caractériser le glucose dans des mélanges complexes. Les manipulations sont longues et délicates, mais elles permettent de distinguer le glucose du galactose (Cf. C. n. Acnd. Se, t. CLXX, p. 631. 1020). P. N. Chaudin (Mil'' Andrée). — L'inversion diastasique du saccharose. Lois de l'hydrolyse (Bull. Ai^soc. Chiin. Sucrerie et Dislill., t. XXXVIII, p. S'iS, 1921). Ld. : .',47.668 : 581.1î)7. — On sait que l'hydrolyse acide du sucre de canne est régie par la loi de Wilhelmy : la vitesse d'inversion est à chaque instant proportionnelle à la quantité de sucre cristallisable pré- sente dans la liqueur. Si l'on fait varier les conditiorLS expérimentales, on trouve que la vitesse de réaction est proportionnelle à la concentration initiale en saccharose; elle dépend, en outre, de l'acide, et, pour chaque acide employé en solution étendue, elle est proportionnelle à la dose d'acide. Ces lois sont-elles applicables ou non à l'hydrolyse diastasique? Si l'on suit l'inversion par l'invertine d'une solution à 4 % de saccharose, on constate que la vitesse, fi'abord constante, diminue ensuite, et la courbe représentative de la vitesse en fonction du temps présente un point angu- leux. Si l'on augmente la richesse saccharine de la solution pour la même quantité d'invertine, les mêmes faits se reproduisent, mais le point angu- leux se déplace vers la droite et les quantités de sucre non hydrolyse res- tant en solution à ce point sont rigoureusement égales. Si, au contraire, laissant fixe la quantité de saccharose, on fait croître la teneur en sucrase, le point anguleux se déplace vers la gauche et les poids de sucre cristalli- sable subsistant à ce point augmentent avec la proportion d'enzyme. La loi mathématique du phénomène dépend donc du rapport des concen- trations en sucre et en diastase, ce qui fait songer à la possibilité d'une combinaison entre le sucre et l'enzyme. Si l'enzyme est en excès tout le sucre est transformé en cette combinaison intermédiaire dont la concen- tration va en diminuant au fur et à mesure que l'hydrolyse se produit : l'hydrolyse s'effectuera suivant la loi de Wilhelmy; sa vitesse ne sera modifiée par une augmentation de diastase, elle sera proportionnelle au poids de saccharose (l'enzyme restant toujours en excès). Si le saccharose est en excès, le produit intermédiaire se reforme au fur et à mesure de sa destruction tant que l'excès de sucre n'a pas disparu : il en résulte que la vitesse d'hydrolyse reste constante pendant cette période. Les résultats expérimentaux coïncident avec les nombres calculés au moyen de la for- mule de Wilhelmy. Après avoir étudié les solutions sucrées diluées, l'auteur examine les solutions concentrées. Là intervient la viscosité des solutions qui diminue la vitesse d'hydrolyse. La viscosité d'une solution île saccharose est aug- mentée par la présence de sucre inverti; donc la vitesse d'hydrolyse est diminuée par une action purement physique et il ne saurait être question de réaction d'équilibre. P. N. Perotti (R.) — Sur la mesure du pouvoir aiumonisant de la torrc arable (Atli délia reale Accademia (ici Lincei, t. XXIX, p. 251, 1920). Ld. 68.113. — La méthode adoptée par l'auteur consiste à préparer une solution à 15?^ de peptone. La terre étant mise en suspension dans dix fois son poids d'eau, on ensemence avec 5 centimètres cubes de terre délayée, 10 centimètres cubes de solution de peptone. Après quatre jours de culture à 20<'-25", on dose l'ammoniaiiue furmée. P. N. Trl'ffaut (G.) et Dezssonoff. — Auîrinontation du nombre des Clos- trldinm Pastorlanum dans des terres piirticllcnient stérilisées par le sulfure REVUE AGRONOMIQUE 239 de calehim (C. R. Acad. Se, t. CLXXII, P- 1319, 1921). I. il. : 63.115. — Les auteurs montrent l'influence de la stérilisation partielle de la terre sur le développement du Clostridium. Le nombre des Clostridium est dix à cent fois supérieur à celui des Azotobacter. Il leur semble donc que c'est le Clos- tridium Pastorianum et non l'Azotobacter qui est l'agent principal de la fixation de l'azote dans le sol. P. N. Kayser (E.). — Influence de la matière azotée élaborée par l'Azoto- bacter sur le ferment alcoolique (C. R. Acad. Se, t. CLXXIL P- 1539, 1921. I. d. 63.115. — L'observation a montré que souvent la matière azotée formée par l'Azotobacter aux dépens de l'azote atmosphérique, n'est que lentement assimilée par les végétaux supérieurs, à moins que cette subs- tance azotée ne soit nitrifiée dans le sol. L'auteur a recherché l'action des produits de l'Azotobacter sur des cellules végétales, et il a choisi les cellules de levure. La multiplication de la levure est gênée; néanmoins, la décomposition du sucre est activée, sans que la fonction zymasique soit stimulée dans tous les cas. On est donc en droit de se demander si les Azotobacter du sol et leurs produits ne sont pas susceptibles de diminuer la production des cellules végétales en excitant la disparition des matières hydrocarbonées que ces cellules trouvent à leur disposition. P. N BIBLIOGHAPHIE G. W. Hendry. — Mariout barley >vith a discussion of barley culture in California {L'orge Mariout à propos de la culture de l'orge en Californie) {Univers. California PublicaL, Bull. 312, octob. 1919.) I. d. : 63.313. La recherche de variétés d'orges pour les fermes de la Côte Pacifique de Californie conduit l'auteur à donner la préférence à l'orge égyptienne Mariout sur les formes locabs. Plus résistante à ïx sécheresse, elle peut être semée plas tôt et récoltée deux semaines avant l'orge commune, d'où meilleure qualité et chances élevées de fournir des récoltes avant les périodes de forte chaltmr; elle produit moins que l'orge commune et ne vaut pas cello-ci en région montagneuse froide. C'est une orge à six rangs, à poils raides sur l'axe depillet, toujours basse, n'atteignant dans les conditions favorables que les trois cinquièmes de la hauteur de l'orge commune (Es- courgeon), dont elle diffère encore : par le nombre moyen des chaumes, 9 au lieu de 6, de nœuds par tiges, 7 au lieu de 8, par la forme des feuilles, plus larges et plus courtes, par l'abondance plus grande des racines, par le nombre réduit de grains par épis (6G au lieu de 84); les grains sont plus longs, jaunes bruns. Dans la ferme expériintMitale de l'Université à Davis Cal., la moyenne dos récoltes de 1911 à 1919 fut de 88 bushels par acre, au lieu de 80,68 fournis par l'orge commune et, sauf deux saisons (1914 et 1915), li production fut toujours plus grande avec l'orge Mariout. Au point de vue malterie, elle oITre les qualités de l'Escourgeon ordinaire. Au cours d'un exposé détaillé des conditions de culture de l'orge en Cali- fornie, Hendry affirme qu'il est inutile de provoquer le roulement de régions à autres de semences appropriées pour éviter la dégénérescence. Il aflirme, au contraire, avec force, que plus une orge est cultivée depuis longtemps dans une localité, mieux elle est acclimatée. Les seuls soins à prendre sont de la conserver pure de tout mélange et de bien nettoyer les graines avant les semailles. D'ailleurs, l'orge Mariout réussit bien à Chico (Californie), à Moccasin (Montana), à Aberdeen (Idaho), à Burno et à Moro (Oregon), c'est-à-dire sous des climats très différents et assez froids. Elle convient particulièrement aux régions sèches et surtout lorsque la chute annuelle des pluies dépasse 18 pouces. L. Bl. Le Gérant : Cn. Friedel. IMrniMcniK DKHUKU-l-KVBAl'I.T, N A.NCT-PAHIs-STH ASBOL RU 38" année (6* série) N» 5 Septemtire-Octobre 1921 ANNALES OB LA SCIENCE AGRONOMIQUE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE PUBLIÉES sous LES AUSPICES DU MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DE L'INSTITUT NATIONAL AGRONOMIQUE SOMMAIRE Pages La Classification Décimale Internationale appliquée aux Sciences Agricoles 241 Revue Agronomique 299 LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 5, RUE DES Beaux-Arts, PARIS (VP) Prix de ce fascicule : 5 fr. 25 net. ADMINISTRATION des ANNALES : 5, rue des Beaux- Arts. PARIS (60. — Tél. GOBELINS 16.79. RÉDACTION des ANNALES: 42^... rue de Bourgogne. PARIS (7^). COMITÉ DE PATRONAGE MM. V. BORET, F. DAVID, VIGER ANCIENS MINISTRES DE l'aGRICDLTUHE MM. COSTANTIN, LINDET, MAQUENNE, MARCHAL, SCHLŒSING TISSERAND, VIALA MEMBRES DE l'iKSTITUT MM. MM, MM. MM. Aiomann (L.). Dabat. Leroy. Ravaz. Ammann (P.). Fron. Lipman. Reuss. Angot. Gayon. Lucas. Ringelmann. Bertrand (Gab.). Girard (A. Ch.). Marchai. Rocquigny (De). Bois. Grosjean. Martin-Claude. Roux (E.). Bassard. Henry. Moussu. Saillard. Capus. Hickel. Passelègue. Schribaux. Carrier. Kayser. Petit. Wéry. Chancerel. Lequertier. Poirault (D'). Chaacrin. Lerouzic, Prudhomme. Correspondan ts étrangers : MM. MM. Belgique De Vuyst. Italie Pr. Carlo Mensio Etats-Unis ] D' Lipman. Pays-Bas Df van Rijn. Grande-Iiretagne . i 3ir Daniel Hall. Suisse Duserre (V.). COMITÉ DK RÉDACTION MM. G. A.ND¥iK. président, DKMOUSSY, A. LAURENT, P. MARSAIS ET NOTTIN MM. P. NOBLESSE ET J.-L. VAN MELLE Rédactear en chef : ALBERT BRUNO INSPECTEUR GÉNÉRAL DES STATIONS AGRONOMIQUES PRIX DE L'ABONNEMENT Les Annales de la Science Agronomique française et étrangère paraissent depuis 1884 par fascicules de 5 à 6 feuilles, formant chaque année un volame d'environ 500 pages, avec gravures, etc. Un an : 30 fr. — Étranger : 36 fr. Les années antéiiemes (sauf 1884 et 1885 incomplètes) : 1", 2% 3", 4% 5* sé- ries, peuvent être obtenues au prix do 24 fr. pour une année isolée, La collection entière est cédée avec une remise de 25 °/o. LA CLASSII ICATION DÉCIMALE INTERNATIONALE APPLIQUÉE AUX SCIENCES AGRICOLES I. d. : 025,4 : 63 Nous avons adopté comme méthode de classification celle de rinstitut International de Bibliographie, que nous avons reconnue la seule ccnvenable pour ceux qui ne se canlonnent pas dans une spécialité de science pure, au point d'en connaître parfaitement la classification naturelle jusque dans ses finesses et ses difficultés. La plupart des professions techniques exigent la mise en œuvre d'une foule de données des sciences et des arts les plus divers, qui nécessitent, si Ton veut y mettre un bon ordre, un système simple et pratique de classement. Celui que nous adoptons suppose l'unité des connaissances humaines divisée en 10 classes numérotées de à 9 : : Écrits généraux; 1 : Philosophie; 2 : Religion; 3: Sciences sociales; 4 : Philologie; 5 : Sciences naturelles; 6 : Sciences appliquées; 7 : Beaux- Arts; 8 : Littérature; 9 : His- toire et Géographie. On aurait pu écrire : 0,1), 0,1, 0,2, etc., mais on supprim_e par conveniion les signes : 0,. Chaque classe se répartit en 10 divisions, qu'on exprime en décimales. Par exemple, la classe 5 comprend : 51 et 52, Mathé- matiques et Astronomie; 53, Mécanique rationnelle et Physique, 54, Chimie pure; 55, Géologie; 56, Paléontologie; 57, Biologie, Anthropologie; 58, Botanique; 59, Zoologie. De même la classe 6 comprend : 61, Médecine; 62, Art de l'in- génieur; 63, Agriculture; 64, Économie domestique; 65, Com- merce, Transport; 66, Industrie chimique; 67, Manufactures; 68, Industries mécaniques et Métiers; 69, Construction. Chaque division se subdivise à son tour en 10, ce qui se prête AXS. SCIESCB AGRON. — G- SÉRIE. 1921 16 242 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE toujours bien à l'expression par un nombre décimal, et "ainsi do suite. Les fiches de documentation ou les dossiers de classement vertical pourvus de leur numéro de classification décimale sont des plus faciles à remettre en ordre lorsqu'on les a dérangés, et à trouver instantanémont lorsqu'on en a besoin. Quel que soit le système de classification adopté, il est clair que certains documents, mémoires, livres, etc., doivent rece- voir plusieurs numéros, et comportent l'établissement simultané de plusieurs exemplaires de la même fiche, si on veut éviter des pertes de temps quand on cherchera des renseignements en consultant le fichier. L'établissement des nombres classificateurs, lorsqu'on ne trouve pas précisément, ni dans les tables ni dans leur index alphabétique, le sens de j^'idée à représenter, comporte la con- naissance préalable de quelques conventions : Le signe : marque la relation réciproque de deux nombres. Lorsqu'il est employé, il convient généralement d'établir 2 fiches, la seconde portant les mêmes nombres que la première permutés de part et d'autre au signe. Ainsi 63 : 59 Zoologie agricole, ou 59 : 63. Les parenthèses ( ) renfermant un nombre qui (.ummence par un zéro inditjuint la forme, l'origine du document considéré. Ainsi : (05) publication périodique. Lorsqu'elles renferment un nouibre ne commençant pas par un zéro, elles constituent une indication de nature géographique, de pays, de région. Ainsi : (44) en France. Les guillemets « » contiennent des indications de temps, de siècle notamment. Ainsi : « 17 » au 17^ siècle. Les auteurs de la classification décimale ont introduit autant que possible (b>s subdivisions communes. Ainsi, la nirmc loi permet de décomposer semblablement plusieurs cases de la classification. Le double 00 luarque r('riij)loi d'une subdivision commune applicable à toutes les parties des sciences ou de la technique. Ainsi : 661,21,006 Industries du soufre, oîi le signe 006 représente l'idée d'usine. Nos lecteurs ont pu n'uiarquer déjà que la classification déci- male introduite dans un j)éri()diquo ne gène pas ceux qui ne LA CLASSIFICATION DÉCIMALE INTERNATIONALE 243 veulent pas s'en servir; qu'employée à rétablissement des tables annuelles, elle amène les articles à un ordre logique et commode; pourvus de l'Index ci-après, ils constateront qu'on peut utiliser commodément des fiches classées dans l'ordre décimal, même sans avoir appris tout le mécanisme de la méthode. Cet index doit presque tout au travail de M. Vermorel. Tou- tefois nous n'en avons pas fait une copie servile, et, pour ré- pondre le mieux possible aux besoins de tous ceux qui s'occu- pent d'agriculture, d'industries ou de sciences agricoles, nous avons, suivant les cas, allégé ou complété l'index en question. Souhaitons qu'il rende le grand service de permettre aux agronomes un classement commode de l'érudition toujours plus vaste que comporte l'agriculture basée sur les connaissances scientifiques. RÉFÉRENCES RELATIVES A LA CLASSIFICATION ET A LA BIBLIOGRAPHIE 1. Manuel du Répertoire bibliographique, publié par l'Institut Internatio- nal do Bibliographie, Palais Mondial, àBruxelli s. Ouvrago do 2200 pages comprenant les tables de classification (33.000 divisions méthodiques) et l'index alphabétique (environ 40.000 mots classificatours). Se com- pose de 35 fascicul s qui peuvent être acquis séparément, chacun cons- tituant un manuel abrégé pour une spécialité. 2. V. Vermoret. Manuel du Répertoire bibliographique des Sciences agri- coles établi d'apri's la Classification décimale. Éditeurs : Goulet et (ils, à Montpellier; Ch. Béranger, à Paris. 240 pages. 3. Général Sébert. Rapport sur l'Organisation en France d'Offices de Do- cumentation technique et industrielle. Rapport dont les vœux et conclu- sions ont été approuvés par le Congrès général du Génie civil (mars 1918). Bureau Bibliographique de Paris, 44, rue de Rennes. 23 pages. 4. Dr P. Chavigny, Organisation du Travail intellectuel (1919). Librairie Delagrave, à Paris. 132 pages. 4 fr. 80 c. 5. Index alphabétique résumé de la Classification décimale appliquée à VArt de l'Ingénieur. Supplément à la Revue de l'Ingénieur et Index technique. Au Bureau d'Organisation économique, 124-126, rue de Provence, Paris. 8 pages à 3 colonnes. Vendu séparéni'^nt 1 fr. 6. Paul Otlet, \j Organisation internationale de la Bibliographie et de la Documentation. Publication 128 de l'Institut International de Biblio- graphie. Bruxelles, Palais Mondial (Cinquantenaire). 44 pages. 7. E. Fauré-Premiet, Le Mouvement actuel pour la Réorganisation des Recherches scientifiques en France. Imprimeri'^ F. Gaultier et A. Thébert, 4, rue Garnier, Angers. 80 pages. 8. Comptes rendus des séances du Bureau Bibliographique [12 juillet et 30 août 1920). — Compte rendu de la Conférence internationale de Biblio- graphie et de Documentation CQvwxqWçs, 7-10 septembre 1920), dans Bulletin de la Société d' Encouragement pour Vlndustrie nationale, de novembre- décembre 1920, pages 925 à 945. CLASSIFICATION DÉCIMALE INDEX ALPHABÉTIQUE RÉSUME APPLIQUÉ AUX SCIENCES AGRONOMIQUES D'après V. VERMOREL Abatage Abatafi:e d'animaux domestiques 614,97 Abattoirs. Construction 725,28 — Hyî,Mène publique 614.741 Abeilles"^ 68.81 {.) — élevage 68,81,04 — maladies 63,81,091 — produits 68,77 iU>ricotier 68/1 11. 6 Abris contre la geUe 68,212,1 Absorption des liquides (Rot.) 581,111 Absorption des sols (Agr.) 63,112,2 Académies . 06 (.) Accidents mi'itùoriques (Agr.) 63,21 — assurances 368 Acclimatation d';s animaux domestiques .... 63,6,045 — des plantes 63.1 9't Accumulateurs électriques 621,355. Acescence du vin 66.32,0046,42 Acétylène 665,8 Achat (comn»prce) 881,83 — des engrais 68,162,6 — des engrais rhimiques 68,167,06 Acide nitricpie synthétique 661,988.1 Aridité du vin. ' 66,32,0023,2 Adaptation (Physiologie végétale) 581,152 Administration 85 — (le l'agriculture (■)3.85 (.) — centrale 851 — locale 352 (.) Adultérations du vin 66,82.0046,8 Allinage des fromiges 68,78,0022,2 Affinité des siijets greffés 63,195,36 Afrique (6) Agendas (058) (.) LA CLASSIFICATION DÉCIMALE INTERNAIIONALE 245 Agriculture 63 (.) — en France 63 (44) — machines 63,17 — cultrre 63,2/4 Aide-mémoire agricoles 63 (0221 Ais 63,511.8 Air carbuT-é 665 85 — (li'-sinfection 614,48 — liquide .' 661,92 — pollL'tion 614,7 — chaud 662,974 Alambics 542,48 Albumine (Chimie organ.) 547,31 — Industr. aliment 664,932,4 Alcaloïdes des végétaux 581,194,4 Alcool (fabric.) 663,5 — du vin 66,32,0023,1 — Chimie organique 547,31 — Fabrication générale 661..72 — alimentaire (tabr.) 663,5 — Éclairage 665,673 — Moteur 621,431,223 Aleurone 581,194,2 Alfa 63,341,21 Algérie (65) Algues (Bot.) . . . , 589,3 Alimentation (Économie dom.) 643 — Zootechnie 63,6,043 — forcée 63,6,043,14 — en pâturages 63,6,043,12 — rationnelle 63,6,043,13 — en stabiilation 63,6,043,11 — des abeilles 63,81,043 — du cheval 63,611,043 — des plantes 581,131 — des poissons 63,93,043 — des vers à soie 63,82,043 Aliments (Industrie) 664 — Inspection ; 614,3 — liquides 663 — solides 664 Allaitement, animaux domestiques 63,6,042 Allemagne (43) Allemand (langue) =3 Allumage. Moteurs à explosion 621,431,4 Almanacns (059) (.) — agricoles 63 (059) (.-) Alpage des animaux domestiques 63,6,043,12 .ilpages (prairies) 63,331,13 Alsace (434,4) Altérations du beurre 63,72,0046,2 — des fromages 63,73,0046^2 — du lait 63,71,0046,2 — du miel 63,771,0046,2 — du vin 66,32,0046 Aménagements des forets 63,49,193,3 Amendements (Agriculture) 63,15' 246 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Aiiu'ndi'iTi'Mits dos sols aïKik'ux 63, 151 — des sols siliceux 03,152 Américaines (Vignes) 03,46,194,2 Amérique Centrale (728) — du Nord (7) — du Sud (8) Amertume du vin 66,32,0046,43 Amidon (Oiiinie orpranique) 547,664 — Industrie cliimique 664.2 — sohiblo 664,234 — des végétaux 581.193,1 Amidons finspect. des) 614.312 Ammonia([ue (Indusl. cliim.) 661.51 — synthétique 661.983,2 Ampéiograpnie 63,46.194 (.) — américaine 63.46.194,2 Amphibiens (Zool.) 597,6 Analyses (Hygiène publique) 614,3 Analyse ehinii(pie 543 — aliini'nls 543,1 — boissons 543,1 — eau 543.3 — lait 543,2 — roches 543,6 — .snbst. anini 543.9 — subst. inorganiques 543.7 — subst. végétales 543.8 — des cendres végétales 581.192,1 — des engrais 63,162,7 — organique (Bot.) 581,192,1 — qualit,ative 544 — ipialilative des sols 63,113,2 — quantitative 545 — quantitative des sols 63,113,3 — des végétaux 581,192 — du vin 66.32 : 543,1 Anatomie (Médecine) 611 — végétale 581,4 Ane 63,612 Anglais (langue.) r-_r 2 — (Philologie) 42 Angleterre (42) Animaux auxiliaires (chasse) 63,91,083 — causant des maladies 591,67 — domestiques (Hyg.) 614,9 — abatage 614,97 — entretien 614.94 — nourriture 614,95 — transport 614,96 — élevage 63.6.(»'i — (Installations pour) 63,6,06 — alimetilation 63,6 — maladies 619 — races 63.6,02 reproduction 63,6,03 — expl..ifés 63.6.63,8,63 — nuisibles 591,65 LA CLASSIFICATION DÉCIMALE INTERNATIONALE 247 Animaux rapaces 591,66 — utiles 591,61 Annales (05) (.) — agricoles 63 (05) (.) — des sociétés (06) (.) — des sociétés agricoles 63 (06) (.) Annuaires (058) (.) '— agricoles 63 (058) (.) Apiculture 63,81 (.) Aplatisseurs 63,176,11 Appareils de beurrerie 63,72,0025 — à cuire (agr.) 63,176,35 — d'égrenage 63,175 — de fromagerie 63,73,0025 — de laiterie 63,71,0025 — de nettoyage 63,175 — à préparer la cire 63,772,0025 — à préparer le miel 63,771,0025 — à préparer les récoltes 63,176 — à préparer les fourrages 63,176,2 — à préparer les graines 63,176,1 — à préparer les racines 63,176,3 — à préparer les tourteaux 63,176,34 — à préparer les tubercules 63,176,36 — pour récolter 63,174. — pour travaux du sol 63,171 — de traitement malad. pi 63,29,4 — transporteurs 63,177 — de vinification. 66,32,0025 Apreté du vin 66,32,0046,21 Aracnide , 63,342,17 Arachnides (Zool.) 595,4 Arboriculture fruitière 63,41 — générale 63^4 — d'ornement 63,524 Arbres forestiers 63,49 — culture 6.3^49,19 — essences 63,491 — fruitiers 63,41 — fruitiers dans céréales 63,42, 31 — à fruits acides 63,414 — à fruits amylacés 63,412 — à fruits huileux 63^413 — à fruits sucrés 63,411 — à huile et matière grasse 63.!342,18 — d'ornement (culture) 63^524^ Arbrisseaux divers (Sylv.) 63,499 — d'ornement 63,524 Arbustes d'ornement 63^524 — à feuilles caduques 63,524,1 — à feuilles persistantes 63^524,2 grimpants 63,524,3 — sarmenteux 63,52 4^- Archéologie 913 (.) Architeclijre ' 72 — civile 725 — privée 728 248 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Architecture publique 725 Arcni' istique 002 Ar''oises 695 Arpile (Evpîoit. mi i.) (■.22,311 Aritl mHiquo 511 Ann(^" 355 Armos fcha=sc) 63,91,082 Arpentafife. 526 Arracheurs do racines 03,174.5 — de tubercules 63,174,5 Arrosnpes 63,196,15 — insocticidos 63,29,42 Arsenii ilnd. mimiques) 661,42 Ari. de rinpr'nieur 62 Arthropodo'. (Zool.) 595,2 Articul.'s (Zool.) 595 Arts appliqui's 74 Ascenseurs pour fardeaux 621.876 Asromycèles. (Bot.) 589,23 Asperpos 63,511.1 Assimilation cliloropliyll 581,132 Assistance 361 Associntions politiques 362 Assolements 63,191,13 — des cuil. fourrag 63,33,191.13 Assurances 368 — ap^ricoles 368,5 — du bétail 368,52 — oontre la grêle 368,51 Astaciculture 63,95 As-tronomic 52 Ateliersdpfabric.de 0063 Atlas géographiques 912 (.) Aubergines 63,513,4 Aulne 63,491.22 Austmlie (94) Autographes 091 Autriche (436) Avoine (cultiire) 63.314 — élevée fourrag 63,331,415 — nourriture d-i cheval 63.611,043,22-14 Azote (Ind. chimique) 661,98 — ammoniacal (engrais) 63,167.12 — nitriqiie (engrais) 63,167,11 — organiq-ie (engrais) 63,167,13 Bactéries (Bol.) 589,95 Badigeonnages (M^lad. pi.) 63,29,47 Balivage 63,49,191,194.5 Bambou 63,341,23 Banques 332 Barattage 63,72.0022,2 Barattes 63,72,0025,2 Barrages l'e fleuves 627,43 — de réservoir 627.82 Basidiomycètes (Bol.^ 589,22 Basse-cour 63,65,06 LA CLASSIFICATION DECIMALE INTERNATIONALE 249 Bâtiments agricoles 63 : 69 — d^habitat. (Arch.) 728 — publics (Arch.) 725 — scientifiques (Àrcli.) 728 Battage au fléau. . ^ 63,175,1 Batteuse mécaniques 63,175,2 Beaux-arts - . . . , 7 Bêches 63,171,1 Belgique .' (493). Béliers hydrauliques (Agr.) 63,178,3 Benne de transporteur aérien , . . . . 625,92 Bétail 63,62 Bêtes laitières 63,71,0022,1 Betterave fourragère 63,332,1 — industrielle 63,343,3 Beurre 63,72 — Ait-rations 63,72.0046,2 — artificiel 63,723 — artificiel, industrie 664,3 — Caractères 63,72,001 — Conservation 63,72,0044 — Consommation 63,72,0041 — Éléments constit 63,72,0023 — Inspection (Hyg.) 614,325 — Maladies 63,72,0046,2 — naturel 63,721 — de petit-lait 63,73,0048,1 — Propriétés 63,72,001 — Résidus 63,72,0048 — Transport 63,72,0043 — Vente (prix) 63,72,0035 — de cacao 663,911,1 Beurreries 63,72,006 — appareils 63,72,0025 Bibliographies 01 — agricoles 63 : 016 — d'anonymes. . : 014 — par classes d'aut , . 013 — individuelles ■ 012 A-Z — par pays 015 — par sujetù 016 : Bibliothécornie 02 Bibliothèqi?es (administration) 025 — classification bibl 025,4 : — construct. mobilier 022 Bière 663,4 Bimanes (Zool.) 599,9 Binages 63,196,12 Biographie 92 — des agriculteurs 63 : 92 Biologie 57 — des animaux nuisibles (Agr.) 63,29,1 — du phylloxéra 63,46,275 (Ph) 01 Bisocs 63,171,22 Blanchiment a la cire 63,772,0022,3 Blanchissage (Écon. domest.) 648 Blé. . . . , ■ 63,311 250 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Blé. Culture 63,311,19 — Moulure 664,7 — noir 63,318 — Panification 664 6 Bœuf 63,621 Bois combustible en général 662,63 — Distillation 662,712 — demi-durs 63,491,2 — durs 63,491,1 — forêts 63,49 — Industrie 674 — produit utilisable 63,197,1 — précieux 63,493 — tendres 63,491,3 Boissellerie (Ind.) 674,51 Boissons (Économ. domest.) 642,4 — Industrie 663 — Inspection 614,34 — alcooliques (tempér.) 178 — brassées (fabricnt.) 663,3 — brassées (inspect.) 614,345 — distillées (fabricat.) 663,5 — distillées (inspect.). 614,345 — fermentées (fabricat.) 663,1 — fermentées (inspe. t.) 614,341 — mélanfïées 614,349 — tirées de fruits 614,346 Bonbon. Induffrie 664 14 Bore, sels (Ind.) 661,827 Botanique 58 — Jipricole 63 : 58 — analytique 581 — bioloirique 581 — économiqie 581,6 — économique acrricole 63 : 581, 6 — topograpbique 581.9 (.) Bottelen.ws 63,176,21 Bouchon odes (Zool.) 594,8 Br;iij,jj.iyy - Conservation car i'K^^ Fours de boulanger aÀ'nâ'l - à brique Trlil ' - à chaux 666,91 Fourrure Industr ^75 6 Frai des poissons. ^oltii Fraisier ÂHfl Framboisier 63,4l4,j Français. Langue * - Littérature °2 - Philologie. . Q«1 80 • Fraudes commerciales ce 00 oqi «<> - commerce du vin aoiL'n - Engrais ao o5 ôv Frayères artificielles. IMsc aî'Jl\h' Frêne bd/iyi,io Frigorif-èrc 6i».563 3 Frison. Langue /qqo - Philologie '^à'd,^ Froma^eHes . . 63,73,006 ^'T^:^s ^3.73,0025 Fromages cononn/Ao - altérations ll'^A'n^vl'l - Conservation 63'73'2o4Î - Consommation ^o'^o. 7 _ cuits 63,;31,4 _ durs : : : 63.731,3 I l?Kîs'''- ■••:::::::::: 63:V3!^46,2 - mous allinés atn'l\"'\ - mous non fermentes ^o ^o nnoo - Préparation aq'V 1 Froment at'iW u^ Fromental. Fourrag ro -^ n< r Fruitières. Fromageries ru/'/Ao Fruit. Bot :Jo r, l'o- r Fruits tilù - acides aq/ i> - amylacés a-//i kih -i - Gon.servat.agnc Aftk J - conservât, industr a^ /i 19 - culture arbres a-Im-î - culture potagère cnrV-i - huileux 63 413 - Inspcct. hyg. f. con.s ^ ': r - «"sp-t. l.yg. f.frais 6; '6^ - "?''!i"':'^" ; : 6341.198.2 - récolte r.,,t, _ sucrés 63,411 - utili.sabl. d. plant 63.197,6 LA CLASSIFICATION DÉCIMALE INTERNATIONALE 267 Fumier de cheval 63/163,1,11 — valeur économique 63,163.1,11,04 — ferme 63,163,1,31 — de mouton 63,163,1,31 Fumijîations des plan, nat 63,29.44 Fungi. Bot 589,2 Fungicides 63,29,52 Fusion du beurre 63,72,0044,12 — de la cire 63,772,0022,1 Futaies. — Svlviculture 63,49,191,194,1 Futailles vinaires 66,32,0044,23 Gadoues. Engrais 63,164,2 Galles agric. .' 63,22 — du chêne 63,491,11,22 — du poirier 63,411,1,22 Gamopétales. Bot ' 583,5 Gants décortiqueurs 63,29,46 Garance culture 63,342,331 Gastéropodes. Zool 594,3 Gastronomie 641 Gaude. Plante tinct 63,342,311 Gaz. Ammoniaque 661,51 — Industrie 665 Gazons, culture 63,521 — ornement 716 Ganoïdes. Zool . 597,4 — Piscicult 63,93,02,4 Gélatine, colle industr 668,3 Gelée. Accident, agr 63,212,1 Gemmes 736 Généalogie 929 Généralités de (0...) — d'agriculture . 63 (0...) Génération. Zool 591,16 Genévrier. Arbre fruit 63,411,5 — arbre forestier 63,491,18 Génie rural 63 : 69 Genre citrus. Arbre fruitier 63,414,2 Géographie 91 (.) — botanique. . . .' 581,9 (1) — historique 911 (.) Géologie 55 (.) — agricole 63 : 55 (.) — économique 553 — physique 551 Géométrie 513 — analytique 516 — descriptive 515 Géraniales. Bot 583,21 Germination 581,3 Gentianales. Bot 583,7 Gibier 63,91 — chasse 63,91,08 — élevage 63,91,04 — ennemis 63,91,092 — exploitation 63,91,05 268 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Gibier. Maladies 63,91,091 _ à plumes 63,91,022 — à poils 63,91,021 — produits ^3'^ — reproduction 63,91,03 Glace artificielle 621,57 Glacières Ic?'?ao Glucose fabric 664,162 Glumacées aa« i Gommes. Industr 668,4 — plantes à 63,347 — plantes à gomme arabique 63,347,1 — sécrétion 518,135,53 — utilisables 63,197,7 Glycérine industr ^^'^'r?Q q Gothique. Langue = 39,9 — Philologie ^39,9 Goût de fut (vin) ^^'l^'^Pr.'f^Al — de lie (vin). 66,32,0046,32 — de moisi 66,32,0046,31 Grainage des vers à soie 63,82,033 Graine. Bot ^^^ir i Graines multip. des végét 63,195,1 — utilisables 63,197 6 — de vers à soie 63,82,011 Graineteries ll^^^an e. Grains céréales ao q! iq7 a • q» — commerce ' ' oa o ' — nettoyage 63.31,198,3 — fourrages 63,6,043,22 Graisse du vin 66,32,0046,46 Graisses animales ''^'7q o — inspection 614,313 — végétales industr 665,3 Grallatores. Zool 598,23 Graminées. Bot 584 9 — fourrag 63,331,41 Grandes voiries ^-^ Granges architect ^ ât f\Qi Grasserie. Ver à .soie 63,82,091,1 Gravure '^ Grec. Langue — ° — Philologie Âic^^'i Greffage lAÂ'L — à l'atelier ^o' o'Ho — sur place corliit q — de la vigne 63,46,195,3 Greffe. Physiol. végét ^oVifoî Greffes. Ligatures roÎQ^'oo — systèmes de bd,i j^,jz Grêle agr lVil\i'^ — sur la vigne 6.i,4b,iij Grenadier ^'}'}\r' Greniers architect ^'^ no r Grenouilles. Pi.scicult 63,93,02,6 Groseiller f.'nX\\u Gruyère. Fromage oj,/;»!,!-» LA CLASSIFICATION DÉCIMALE INTERNATIONALE 269 Guano 63,163,2 Guimauve-culture 63,348,4 Gutta-percha (plantes à) 63,347,4 Guttiférales. Bot 583,16 Gymnospermes. Bot 585 Gynécologie 618 Habits des plantes. . . ' 581,5 Haclie-paille. . . .- 63,176,23 Haies culture 63,499 — ornement 715 Haras élevage 63,611,06 Haricots 63,513,91 Harnais sellerie 685,125 Hébreux. Langue =92 Héliotrope, pi. à parfum • 63,345,25 Hélminthocécidies.. 63,222,3 Hémiptères Zool 595,75 — nuisibles à Tagr 63,275 — nuisibles au pommier 63,411,2,275 — nuisibles à la vigne 63,46,275 Hémiptérocécidics. Agr 63,222,11 Henné pi. tinct 63,342,339 Héraldique 929 Herbages 63,331,12 Herd-Book 63,6,02 Hérédité des animaux domestiques 63,6,02 — des végétaux 581,168 Hersages 63,196,14 Herses "5 63,171,7 Hêtre 63,491,12 Hévéa 63,347,3 Histoire de (09) — de Tagriculture 63 (09) — du droit 349 (.) — de France 944 — naturelle ennem. des plantes 62,29,1 Histoire naturelle du phylloxéra 63,46,275, (Ph.) 01 Histogenesis. Zool 591,17 Histologie. Zool 591,8 Historique des mal. des plantes 63,29,2 (.) — du phylloxéra 63,46,275 (Ph.) 02 (.) Hollandais. Langue == 39,3 — Philologie 439,3 Homards culture 63,96 Horlogerie 681 Horticulture 63,5 (.) — sous abris 63,5,191,192 — d'ornement 63,52 — en plein air 63,5,191,191 — en pleine terre 63,5,191,191 — potagère 63,51 — en pots 63,5,191,192 — en serres 63,5,191,193 — en serres chaudes 63,5,191,193,3 — en serres froides 63,5,191,193,1 — en serres tempérées 63,5,191,193,2 270 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Horticulture sous verres 63,5,191.193 Houlduii arumaticiue 63,3'i5,ll Houes ■ • 63,171,6 — Huiles. Industrie 66.5 — végétales 665,3 — Inspeetiou 614.313 Huitres-culture 63,941 — comestibles 63,941,1 — perlièrcs 63,941,2 — cons rvées 63,756 — inspection 614,319 Humidité des terrains 63.112,2 Hybridation. Plante cuit 63,195,2 — d.' la vigne 63.46.1 «5,2 — Zootechnie 63,6.033 Hybrides, cépages 63,46,194,3 — porte-greffes 63,46,194,32 Amer. X améric 63,46,194,32 Indig. X amer 6.3,46,194,322 Hybride prod. directs 63,46,194,31 — amer. X amer 63,46,194,311 — Indig. X améric 63.46,194,312 Hybrides végétaux 63,195,2 Hybridité-Physiol végét 581,155 Hydraulique machines 621,2 Hydrologie 551,49 Hydromel 63,771.41 Hydrostatique 532 Hydrozoaires zool 593,7 ' Hygiène de l'air 61'*,^ "— individuelle 613 — des profess. agr 613.64 — publique 614 — du sol 614.7 — vétérinaire 614,9 Hyménoptères. Zool 595,79 — nuisibles agr 63,279 — nuisibles à la vigne 63.46,279 Hyménoptérocécidies 63,222,15 Hvpnotisme 134 Hypochloritcs. Fab 661.43 Hyracoidiens. Zool 599.62 Hyrudiniculture (sangsues) 63,98 Igname 63,512,8 Immigration. 325 Immondices 628,44 Immortelle cuit, industr 63/149,11 Imperméabili.sation 667,383 Importation 382 Impôts 336,2 Imprégnation des bois 667,671 Imprimerie 655 Incision annulaire. ' 63,46.196,292 Inecndif- moyens df protert 614,84 In(:inérat<'ur d'immondices 628,492 Incubation. Zootech 63,6,041 LA CLASSIFICATION DECIMALE INTERNATIONALE 271 Incubation artificielle 63,6,041,2 — des poissons 63,93,041,2 — des vers à soie 63,82,041,2 — naturelle 63,6,041,1 Indigotier 63,342,324 Industrie (Économie) 338 Industries agricoles 63 : 66 — animales-hyg. publ 614,74 — chimiques 66 — des engrais 668,6 — des engrais-hyg. publ 614,748 — végétales . . 614,73 Inflorescence 581,461 Infraction contre la santé publique 343,347 — contre les animaux 343,58 Infusoires-zool 593,15 Ingénieur (art de Y) 62 Injections. Trait, mal. pi 63,29,41 Injecteurs (pals) 63,29,41 Insectes zool 595,7 — nuisibles 59,57,165 — nuisibles à Tagriculture , . . . . 63,27 — utiles 59,57,161 — utiles à Tagriculture 63,8 — abeilles 63,81 — ver à soie 63,82 — autres 63,83 Insecticides 63,29,51 — pour la vigne 63,46,29,51 Insectologie 59,57 — agricole 63,59,57 Insessores. Zool 598,8 Inspection des aliments 614,31 — des produits nuisibles 614,3 Installations apicoles 63,81,06 — élevage de gibier 63,91,06 — piscicoles 63,93,06 — séricicoles 63,82,06 Installations zootechniques 63,6,06 — conduite 63,6,07 — peuplement 63,6,07 Instituts agronomiques 63, (071) (.) — de recherches. . (072) — techniques (0'?1) — d'astronomie 522 Invasion des malad. plantes 63,292 (.) — phylloxéra 63,46,275, Ph. Invertébrés-zool 592 Iris. PI. à. parfum 63,345,25 Irrigations 63,13 — canaux d' 63,132 — eaux d' 63,131 — insecticides . 63,29,48 — machines d' 63,135 — systèmes d' 63,133 — technique 626,81 — agricult 63,13 272 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Irrigations, épuration eaux d'égouts 628,36 Islandais. Langue = 39,6 Italien. Langue =5 — Pnilologie 45 Jardins (art des) 71 — privés 71,2 — culture 63,5 — d'agrément 63,52 — potager 63,51 Jasmin. Plante à parfum 63,345,23 Jaugeage des cours d'eau 627,133 Jonc. Culture 63,341,24 Journaux (05) (.) — d'agriculture 63 (05) (.) Journée de 8 heures 331,81 Jurassique (lieu geolog.) (116,2) Jurisprudence 345 (.) Jute. Industrie textile . 677,13 Kaolin. Emploi en céramique 666,32 Kapok. Industrie 677,37 Kéfvr. Fabric 63,71,0041,6 Koumiss. Fabric 63,71,0041,6 Kola 63,346,25 Laboratoire. En général 542,1 Laboratoires (072) — agricoles 63 (0721) (.) — d'analyses. Hyg 614,3 Labours 63,196,11 — appareils de 63,171 — des vignobles 63,46,196,11 Lacs. Exploitation piscicole 63,931,2 Lactation 63,71,0922,2 Lactose 63,61,0023,2 Laines. Exploitations des 63,76 Lait 63,71 — adultérations 614,32 — altérations nat 63,71,0046,2 — analyse 614,321 — du beurre 63,72,0048,1 — Inspect 614,324 — concentré 63,71,0041,2 — conden.sé 63,71,0041,2 — Inspection 614,324 — conservation 63,72,0044 — consommation 63,72,0041 Lait dérivés 63.714 — écrémé. Inspection 614,324 — éléments constit 63,71,0023 — espèces 63,711 — fermenté 63,71,0041,6 — maladifs 63,71,0046,2 — d'origine végét 63.713,1 — production 63.71,0022 — propriétés 63,71,001 LA CLASSIFICATION DÉCIMALE INTERNATIONALE 273 Lait, succédanés 63,713 — transport 63,71.0{)43 — vente (prix) 63,71,0035 Laiteries. 63,71,006 — appareils de 63,71,0025 — matériel 63,71,0025 Laitue 63,511,4 Lamellibranches. Zool 594,1 Lamiales. Bot 583,87 Langues. Philologie 4 — africaines =96 — Amérique du Nori — 97 — Amérique du Sud =98 — asiatiques =95 — celtiques = 91,6 — hamitiques =93 . — indienne? = 91,1 — iramiques = 91,5 — malayo-polynès =99 — ouroaltiques =94 — sémitiques =92 — slaves = 91,8 — touraniennes =94 Lapins 63,69 Lard. Gonserv. industr 664,3 — Inspect. Hyg 614,313 — Product. zool 63,64 — Produit 63,752 Latin. Langue =7 — Philologie 47 Lavande. Parfum 63,345,26 Laveur de racines 63,176,31 Leçons d'agriculture 63(04). . Législation 34 : — agricole 63 : 34 — drainage 63,141 : 34 — générale 345 (.) — irrigations 63,13 : 34 — phylloxérique 63,46,275, Ph. 34 — protection des plantes 63,29 : 34 — vinicole. . . . " 66,32 : 34 — zootechn 63,6 . 34 Légumes. Culture 63,51 — feuilles 63.511 — fleurs 63,511 — fruits 63,513 — graines - 63,513 — racines 63,512 — conserv. industr 664,8 — Inspection — conservés 614,318 — frais 61^i,316 Légumineuses aliment 63,32 — fourrag 63,331,42 Lentilles 63,513,93 .Lépidoptères zool 59 .,78 — nuisibles agr 63,278 ANS. SCIENCE AQROX. — G^^ SÉRIE 1921 1*^ 274 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Lt'pMoptères miisibles à h\ vigne 63,46,278 LepidoptorocOcifiies 63,222,14 Leiitites " 581.174 Levures. Bot 589,91 — inspection liyg 614,315 — de vin cultivées 66,32,0022,41 Librairie 655 Lichens. Bot 589,1 Lies de vin 66,32,0048,2 Lieu géologique (1) Lieuses 63.174,4 Lin 63,341,11 Linguistique 4 Liquides. Physique 532 Lithographie 76 Lithologie • 552 Littérature 8 Liqueur. Industr 663,83 Locaux d'exploit 0064 — pour l'usage de 0065 - vinicoles .'.... 66,32,0065- Loconiobiles agricoles 63.177,6 Lois d" la distrib. des plantes bot 581,91 Longévité des végétaux 581,149 Loque des abeilles 63,81.0911 Loranthacées parasites 63,255 Lumière. Physique '. . 535 Lune 523 Luzerne 66,331,423 Machines. Art de l'ing';nieur 621 — agricoles 63,17 — à calculer 652 — à écrire 652 - élévatoire 621,64 — frigorifique 621,55 — hydrauliquv' 621,2 ■ — d'irrigation 63,135 - à laver 648,11 — à vapeur 63,177,7 Maçonnerie 693 Madia plantes oléag 63,342,16 Magasins à 0065 - à vins 66,32.0065,2 Magazines (05) (.) Magie 133 Magnaneries 63,82,061 - aération 63,82,061.3 - chauffag.- 63,82,061.2 - établiss.Mncnl 63,82,061,1 Magnétisme Pliilosoph 297 - Physiciue 538 Maisons de coniinerce de 0064 ^ - des vins 66,32,0064 Maïs 63.315 - fourrage vert 63,6,043,21,15 Malades (soins aux) 649 LA CLASSIFICATION DÉCIMALE INTERNATIONALE 275 Maladies. Médecine 616 — des abeilles . 63,81,091 — des animaux domestiques, hyg. publ. . . . 614,9 — méd. vét 619 — zootecn 63,6,091 — bactér. des plantes 63,23 — du beurre 63,72,0046,2 — contag. générales 614,4 — contag. spéciales 614,5 — des ennem. des plantes 63,29,64 — des fromages 63,73,0046,2 — du gibier 63,91,091 — infect, génér 614,4 — infect, spéciales 614,5 — du lait 63,71,0046,2 — pliysiol. des plantes 63,219 — des plantes cuit 63,2 — dues aux sols 63,212 — dues à la température 63,212 — des poissons élevés 63,93,091 — des vers à soie 63,82,09 — du vin 63,32,0046,4 Malaxage du beurre 63,72,0022,4 Malaxeurs à beurre 63,72,0025,4 Malvales Malvacées. Bot 583,17 Maltage industr 663,452,1 Mammifères domestiques. Zool 599,75 — nuisibles agr 63,2 Mandarinier 63,414,3 Manèges agricoles 63,177,5 Manguier 63,411,8 Manioc 63,344,2 Manuels de (022) — d'agriculture .- 63 (022) — classiques de (075) — classiques d'agric . 63 (075) Manufactures. . . .' 67 Manuscrits 091 Marchés aux bestiaux 725,27 Marcottage agric 63,195,5 — herbacé 63,195,54 — multiple 63,195,53 — ordinaire 63,195,52 — botanique 581,167,3 Marcs 66,32,0048,1 — distillation 663,5 — vins de . 66,32,0048,1 Maréchalerie 682,1 Margarine. Fabrication 664,3 — falsification du beurré 63,723,1 Marnage 63,152 Marque de fabrique . 608,6 Marsipobranches. Zool 597,2 — pisciculture 63,93,022 Marsupiaux. Zool. 599,2 Matériaux de construction 691 Matériel agricole 63,17 276 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Matériel apicole 63,81,06 — d'arrosage 63/178,5 — de beurivries 63.72,0025 — des coiiserv. des plantes 63, 173/i — d'élevage 63,6,06 — de fromageries 63,73,0025 — de greffage 63,173,1 — de laiteries 63,71,0025 — de pèche 63,92,06 — piscicole 63,93,06 — séricicole 63,82,06 — de taille 63,173,2 — vinicole 66,32,0025 Mathématiques 51 Matière grasse du lait 63,71,0023,1 — médicale 615 Matières colorantes des végétaux 581,195 — fertilisantes 63,16 Maturation di^s produits végét 63,198,1 — Mauvaises herbes 63,259 Méchage des fûts 66,32,0044,273 Médecine 61 — vétérinaire 619 Médicaments. Inspection 614,35 — usage 615,1 — extr. des plantes 615,32 — inorganiques 615,2 — organiques 615,3 Mélanges fourragers 63,331,44 Mélasse, industr 664,15 Mélèze 63,492,4 Mélo-extracteur centrifuge 63,771,0025,2 M«-lons 63,513.1 Menthe 63,345.26 M<'S07oïque flieu géo!) (116) Mesures (commerce) 389 : — \ inaires 66,32,389 MHal (articles de) 671 Métallurgie 669 Métaphysique . > H Métavage 63.191.23 Méteil 63,312 Météorologie 551,5 — agricole 63 : 551,5 — (accid. plant.) 63,21 Méthodes de chasse 63.91.08 — de culture agricole 63,191.1 — de culture botanique 581.103 — de culture forestière 63.49,194 Méthode (l'enseignement agricole 63 (077) — de pOche 63.92,08 — spéciales de culture 63,191,19 — de traitement mal. pi 63,29,4 Métiers divers 68 Métis.sage (Bot.) 581,155 — zootechn 63.6,023 Métrologie 389 : LA CLASSIFICATION DÉCIMALE INTERNATIONALE 277 Micocoulier 63,491,18 Micrembrvées (Bot.) 583,925 Microbes (Bot.) 589,95 - du sol agr.. 63,115 Microscopie 578 Microspermées (Bot.) 584,1 Miel 63,771 - altérations 63,771,0046,2 - d'arbres fruitiers 63,771,1-41 - de Bretagne 63,771,1 (44-1) - conservation , 63,771,0044 - consommation 63,771,0044 - coulé 63.771,11 - cristallisation 63,771,0044 - dérivés 63,771,4 - eau-de-vie 63,771,44 - falsifiç 63,771.3 - en gâteaux. 63,771,3 - de montagnes 63,771,1 (23) - naturel 63,771,1 - de plaines 63,771,1 (25) - préparation 63,771,0022 - en rayons 63,771,12 de sainfoin 63,771,1,331,5 — transport 63,791,0043 — vente (prix) 63,771,0035 — vinaigre de miel 63,771,43 Mil 63,315 Millet 63,315 Mimétisme (Bot.) 581,154 Minéralogie 549 Mines 622 Ministère de TAgriculture 63 : 35 (.) Miocène (lieu géol.) (118,2) Modifications de la vend 66,32,0022,3 Mœurs (Zool.) 591,5 — des plantes 581,5 Moisson. 63,31,198,2 Moissonneuses 63,174,4 — lieuses 63,174,4 Molluscoïdes (Zool.) 594,6 Mollusques. (Zool.) 594, Mollusques nuisibles agr ^ 63,264 Moluques (913) Monocotylédones (Bot.) 584 Monographies agricoles 63 (001) (.) — viticoles •. . . 63,46, (001) (.) Monotrêmes (Zool.) 599,1 Moorkultur 63,142 Morphologie (Bot.) ' 581,4 — Zool 591,4 Mort des végétaux 581,149 Mosaïque 729 Moteurs agricoles 63,177,7 — air comprimé 621,42 — air chaud 621,41 — électriques 621,313 278 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Moteurs à paz 621/»31 — à vent 621,453 Moulage de la cire 63.772,0022,^ — des fromages 63.73,0022,4 Moules (culture) . 63,942 Moulins à «aillé 63,73,0025,2 — à farine 63,176,13 Moût (vin) 66,32,0023, 42 Moutarde (culture) 63,345,33 Mouton (("ilevage) 63,631 — maladies 619,3 Mouvements des végétaux 581,18 — mécanicpies 581,182 — des organes 581,183 — protoplasme 581,181 — de la plante eut 581,184 Mulet 63,613 Multiovolatées aquat. (Bot.) 583,92 — terrestres (Bot.) 583,922 Multiplication denn. (Agr.) 63,291 — des plantes (cuit.) 63,195 — des végétaux (bot.) 581.167 Mûrier (aliment, ver à soie) 63,82,043 — culture industrielle 63,341,41 — des teinturiers 63,342,315 Muscadier 63,345,34 Muscardine (ver à soie) 63,82,091,2 Musées 727 — agricoles 63 (074) (.) Mutualité agricole 334,7 : 63 Myriapodes (Zool.) 595,6 Mycocécidies 63,221 Myrtales (Bot 583,4 : Mytliologies 29 Myscomycètes (Bot.) 589,29 — nuisibles (agr.) 63,249 Natatores (Zool.) 598.4 Nature cliim. du .sol (Bot.) 581.191 Navet comestible 63,512,3 — fourrage 63,332,3 Navette (PI. oléagineuse) 63,342,12 Navigation fluviale 387 Nectar (sécrétion du) 581.135,54 — miel 63,771,0023 Néflier 63,411.5 Nettovage des grains 62,31,198,3 Névroptéres (Zool.) 595,74 — nuisibles à l'agr 63,274 Nivellements 63,193.2 — des vignobles 63.46,193,2 Nocivité des animaux 591,65 — agr 63,26 Noisetier 63,413.3 Noix de r.alles 63.342,43 Norias (Kn)ploi agr.) 63.178.1 Norvégien (langue) = 39,8 I,A CI-AHHII'ICATION OKCIMALK I NTK UN ATION A r,!-; '27'.) N'trv'iKioa (l'IiilolK^if) ^H'.i.H N<»iirril,iir trîjriHfMM'l - <;.'!, 7^», 00i;j viH(!.'»ux 'J'ataVuicut . . '■>.'!, <;r»8 - (|<: liaHH'; cour ... l'i'.', ,1'iî'f <\ir cage l',:',M>^f> " (Je ()ro'iM>i de firodiiit tr.'ivai) i)',', ,f'ii't2 ulil';H à l'a^riciiltur'; l'>'.',,V,[l,l'i',i de volière i,:i,f;i;H/, OiHcaux (Zoolo!'>i'/t/4 - liiKp. JtyK rie IMiC) Onycjioj/li(jra (Zool.i :,'.i:,J> OoHpor(';eH /alj^ucH) l'.ot .'»8^>,.1 Miauip ) Hot r,H'j;z^ — riuiniMcH (aj3 (05^ (.) — généraux 0-'> (•) — de sociétés (<^5) (.) — d«' sociétés agricoles 63 (06) (.) Périssodactvks (Zool.) 599,72 Perméabilité des sols 63/112/2 Peronosp. ibett'Tav.) 63,332.1,245 Péronosporécs iBot.) 589,25 — nuisibl s (Agr.) 63,245 Persicain- 63,342,323 Persil 63,511,7 Personales iBot.) 583,8 Pétrifications . ' 56 Pétrin 664,663 Peuplement d'établ. (Zootechn.) 63,6,07 — d. magnan ries 63,82,07 — d. rucher 63.81,07 Peuplier 63,491,32 Phanérogames (Bot.; 582 Pharmacie 615,1 Pharvngobranch( s (Zool.) 597,1 -'(Pisc.) 63,93,02,1 Philologie 4 — comparée ^1 Philosophie ■! — de l'Histoirr 901 Phosphatage -vin) 66,32,0022,33 Phosphates (Ind.) 661,632 Phosphates miner. (» ngrais) 63,167,21 — précipités (t ngrais) 63, 167, '-'5 Phyllotaxie 581.435^ Phylloxéra de la vigne 63,46,275 Physiologie (méd' cine) 612 — végétale 581,1 ^ — cellulaire 581,17 — dans la fécondation 581,161 — dans la fcriiitntation 581,199 — dans la f.uill' • 581,146 — dans la fls richesses écon 338 — viticole 63,46,198,4 Produits de l'apiculture 63,77 — di' la chasse 63,755 4 — chimiques (ind.) 661 — des cultun s 63,197 — dérivés du lait 63,714 — dérivés du mi' 1 63,771,4 — dérivés du vin 66,324 — de l'élevag»^ 63,7 — lactés industr 63,71,0041 — de la pèche 63,756 — de la pisciculture 63,756 — des végétaux (Bot.) 581,19 — p. azotés 581,194 — p. hvdrocarb 581,193 — p. sécrétés r.Sl, 135,5 Produits chimiques 661 Programmes d'c'nsi-ignrment 375 Propagation d. s fléaux (agr.) 63,29.1 — de l'oïdium 63,46,243 Propriété (Économ.) 333 — agricole ;133,5 — artistique (Droit) 247 LA CLASSIFICATION DECIMALE INTERNATIONALE 287 Propriété des forêts 333,7 — industrielle 347,7 — littéraire 347,7 — des pêcheries 333,9 Propriétés de ' 001 — du beurre 63,72,001 — des fromages 63,73,001 — du lait 63,71,001 — du miel 63,771,001 — de la soie 3,78,001 — des sols 63,11 — p. chimiques 63,113 — p. physique 63,112 — du vin 66,32,001 Protection de cuit, (ennem.) 63,29 — gelée 63,212,1 — grêle 63,213 — des édifices (incendie) 693,8 Protectionnisme 337 Protophytes (Bot.) 589,7 Protozoaires (Zool.) 593,1 Provençal (langue) =49 — (Philologie) 449 Provignage 63,195,51 — de la vigne 63,46,195,51 Prunier 63,411,7 Pseudonévroptères (Zool.) 595,73 — nuisibles . 63,273 Psychologie 15 Ptéropodes (Zool.) 594,4 Publicité 659 Puceron lanigère 63,411,2,275 Puits (29) Puits artésien 628,11 Purification de l'eau (En général) 663,63 — de la cire 63,772,0022,2 Pulvérisateurs 63,29,51 — c. mild. pommes de terre) 63,332,6,245 Pyrotechnie . 662 Quadrumanes (Zool.) 599,75 Quaternaire (lieu géol.) (119^ Quercitron 63,342,316 Quinquina (plantes à) 63,348,3 Races (Biologie) i ' . . 572,8 — Zootechnie 63,6,02 — d'abeilles 63,81,02 — de vers à soie 63,82,02 Racines (Bot) 581,431 — fourrag. cuit 63,332 — fourrag. empl 63,6,043,21 — légumes 63,512 — utilisables 63,197,2 Radiés (Zool.) 593,2 Radis ■ 63,512,4 Raffineries de sucre (Hyg.) 614,734 288 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE RafTineries (Industr.) 664,1 Raifort 63,345,36 Raisin (culture) 63,46,197,6 . — emploi (vin) 63,32,0023,41 Raisins 63,46,197,6 — de cuve 63,46,197.62 — de tablM 63,56,197,61 — secs 63,46,198,3 — vin d' 66,322,6 Ramif 63,341,14 Ranalis (Bot.) 583.11 Rapports (malad. pi. cuit.) 63,292 (.) Raptores (Zool.i 598.9 Rasores (Zool.) 598.6 Râteaux d,' jardins 63,171,7 — pour récoltes 63,174,3 Ratitae (Zool.) 598,5 Rave comestible 63,512 — fourrag 63.332,3 Ray-grass fourrag 63,331,414 Réaction des engrais 63.162,2 Réactions internes (Bot.) 581,198 Reboisement 63,49,195,7 Réchauffemi-nt de la vend 66,32,0022.31 Réchauffeurs (lait) 63,71,0025.2 Récipients à ' 0044 — à lait 63,71,0044.2 — à miel 63,771,0044 — à vin 66,32,0044,2 Réclam' s 659 Récoltes des engrais 63,162,1 — des produits végét 63,198.2 — fourrages 63,33,198,2 Ri'constitution viticol • 63,46.195,7 Rectification (distillation) 663,55 Réfrigérants à lait 63,71,0025,1 Réfrigération du lait 63,71.0044,11 R.froidi.ssem.'nt df la vend 66,32,0022,31 Régie (exploit, par) 63,191,22 Régim-' douanier 337 Réglisse (plant, si 63,348,1 Remises (Construction) 798,94 Rendement des cultur.-s 63.198,4 Répartition géogr. d'animaux 591,9 (.) — d"S céréales 63.31.192 (.) — dis cultures 63,192 — des richesses économ 339 Ropeupl''inint dps forêts 63,49.195 — nalur.i 63,49,195,8 Reproduction (Bot.) 581.16 — (Zoot.) 63,6,03 — d'ab ill.'S 63,81,03 — consang 63,6.o.tl — du gibier 63,91,03 — des pois.sons 63.93,03 — des vers à .soii- 63.82,03 Reptiles (Zool.) 598,1 LA CLASSIFICATION DÉCIMALE INTERNATIONALE 289 Réserves d. plantts (format.) 581,133 - utilisât 581,134 - albuminoïdes. 581,134,4 - amylacées 581,134,1 - cellulosiques 581,134,2 - oléagineuses 581,134,3 Résidus de 0048 - du beurre 63,72,0048 - des fromages 63,73,0048 - industr. zoot 63,6,042,23 - d'ind. anim. (engrais) 63,163,3 - d'ind. vég. (engrais) 63,165,6 - de la vinification 66,32,0048 Résines (Industr.) 668,4 - plantes à 63,347 - arbres à 63,492 - sécrétion (Bot.) 581,135,52 Résistance des matériaux 620,1 Résines (Industr.) 668,4 - plantes à 63,347 - arbres à 63,492 - sécrétion (Bot.j 581,135,52 Respiration (Bot.) 581,12 - Zool 591,12 Rhubarbe (cuit.) 63,348,2 Rhvzopodes (zool.) 5^3,11 Ricin (pi. oléag.). 63,342,15 Rivières (art ing.) 627 Riz / 63,316 Roches (géologie) 552 Rognage (agr.) 63,196,223 Roquefort (fromag ) 63,731,3 Rosales (Bot.) 583,3 Roseau à balai 63,341,25 - canne 63,341,22 Rosipr (pi. àparfum) 63,345,22 - (pi. d'ornement) 63,524,1 Rouille du blé 63,311,242 Rouissage (ind. textiL ) 677,11,021,2 Roulages (agr.) 63,196,14 Rouleaux (agr.) •. 63,171,8 Roumain (langue) = 59,9 - (Philologie) 459,9 Rubiales (Bot.) 583,51 Rucher 63,81,06 Ruches d'abeills 63,81,061 Ruminants (élevagv^ 63,62 - maladies 619,2 - zoologie 599,735 Russe (langue) = 91,7 - (Philologie) 451,7 Rutabaga (fourrag.) 63,332,5 Sablage des sols 63,151 Saccharomycctes (Bot.) 589,91 Safran (cuit.) 63,342,312 Salades 63,511,4 ANN. SCIKKOœ AORON. — 6^ SÉRIE 1921 19 290 ANNALES DE LA. SCIENCE AGRONOMIQUE Sala.Efo du beurr. fi3,72,0044,ll Salaire 3:n.'2 Salsifis <);i,5i'2,6 Sang (engrais) f)3463,31 Sangsuf s (culture) 63,98 Santal (pi. tincf.) n3,34-.\337 Sanlalacét's (parasiUs) 63/25l' Sapin (forêts) 03/492,1 — ornoni.nts 63,524,2 Sapindal.s (Bot.). . 583,28' Saponaire (cuit.) 6:{,:;42,21 Saprolégniéi s (Bot.) 589,26' — nuisibli'.s (agr.) 63,246 Sarclages 63,196,12 Sarments 63,46,197,1 Sarrazin 63,318 Saule 63,491,34 Savon (industrie) 668 — Hyg. publ 614,744 Savonnier (cuit.) 63,342,22 Scandinave (langue) . . = 39,5 — (Philologie) 439,5' Scansoro.s (zool.). . . 598,7 Scaphopodes (zool.) 594,2 Scarificateurs 6:{,171,4 Schizomycètes (Bot.) 589,95 Science agricol'^ 63 (01) Sciences appliquées 6 — à l'art niilit 623 — à la marine 623,9 — mathémaliqu' s 5 — naturelles 5 — physii^u "S 5 — social s 3 Scories de déphosph. .engrais) 63,167,23 — production 66<;, 183,35 Scorsonères 6.3,5 12,6 Scrofularinées (par. agr.* 63,252 Sculpture 73 Séchage indus tri 1 662,991 Séchage des bois 674,038,4 Séchere.sse 63,212,2 Secondaire (terrain) (géol.) (116) Sécrétions (Bot.) 581,1.35 — (Zool.) 591,14 Seigle 63,312 Sélection (Bot.). . 581,158 Sellerie 685 Semailles (céréal. s) 63,31,195.1 Semis i3, 195,1 Semoirs 63,172 — d'engrais. ... 63.172,3 liquides. . . 63,172,31 j.ulvérulents. . r.;{, 172,32 de fumi. r. . 63,172,33 de grains. . 63,172.1 en lign' 674,4 Topinambour 63.512.8 Torréfaction (caf(^) 663,934,1 - cacao 663,913,3 - thé 663,952,2 Touraillc (nialt.Tio) 663,452 141 Tourn.- du vin 66,32,0046,44 Tournesol (culture) 63,342,322 Tourb'aux (engrais) 63,165,61 - d'arachirie 63,165,61,1,7 - de noix 63.165,6i,2.2 - d'olives 63,lh5,61,2,n - compos 63,165,61,2,1,02 .— Industrie 665,3 % s 6:1,46,191,193 - variétés (v. cépages) 63,46.194 (.) LA CLASSIFICATION DÉCIMALE INTERNATIONALE 297 Vignes américaines 63,46,194,2 — indigènes 63,46,194,1 — hybrides 63,46,194,3 Vigni ronnes (charrues) 63,171,23 Vignobles 63,46,192 (.) — de la France 63,46,192 (44^ Vin (Fabrication) 66,32 — aigre 66,32,0046,42 — amer 66.32,0046,43 — blanc bruni 66,32,0046,24 — cassé 66,32,0046,23 — dérivés du 66,32,324 — à goût de fût 66,32,0046,32 — à goût de lie 66,32,0046,32 — à goût de moisi 66,32,0046,31 — à goût de sec 66,32,0046,32 — srras 66,32,0046,46 — plat 66,32,0046,22 — pousse du 66,32,0046,45 — résidus du 66,32,0048 — tourné 66,32 — Tempérance 178 Vins (les) 66,321 (.) — de la France 66,321 (44) — faits en blanc 66,322,1 — de fruits divers 66,323,1 — d imitation 66,322,9 — de marcs 68,32,0048,1 — mousseux 66,322,3 — muscats 66,322,4 Vins de raisins secs 66,322,6 — rosés 66,322,2 — spéciaux 66,322 Vinaigre de miel 63,771,43 — de vin 66,324,2 Vinaigreries (Hyg. publ.) 614,733 Vinification générale 66,32 (.) — proprement dite 66,32,0022 Violette (PI. à parfum) 63,345,24 Viticulture 63,46 (.) — en France 63,46 (44) Vitrerie 698 Viviers à poissons 63,931,1 Voirie 386 Voitures (construction) 699 -" agricoles. 63,177,3 Volailles (élevage) 63,65 — produit 63,753 Volapuk 4089 Volonté 15" Voyages 91 — spéciaux (079,3) — agricoles 63 (079,3) Vulpin des prés 63,331,412 Wagons (construction) 699 Xylographiques (li\res) 092 298 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Yachting 797 Yack 63,62:i Zoologii' 59 — agricole. 63 : 59 — éconoiniqu.' 59,16 — agricoK' 63 : 59/16 — physiolotriqU' 591 Zones d(" culluns 63,192 (1 à 3) Zoocécidies 63,222 Zoot.chnie 63,6 {.) — géncralr 63,60 — spéciale 63,61 à 63,69 Zygomycètos (Bol.l 589,28 — nuisibles /agr.) 63,2/i8 '/ygosporéts (algii' s (Bot.l 589,6 — (champ. (Bot/ 589.27 — niiisibis (agr.) 63,21 REVUE AGRONOMIQUE SECTION VI — ÉCONOMIE RURALE Anglade (M.). — Comment développer les foyers ruraux {C. B. du Con- grès de V Agriculture française, 1920, p. 57, 169 et 229). I. d. : 333.5. — L'auteur signale qu'en France le nombre des décès dépasse celui des nais- sances et relie ce fait à l'exode rural : la proportion des ruraux dans la popu- lation totale était 80% en 1840 et n'est plus maintenant que 46%. Parmi les moyens les plus'puissants pour retenir les ruraux à la terre, il n'y en a pas de meilleur que la possession du sol. L'accession de l'ouvrier agricole et du domestique de ferme à la propriété doit être l'objectif des initiatives privées et publiques. L'auteur critique le régime succassoral français qui amène l'ouvrier ayant de nombreux enfants à cesser d'être propriétaire et le paysan à cesser d'avoir des enfants pour rester propriétaire. L'auteur souhaite que le testateur ait toujours le droit de laisser à un seul de ses descendants la totalité des immeubles ruraux se rattachant à une même exploitation, sans qu'il y ait lieu de considérer si la valeur du legs dépasse la quotité disponible. L'amélioration des salaires et des conditions de logement seront un sti- mulant pour l'ouvrier agricole; il est nécessaire de donner aux ouvriers agricoles des chambres ou des maisons, et de généraliser les rares initiatives prises dans ce sens. Pour éviter le chômage des ouvriers saisonniers, les industries connexes à l'agriculture devront être développées (dentelles, tapis, travaux de scierie et de vannerie, etc.). Le métayage est un mode d'exploitation qui se recommande, car il permet à des cultivateurs peu fortunés de diriger une exploitation agricole (Voir Contrats-types de l'Union du Plateau central). Les avances mises par la Banque de France à la disposition de l'Etat devraient être réservées de préférence aux opérations de crédit à long terme et à moyen terme. Les caisses régionales de crédit peuvent trouver dans l'épargne locale les dépôts dont elles peuvent avoir besoin pour leurs opérations à court terme. I,e projet de loi Boret est en suspens devant le Sénat; ce projet s'inspire des idées de Gaziot (Voir ces Annales, 1920, p. 93). P. N. Toussaint (A.). — Constitution et rôle des Chambres d'aj^riculture [C. R. Congrès de V Agriculture française, 1920, p. 79, 176 et 2B2. I. d. : 331.881. — Les chambres doivent être régionales, les régions étant déli- mitées par les intéressés eux-mêmes. L'auteur étudie le régime électoral. Les chambres d'agriculture doivent avoir pour mission d'aider et de sub- ventionner les sociétés agricoles; elles remplaceront les offices agricoles. P. N. 300 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE IIiTiER (Henri et Joseph). — La parlicipalion aux résultats de l'entre- prise airrlfole {C. R. Congrès Agriculture française, 1920, pages 99, 174, 2:Vi. I. (I. : 389 : (>3. — La participation, sur le principe de laquelle tout le monde est d'accord, est une chose dinîcile à établir, faute d'une compta- bilité et en raison des aléas que présentent les bénéfices agrictdes. Les auteurs préconisent deux sortes de primes : prime à la production (par quintal de blé récolté, par hectolitre de vin produit, par animal élevé ou engraissé) et prime à l'économie; cette dernière est d'une réalisation très délicate. Les auteurs insistent également sur l'utilité d'assurer aux ouvriers agricoles et à leur famille un logement convenable et un coin de terre comme jardin. P. N. Df. .Marcillac. — Los bénéfices de l'exploitation aïricolc et la contri- liutinn de l'açrlcullure aux eharçcs publiques (C. R. Congrès Agriculture' iranrals", 1920, pages 1 14. 207 et 23'i. L d. : 336.2. — Cq rapport est une documentation qui permet à l'agriculture de répondre aux critiques qui lui sont adressées. I^es bénéfices agricoles sont variables; les récoltes abon- dantes occasionnent la baisse du prix de vente des produits sans qu'il y ait compensation du fait de la diminution des dépenses. Le> impôts actuelle- ment payés par l'agriculture sont les plus lourds qui soient. P. N. Beckerich (Abel). — Les ét'lianires individuels d'immeubles ruraux [La France paysanne, l"' année, n° 10, page 7. 1921. \. d. : 333.'>. — L'au- teur étudie les modifications apportées par la loi du 27 novembre 1918 (loi Chauveaul et le décret du 5 juillet 1 920 sur le régime fiscal des échanges individuels d'immeubles ruraux. Les échanges rentrant dans les prévi- sions de la loi du 3 novembre 1884 sont désormais exempts du droit de 0,25 % (article 7 de la loi de Finances du 12 août 1919); l'article f^0 du décret du 5. juillet 1920 indique les mentions qui doivent figurer sur l'acte pour obtenir cette exemption, notamment la mention que l'échange est fait par application de la loi du 27 novembre 1918. La loi Chauveau prévoit une procédure spéciale pour le transport dos hypothèques sur les immeubles reçus en échange. Enfin la loi du 12 août 1919 (article 7) a décidé que les plans, procès-verbaux, jugements, contrats, quittances et généralement tous actes ou formalités exclusivement relatifs à l'application de la loi du 27 novembre 1918 sont exempts de tous droits d'enregistrement, de tim- bre et d'hypothèques, ainsi que les extraits, copies ou expéditions qui en sont délivrés. Toutes ces mesures sont destinées à faciliter les échanges individuels en vue du remembrement. Souhaitons que les petits proprié- taires sachent en profiter. P. N. SECTION XI — TECHNOLOGIE CnuEss (W.-V.). — Production industrielle du sirop de raisin IBull. /)" 321, University of California Puhlicalions, mai 1920. L d. : 03.46.107.0. — La législation américaine sur les boissons fermentées a forcé les viticul- teurs américains à chercher des déboucliés nouveaux. La préparation du sirop de raisin semble donner dos résultats intéressants. Le tyi»e demandé par la consommation ost un sirop rougo foncé ayant un goût agréable de baies. Sa production est d'autant plus facile qu'aucun brevet ne gône les inriiistriols et que la plupart dos appareils sont déjà entre leurs mains. Lo raisin, conlmant au moins .')(!",', de raisin rouge, est d'abord foulé . et égrappé, opération indispensable pour éviter le goût de rafle Poiir forcer la matière C(»lorante à sortir de la peau, il faut chauffer le moût; la pratique a adopté la température de 71-76" C qui donne une disso- lution rapide des produits colorés. Le mont est ensuiti' pros^^é, ou évitant il'écraser les pépins. Les marcs sont épuisés métliodicpiomont à l'eau REVUE AGRONOMIQUE 301 cliaude et les jus faibles sont concentrés séparément des jus de première pression, le produit étant de qualité inférieure. Le jus sortant des presses est trouble; après tamisage, on le laisse au repos pendant douze à quinze heures. Le dépôt qui se forme sera filtré au filtre-presse ou, plus simplement, sera mélangé au marc avant lessivage. Le jus surnageant est filtré sur de la pâte de cellulose fréquemment lavée. Il peut en outre être clarifié par addition de caséine ou de kaolin. Ce jus est concentré dans le vide pour éviter la caramélisation .On em- ploie l'appareil classique avec condenseur barométrique ou pompe à air humide. Cet appareil peut être discontinu ou continu; certains modèles comportent des agitateurs. Le vide étant 29 pouces, le sirop bout à 29° C et on tire du sirop pesant 68° Balling (A 66° Balling, le sirop peut déjà fermenter). Le sirop sortant de la chaudière doit être refroidi pour éviter la caramé- lisation; il se dépose alors de la crème de tartre. Une grande attention doit être donnée à la nature du métal des chau- dières : le cuivre et l'argent sont attaqués par le jus sulfite; le nickel, l'alu- minium ou les revêtements en verre sont inattaquables; l'étain se dissout rapidement. Le procédé par congélation est couvert par des brevets et son emploi est moins généralisé; il conduit à des sirops pesant 50° à 60° Balling qu'il faut additionner de sirop pesant 70-75° Balling obtenu dans un appareil à cuire dans le vide; la qualité du mélange est supérieure à celle des autres sirops. La conservation des sirops se fait en frigorifiques, à moins qu'ils ne soient pasteurisés ou sulfites. P. N.' Voss (H.). — La fabrication du bitarfrate de potasse et de Facide tartrique [Chemiker Zeitun^, 45^ année, pages 309, 335, 360 et 411, 1921). L d. : 66.324 : 547.734. — L'auteur montre que la fabrication de l'acide tar- trique et celle du bitartrate de potasse sont inséparables l'une de l'autre; les usines doivent produire ces deux substances à la fois. La matière première, Je tartre brut, doit pour la fabrication du bitar- trate contenir au moins 60% de bitartrate; au-dessous de cette proportion, les impuretés, notamment les matières colorantes, empêchent d'obtenir un produit de bonne qualité. La solubilité de bitartrate est très faible, même à chaud; elle varie de 7.60% à 100° à 0,73% à 25°. La préparation du bitartrate reposera sur cette différence de solubilité à froid et à chaud; la purification aura lieu par cristallisations successives. On se trouvera donc en face de grands volumes de liquide. Lors de l'épuisement du tartre, on peut séparer les lessives du résidu solide par décantation, mais il est préférable d'employer le filtre-presse. Pour la fabrication de l'acide tartrique, on peut transformer tout le tartre brut en tartrate de chaux, puis, après lavage de ce tartrate insoluble, le décomposer par l'acide sulfurique; finalement, on sépare la solution d'acide tartrique du résidu de sulfate de chaux. On peut aussi traiter le tartre directement par un acide minéral et ob- tenir une solution impure contenant l'acide tartrique; on en précipite tout cet acide à l'état de tartrate de chaux qui est décomposé lui-même comme précédemment. Les solutions claires d'acide tartrique sont évaporées et l'acide tartrique cristallisé. Toutes ces opérations sont étudiées en détail par l'auteur. En suivant ses calculs, et en consultant les tableaux qui accompagnent le mémoire, on trouve des données numériques sur les dimensions à donner aux appa- 302 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE reils, sur la« proportions de matière première et de réactifs à employer, sur les quantités de vapeur nécessaires suivant les procédés, etc., etc. P. N. Maestrim. — l.es onzvinp*; du malt (Ann. nmsserie Distillerie, lO*" année, p. 297, 1921.) I. d. : .'»Hl.r.»7. — L'autour a montré, dès 1919. que l'orge en peniiiiiation contient une enzyme lipolyli(iiie jilus soluble dans l'eau acidulée que dans l'eau distillée; la température optima varie de 37° à 'lO»; la tenij)érature mortelle est 50-53°. L'extrait de malf ne contient ni érep- tase, ni uréase, ni cylase, ni lactase, ni coagulase. Par contre, rauteiu- a trouvé rinvei'tase, la maltase, la catalane et l'oxydase. Pour l'amylase. la meilleure concentration acide est 0.3% en grammes IlCl. P. N. Andrv: (Emile). — rontrihutiou à l'élude des luiilos de péjniis de raisin iC. n. Arad. Se, t. CI.XXll. p. 129r,. 1921 1. I. d. : m.^'2i : (;«5.3. - 11 n'est pas possible de fixer aucune limite aux constantes pliysicpies et chi- miques de l'huile de pépins de raisin. La vigne est une plante déformée par lie nombreux siècles de culture; le nombre de ses variétés est si grand et celles-ci sont fixées depuis si longtemps que l'on ne peut guère s'étonner que les huiles fournies par leurs graines puissent être différentes. P. \. Andrk (Emile). — Coiilril.ulion à l'élude des huiles de pépins de raisin (C. n. Arad. Se, t. CLX.MI. p. l'iKî, 1921;. L d. : WiVilX : .3. — Pour- suivant ses reclierches. l'auteur est parvenu à séparer les acides gras de cette huile en trois groupes. Le poids moléculaire moyen des acides vis- queux est relativement faible et ne corrobore point l'hypothèse tle l'exis- tence de l'acide ricinoléique dont plusieurs auteurs admettent la pré- sence dans riniile de pépins de raisins. P. N. Lr.ROY (Jean-C;ii.). — Les délimitali(»ns ludiciaires en llourîroirne : Le 31ontrarhet(/?ei ««(/<- Viticulture, t. I.IV, p. 'ilO, 1921). L d. : 0U.:V2 (44.42). — Le jugement du tribunal de lîeanne, dul2 mai 1921, présente la parti- cidiirilé de statuer non plus sur le droit d'une ou plusieurs communes, mais sur les droits de certaines jiareelles des communes de Puligny et de Chassagne. P. N. LiNDKT (L.). ■ — Les déprédations allemandes «lans rindustrie auriccde; les reeoiisfituti f.nii t.. 1,1). :0, 1921). I.d.: 61 4.324 (492). Cruess (W.-V.), Ghristie (A.-W.) et Flossfeder (F.-C.-H.) — La dessiccalion du raisin (Puhlicationx ,le VUniversiié de CalHornie. Bulletin n» 322, juin 19201. I. d. : 002.991 i 03401976. — Les auteurs rendent compte d'e.vpériencw faites en 1919 au moyen d'une installation du type tunnel. Ils indiquent les plans et décrivent l'appareil; ils donnent un devis des frais d'installation et d'entretien. Avant de dessécher, il est utile de tremper le raisin dans une lessive alca- line faible bouillante. Cette pratique diminue d'environ moitié la durée de la de«sication. Il faut, en général, une dose à 2 ou .'î°o de soude caas- tique; mais quelques variétés de raisin exigent une dilution de 0,.5 %. Avant la dessication également, le raisin est traité pendant trente mi- nutes par le gaz sulfureux. Si l'on séchait le raisin au soleil, cette opération devrait être prolongée. La dessication au soleil, comparée à celle obtenue dans un appareil, se montre inférieure au point de vue de la couleur et de la saveur des produits. Quant au rendement, les nombres très variables obtenus ne permettent aucune conclusion précise. La vitesse de la dessication augmente avec la température de l'air envoyé dans le tunnel. I,es auteurs ont essayé jusqu'à 88" G, ce qui est possible en ne prolongeant pas le séjour du raisin dans l'appareil au delà de la dessi- cation. Dans la pratique, il faut opérer à 73o-74° C. 11 est bon de faire rentrer dans le tunnel une partie de l'air qui en sort ; il en résulte une économie de combustible sans que la vitesse de l'opération soit réduite; d'autre part, on évite ainsi la dessication superficielle des grains et l'on peut mieux régler l'humidité finale du produit. l-a meilleure conservation est obtenue pour les raisins contenant au plus 2h% d'humidité. Si l'humidité est de 10%. on peut presser le raisin pour l'empaqueter, à condition d'effectuer cette opération quelques heures après la dessication. Des chapitres spéciaux sont consacrés à l'étude des cadres sur lesqueis on pose le raisin, des appareils de chauffage et des aspirateurs. P, N. Le (îi'rdiit : (in. I'iuedki. iMi-niMKniE nKHOKn-iKVHAi LT, >AM.v-PAiii^sTnA-.iM>i no THE >it^itiîï€AI^ AÙ^L CïfiLiVI. CA'^^ 38' année (6' série) N° 6 Novembre-Décembre 1921 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE PUBLIÉES SOUS LES AUSPICES DU MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DE L'INSTITUT NATIONAL AGRONOMIQUE SOMMIAIRE Pages André Piédallu. — Le sorgJto. Son emploi pour l'alimentation du bétail 305 Antoine Nemec et François Duchon. — Sur la vitalité des graines et leur activité diastasique 320 Revue Agronomique 330 Bibliographie 359 LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 5, RUE DES Beaux-Arts, PARIS (VP; Prix de ce fascicule : 5 fr. 25 net. ADMINISTRATION des ANNALES : s, rue des Beaux- Ans. PARIS (6^). — Tél. GOBELINS 16.79. RÉDACTION des ANNALES: 42*.». rue de Bourgogne. PARIS (7»). COMITÉ DE PATRONAGE MM. V. BORET, F. DAVID, VIGER ANCIENS MI.MSTHES UE l'aGRICUI.TURE MM. COSTANTIN, LINDET. MAQUENNE, MARCHAL, SCHLŒSING TISSERAND, VIALA MKMBRES UE L INSTITUT MM. Ammann L.). Ammann (P.)- Angot. Bertrand (Gab.}. Bois. Bassard. Capus. Carrier. Chancerel. Chancrin. Belgique États-UnU G ranàe-Bretagne MM. Dabat. Fron. Gayon. Girard (A. Grosjean Henry. Hickel. Kayser. Lequertier Lerouzic. Ch.). MM. Leroy. Lipman. Lucas. Marchai. Martin-Claude. Moussu. Passelègue. Petit. Poirault (D' ,. Prudhomme. Correspondants étrangers : MM. De Vuyst. H' Lipman. Sir Daniel Hall. MM. Ravaz. Reuss. Ringelmann. Roccfuigny (De). Roux (E.). Saillard. Schribaux. Wéry. HJkl. Italie Pr. Carlo Mensio , Pays-Bas D' van Rijn. Suisse Duserre (V.). COMirÉ E>E RÉDACTION MM. G. A.NDRK, président, DKMOUSSY, A. LAURENT, P. MARSAIS ET NOTTIN MM, P. NOBLESSE ET J.-L. VAN MELLE Ri'dacteur en chef : ALBERT BRUNO IMSPKCTEL-R GÉNKnAL DKS STATIONS AGItOOMIQVBS PRIX DE L'ABONNEMENT Les Annales de la Science Agronomique française et étrangère paraissent depuis 1884 par fascicules de 5 à 6 fouilles, formant chaque année un volume d'environ 500 pages, avec gravures, etc. Un an : 30 fr. — Étranger : 36 fr. Les années antéiieuies (sauf 1884 et 1885 incomplètes) : 1", 2^ 3% 4', 5* sé- ries, peuvent être obtenues au prix de 24 fr. pour une année isolée. La collection entière est cédée avec une remi.se de 25 «/o. LE SORGHO SON EMPLOI POUR L'ALIMENTATION DU BÉTAIL Par M. ANDRÉ PIÉDALLU PHARirACIEN-MAJOR DE I" CLASSE CHEF Oa LABORATOIRE DE l'iNTE>-DA>XE DU G. M. P. I. d. : 63.317 Origine. — On pense généralement que les sorghos cultivés ont pour origine commune un sorgho vivace à rhizome traçant, indigène dans la région méditerranéenne, le sorgho d'Alep, Sorghum Alepense Pers. Le D^ Trabut, dans les Comptes rendus de l'Académie d'Agri- culture de France (26 janvier 1916), signale qu'une petite variété de sorgho, le Sorghum exiguum (Forsk.), qu'il a appelée «sorgho menu», est apparue spontanément dans les carrés d'expériences du jardin d'essais d'Alger. Cette petite espèce est très semblable au sorgho d'Alep. Elle s'en distingue par sa petite taille et par l'absence des rhizomes traçants. La même note mentionne qu'un sorgho d'Alep annuel non traçant, le Mez'ra, existe en Algérie à l'embouchure de l'oued Zour, entre Collo et Djidjelli. Les panicules de ce « sorgho » sauvage atteignent 40 à 50 centimètres de haut. Cette plante, cultivée, n'a jamais varié. On peut regarder ces formes du sorgho comme des variations primitives spontanées qui donnent une idée de la façon dont les variétés cultivées ont pu prendre naissance. C'est en Afrique et aux Indes, dans les régions tropicales et subtropicales, qu'on trouve le plus grand nombre de variétés cultivées. De nombreuses études en ont été faites aux Indes. Les sorghos d'Afrique sont moins étudiés. ANSr. SCIENCE AOUOX. — 0= SÉKIE 1921 20 306 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE 11 existe entre les sorghos africains et asiatiques une difîérence d'aspect telle, qu'elle est un argument en faveur de l'origine indépendante de ces plantes dans les deux continents. De Candolle, par déduction, penche pour une origine afri- caine. Il signale la présence d'un « sorgho » qui se reproduit naturellement dans des terrains rocailleux de l'île San Antonio de l'archipel [du Cap- Vert. C'est peut-être là la véritable ori- gine? Ancienneté. — Le sorgho serait cultivé depuis la plus haute antiquité. Le plus ancien document dont on ait parlé existe en Egypte, à Béni- Hassan, dans le tombeau d'Amen- em-hat, de la XIIc dynastie, qui vivait environ deux mille deux cents ans avant notre ère. Victor Loret, dans sa Flore pharaonique, éd. 1912, dit que des grains de sorgho trouvés dans les tombes égyptiennes rap- portés par Rosellini existeraient au Musée de Florence? Maspero dit l'avoir rencontré mentionné sous le nom de Dirati dans le Papyrus Anastasi no IV, p. 13, ligne 12; p. 17, ligne 4. Or, d'après les derniers documents que le professeur Victor Loret a bien voulu me communiquer, ni les études linguistiques, ni les recherches archéologiques ne permettent d'assurer que le sorgho ait été connu des Egyptiens. J'ai pu me rendre compte par moi-même que les figures prises pour du sorgho par les diffé- rents auteurs sont très différentes de cette céréale, et que les dessinateurs qui accompagnaient les premiers égyptologues. (^hampollion et Rosellini, ont négligé certains détails et inter- prété les fresques avec une certaine fantaisie d'artiste qui ne cadre pas avec la réalité. D'autre part, ni iMigliarini qui a fait le catalogue des grains et fruits rapportés d'Egypte par Rosellini à Florence, ni le D'' Bormet qui les a étudiés, n'y ont trouvé la umindro trace de sorgho. Le prophète É/échiel, six cents ans environ [avant notre ère, cite dans la Bible le mot doclian [dochn ou dokhn) que les tra- ducteurs ont appelé « millet » mais qui désigne aussi le sorgho: l'^orskal, dans sa Flora M gijptiaco- Arabica, page 174 (édition LE SORGHO 307 Niebiihr, 1775), donne au sorgho sucré le nom de Sorghum dochna- FORSK. Le sorgho était cultivé bien plus de six cents ans avant notre ère en Mésopotamie. Hérodote en parle, 484-406 avant notre ère. Pline parle de Tintroduction du Milium (sorgho) en Italie.^ au temps de Néron, au i^^ siècle. Le poète Lucien, qui vivait au ii^ siècle de notre ère, chante (. le suc doux du tendre roseau ).. Or la canne à sucre était inconnue à cette époque en Italie, elle ne fut introduite dans la région méditerranéenne que beaucoup plus tard, par les Arabes. On a parlé à différentes reprises du sorgho en Europe, sans que son développement agricole prît pour cela une grande impor- tance. Cest à M. de Montigny, consul de France à Shang-Haï et à Léonard Wray qu'on doit l'introduction moderne des sorghos chinois et sud- africains en Europe et en Amérique vers 1850-1860. C'était surtout la production du sucre qui intéressait à l'épo- que. La difficulté d'obtenir du sucre cristallisé avec le sorgho et l'amélioration considérable de la culture de la betterave furent .les causes de l'abandon du « sorgho sucré » comme plante indus- trielle. A la fin du xix^ siècle quelques vignerons du bassin de la Garonne cultivaient encore le sorgho sucré en bordure de leurs vignes pour remonter leurs piquettes en sucre et par suite en alcool. C'est tout ce qui restait de l'effort fait entre 1850 et 1860 pour l'introduction du sorgho en France. Aux Indes, on signale un nom sanscrit, Ya-va-nala (graine rouge ou orge rouge) ; de nombreuses variétés portant des noms locaux différents indiquent une culture très ancienne dans ce pays. En Chine, le sorgho n*est signalé qu'au iii^ siècle de notre ère. RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE. LcS SOrghOS SOUt CultivéS dans toute la zone intertropicale du globe jusque vers les qua- rantièmes parallèles nord et, sud. J'en ai récolté aux environs de Paris par le 48® parallèle. On Ta cultivé jusque dans le nord de la France. On le cultive au Minnesota et en Mandchourie. On peut dire que sans cette plante, des immensités semi- désertiques seraient inhabitables. 308 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Les Américains en ont introduit un certain nombre de variétés qui leur ont permis de tirer un bon parti des refilions sèches des grandes plaines du sud-ouest des États-Unis : Texas, Oklahoma, Arizona, Nouveau-Mexique, etc. C'est l'exemple des Américains quil nous faudrait suivre en France et dans nos colonies. Pendant la guerre, la culture du sorgho sucré a été étudiée par MM. D. Berthelot et Trannoy àMeudon, Huby etSemichon, Duchein et Vincens dans le Midi. Ces auteurs ont à nouveau démontré la difficulté d'obtenir du sucre cristallisé. Cette cul- ture industrielle ne serait pratique que pour la fabrication de l'alcool. Encore la betterave, à ce seul point de vue, est- elle sans doute plus intéressante. Comme les Américains, nous devons envisager le sorgho à deux points de vue : sorgho à fourrage, sorgho à grain, tous deux producteurs de viande. Certaines variétés de sorgho résis- tent supérieurement à la sécheresse : le Milo et le Kafir des Américains, qui tous les deux sont d'introduction africaine : le Milo d'Egypte, le Kafir de l'Afrique du Sud. Avec la méthode qui les caractérise, les Américains ont sélectionné ces variétés pour le rendement, la taille, la précocité, la résistance à la sécheresse. 11 serait à souhaiter que nous puissions en faire autant en France et dans nos colonies. Il existe des variétés de sorgho en Afrique du Nord qui sont cultivées même en altitude. Les Kabyles en ont conservé une belle variété à gros grains. Il faudrait sélectionner ces variétés indigènes, voir celles qui sont les plus précoces et donnent le plus de rendement en altitude et ])ar la sécheresse. Ces variétés auraient leur place dans les régions sèches du Midi et dans toute l'Afrique du Nord, qui ont tant souffert du manque d'eau ces années dernières. Classification. — On peut diviser les sorghos, qui sont tous des variétés de la même espèce, Ip Snrf^hum vulgare Pers., en deux groupes, le haut de la tige étant droit, ou plus ou moins recourbé : 1" paniculos denses; 2° paniculcs diffuses. LE SORGHO 309 T _ . , j \ Forme ovoïde .... Milo Douro Dari. I. Panicules denses • j porme allongée. . . . Kafir. Axe vertical^ rameaux dif- fus. Sorgho sucré de Chine. Axe montant jusqu'au ] Panicule penchée toute dû sommet de la pani-< même côté de son axe cule j lui-même plus ou moins II. Panicules diffuses. < | incurvé. Shallu de l'Inde, variété Roxburgii. [Axe ne dépassant pas j la naissance de ^^[sorghos à balais. panicule , rameaux ( ° longs et souples. . . ) y. B. — On trouve souvent dans la même culture un mélange de tiges droites et de tiges plus ou moins recourbées. La sélection permet de n'avoir que des tiges droites, plus faciles à récolter. On classe aussi les sorghos en tiges sèches, tiges juteuses su- crées et tiges juteuses acides. * * LE SORGHO FOURRAGE Il est économiquement démontré qu'un agciculteur a avan- tage à transformer sur place ses produits végétaux en produits animaux, et que la bonne production du fourrage est une base de l'agriculture. Alors que pendant tout le printemps et le début de l'été le fourrage abondant et succulent favorise l'engraisse- ment et la lactation, août et septembre sont des mois difficiles à traverser, dans les années sèches, particulièrement dans le Midi et l'Afrique du Nord. Le maïs est largement cultivé comme fourrage dans une grande partie de la France. Comme rendement, le sorgho lui serait préférable. Je sais bien que de nombreux accidents de bestiaux, causés par l'ingestion de sorghos jeunes, ont effrayé les éleveurs, et qu'un discrédit, il faut bien l'avouer en partie mérité^ pèse sur cette graminée pourtant si digne d'intérêt. Le sorgho est en effet une plante cyanogénique. Il contient un glucoside producteur d'acide cyanhydrique, la « durine »^ analogue à l'amygdaline des amandes amères. 310 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Très riche en glucoside pendant la première partie de son dé- veloppement et par conséquent très toxique, le sorgho devient complètement inoiîensif à la maturité. Les Américains recom- mandent de récolter le sorgho pour fourrage au moment où le grain est en pâte. D'après M. Beugin, président du Comice agricole de Bône (Algérie), le sorgho sucré hâtif de Minnesota donne à l'hectare en Algérie, en terre d'alluvion, de 10 à 80 tonnes de matière verte comestible avec une moyenne de 15 à 30 tonnes dans des terres moyennes de fertilité ordinaire. On peut aisément comp- ter sur ces rendements moyens en France et en Afrique du Nord. En 1918, M. Deniau avait semé, sur mes indications, un champ de sorgho sucré hâtif de Minnesota dans sa propriété argilo- calcaire de Regombert, en Poitou. Ses vaches laitières eurent ainsi une nourriture abondante pendant l'arrière- saison, elles mangeaient avidement le sorgho en septembre- octobre et leur lait, abondant, avait un goût excellent. J'ai essayé le sorgho en Loir-et-Cher et en Touraine où les résultats ont été également bons. 11 faut choisir les variétés suivant les régions à exploiter. Les seules variétés à préconiser au nord de la Garonne sont le sucré hâtif de Minnesota, ou l'ambré rouge. Ce serait une erreur de cultiver autrement que pour essais les autres sorghos qui réussissent bien dans le Midi et dans l'Afrique du Nord. Encore ces deux variétés ont-elles besoin de pluies d'été ou d'arrosage pour donner un bon rende- ment. Les principales variétés de sorgho sucré employées comme fourrage aux Etats-Unis sont : les Minnesota amher (sucré hftif de Minnesota), Red amher (ambré rouge). Sumac, Honey (miel) et Gooseneck (cou d'oie). Les sorghos à grain qui y sont le plus estimés pour fourrage sont : les Kafir (ou blé cafre), Blackhidl (glumcs noires), lied (rouge), Pink (rose), Dworf (nain). Les variétés Coleman, Sapling, Mac Lean ont très bien réussi dans les Pyrénées- Orientales. Elles donneraient un bon fourrage dans le Midi et sans doute d.ins les .illuvions humides en profondeur de l'Afrique du Nord. LE SORGHO 311 En Afrique Occidentale nous devons considérer le sorgho comme une culture de l'assolement triennal avec l'arachide et le coton (1). Dumas dit avoir vu des bœufs brouter impunément des re- pousses de sorgho. Il faudrait savoir de quelles variétés, et les propager. Le sorgho non toxique dans son jeune âge (?) serait une fortune pour nos colonies. La toxicité du sorgho est une question complexe; elle est liée à la nature du sol, aux matières azotées, à la plus ou moins grande sécheresse, et aux variétés. Un officier colonial m'a dit avoir vu souvent son cheval brouter du sorgho vert en Chine pendant les étapes. Les variétés chinoises du nord de la Chine et de Mandchourie sont très intéressantes pour nous, elles sont d'une acclimatation très facile en France. Le sorgho sucré hâtif de Minnesota est toxique pendant son jeune âge. La richesse du sol semble jouer un grand rôle dans la toxicité : alors que des sorghos poussés sur un sol riche pro- duisaient de 116 à 60 milligrammes pour 100 grammes de tiges fraîches de 25 à 50 centimètres de hauteur, des tiges de 35 à 40 centimètres de haut poussées dans un sol maigre ne pro- duisaient plus que 10 milligrammes à O^^^r 5 d'acide cyanhy- drique pour 100 grammes de tiges fraîches. Il faudrait cher- cher les variétés les moins toxiques, étudier leurs meilleures conditions de rendement, les meilleures méthodes de conserva- (1) Les terres du Sénégal souffrent de la monoculture de l'arachide. Jl serait temps d'apprendre à Tindigène à cultiver autre chose en ne rame- nant la même culture dans le même terrain que périodiquement. Malheu- reusement, Tappareillage agricole y est le plus souvent inexistant et le daba et Vhilaire sont presque partout les seuls instruments aratoires du cultiva- teur. Un petit matériel robuste et assez peu encombrant qu'un âne puisse traîner serait tout à fait nécessaire. Il permettrait de mettre économiquement en culture d'abord quatre à cinq fois plus de terrain, et plus encore dans l'avenir. Les pileuses de mil perdent un temps considérable à cette besogne. L'ins- tallation de petites meuneries qui travailleraient en prélevant mouture dajis les petits centres, libérerait cette main-d'œuvre et permettrait une mise en culture beaucoup plus vaste en même temps que l'exportation du grain de sorgho vers la métropole. Là aussi des sélections seraient à faire. 312 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE tion, mise en silo, dessiccation, mise en meule, etc., suivant les régions. SÉLECTION. — Les Américains ont obtenu par sélection des variétés hâtives à grands rendements, résistant à la sécheresse. Il faudrait aussi sélectionner dans le sens toxicité. Le sorgho se bouture facilement et surtout dans les pays chauds on pourrait récolter les grains des produits de boutures sélectionnées. La Félection serait plus diffîcile et pas très pratique à tenter dans nos régions, à cause des gelées, bien que j'aie facilement réussi le bouturage du sorgho dans la région parisienne. La recherche de l'acide cyanhydrique se fait très facilement à l'aide du papier picro-sodé par le procédé préconisé par le professeur Guignard. On broie grossièrement une poignée des tiges à essayer auxquelles on ajoute un peu d'eau. On introduit le tout dans un flacon à large goulot. On bouche après avoir coincé entre le bouchon et le col une bande de papier picro-sodé préparée de la manière suivante ; Solution A. Acide picrique 1 gramme Eau 100 grammes Carbonate de soude 10 — e 1 «• r> I Carbonate de soude 10 Solution B. . . j g^^ 100 On trempe le papier dans la solution A, on égoutte et laisse sécher, puis on trempe dans la solution B, on égoutte et on laisse sécher. L'acide cyanhydrique, même à l'état de traces, colore en orangé ou en rouge le papier jaune verdâtre. Cette réaction est sufiisamment sensible pour éviter tout danger d'accident. Le miepx est de laisser vingt- quatre heures au moins avant de conclure à la présence ou h l'absence d'acide cyanhydrique. Terrain et engrais. — Toutes les terres à blé conviennent au sorgho. Une terre d'alluvion profonde et fraîche en profondeur hii convient parfaitement et les récoltes y sont particulièrement abondantes. Les marnages ou chaulages des terres argilo-sili- ceuses sont très favorables. Il faut dans ces terrains employer les scories de déphosphoration et non le superphosphate. 11 est bon Annales de la Science Agronomique. A. PiEitALi-u. — Le Sonjho, Son emploi dans Valintenfatlun du ht^tail. CULTURE Dli SDHUIIO SUCRK HAÏIF, DE MINNESOTA, A MOIUt (i,01H-ET-CHEr) DANS UNE BONNE TERRE D'aLT.UVIONS. LE SORGHO 313 de fumer la terre abondamment, et d'employer les engrais azotés et phosphatés si Ton veut avoir une bonne récolte. Culture. — Un bon labour d'automne pour retourner la terre, un autre labour de printemps pour l'ameublir donnent d'excellents résultats. Ijes semences seront toujours immergées pendant vingt- quatre heures dans une solution de sulfate de cuivre à 3 %, comme je l'ai fait moi-même. On évitera ainsi les charbons et caries. Cette immersion a l'avantage de séparer naturellement les bons grains, qui tombent au fond, des mauvais qui surnagent. On peut aussi traiter à la manière du sulfatage des autres céréales. En avril-mai, jusqu'au début de juillet par les années favora- bles, lorsque les gelées ne sont plus à craindre, on peut semer à la volée 15 à 25 kilos de grains à l'hectare. En Amérique certains agriculteurs vont jusqu'à ^0 à 50 kilos et plus à l'hectare; ce n'est -pas nécessaire. Lorsqu'on cultivé le sorgho pour grain ou pour sucre, 3 kilos à l'hectare suffisent. Le mieux est de semer au semoir en lignes assez denses pour la production du fourrage vert ou du fourrage à ensiler. On peut semer très serré lorsqu'on veut obtenir une récolte à sécher comme foin, les tiges très rapprochées sont moins fortes et moins dures. On peut aussi faire pâturer ces fourrages serrés mais il faut avoir grand soin de n'y pas mettre les animaux avant la maturité à peu près complète. Certains sorghos produisent encore de très faibles quantités d'acide cyanhydrique, tant que le grain n'est pas parfaitement mûr. Cultures mélangées. — Il est souvent avantageux de cul- tiver des légumineuses en mélange avec le sorgho, soit qu'on veuille faire consommer l'ensemble comme fourrage vert^ ou le conserver en silo. Dans les régions méridionales et dans les colonies ont peu uti- liser les doliques lablad et lubia. Les Américains qui les appel- lent Cow pea (pois à vache) considèrent ces plantes comme un fourrage équivalent à la luzerne. Les animaux les mangent très bien, alors qu'ils refusent les fanes de haricots. On a avantage à semer des variétés à petites graines. 314 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE RÉCOLTE. — On coupe à la moissonneuse lorsque le graiit est mûr ou, au plus tôt, lorsqu'il est en pâle. On peut alors faire consommer le fourrage tel quel. Si le grain est mûr et qu'on veuille le mettre à part, pour les petites surfaces ou pour les grains de sélection, on coupe les panicules dans le champ même. On a soin de les faire sécher parfaitement pour éviter les moisis- sures. Ordinairement, on laisse la plante entière avec sa pani- cule et ses grains. Conservation. — On conserve le sorgho en meule, en silo, ou en meule silo. La conservation en meule fe fait avec du sorgho séché le plus possible. Le professeur Connel, de la Station expérimentale du Texas, préconise le procédé suivant. Le sorgho est d'abord séché pendant un ou deux jours, puis il est rangé par couches en tas de 1™60 de haut. L'intérieur du meulon devient chaud et humide par suite de la fermentation qui se développe. Quand la chaleur est vive et que la couleur n'est pas encore passée au bnm, on étend la récolte au soleil et on achève la dessiccation. Le fourrage est alors mis lu meule ou rentré en grange sans danger d'altération ultérieure. Dans les meules silos, on entasse le sorgho bien régulièrement et on charge la masse. Les meules sont édifiées parallèlement aux vents dominants et attaquées du côté opposé à ces vents pour avoir moins de perte. La mise en silo est d'autant plus favorable qu'elle est faite par temps de pluie. .Si on n'a pas de silos cimentés, on ouvre une large tranchée en terre forte, on y entasse le sorgho frais coupé bien régulière- ment et on recouvre le tout avec la terre du déblai qui charge la masse. Les animaux apprécient beaucoup le sorgho et le maïs ensilés. D'après le département de l'Agriculture de Washington, on peut apprécier les valeurs comparatives des sorghos vert, sec, conservé en silo, LE SORGHO 315 Composition du sorgho d'après les analyses du département de r Agriculture de Washington. ' M B CD ;£ » < PS o en S5 lj O o -H O X. A. O M J < OS -a O a a P ^ •< -< S Sorgho vert. Sorgho siicri' 72,66| 1,44; l,fiG| 15,20j 7,401 1,62 Sorgho séché à l'air. Sorglio sucré, plante entière . . . . Sorgho sucré, feuilles séchées à t'air. Ensilage de sorgho Ensilage déniais Grains de sorgho Grains de maïs 43,62 3,91 3,34 25,74 20,21 12,43 9,60 4,55 44,93 23,93 75,50 1,55 1,19 11,85 8,04 79,10 1,70 0,80 11,10 6,00 12,8 9,1 3,6 70,0 2,6 10,9 10,5 5,4 69,6 2,1 3,18 4,56 1,87 1,40 2,1 1,5 LE SORanO A GRAINS Le sorgho peut être avantageusement cultis^é pour son grain. Les grains de sorgho à balais sont consommés par les volailles et même par la cavalerie et les bestiaux. La cavalerie du corps d'occupation de l'Afrique Occidentale et du Soudan est nourrie exclusivement aux sorghos divers à grains, en remplacement de l'avoine ou de l'orge. Pendant la guerre, on a mélangé la farine de dari, douro, mils et autres sorghos divers à la farine de froment, Vuillet signale dans le Bulletin de V Afrique française que les Italiens ont intro- duit à haute dose la farine de sorgho dans leur pain pendant la guerre, et même depuis. Les populations d'immenses régions sèches d'Afrique et d'Asie vivent en grande partie du sorgho. Sans lui, ces régions seraient inhabitables. Le sorgho destiné à être récolté pour grain, comme céréale, doit être semé en rangs espacés de 1 mètre environ pour permettre le passage facile des outils de binage entre les rangs. Ce binage est d'autant plus utile qu'on est dans des régions sèches, à pluies 316 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE rares. La pratique du binage, utilisée do temps immémoriaux en Asie Mineure et dans le Sud de la Tunisie, a été remise en honneur par les Américains qui l'ont rajeunie sous le nom de Drij-farmin^. Les Américains ont sélectionné le « Milo » qui dérive sans doute du « douro » ou < durra jaune » d'Egypte, mais aucun " douro » d'Egypte ne ressemble plus aux variétés américaines qui sont toutes d'un rendement plus élevé. Ces plantes sont particulière- ment adaptées à la sécheresse. Elles donnent de bonnes récolte» dans des régions qui ne reçoivent que 380 à 510 millimètres de pluies annuelles. Une pluie de 200 à 300 millimètres, lorsqu'elle tombe pendant la végétation d'avril à septembre, est très avan- tageuse. Les Américains ont quatre variétés de Milo. Le standard, le nain, le blanc et le nain blanc. Le rendement pris sur une moyenne de onze années à la Sta- tion d'Amarillo au Texas a donné : Pour le Milo standard ... 18 liectolitres à Ihectaïc — — nain 22 — — — Feterita 19 - — — Dawn Kafir .... 14,50 — — 11 serait intéressant de cultiver les meilleures de ces planteR dans l'Afrique du Nord et même dans les régions sèches du Midi de la France. Quantité de grains a sérier. — Benton E. Rothgeb parle d'une quantité correspondante à 21^8 500 à 3*^8 500 de grains h l'hectare, les rangs étant espacés de 1 mètre environ et le^ pieds séparés les uns des autres par un intervalle d'environ 25 centimètres dans les lignes. On peut sans exagérer préconiser 5 à 8 kilos à l'hectare. Culture. — 11 est indispensable de faire plusieurs façons pour détruire les mauvaises herbes et maintenir la surface du sol meuble. Le premier binage doit être pratiqué au moment où les jeunes plants sortent de terre, le deuxième un peu plus tard. Les- LE SORGHO 317 deux premières façons sont pratiquées à la herse, les autres avec le cultivateur à disque. Moisson. — Elle se fait à la main comme pour le maïs, on coupe les panicules au couteau et on les met dans une char- rette. Elle se fait également à la « moissonaeuse lieuse » qui coupe la récolte au pied et la lie en gerbes. On peut aussi se servir d'un « récolteur de tête '> { grain- header). Usage des tiges. — Dans la première et la troisième méthode le fourrage n'est utilisé que comme pâture. La seconde est plus avantageuse, d'autant plus qu^'en dehors du fourrage les chaumes de sorgho peuvent servir à toutes sortes d'usages : couvertures et parois de maisons, écuries, hangars et vannerie; les Chinois s'en servent souvent pour remplacer le bambou. SÉCHAGE. — Tous les sorghos récoltés pour grains doivent être parfaitement séchés avant d'être battus. Les panicules sont placées en ligne dans un endroit sec, propre et aéré, au soleil si possible. On les retourne plusieurs fois. On peut aussi les placer dans des caisses à claire- voie ou dans deâ paniers à large tres- sage. Il faut surtout éviter l'humidité. Le sorgho en gerbes est mis en javelles de douze à quinze gerbes placées la panicule en haut, de telle façon que l'air puisse facilement circuler. Battage. — Le battage se fait à la machine dont on ralentit un peu la marche et dont on écarte un peu les organes pour per- mettre à la panicule de passer et au grain de ne pas être brisé. Lorsque le sorgho est séché en gerbe, il faut séparer les pani- cules des chaumes sur un billot avec une hache ou une serpe spéciale. Le passage de toute la tige dans la machine n'est pas pratique, les trembleurs sont trop souvent obstrués, ce qui oblige à arrêter la machine, et à la débarrasser à la main. Remisage du grain. — Plus le grain est sec et propre, mieux il se conserve; il faut le placer dans des greniers bien ventilés et le remuer de temps en temps, surtout s'il est en grande masse. 318 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Le mieux est encore dans ces conditions de le mettre dans des sacs bien propres et bien secs. Composition chimique, — Le Milo contient : Humidité Cendres l'rotélue Hydrate de carbone Matières gratses Cclluloie 9,31 1,61 12,49 71,88 3,32 1,48 On peut considérer que le sorgho équivaut à 90 % du blé comme valeur alimentaire et que 90 kilos de sorglio valent 100 kilos d'avoine pour les animaux. Des expériences très intéressantes ont été faites par MM. De- chambre et Tricard sur des chevaux, et par MM. André Gouin et Andouard sur des porcs, qui prouvent le grand intérêt qu'on aurait à développer cette culture, dans l'Afrique du Nord, dans nos diverses colonies, et aussi sans doute dans les régions sèches du Midi. Il est avantageux de ne donner aux animaux que des grains concassés. Brasserie. — Le grain de sorgho est aussi utilisé en brasserie. En Afrique Occidentale française, les noirs fabriquent avec le sorgho la bière de dolo, analogue à la cervoise de nos aïeux. En résumé, le sorgho avec ses multiples variétés est une vieille plante sans laquelle d'immenses régions semi- désertiques du globe seraient inhabitables. Certaines variétés sucrées sont d'excellents fourrages à la condition de ne les donner au bétail qu'après floraison ou mieux quand le grain est à peu près mûr. A ce moment le glucoside cyanogénique a généralement disparu. Il est d'ailleurs facile de vérifier cette disparition par le réactif qu'a préconisé le profes- seur Guignard. On peut faire consommer le fourrage vert, séché ou encore en«ilé. Cette dernière forme de conservation est par- ticulièrement estimée des bestiaux. On cultive aussi le sorgho comme céréale, les Américains ont sélectionné des variétés qui résistent à la sécheresse et donnent quand même un bon rendement. Ces grains ont une bonne valeur alimentaire et rendraient à l'élevage national de très grands services. On peut aussi les utiliser en brasserie. LE SORGHO 319 Les chaumes sont utilisés dans la couverture des maisons et en vannerie. Rappelons^ en terminant, que le sorgho à balais est abondam- ment cultivé en Provence et dans la vallée de la Garonne. Quatre races : sorgho de la Garonne et sorgho de Provence, en France, sorgho de Florence et sorgho de Venise, en Italie, fournissent la matière première d'une intéressante industrie. Les Améri- cains, là encore, ont obtenu par sélection de très belles variétés. SUR LA VITALITÉ DES GRAINES ET LEIR ACTIVITÉ DIASTASIQUE l'AR V V ANTOINE NEMEC et FRANÇOIS DUCHON Laboratoire de chimie biologique de l'Institut d'État pour la production des plantes à Prague (Tchécoslovaquie) J. (1. : 581.197 Au cours des recherches sur la présence de la glycérophospha- tase (1) dans diverses graines de nos plantes cultivées, l'un de nous a observé que l'activité de cette diastase, étudiée sur les échantillons de la même espèce, mais de diverses provenances, a donné quelquefois des résultats bien différents, qu'on ne pouvait pas expliquer par des erreurs possibles du mode^ opératoire. C'est pourquoi nous nous sommes attachés à reconnaître la cause de ces différences, qui, n'étant point d'ordre analytique, a attiré nos observations sur le caractère purement vital de la graine. Nous avons pu mettre en évidence, au cours de nombreux essais effectués sur diverses graines, que leur activité diastasique diminue avec leur vieillissement naturel, ce qui semble indiquer que la faculté germinative des graines est liée au maintien dr l'activité de certaines diastases. Les altérations que subit l'organisme des graines avec l'àgr ont été l'objet de plusieurs recherches de E. Gain et Brocq- Rousseau (2) qui ont étudié les modifications accompagnant le vieillissement naturel de l'embryon des Graminées, caractérisées par un brunissement très accentué, qui permet de classer les graines par ordre relatif d'ancienneté, <'t luèine do déduire SUR LA VITALITÉ DES GRAINES 321 approximativement Tâge d'une de ces graines, en comparant le degré de brunissement de l'embryon avec celui des graines types dont l'âge est connu. Les recherches de ces auteurs sur la présence de l'amylase et des peroxydiastases (3) dans les vieilles graines ont établi que la réaction des peroxydases se produit seulement dans les tissus qui n'ont pas subi le brunisse- ment, et que les graines qui sont en voie de brunissement perdent graduellement la faculté peroxydiastasique; mais celles qui ont déjà perdu le pouvoir germinatif peuvent encore en conserver longtemps, c'est-à-dire que la durée de certaines diastases des graines pourrait survivre à la l'acuité germinative. De ses expériences sur la vie latente des graines et leur activité enzymatique, J. White a tiré la même conclusion (4), en isolant des extraits de graines qui ont totalement perdu leur capacité germinative, les diastases, par précipitation à l'alcool. 11 démontra qualitativement l'action du précipité, dilué dans l'eau, sur une solution étendue d'amidon, par la réduction de la liqueur de Fehling. Si l'on admet que la stérilité du mélange, sans addition d'antiseptique, était complète (ce qui est toujours difficile à atteindre), ces expériences ne permettent pas de savoir si l'ac- tivité de l'amylase des vieilles graines a conservé toute son intensité initiale. Les altérations de l'activité diastasique en rapport avec le vieillissement des graines ont été étudiées récemment par Me Har- gue (5), qui a reconnu que le pouvoir germinatif des graines dépend d'une substance, probablement d'une oxygénase, qui a le pouvoir d'activer la molécule d'oxygène et qui, par expo- sition à l'air, forme les peroxydiastases. C'est pourquoi la réac- tion de la peroxydase permet de reconnaître le degré de vitalité des graines, car la coloration bleue donnée par cette réaction est d'autant plus foncée que la vitalité est plus prononcée. On possède alors dans la réaction de la peroxydase des graines un moyen convenable permettant de distinguer les graines de haute vitalité de celles d'une vitalité moyenne et des graines n'ayant que peu ou pas d'aptitude germinative. Nos recherches ont porté sur l'étude de l'activité des glycé- rophosphatase, lipodiastase, uréase, amylase, catalase et phyto- protéase de diverses graines, comparées avec leur vitalité plus ANN. SCIBNCB AQRON. 6'' SÉRIE 1921 21 322 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE OU moins conservée. Comme il était souvent bien difficile de se procurer le matériel nécessaire, quant aux vieilles graines de divers âges, et la quantité des échantillons acquis n'étant parfois point suffisante, nous fûmes forcés de restreindre dabord le nombre des expériences que nous avons exécutées, surtout sur la catalase des graines. Nous nous réservons de publier les expé- riences détaillées sur l'activité de la catalase en rapport avec la vitalité des graines dans une note plus étendue, afin de pouvoir montrer en même temps leur intérêt pratique pour le contrôle des semences agricoles. 'o* Étude de la glycérophospiiatase des graines de maïs. — Nous avons procédé de la manière déjà décrite (1) en opérant sur 5 grammes de farine de graines, mélangés dans un tube avec 100 centimètres cubes de solution de glycérophosphate de so- dium à 2 %, et 2 centimètres cubes de toluène. Après soixante heures de séjour dans le thermostat à 26° C, la quantité de l'acide phosphorique libérée fut dosée dans le filtrat à l'aide do la mixture ammoniaco-magnésiennc. En même temps, des expériences témoins furent exécutées pour déterminer l'acide phosphorique dégagé, par action des diastases autolytiques, de diverses réserves phosphatées de la graine, dans 100 centimètres cubes d'eau distillée. Les résultats obtenus sur des graines de maïs de divers degrés de vitalité sont rassemblés dans le tableau suivant : c raine i de mais Pouvoir germiontir l'oidf de l'i 0^ libérés de toliitiuD (le glycéropliotphate en mg des graines par aaiolyao dam l'pau de g Qtmntilé vcérophotphale décomposé lié eohéfi en mg p. 100 1886 . . % 44,7 10,4 34,3 4,79 1904 . . 13 . 52,3 13,1 39,2 5.47 1907 . . Tl 116,1 21,4 94,7 13,25 1912 . . 41 163,4 20,4 143,0 20,01 19 14 . . 69 302,0 46,9 255,1 35,69 1 919 . . 96 361,0 47,0 314,0 43,93 Le graphique établi ù l'aide de ces chifTrcs fait ressortir que l'activité de la glycérophospiiatase diminue à mesure de la perte du pouvoir germinatif des graines, mais que les graines qui ont SUR LA VITALITE DES GRAINES 323 perdu totalement leur faculté germinative peuvent encore con- server une faible proportion de leur activité diastasique. Étude de la lipodiastase des graines oléagineuses. — L'activité de la lipodiastase des graines fut suivie, d'après G. Ber- trand (6), sur la décomposition d'huile de ricin en milieu acide; la quantité d'acides gras mise en liberté par saponification fut dosée par titrage acidimétrique. Cinq grammes de la pâte des graines, broyés dans un' mortier, furent mélangés dans un tube avec 7 centimètres cubes d'huile de ricin et 4 centimètres cubes d'acide sulfurique décime. En même temps, un second mélange de graines avec 7 centimètres cubes de glycérine et 4 centimètres cubes d'acide sulfurique décinormal fut préparé pour évaluer la quantité d'acides gras libérée par autodigestion des graines. Après une heure de séjour à l'étuve à 20° C, chaque essai fut additionné de 50 centimètres cubes d'alcool à 96 %, filtré, et, dans 25 centimètres cubes de filtrat, l'acidité fut titrée à la soude au quart normale, en pré- sence de quelques gouttes de phtaléine comme indicateur. EXPÉRIENCE AVEC GRAINES DE NAVETTE Po uvoir germinatif Po uvoir gcrmin atir des graines : 4S oj^ des graines : 94 o/o Sxpéricnoes Graines Gi aines Graiufs Graines — — Action — Action Huile de ricin Autolyso delalipa.e Huile de riciu Autolyse (le la lipase Acidité à phtaléine exprimée on ce. , de soude n/4. I 2,2 1,8 0,4 29,8 1,2 28,6 II .... . 2,3 1,7 0,6 30,1 1,0 29,1 III. .... 2,1 1,6 0,5 31,6 30,5 1,5 30,1 En moyenne. 2,2 1,7 0,5 1,2 20,3 EXPÉRIENCE AVEC GRAINES DE TOURNESOL Pouvoir germinalif Po uvoir germinatif dC! Graines 1 graines : 21 ojo Graines des graines : 89 o/o Expériences Graines Graines Action — — Action Huile de ricin Autolyse J« '» JiP=""» Huile de ricin Autolyse de la lipase Acidité à phtaléine exprimée eu ce . de soude n/4. J . * . . . . 6,4 3,6 2,8 26,3 2,7 23,6 II 6,7 3,2 3,5 26,8 2,4 24,4 En moyenne. 6,55 3,4 3,15 26.55 2,55 24,0 324 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE On voit par ces données que les vieilles graines d'une faiMe vitalité ne possèdent qu'une activité lipodiastasique fortement diminuée; ce fait s'accorde avec l'altérabilité bien connue des graines oléagineuses, qui sont rapidement modifiées chimique- ment, et perdent en même temps leur pouvoir gcrminatif. Étude de luréase des graines. — Pour apprécier l'acti- vité de l'uréase, nous avons fait agir 5 grammes de graines de maïs broyées sur 100 centimètres cubes de solution d'urée à 1%, additionnées de 5 centimètres cubes de toluène. Le mélange fut préparé dans une fiole d'Erlenmayer, munie d'un bouchon de caoutchouc percé de deux trous, dont l'un fut traversé par un tube plongeant dans la liqueur; par l'autre trou du bouchon passait un tube à dégagement. Afin d'éviter des pertes d'am- moniaque pendant la réaction, chaque tube fut muni d'un bout de caoutchouc et fermé d'une pince en laiton à vis. Après un temps déterminé (par exemple 72 heures), les fioles abandonnées à 37° C. dans le thermostat furent retirées et mises en communi- cation avec un générateur de vapeur, et laquantitéd'ammoniaque formée aux dépens de l'urée fut distillée et dosée par titrage alcalimétrique. Chaque expérience fut suivie d'une expérience témoin permettant d'évaluer la quantité d'ammoniaque dégagée dans 100 centimètre^ cubes d'eau distillée, par les tissus des graines seules (par autolyse) en présence de 5 centimètres cubes de toluène comme antiseptique. EXPÉRIENCE AVEC GRAINES D K MAÏS (Duvéo de l'aclion : 72 heures. Pouvoir grrminalif dot gninei : Pouvoir gprminalir de> gr.iinpc : 41 o/o »6o/„ Quautilé (.lij.iiititi- il'aiiiiiioiiiaqui Action de Kuréniie d'iininiouiiqiic- Artion do Puréate Kip^ripncCB on nig ilf-gn^^O doi grain<'it i-o mg iligaxi'e des grainoi de graines ave<' ilf graines avec durée ,. ..,,, ..'' . dèconitioaee d iir^e .. .,,, .,'' , dèioninosee j^j^^^ diatillée dégage. ^l^^ ^ , „^ d>..ill..e dégagés ^/^f, I 33,6 20,4 13,2 3,4 165,1 11,7 153,4 32,5 Il . ? (1) 20,6 >. - 155,5 10,9 144,6 31.0 En moyenne . . 33,6 20,5 13,2 3,4 160,3 11,3 154,0 31,7 (1) Accident arrivé à rexpérience. SUR LA VITALITÉ DES GRAINES 325 EXPÉRIENCES AVEC GRAINES DE SOJA (Durée de l'action : 44 heures. Pouvoir gerni'uatif des graines : Pouvoir germinatif des graines : 98o/o 13 o/o Quantité Quantité d'ammoniaque Action de l'uréase d'ammoniaquf Action de l'uréase Ex|jéni^ncc8 en nig dégagée des graines en mg déiiagée des graines de graines avec de graines avec solution ,, -.,,., l'Urée solution ., .,„., l'Uréo 1 eau nie NH' , . ... 1 eau nigNH> d'urée àl ''"' distillée délacés ^«'^O'nposée d'jirée j- tîMie dératés ''^'•'''™P°^^* ^^^ aibiiiiee ûegages p. loo à 1 o/o "'^""^"^ Qegages p iqq 1 405,0 5,9 399,1 86,87 275,9 6,3 269,6 59,23 II 408 , 1 » 402,2 87,61 279,7 » 273,4 60,04 En moyenne. . 406,5 TJ 400,6 87,29' 277,8 6,3 271,5 59,63 Il résulte de ces expériences que l'activité de l'uréase des graines plus âgées est fortement diminuée. Nous ne pouvons donc pas confirmer ici les résultats de W. Dox (7), qui a trouvé que les différentes valeurs de l'activité de l'uréase de soja ne semblent pas être en relation avec le pouvoir germinatif des graines. Étude de l'amylase des graines. — Deux grammes de graines, réduits en farine dans un moulin, furent mélangés avec 100 centimètres cubes de solution d'amidon soluble et 5 centi- mètres cubes de toluène. Au bout de vingt-quatre heures, à 24° C, le liquide fut filtré et la quantité de sucres réducteurs dosée par la liqueur cuproalcaline, l'oxyde de cuivre précipité étant réduit, d'après Votocek et Laxa, par des vapeurs de méthylalcool, en cuivre métallique. La même opération fut exécutée dans une expérience témoin, au moment du mélange des graines avec la solution d'amidon. Ces expériences furent accompagnées enfin d'expériences témoins, dans lesquelles nous avons établi la quan- tité de cuivre obtenue par la réduction du filtrat des graines mélangées avec 100 centimètres cubes d'eau distillée et auto- lysées pendant vingt-quatre heures à 24° C. Tableau 326 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Tempt Heares . . . 4 . . . EXPÉRIENCE I F.XPKRIENCE AVEC LES GRAINES DU FROMENT Solution d'amidon à 0,5 %, PouToir geroiinatir dei grniiie< : 3» o/o 100 ce. 100 ce. Diffé- d'eaii d'amidon reou-c mg Cu nig Cu ing i'.a AinyUse mg Cu 61,0 143,0 82,0 I o., A 94,0 208,0 114.0 I '^^•" Pouvoir gprniiaalif dci graines : 99 "/o iOI) ec. 100 ce. Diffé- d'eau d'amidou rciice ing Cu Mig Cu uig Cu Aniyla^p rog Cu 26,5 276,0 249,5 U^f. .. 138,6 676,4 537.8 f-»»'"* Temps Heures . . 24 . . EXPÉRIENCE 11 Solution d'amidon à 1 %. Pouvoir gcrmiualir des graines : 78 0/g Pouvoir geriiiiDatir des graines : »J5 o/o 100 ce. 100 ce. DifTé- 100 ee. 100 ce. Diffé- Amylas" d'eau d'aniidoD r«nec Amyas A'ewx d'ami'Iou renée mir" Cu nig Cu nig Cu rag Cu ""^ ^" mg Cu mg Cu mg Cu "^ '' 49,2 110,0 60,8i„,.. 34,8 184,8 150,0 i,... 328,4 606,0 277,6 M^^'^ 448,4 934,8 486,0 • '''*''•" Temps Heures . . . 24 . . . EXPÉRIENCE AVEC LES GRAINES DE MAÏS Solution d'amidon à 1 % Pouvoir germinalif des graines 45 o/o 100 ce. lOOce. Dilfe- d'eau d'amidon n-nee mg Cu mg Cu mg Cu .imylaso mg Cu 33,6 84,8 51,2 . , , , . 264,6 459,6 195,2 » ^^ '" Pouvoir gerniinatif des graiues PS n/o 100 ce. 100 ce. d'eau (l'amidoD mg Cu mg Cu DltTé- mg Cu AmyUso mg Cu 16,0 130,4 114,4 >.,.. . 331,6 745,6 414,0 j""^'" Temps Heures 24 EXPÉRIENCE AVEC LES GRAINES DU POIS Solution d'amidon à 1 %. Pouvoir perniinatif des gr-iines eSn/o 100 ce. lt)0 ce. d'eau d'amidon mg Cu mg Cu DifK- rencc mg Cu Amylase mg Cu 34,8 68,4 33,6 . on o 284,8 356,2 71,4 I ""''" Pouvoir gcrminatir des graines ;i:<./„ lltt'ce. 100 ce. n.ffé- d'eau d'amidou renée mg Cu mg Cu mg Cu .\uiylas« mg Cu . 8,4 98,4 90,0 . gg g 546,8 703,2 156,8 ' "'''^ L'activité do l'amylase dos graines avec une faible faculté germinative a fortement diminué. Acton (8) a trouvé que l'ex- trait des grainos du froment, âgées de vingt -liuit ans, n'a pas SUR LA VITALITÉ DES GRAINES 327 exercé son action diastasique sur une solution diluée d'ami- don. Étude de la phytoprotéase des graines, — Nous avons procédé de la manière suivante : Trois grammes de farine des graines, additionnés de 50 centi- mètres cubes de l'eau stérilisée et de 5 centimètres cubes de toluène, furent abandonnés à 37° C. dans le thermostat, à l'au- tolyse. Dans l'expérience témoin le mélange fut d'abord porté à l'ébullition dans un bain-marie pendant vingt minutes. Après quarante-huit heures, la quantité d'azote total et des matières albuminoïdes fut dosée, d'après Barnstein. EXPÉRIENCE AVEC GRAINES DE FÈVE Graines récoltées en 1920. Pouvoir germinatif 92 % Azote total 4,18 Azote des matières albuminoïdes 3,71 Matière sèche 88,3 .„ _ »... 1 . . lu Expérience témoin Activité des protéases ii'inps Azote total Azote album. ' ^^ '^ — dans 3 gr. daus 3 er. . . . . i i . n, „ " " Azote total Azote album. .„n HeurBS ""S ">g „,g ,„g '"S P- '00 125,4 111,3 124,3 110,8 » » 48 . . . . . 120,6 69,3 » 114,4 51,3 42,53 Graines récoltées en 1900. Pouvoir germinatif 11 % Azote total 4,35 Azote des matières albuminoïdes 4,19 Matière sèche 89,64 .f. , 1 ... 1 1 . Il, Expéiieuce témoin Activité des protéases Temps Azote total Azote album. J ^^^__^ '^ — dans 3 cr. dans 3 er. , . . . i . ,. "^ " Azote total Azote album. .^n Heures '"6 '»? nig mg "'^ ''• '*'*^ 130,50 125,7 130,8 126,1 » » 48 129,8 114,4 « 124,8 15,4 11,92 Etude de la catalase des graines. — Nous avons mélangé 2 grammes de farine des graines avec 20 centimètres cubes d'eau distillée dans une fiole munie d'un bouchon de caoutchouc percé de deux trous, dont l'un fut traversé par un entonnoir avec robinet, par l'autre passait un tube à dégagement deux fois recourbé, plongeant dans une cuve à eau et relié avec une cloche à gaz graduée de 100 centimètres cubes, placée au-dessus 328 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE derexlrémitédu tubede dégagement. Parl'entonnoii., nous avons introduit 15 centimètres cubes d'eau oxygénée à 3 % et mesuré le volume d'oxygène dégagé pendant quelques minutes par l'action de la catalase des graines. Dans l'expérience témoin, nous avons opéré de même avec un mélange de graines dans 20 centimètres cubes d'eau, porté à l'ébullition et refroidi. Voici quelques résultats, obtenus avec les graines de diverses vitalités, qui méritent un intérêt particulier : EXPÉRIENCES AVEC GRAINES D f FROMENT Aiioéc ,, Oxygèoi! en ce. àieagé nu bout de 5 aiDutet . , Pouvoir ■"' " "t^ - delà I if " — ^~^™^^^^— -*^— ^^^^^^~~^ recolle gernimaiir Graines Témoin Calalaie 1900 % 4,1 0,8 3,3 1920 99 38,4 1,4 37,0 EXPÉRIENCE AVEC GRAINES DE HARICOT Auuèc - Oireéne en ce. dégagés au bout de o minutes . , Pouvoir •"' " ° ^^_^_^ delà .. -^^^«1^— — ^ récolte g'-rminaiit Graines rémoin Catalase 1900 8 % 9,3 4,2 5,1 1920 97 85,0 1,2 83,8 EXPÉRIENCE AVEC GRAINES DU PIN Année _ OxyK*'nc tu ce. déirai;i^s au bout de 3 minutes j I. Pouvoir '^ " "^ récolte germinaiii Grainea Témoin Catalase 1910 % 4,4 1,6 2,8 1920 67 84,0 0,9 83,1 L'étude de la catalase des graines n'est pas sans présenter un intérêt pratique pour le contrôle des semences agricoles. Par une opération vraiment simple, d'une durée de quelques minutes seulement, on peut distinguer le degré de vitalité des graines, du moins s'il s'agit de s'informer en un instant de leur faculté germinative. Nous nous réservons de publier les détails de nos expériences touchant aux influences de variété, d'origine et de pureté des semences de diverses espèces dans une note plus étendue, afin de pouvoir montrer les limites de la valeur pratique de cette nouvelle méthode. La présente note a pour but de démontrer, du moins sur quelques diastases, qu'avec le vieillissement naturel, l'activité SUR LA VITALITÉ DES GRAINES 329 des diastases s'altère plus ou moins. Tandis que les graines qui ont perdu leur capacité germinative montrent dans une mesure fortement diminuée l'activité de la glycérophosphatase, amy- lase et d'autres diastases, l'activité de la catalase semble dispa- raître presque totalement. Le réveil de la graine, qui exige la mobilisation de réserves nutritives due à Faction des diastases spécifiques de la graine, est caractérisé par des oxydations éner- giques, qui se traduisent par un dégagement intensif de Facide carbonique. On sait, des travaux de Appleman (9), que l'activité de la catalase est liée d'une manière surprenante aux phénomènes ue gén. Bot., 21, n^ 2. 1909. 4. J. White. — Proceed. Roy. Soc. London, B 81, 417, 1909. 5. Me Hargue. — Journ. Amer. chem. Soc, 42, n» 3, 612, 1920. Réf. 6. G. Bertrand,?. Thomas. — Guide pour les manipulations de chimie biologique, p. 324, 1919. 7. A. W. Dox. - Amer. Journ. Pharm., 92, 153, 1920; Réf. Exp. Stat. Rec. 43, no 7, p. 640. 8. AcTON. — Ann. of Bot., 7, n» 27, 1893. 9. O. Appleman. — Bull. Maryland Agric. Exp. Stat., n» 191, 1915. REVUE AGRONOMIQUE SECTION I — AGRICULTURE Pfeiffer (Th). — Einfluss der lîrafho bes. zur der Stnllinistduiiu:uii^' auf die £riitortra&:e uiid deii Stickstoffsnushalt iin Bodon (Influonco de la .jachère et des fumures au fumier sur le rendement des récoltes et le Itllan do l'azote dans le sol). Landw. Vers. Stat., l. XCVIII, y. 1S8-22:], 1921 I. d. : 631(>31 cl 63101.111. — Ces essais de végétation qui embrassent une période do douze ans ont été effectués sur 3 séries de 12 caisses chacune, une série avec jachère tous les quatre ans, une série avec culture de légu- mineuses remplaçant la jachère, et une troisième avec môme assolement que la précédente, mais recevant tous les quatre ans une fumure au fumier. En ce qui concerne les rendements, la jachère a donné des résultats mé- diocres. L'accroissement de récolte dans l'année qui suit la jachère est loin de compenser la perte d'une récolte de légumineuses. Le fumier a donné les meilleurs résultats. En ce qui concerne le bilan de l'azote, la perte en azote dans la série avec légumineuses, si l'on tient compte de l'azote exporté par les récoltes, a été un peu plus faible que dans la série avec jachère, ce qui confirme le fait maintes fois constaté que les bacté- ries des nodosités agissent plus favorablement à ce point de vue que le.s bactéries du sol (azotobacler). La série avec fumier a, comme il est naturel, donné le bilan le plus favorable. H. B. Von Seelhoust (C), Geilmann (W.) und IlrRENTiiAi. (11.). — Uber den Kinfiuss von I>un(;uni; und Pflanzen^vuehs auf die Fallkurve v»hi Wasser- Hodeni>:emisehen ( Influence des enivrais et de la vé^:étatipement des plantes et fournit de.s résultats assez concordants. La mesure de la comluetibilité électrique se prête très bien à la détermination rapid" de la quantité de substances salines .iissoutes pour des essais comparatifs des REVUE AGRONOMIQUE 331 sols pauvres en humus et de nature analogue. Les valeurs obtenues par cette méthode correspondent avec les^ déterminations pondérales^ ainsi que l'ont montré des déterminations comparatives. H. B. RippEL (August). — Uber die Wachstumkurve der Pflanzen (Sur la courbe d'accroissement des plautes) [Landw. Vers. Sua., t. XCVll, p. 357- 380, 1921K I. d. : 581.14. — L. Mitscherlich a proposé pour représenter l'accroissement des plantes, une formule qui diffère de celle donnée anté- rieurement par Robertson. Cette dernière formule représente cependant assez bien le type de la loi d'accroissement des plantes. La considération du maximum qui, dans la formule de Robertson, correspond à — et dans A celle de Mitscherlich correspond à — - paraît permettre de conclure que la formule de Robertson correspond mieux à la réalité. En outre, cette formule devient beaucoup plus satisfaisante si l'on tient compte des écarts probables de plusieurs individus. Elle donne cependant des résultats inexacts lorsque le coefficient K est petit. H. B. Blanck (E.) et Preiss (F.). — Ueber die Stickstoffwirkuug der sich bei der Konservierung der Jauche mit Formalln blldenden Stoffe auf die Pflau- zenproduktion (Action sur les plantes de l'azote des produits qui se forment dans la conservation du purin par le formol) {Journal fur Landw., t. LXIX, p. 33-48, 1921). I. d. : 63.163 (purin). — L'hexaméthylènetétramine est le produit qui agit le plus favorablement sur le développement de la plante et l'assimilation de l'azote. Le produit de condensation de l'aldéhyde for- raique avec l'urée qui se forme en même temps se comporte autrement. De là, l'indication pratique pour la conservation du purin par le formol, de n'ajouter le formol au purin que lorsque la transformation de l'urée en ammoniaque est accomplie. H. B. Comptes rendus du Congrès ré{,'ional du Lin, organisé par les Chemins de fer de l'État, sous les auspices de la Société Centrale d'Agriculture de la Seine- Inférieure. — Une brochure, 88 p.. Publication des Chejnins de fer de VEtat, 6, rue Cambacérès, Paris. I. d. : 63,341.11 (063). — La Russie avait jusqu'en 1914 la maîtrise du marché mondial du lin; la situation actuelle de la Russie permet aux producteurs français d'augmenter la sur- face consacrée à la culture du lin. L'effondrement des cours sème, au contraire, le découragement chez les agriculteurs. Les Allemands, ^en ce moment, ont décuplé la superficie consacrée à la culture du lin, et îl y aurait à craindre l'invasion de notre propre marché par ces produits ennemis. La situation est donc critique. Aussi, les Chemins de fer de l'État ont-ils pris l'initiative d'un Congrès, à Rouen, en mars 1921. Là, se sont rencontrés cultivateurs et industriels; le résultat dominant fut le vote du principe d'un Comité interprofessionnel, au sein duquel cultivateurs et industriels liniers étudieront de concert toutes mesures devant servir leur cause com- mune. Nous signalerons les rapports de MM. Portejoie, Labounoux, Scoupe sur la culture et la fumure du lin, de MM. Kayser. Crépy, Peufaillet, Paulin, sur le rouissage industriel, de MM. Duboin, Laffont, Nicolle, Prunier, sur les questions économiques, et du colonel Seguin, sur les besoins de l'armée en lin, pour la défense nationale. P. N. SECTION II — AGRICULTURE COLONIALE Vieillard (P.). — La standardisation des produits agricoles {Bull. A^ric, de l'Institut scientifique de VIndo-Chine (novembre-décembre 1920). L d. : 63.31.38. — L'auteur montre comment les États-Unis ont réglementé le 332 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE commerce du blé et celui des céréales; les résultats de cette réglementation sont une plus grande facilité et une plus grande loyauté des transactions. Chose analogue existe aux Iles Philippines pour les fibres textiles. Rien de semblable n'est réalisé en Indo-Cliine : la classification des riz n'a rien de rigide et les riz de Saigon sont dépréciés, quoi qu'il soit possible d'ob- tenir de bons riz blancs dans notre colonie. Aussi une standardisation ofTi- cielle est-elle nécessaire et l'auteur indique dans quelles conditions elle pour- rait être établie. P. N. Payen (Edouard). — Le Pérou {Économiste français, 27 aoCit 1921). I. d. : 33 (85/. — D'une étude générale consacrée par l'auteur à ce pays, quelques données agricoles peuvent être retenues : Avec une population de 5 millions d'habitants et une superficie de 722.461 milles carrés, ce pays produit (en 1918) 283.190 tonnes de sucre sur 124.510 acres. La culture du cacao s'étend. Le froment est produit en quantité importante. La culture du riz s'étend, encore insulTisante pour les besoins. La coca et la cocaïne sont aussi des produits importants. L. R. Production do la vanille dans les colonies françaises en 1919 (Parfumerie Moderne, juin 1921). I. d. : 63.34Ô.21. — Cette production semble la plus forte qui ait jamais été enregistrée : -Madagascar et dépendances 352 .504 kilos. Établissements français de l'Océanie. . . . 182.911 — Réunion 114.388 — Guadeloupe et dépendances 17.388 — Gabon 972 — Martinique 565 — 669.276 — Dans cette année 1919, le Mexique a exporté 197.400 kilos; une quantité importante est produite aussi par les possessions anglaises de l'Océan Indien, des Antilles, par les Indes Néerlandaises. La dilliculté des transac- tions résulte de cette abondance de production. L. R. La Production aifrlcole en Chine {Économiste français, 30 juillet 1921). I. d. : 0:{.iy8.4 (51). — Dans une revue économique consacrée à la Chine, M. Dorsenno cite quelques nombres relatifs aux exportations et aux ten- dances de la production agricole chinoise. Le soja est de plus en plus demandé en Europe, où, avant le régime soviétique, la Russie était le plus gros acheteur. L'exportation du soja a passé de 11.818.443 piculs (= 62" 500) en 1913 à 20.724.769 piculs en 1919. Japon, Angleterre, Danemark, Indes Néerlandaises sont le principal client pour les haricots. Laissant à part la culture du riz dont les fluctuations'de la récolte ont une si grande importance sur la vie en Chine, on doit signaler l'orientation de l'agriculture chinoise vers la production du blé, dont les exportations ont passé de 119.451 piculs en 1913 à 2.694.271 piculs en 1919. Le coton a donné lieu à une exportation de 1.072.000 piculs. La reprise des exportation'- de sésame, presque interrompues par la guerre, est à noter : 2.838.504 piculs exportés en 1919. L'huile d'arachide ligure pour 1.22i.l73 piculs dans les exportations; les arachi8. — Ces tables réunissent une imposante compilation avec plus de 2.500 réfé- rences à 478 auteurs. Tous les indices mentionnés sont exprimés en indices vrais et en graduation du butyroréfratomètre, avec l'indication de la tem- pérature de détermination et de la référence. A mentionner spécialement les tables spéciales donnant les indices des composés chimiques intéressant les chimistes de matières grasses, huiles durcies ou hydrogénées, huiles polymérisées ou chauffées, et liuiles soufflées, oxydées ou ozonisées, une table des dispersions, une des corrections approximatives de température, et des tables de conversion des lectures du butyroréfractomètre en indices vrais et vice versa. Cent vingt-cinq pages blanches en regard des principaux tableaux pour l'inscription des résultats personnels^ une impression très soignée sur beau I)apier, et une reliure robuste. A. B. Lombard (Maurice). — Procédé de recherche delà fluorescéine dans ses solutions très étendues [Bull. Soc. Chimique France, t. XXIX, p, 462 iy21J. I. d. : 547.763.4. Van r.iLMouR (B.). — Réaction des sucres et des alcools polyatoniiques dans les solutions d*acide borique et de borax, avec quelques applications analytiques {The AnaUjst, t. XLVl, p. 3 à 10, 1921; Bull. Soc. Chimique Française, t. XXX, p. 690, 1921). I. d. : 547.6 : 546.273. — A 3% de con- centration, le glucose, le sucre de canne, le lactose et le maltose n'ont aucune influence sur l'acidité de l'acide borique; par contre, le lévulose a une action comparable à celle de la mannite. Cette observation permet de doser le lévulose dans les sirops, miels, etc. L'auteur opère ainsi : A la solution sucrée, il ajoute 10 ce. d'acide borique décinormal et Qc'^ 5 de phénol- phtaléine à 1%. Il titre par la soude décinormale jusqu'à virage couleur œillet. L^ne table dressée par l'auteur permet de calculer la quantité de lévulose d'après le nombre de centimètres cubes de soude décinormale. P. N. Zenghelis (Const.-D.). — Une nouvelle réaction de l'ammoniaque (C. R. Acad. Sciences, t. CLXXlll, p. 153 à 155, 1921). I. d. : 544.12 : 546.172. — Cette réaction, très sensible, est destinée à caractériser l'ammo- niac gazeux. Le réactif se compose d'une solution à 20% de nitrate d'ar- gent et de trois parties de formol du commerce; le mélange doit être pré- paré à chaque opération, car il ne se conserve qu'une heure ou deux. Si l'on place une goutte de ce réactif au contact de vapeurs ammoniacales,- il se l'orme autour du réactif une brillante couronne d'argent qui s"étend en deux minutes sur toute la surface du réactif formant un miroir. La réaction est très nette avec O»"" 00000034 d'ammoniac gazeux. P. N. Canals (E.). — I>u dosage du calcium et du nuignésinm dans dir'''rcnfs milieux salins (Bull. Soc. Chimique Française, t. XXIX, p. 583 à 585, l".»21). I. d. : 5452 : 546.41 et 546.46. — Le calcium et le magnésium sont entraînés en grande quantité par absorption lorsqu'on précipite le fer et l'alumine par le phosj)hale de soude en milieu alcalin, acidifié ensuite par REVUE AGRONOMIQUE 335 l'acide acétique. On évite cette cause d'erreur en agitant fortement au mo- ment de l'acidification et en versant l'acide acétique goutte à goutte; on lave enfin le précipité avec de l'eau bouillante additionnée d'acide acétique, P. N. Briggs (G.-E.K — Développement de l'activité photosynthétique durant la gennination {Bull. Soc. Chimique Française, t. XXX, p. 515, 1921). I. d. : 581.132. — Une feuille est détachée au début de son développement d'une plantule poussant à l'obscurité, puis elle est exposée à la lumière, ce qui la verdit partiellement; son activité photosynthétique est faible ou nulle. Au contraire, la même expérience répétée sur une autre feuille de la même plante, quelques jours plus tard, met en évidence une forte activité photo- synthétique. L'auteur en conclut que la chlorophylle n'est pas le facteur limitant de la photosynthèse; celle-ci dépend du développement d'un fac- teur interne autre que la chlorophylle. P. N. Colin (H.). — Les hydrates de carbone de la feuille de betteraves {Bull. Assoc. Chimistes Sucrerie et Distill., t. XXXVIII, p. 331, 1921). I. d. : 63.343.3 : 547.66. — L'auteur, au lieu d'analyser la feuille pntière de bette- raves, comme l'avait fait Aimé Girard, a analysé séparément le pétiole, la nervure médiane, les nervures secondaires et tertiaires et le reste du limbe. Les organes ont été épuisés à l'alcool fort; l'inversion du sacharose a été déterminée au moyen de l'invertine. Le saccharose qui se forme bien dans la feuille même séparée de la racine, comme l'avait démontré Aimé Girard, n'émigre pas tel quel vers la souche. Le rapport saccharose : sucres réducteurs ne fait que décroître dans les nervures, si bien qu'il ne reste qu'exceptionnellement du saccharose en bas du pétiole. La souche reçoit donc des sucres réducteurs qu'elle condense à l'état de saccharose par un mécanisme encore inconnu. P. N. VoTOCEK (Émil-e). — Sur les polyoses des betteraves pourries {Bull. Soc. Chimique France, t. XXIX, p. 409 à 413, 1921). I. d. : 63.343.3 : .547.66. — Les polyoses complexes des betteraves pourries sont formés par des lévu- lanes accompagnés d'une petite proportion de glucosanes. La méthode employée consistait à étudier les produits d'hydrolyse de la poudre préala- blement purifiée par une extraction chaude à l'alcool à 96° G. L. Il est donc impossible de préciser si ces polyoses sont distincts l'un de l'autre ou si l'on est en présence d'un gluco-lévulane dans la composition duquel entreraient à la fois le glucose et le lévulose. P. N. Bertrand (Gabriel) et Compton (Arthur). — Influence de la tempéra- ture sur l'activité de la salicinase {Bull. Soc. Chimique Franc, t. XXIX^ p. 294, 1921). I. d. : 581.197. — On admettait que chaque diastase possède une température optima et une température mortelle. Les expériences des auteurs montrent que ces données varient, pour une même diastase, en sens inverse de la durée des expériences, ou, ce qui revient au même, du temps pendant lequel la diastase est soumise à l'action destructive de la chaleur. Par contre, il existe une température au-dessous de laquelle la diastase ne subit plus de décomposition, sous l'influence de la chaleur; les auteurs appellent température maxima d'activité la température la plus haute à laquelle la diastase peut encore opérer comme catalyseur; c'est aussi celle de la destruction instantanée de la diastase par la chaleur. Les auteurs font également ressortir la difi'érence qui existe entre la vitesse d'action et le rendement économique de la diastase. P. N. Couvreur (E.) et Chosson (P.). — Sur le mode d'action des présures végétales (C. R. Acad. Sciences, t. CLXXII, p. 1678, 1921). I. d. : 681.197 : 63.71. — Les présures végétales, comme la présure ordinaire, n'exercent 336 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE aucune action dédoublante sur la matière caséinogène du lait; quand un constate après coagulation du lait des protéoses dans le petit lait, ces der- nières sont le résultat d'iine intervention surajoutée, celle des microbes le plus souvent. P. N. Van der Haar. — La noii-iiéccssité du mani^'anèse pour la molécule d'oxydaso ot la tlHM>rie do Bertrand {Brochem. Zcit., t. CXIIl, p. 19, 1921). I. d. : 581.197 : 546.71. — L'auteur prétend avoir obtenu des plantes sans maneanèse. avant des oxydases en quantité normale et à pouvoir normal. P. N. Thomas (P.). — Rotiierehes sur les protéiques de la levure {Ann. Institut Pasteur, t. XXXV, p. 43 à 95, 1921). I. d. : ôS9.î)l : 547.7SG. — L'auteur a isolé deux substances protéiques de la levure : une phosphoprotéine, l;i zymocaséine, et une albumine vraie, la cérévisine. Il indique les caractéris- tiques de ces deux matières protéiques. P. N. Lemmermann (Q.) et Fresemus (L.). — Einlue IJenierkungen uher die ]{estiniinuns: Bodeuaeiditiit mittelst der lodmethod (Quelques remarques sur la détermination de l'acidité des sols au moyen de la métliude de l'iode) (Journ. fur Landw., t. LXIX, p. 97 à 104, 1921). I. d. : 03.113.3. — Cette méthode est basée sur la mise en liberté par les acides d'iode libre dans une solution d'iodure de potassium et d'iodate de potassium. Elle comporte plusieurs causes d'incertitude. D'abord, l'iode est partiellement absorbé par les composés organiques et même minéraux du sol. Ensuite, la quantité d'iode mis en liberté varie avec la durée de l'agitation. On peut tenir compte de la quantité d'iode absorbée par le sol examiné, soit par une série de déter- minations dans les(juelles on fait varier la quantité d'iode employée, d»- manière à obtenir une teneur linale en iode libre correspondant à celle que l'on trouve après action de la solution Kl -f KIO^ soit à l'aide de deux déterminations et d'une formule empirique. Un troisième inconvénient de la méthode est que la quantité d'iode mise en liberté, toutes choses égales d'ailleurs, est fonction de la proportion relative de terre et de liquide iodé. Il faut donc fixer cette proj)ortion arbitrairement. II. B. flKLLMANN (N.) et Van Holtkn (A.|. — Die Aendernnu der luslicheu Boden salze und der Schliimm kurve gedunkter Parzeilen im Laufe der Entwiokelung von Uuben (Variati(uis des sels solubles du sol et de la ecuirbe de sédimeutation des parcelles fumées au rours du développement de la betterave, {Journ. jur Liir,(h\-., t. LXIX. p. 105 à i:50, 1921). l. d. : (;:{.n3.3. — La quantité de sels en dissolution est influencée dans une large mesure par la fumure du sol. Cette quantité subit, au cours de la période de végé- iatioti, de fortes variations qui sont en relation avec l'humidité du sol. La courbe de sédimentation, selon la méthode de W'iegner, se uiodilie d'une façon durable pendant la végétation. Elle est fortement influencée par la fumure. H. K. NoLTR (O.). — Ueter die rhnvirkuniî von Salzlosunuen auf den Boden (Sur l'action des soluti(uis salines sur le s«d) Lamlw. Vers. Stat., t. XCVlll. p. i:{5 à 154, 1921). I. d. : 03.113. — Dans l'action d'un sel sur le sol. il se produit des réactions complexes, dans beaucoup de cas, d'après la loi d'action de masse, réactions qui influent sur la perméabilité du sol pour l'eau et les solutions salines. L'eau eidève les sels, en même temps, il se pro- duit un dédoublement hydrolytique de certains d'entre eux, tandis que les produits de dédoublement peuvent, à leur tour, réagir sur les constituants du sol. La valeiue du cation, la variation de concentration en ions II et en ions OU, la place des éléments des sels liydrolysables dans la classifica- tion périodique sont autant do conditions qui influent, par suite de leur action sur les colloïdes du sol, sur la structure de ce sol et sur sa perméabi- REVUE AGRONOMIQUE 337 lité. L'auteur a étudié l'action du lessivage, d'abord à l'eau pure, puis à l'aide d'une solution du sel à 1 %, sur la perméabilité du sol, et sur les élé- ments entraînés par l'eau de lessivage. Les sels étudiés, choisis d'après les considérations sus-exposées, sont au nombre de 23. Les résultats sont condensés et comparés en nombreux tableaux numériques et en graphiques, donnant la variation de perméabilité du sol, et la teneur de l'eau d'écoule- ment en azote, potasse, soude, chaux et acide phosphorique. H. B. Blangk (E.) et Preiss (F.). — Ein weiterer Beitrac; zur cheuiischen Bes- chaffenheit des nach Atterbergs Scliliimm Melliode gewonneneu Tons. (Nouvelle contribution à l'étude de la Composition chimique de l'argile obtenue par la méthode de sédimentation d'Atterberg) [Journ. fur Landw., t. LXIX, p. 73 à 78, 192 i ). L d. : 63.113.3 — Il a déjà été établi par l'un des auteurs que la fraction qui, dans la méthode d'analyse par sédimentation d'Atterberg, est désignée sous le nom d'argile est un produit répondant à peu près à la formule : 2 SiO^ Al^O^ 2W0. Si l'on fractionne à son tour cette argile, l'étude chimique des fractions montre qu'elles présentent une composition sensiblement identique. Cependant, à partir d'un certain rang, il y a tendance à l'enrichissement en silice et la composition des der- niers termes passe progressivement à celle du groupe voisin, les limons fins. La méthode d'Atterberg permet donc de séparer d'une façon satisfai- sante les éléments qu'on désigne sous le nom d'argile d'avec les autres éléments constituant le sol. H. B. CoMBER (Norman-M.). — The mecanism of flocculation in soils (Méca- nisme de la floculation dans le sol) {Chemic News., V. 122, no 3192, 1921). f. d. : 63.111.3. — La floculation de l'argile par la chaux apparaît comme une anomalie au processus général de la coagulation des colloïdes. L'ex- plication de cette apparente anomalie peut être donnée par deux faits essen- tiels. L'argile n'est pas un corps inerte. Elle participe aux phénomènes de double décomposition. Ensuite, les particules d'argile ne sont pas en contact direct avec l'eau, mais elles sont revêtues d'un enduit colloïdal d'une ma- tière organique ou siliceuse. 11 semble, par suite, qu'il puisse se produire dans le sol trois types de coagulation : 1° Une floculation directe, comme dans le cas de matières inertes ou non protégées. 11 y a probablement peu de cas, s'il y en a, dans lesquels la floculation de l'argile soit exclusivement de ce type; 2° Une floculation indirecte dans laquelle les produits d'une réaction préalable, comme par exemple, un échange de bases ou une dissolution, agissent comme floculants. Il semble certain que la floculation par les acides est une floculation surtout indirecte; 3° Une floculation anormale dans laquelle les réactifs floculants forment avec l'enduit protecteur un coagulum qui entraîne les particules. Ce type de floculation paraît être d'une grande importance agricole et fournit une explication satisfaisante de la coagulation de l'argile par la chaux, par réaction de l'hydrate de calcium sur la silice colloïdale, en formant un précipité gélatineux, précipité qui ne se forme pas avec un sel neutre de calcium. H. B. Blanck (E.) et Preiss (F.). — Bel und Nachtrâge zur Kenntniss der Roterden (Contribution à l'étude des ocres) {Journ. fur Landw., t. LXIX, p. 79 à 93, 1921). L d. : 63J1. — Dans la formation des ocres, la teneur en chaux de la couche sous jacente a dû jouer un rôle particulie»'. Chaque fois qu'une solution d'un sel de fer arrive au contact de la chaux, il se pro- duit, dans des conditions définies^ une accumulation du fer avec formation d'ocre. H. P'. Smith-Cornell (R.-S.). — Some effects of potassium salts on soils ANN. SCIENCE AGROS. 6« SÉKIE. 1921 22 338 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE (Quelques effets des sels de potasse sur les sols) (Universitrj, juin 1920). I. d. : 68.11 : (i3.167.3. — L'auteur a exp/'rimenté sur trois types de limons (lécalciliés, largeiiit-nt représentés aux États-Unis et dont l'acidifé a été déterminée par la méthode de Veitcli. Il confirme ce fait que le chlorure de potassium n'exerce une action dépressive sur les rendements que (|uand il est employé à dose massive de l'ordre de 1.2U(» kilos au minimum par hec- tare. Le sulfate, par contre, n'a pas d'effet nuisible, même à ces doses. Cette action toxique au delà d'une certaine dose est mise en évidence par Tauteur en faisant développer les jeunes plantes dans des extraits aqueux des sols traités. La chaux neutralise la toxicité. Le chlorure de potassium, contrairement au sulfate, a, dans tous les cas, léduit l'accumulation de nitrates dans le sol type ou additionné de sanj,^ desséché. Cette réduction est d'ailleurs peu marquée pour les faibles doses. Le carbonate de chaux contrebalance manifestement cette action quand la neutralité est obtenue et plus vivement encore quand il se trouve en excès. Dans ces dernières conditions, on observe une action favorisante de K(il jusqu'à une certaine dose (600 kilos). Les phénomènes toxiques ne peuvent être attribués à un déplacement de bases : fer, alumine, manganèse. A. D. Lkmmkhman.n (O.), Kresenus (L.) et Niesmann (H.). — l'ntersuclnin- ficii iiber den Nirkunsrswert der Nalir stoffe des Kodens auf (irund von Vei;:»'- tatioiis versu<-lien und I,osliehkeitshestimmuni;:en, sonie liber den l'roduk- (lonswert der verschiedeiien i'flan/ennalirstofl'e (IJecherelies sur raction fertilisante des éléments nutritifs du sol, d'après les essais de vé^^étation et des déterminations de solubilité, ainsi que sur 1 *elf ieaeité des différents éléments nutritifs pour les plantes [Landw. Vers. Stat., t. XCVIU, p. 155 à 18.J, l'.»2il.. \. d. : (>:{.] l;{. — La méthode employée consiste à utiliser les sols à expérimenter comme fumures d'un sol stérile, les éléments autres que celui à examiner étant apportés sous formes d'engrais ordinaires à des doses qu'une série d'expériences préalables a permis de déterminer. En ce (|ui concerne l'acide phosphorique, les essais montrent (pie la solubilité relative, c'est-à-dire le rapport entre la fraction soluble dans un réactif déterminé et la quantité totale d'acide phosphorique, fournit une meilleure notion de l'efTicacité de cet élément que la seule détermination du solublf dans un réactif donné. Les conclusions sont analogues «-n ce ipii ii'garile la potasse. Les expériences effectuées montrent que jusqu'ici l'acide chlorhy- drique à 10% est, parmi les dissolvants expérimentés, celui qui convient le mieux à la détermination de la solubilité relative de la potasse du sol et l'acide citricpie à 1 % celui qui convient pour la solubilité relative de Tacide phosphorique. Les plantes n'utilisent l'acide phosphorique et la potasse du sol que dans une faible mesure, par rapport à l'acide phosphorique et à la potasse des engrais usuels. II. B. IlAitinsoN (W.-Il.j et Si KENDiiAi \i. Das. — The rétention of soluble phosphates in raleareous iind non ealeareous soils (La rétention des phos pliâtes soluldes dans les sols ealealres et non ealeaires) (Un vol., p. 195 à TM\ Mviiioira nf thc J)rpaiinicnt of Agriculture in Indin, vol. .', ii" 9. avril 1921). Chez Thacker et (>, 2, Creed Lane, London). I. d. : (Wl.M : .".4(;.|M:1. — La rétention de P-()^ du superphosj)hale ne se produit que j)ar absorp- tion dans les sols prati(juement dépourvus de (.^a CO' ou d'autres subs- tances capables (le réagir avec le sel acide. En présence de ces substances, la rétention est pres(pie entièrement due aux combinaisons ehimi(pies |)ro- duisant des composés insolubles, (généralement, la première combin;iison (|ui apparaît est le phosphate dicalcique, qui se forme très vite. Après, la réaction est lente [«tur former du jdiosphale trieal('i(|\ie. Comme la première réaction se produit très vite, et .011. — Exposé des résultats obtenus par M. Charles Dalton dans rili' du PriiicL- Edouard, au Canada. Cet élevage a pris de Textension à tel point qu'un couide de bons reproducteurs se payait, avant la guern-, jusqu'à 7.000 livres (182.000 francs). Deux cent vingt-sept fermes d'élevagf avec 899 animaux reproducteurs existaient, en 1914, dans l'île. Actuelle- ment, l'île possède 3.000 renards aj-gentés. Quelques indications sont donnés au sujet de l'aménagement et de la conduite de l'élevage. L. R. Noi.TE (O.). — l'ehor don Strolnuifschluss mit Aetznafron und .Vetzkalk auf kaltoni Woge (Sur le trnitenient de lu paille par hi soude eaustiquo et la chaux i\ Indd). (Lumlw. Vers. Stat., t. XCIII, p. 129 à i:J4, 1921). I. d. : <>3Sl.lt>7'2. — • Le but de ce travail était de voir si, à l'aide de la doubl" décomposition avec des sels de soude faciles à obtenir et bon marché, il ne serait pas possible d'accroître l'attaque de la paille par la chaux. Le sel employé a été le chlorure de sodium, après qu'une série d'essais eût montré que'les étaient les conditions donnant la concentration maxima en ions OU. Il n'a pas été fait d'essais de digestibilité. L'analyse des produits obtenus montre que l'action du mélange chaux-chlorure de sodium est sensiblement lu même que celle de la chaux seule, en dépit de l'accroissement de la con- centration en ions OH, d'où il faut conclure que le cation joue aussi un rôle dans l'attaque, peut-être par formation de combinaisons difïicilement solubles. H. B. Engels (O.). — Uobor die Chemisehe /usammenset/unu' und don Futtor- wert oinor Anzahl Lauh- unVneh- stunispôriodon «Sur la eomposition eliimlque et la valeur eoinmo lourraiio des fcuîlles et des menues branches d'un certain nombre d "arbres ù diffé- rentes périodes do la vétrétation {Lamhv. l'ers, l'itat., t. XCVIl, p. 29:5- :{5(), 1921). l. d. : <}:J<».04:{2 : (»;?.4Î>1. — Les espèces étudiées sont au nombre de dou7X' : aune, noisetier, chêne pédoncule, hêtre, acacia (robinier, faux acacia), tilleul, marronnier d'Inde, peuplier d'Italie, saule, bouleau,, frêne, érable plane. Les feuilles et les menues branches ont une teneur en ma- tières nutritives assez élevée hit-n (|ue variable d'une espèce à l'autre. La teneur en eau est maxima au printemps (en moyenne 70%) et tombe -au milieu d'octobre à 50%. La teneur en matières azotées a son maximum au printemps et décroît peu à peu pendant l'été et l'automne. La cellulose brute croît constamment. 11 en est de même à un degré iiKjindre de la teneur en graisses et en matières minérales. L'extratif non azoté, peu variable, croît un peu depuis le printemps jusqu'à l'automne, (^hez la plupart des espèces étudiées. Enfin, la teneur en tannin croît, et parfois considérable- ment, du printemps à l'automne. La digestibilité des matières azotées est maxima au printemps et décroît ensuite. Il en est de même des autres subs- tances nutritives. Cette diminution de la digestibilité à. mesure que le» bran- chages s'accroissent et ;. Stut. , t. XCVIII,p. 117-124, 1021). I. «1. : .')S1. 15)44. — Les (linv-rontcs méthodes déjà proposées présentent de p'uves défauts (jui influent considérablement sur les résultats, soit que l'on opère par titrage de l'alcaloïde, soit par pesée. Le principe de la méthode proposée consiste à précipiter les alcaloïdes extraits par l'éther et le chloroforme à l'aide de l'acide silico-tungstique. Le précipité est recueilli dans un creuset tie Gooch^ séché à 120", pesé et calciné. Par dilïérence, on obtient les alca- loïdes, qu'on peut aussi calculer d'après le poids du précipité calciné. H. B. SECTION V — SVLVICI LÏL HE Chai \K AI ^D""). — Les forêts de proteetîon et la crue de l'Aie [La .Va- ture. 5 mars 1921, p. 152-156). I. d. : (;S.4Î>. — A propos de la crue de l'Arc du 27 septembre l'.)20 et des dévastations. Préconise raiiî.;mentation du taux de boisement. Actuellement, un tiers est considéré comme néces- saire et suffisant, alors qu'en Suisse, on admet que le taux des deux tiers est au moins nécessaire pour éviter les dévastations en montagne. Un cer- tain nombre d'autres considérations sont rappelées. SECTION VI — ÉCONOMIE RURALE Union Suisse des paysans (23'' rapport annuel du Caniité directeur, 1020, Broug, 1921). I. d. : 3:i4..> : BS (494). — Le total des membres de l'Union est de 331.474, ce qui représente approximativement le dixième de la popu- lation totale de la Suisse. Parmi les interventions de l'Union dans les questions d'intérêt général, rappelons la circulaire qu'elle a rédigée et adressée aux organisations agri- l'oles de tous les pays, au sujet de la proposition de réglementation iWs heures de travail en agriculture, émise par le Bureau international i\u travail. De nombreuses autres études et interventions de l'Linion «uit eu des buts restreints aux intérêts nationaux suisses. Soixante personnes sont occupées à, la direction, aux consultations tech- niques t't aux services divers des bureaux de l'Union. La publication pério- dique de l'Union, Le Paysan Suisse, est tirée à ISi.UOO exemplaires. Le secrétariat suisse des paysans a utilisé l'année 1920 à ses préparatifs de revision du tarif douanifr et des traités de commerce, à des recherches sur la rentabilité di' lagricidlure, à l'établissement de statuts types pour asso- ciations agricoles, et de projets rie bail. Des en(|uêtes sur les salaires, sur l'association, la réorganisation de l'importante bibliothèque (à ktqueUc fut appliquée la classification décimale) et une série d'études et de consul- tations courantes ont été faites au coins de ct'lte aimée. Le rôle de ces puissantes associations agricoles suisses est donc considé- rable et un grand nombre de personnes y consacrent leur entière activité. L. R. KiHNK (Emm.l. — liC cheptel Miissc {Économiste français, (i août 102U. l. d. : (»:{.02 (4î>4). — Une stalisli.jue (;omparée de 1911 et 1921 montre que le cheptel suisse a repris ;\ |»imi près sa position normale d'avant-gui-rre Voi(;i (juelques-uns iji'^ |irin( ipa\i\ iionibrcs cités \k\v .M. Emmanuel Kuhnc : \'.n\ vMi Espèce chevaline 144.128 133.847 MnleSs 3.151 3.832 Anes 1 .5fir, 836 Espèce bovine I. '143. 483 1 424.856 Porcs 570.226 638.761 M.»uton'^ 161.41'. 244.435 Chèvres 3',1.296 329.192 REVUE AGRONOMIQUE 343 Un recensement de la volaille a été fait pour se rendre compte de l'in- térêt que la Suisse aurait à être moins tributaire de l'étranger pour les œufs. De 1918 à 1921, le nombre des poules a passé de 2.386.000 à 3.241.000, soit 36% d'augmentation. Une augmentation de 157% a été constaté sur les oies et canards. En somme, la Suisse marche nettement vers un affranchissement de l'étranger au point de vue bétail. L. R. Le Commerce de l'Afrique Occidentale française {Économiste français. 30 juillet 1921). I. d. : 38 (668). — Ce commerce, au moins pour ce qui con- cerne les exportations, est, en très grande partie, dû au mouvement des productions agricoles. 11 a atteint 1 milliard 243 millions en 1290, dont 654.638.301 francs à l'importation et 589.051.244 francs à l'exportation. Le commerce général a passé par les valeurs suivantes : Moyenne 1904-1908 168.601.265 francs. — 1909-1913 261.258.211 — — 1914-1918 359.358.526 — — Année 1919 640.965.452 — — — 1920 1.243.689.545 — L. R. SECTION VIII — GÉNIE RURAL KiLiAN (W.). — La géologie et l'aménagement hydroélectrique des chutes d'eau {La Houille Blanche, mars-avril et mai-juin 1921). L d. : 627 : 55 — Intéressant résumé des problèmes que peut avoir à résoudre le géologue à propos de la création des chutes d'eau. Cas des dérivations dans les vallées, cas des barrages dans les gorges profondes. Examen, notamment, à titre d'exemple, des remarquables ouvrages exécutés par la Société Hydro- électrique de Lyon, au Val-du-Fier, des sondages effectués sous le Rhône, à Génissiat, etc. (Conférences faites à la Faculté des Scienes de Grenoble, 6 et 12 février 1921). L. R. DuFouR (H.). — L'usure des turbines hydrauliques et les moyens d'y parer {La Houille Blanche, 1921). L d. : 621.24. — Dans le numéro de mai- juin 1921 de la Houille Blanche, M. Dufour décrit les fameuses installations du désablage de l'usine de l'Ackersand. Le dispositif de l'Ackersand, mo- difié par adjonction de grilles de bois dans le fond des canaux de décanta- tion, pour séparer l'eau des ces canaux de la partie inférieure resserrée for- mant canal de purge, donne aux turbines une eau exempte de graviers, et contenant seulement un sable très fm. La simple décantation utilisée auparavant laissait arriver aux turbines des graviers de 12 millimètres de diamètre, ce qui usait rapidement les distributeurs et les aubes, entraînant des réparations et des arrêts coûteux. Le poids d'alluvions éliminées à l'Ackersand, en moyenne, 65,2 tonnes par jour, a atteint 688 tonnes en vingt-quatre heures. Des mesures de densités d'alluvions, des photogra- phies des alluvions recueillies dans les canaux de décantation et dans l'eau des turbines, des graphiques, des teneurs en alluvions relevées pendant de longues périodes, peuvent intéresser, non seulement l'ingénieur, mais encore le géologue, en apportant une importante contribution à la connaissance de la puissance de transport des torrents. L. R. RiGOTARD (L.). — Utilisation des chutes d'eau de faible puissance pour les besoins des campagnes {Annales de VÉnergie, mai-juin 1921). L d. : 627. — Importance que pourrait avoir, pour augmenter la production agri- cole, la multiplication des usines de faible puissance sur les petits cours d'eau, pour distribuer l'énergie dans les fermes situées à proximité. 344 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Nécessité d'obtenir de l'industrie des turbines d'un certain nombre de iiiudèles construits en série et pouvant être utilisées pour des débits et des hauteurs de chute se rencontrant soui>ent dans la pratique. On pourrait ainsi 27. L. R. HoRnr.Aix (Louis). — L'uménaireniont du Rhône. Coup d'œil d'ensemble sur l'aménaîrenient du Rhône an point de vue navit;:Htion, éneru:ie et irri- ::ation. In certain nombre de données numériques {Revue des Deux Mondes. 1. IV, 11121, 625 à 652). I. d. : 627 (Rhône). L. R. Bergstrom (Éric-M.'i. — Les proiSTès récents dans l'utilisation de la force hydraulique (Annales de V Énergie, juillet-août 1921). Méniuirc lu devant tho Institution of .Mechanical engineers. I. d. : 021.24. — Tableau des ins- tallations hydrauliques récentes. Progrès dans la construction des turbines et spécialement évolution dans la fabrication des turbines Francis. L. R. Van MrvDiN et Vadot (L.). — ÏMectro-pompe à piston pour usages do- mestiques et industriels. I. d. : 621.07. — Description des applications d'un groupe pompe à piston pour la mise en réserve d'eau. Essais en usine du groupe électro-pompe. L. R. Gay (A.). — Note sur quelques pntbièmes d'hydraulique (suite) (Annales de r Énergie, juillet-août 1'J21). I. d. : 027. — Résolution de quelques pro- blèmes concernant les conduites forcées et les turbines, notamment : Poussée sur un coude d'une conduite forcée; poussée d'un jet d'eau sur une surface; poussée d'un fluide en mouvement sur un solide fixe. L. R. Papaiiopot lo-Santo-Rim (P.). — Considérations ste.tiqnes sur le calcul des ancrages des conduites forcées eu métal {Annales de l'Énergie, juillet- août 1921). I. d. : 021.69. — EfTets des variations de température. Conti- nuation d'une étude générale sur le calcul des ancrages. L. R. Ji LIEN (M.). — I.a motoculture éle<'trique et ses possibilités (Annales de l'Energie, juillet-août \'J2\.. l. d. : 0;i.l71 : 021.313. — Pri-inier article d'une étude spéciale sur les conditions rationnelles de l'emploi du moteur électri- (lue dans les travaux agricoles. Examen des applications principales. Nécessité d'obtenir des moteurs agricoles un temps de marche assez long dans le courant d'une année, et, par conséquent, de choisir avec soin leur puissance. Comme conclusion, l'auteur rappelle que l'électricité peut avoir un rôle très important pour l'augmentation de la production agricole en France. L. R. SECTION X — ENTO.MoLOdlE, PARASITOLOGIE l VAROF (B.-P.). — A révision of the irenns Lncusta L. (■ — Pnrhytj/lus Fieb.), viith a nen theory as to the pcriodicitv and iniirrntions of Locusts (Bull, of cntoni. lUs., \\\ . 2, p. 135 à 163, Londres l'.t21). I. '1. : 595.72 (Lcru-ta^. — Ce remarquable travail est dû au meilleur spécialiste russe un orthoptères. Grâce à une quanti é considérable de matériaux réunis dans les collections scient in(|ues de Londres l'auteur peut enfin établir nettement les caractères du genre l'achytijlus des auteurs actuels, Locusta, REVUE AGRONOMIQUE 345 de Linné^ nom qui doit donc prévaloir. Il le subdivise en deux : Locusta, type migratoria L., et Locustana n. g., type pardalina Walk. Mais la partie la plus importante aux points de vue agricole et scienti- fique est relative à la biologie de ces espèces. L'auteur établit tout d'abord^ se basant sur la simple observation des faits^ que le déplacement des jeunes acridiens aptères est essentiellement sous l'influence de la température : dès que celle-ci devient supérieure à 130-15° C. (par exemple, au début de la journée); les bandes de criquets se mettent en mouvement; si la tempé- rature décroît en dessous de la limite ci-dessus (par exemple, dans la soirée) les bandes s'arrêtent et ces mouvements sont tout à fait indépendants d'une recherche quelconque de nouriiture. Le déplacement des vols est tout d'abord dû, lorsque les ailes viennent de se développer^ aux mêmes causes que celui des larves. Puis les migra- tions seraient sous la dépendance du développement des sacs aériens et d'une sorte de tropisme qui entraîne un individu à accomplir les mêmes mouvements que ses voisins. Enfin, l'auteur nous ouvre des horizons entièrement nouveaux sur l'évo- lution des grands migrateurs, en étudiant le cycle des Locusta. Il démontre facilement, grâce à des observations personnelles sur le terrain et aux re- cherches de laboratoire de Plotnikov, que L. danica est la « phase solitaire »^ d'une espèce dont L. migratoria est la « phase grégaire », ces deux formes {danica et migratoria) ayant des caractères morphologiques nettement différents. 11 est vraisemblable qu'en Afrique Orientale, L. migratorioides est la phase grégaire de L. danica. D'autre part, en Afrique du Sud, on a pu suivre une évolution tout à fait comparable pour L. pardalina. Dans ces conditions, il est facile de deviner les suggestions qu'entraîne la lecture de ce travail sur les invasions acridiennes et sur les moyens de lutte à préconiser. P. V. BoRDEN (A.-D.). — A biological study of the Red Date-Palm Scale [Phœ- nicoccus marlatti) [Journ. Agric. Res., XXI, p. 559 à 668, Washington, 1921). T. d. 59571. — hePhœnicoccus Marlatti est une cochenille importée d'Algérie aux États-Unis^ en 1890. Actuellement, c'est un ennemi sérieux du dattier, dans les États contaminés. Le moyen de dispersion le plus im- portant est le transit des palmiers et des rejets (« djebars » des Algériens), ces derniers étant invariablement fortement infestés. Sur un palmier adulte, la région parasitée s'étend au-dessous de la couronne dont e-le reste distante d'environ 1 1/2 à 3 pieds, laissant ainsi les tissus de la couronne exempts de cochenilles. De juillet à avril, pratiquement tous les insectes sont cachés sous les bases des feuilles et fibres et sur les tiges fructifères de l'année cou- rante. D'avril à juin, les jeunes cochenilles se répandent sur les nouveaux tissus, mais la plupart sont tuées par la sécheresse; il n'y en a qu'un petit nombre, suffisamment abrité, qui conservera l'espèce. Des insectes à tous les stades sont rencontrés toute l'année, les nom- breuses générations chevauchant les unes sur les autres : l'évolution d'une génération paraît être de six à neuf mois. L'auteur recommande d'opérer les pulvérisations insecticides à quatre reprises dans l'année, et il recommande une émulsion de pétrole.. Cette même solution peut être utilisée pour le traitement des djebars en immer- geant ceux-ci quinze minutes à deux reprises, les opérations étant séparées par un intervalle de vingt-quatre heures pendant lequel les rejets sont mis à sécher. P. V. Leefmans (S.). — De Palmsnuitkever {Rhynchophorus jerrugineus) [Meded. Inst. Plantenz., n^ 43, 90 p.. Batavia, 1920). I. d. : 59676 (rhyn- chophorus) et 63.276 r 63.341.16. — Les Rhynchophores sont des ennemis très importants des palmiers : le « Red Palm Weevil » peut évoluer entière- 346 ANNALES UK LA SCIENCE AGUO.NOMK^UE ment dans l'arbro contaminé: celui-ci. s'il est jeune, peut être attaqué aussi Ijien parla couronne (juc par le tronc ou les racines; on reconnaît la présence lie l'insecte par le rejet our lutter principalement contre le ver des pommes (carpocapsa poinoncUa). Enfin, il est de toute première importance d'envisager l'utilisation d'ap- jiareils pulvérisateurs à plus grand débit et à pression plus forte que ceux obtenus avec les appareils à dos d'iiomme, employés en viticulture. Enfin, les expériences de l'aut(Mir permettent de conclure (pie les bénélices, résul- tant de la pratique régulière des traitements, justifient très amplement leur vulgarisation. P. V. Chopard (L.). — La Fourmi d'.Vriientine [Iridomyrmex humiUs, var. orrogans) dans le >1i(li de la France {Ann. Epiphiflies] \'ll, p. 237 à 266. Paris, 1921). 1. d. : (JS.27Î) (Iridoniyrinex) et ôî»ô7î) (Iridoiuyrmox). — La fourmi d'Argentine est un insecte très connu aux lÔlals-lnis surtout et ri'douté, tant par ses ravages dans certaines cultures que par les ennuis qu'elle cause aux habitants des maisons qu'elle envahit. Elle existe depuis une dizaine d'années principalement à Tamaris-sur-Mer et à Cannes. L'auteur, après nous avoir (iciiiiiilé les foyers, donne une étulète de toutes les espèces de fourmis qui occupaient la place avant elle et même d'un certain nombre • i'autres .\rllu'opodes (pii pourraient gêner le développement de ses colo- nies. • L'auteur insiste sur h's r;qi|iort.s de la fourmi d'.Vrgentine avec les insectes nuisibles, tels {Ann. Épiphytics, VII, p. S23 à 338, Paris, 1021). f. d. : (>34(J.27S (cocliyMs et eudémii). — Si l'eudémis et la cochylis, en 1018, firent des dégâts peu considérables, il n'en fut pas de même l'année suivante, pendant laquelle les vignobles du Bordelais furent fortement envahis par les deux papillons, au point de faire perdre plus des deux tiers de la récolte dans certaines régions. L'auteur fit de nombreux essais d'insecticides, sur- tout sur les œufs d'endémis. Enfin, une partie du travail est consacrée à une étude comparative de la multiplication animelle de la cochylis, depuis 1909. L'auteur montre l'influence qu'exercent les facteurs température et humidité sur le déve- loppement de cet insecte qui surabondait en 1909 et 1910 sur certains points où il a à peu près disparu actuellement. P. V. Peyronel (B.;. — La forma aseofora délia Rhacodiella ("astaiioae x, aî^ente del nerume délie Castaiçiie (li. d. R. Accadeniia nazionale dei Lincei, vol. XXIX, fasc. 10). L d. : 63.421-243. — Le Rhacodiella Castaneae, mois- sissure productrice d'une pourriture des châtaignes, est la forme impar- faite d'une pezize, Sclerotinia pseudotuberosa, déjà connue sur les glands de chêne. A. M. Peyronel (B.). — La forma aseofora «leU'Oidio délia quereia a Roina (Le Stazioni sperimentalL Agrarie Italiaiie, vol. LIV, 1921, p. 5-10). L d. : ()3.41H.lîi-243. — L'auteur a retrouvé, en novembre 1920, aux environs de llome, les périthèces du blanc du ciiène. Il pense que leur formation est liée à l'action d'une sécheresse prolongée qui, diminuant l'apport de sève, met le champignon en danger de dessèchement. L'auteur admet (pie le blanc du chêne a dû être importé d'Amérique, les erysiphées rencontrées en Europe avant 1907 sur cette essence se rattachant à Microsphaera Alni. A. M. CoLizzA (C). — Sopra una malattla piu'o nida del iria^iriolo prudotta dalla Septoria Iridis Massai [Ibid., vol. LUI, 1920, p. 49'i-ôO'j). \. d. : (>:{..j22.2-24. — Description d'une maladie des feuilles A'iris (/. germa- nica et jlorcntina) produite par un champignon inférieur, Septoria Iridis (Stagonospora Iridis). A. M. Rivera (V.). — Sopra l'azione del Fonios fulvus {Scop.) Fries sul inuu- dorlo (Ibid., vol. LIV, 1921, p. 11-118). I. d. : 63.413.9-24. — Dans les Abruzzes, les vieux amandiers sont attaqués et tués par le Fornes fulvus (l'olyporée) ; les arbres plantés en remplacement meurent souvent subi- tement au bout de quelques années, ce que l'auteur attribue à l'action de substances vénéneuses laissées dans le sol par les vieilles racines mortes. Le champignon attaque les plantes par lignas, la contamination se faisant au moment de l'émondage, au moyen d'outils infectés. A. M. lIowARU (S.) Fawc.ett. — The température relations of gnnUh in cer- tain parasltle fiin'jrl (Agricultural Sciences, vol. IV, n" 8, mai 1921, p 183- 232). \. d. : <»:{.2l. — L'autour a étudié l'influence de la température sur REVUE AGRONOMIQUE 351 le développement de quelques champignons parasites cultivés en milieux artificiels; il précise notamment les variations de cette influence^ suivant l'âge des cultures, ainsi que la rapidité de croissance suivant la tempé- rature. A. M. SECTION XI — TECHNOLOGIE Bouvet (M.). — La fabrication industrielle des comprimés alimentaires {La Nature, 5 mars 1921, 156-159). I. d. : 664. — ■ Technique de la compres- sion, exemples de composition et de préparation de comprimés de potages, de cacao, de poudre d'œufs, de plantes pour infusion, etc. L. R. RÉGMER (Pierre) et Mazk (P.). — Compte rendu d'une mission d'études sur l'Industrie laitière en Suisse (Publications agricoles de la Compagnie des Chemins de fer P.-L.-M. Une brochure de 57 pages). I. d. : 63.7.66.6 (404). — Cette brochure comprend d'abord un exposé de la situation de l'industrie laitière en Suisse, puis la description des établissements visités; une troi- sième partie groupe et résume les principaux progrès réalisés dans l'in- dustrie fromagère suisse. La brochure se termine par une magistrale leçon de M. Mazé : étude des ferments lactiques, fabrication telle qu'elle a été établie par l'observation empirique, interprétation actuelle de la méthode empirique, étude des ferments des fromages à pâte cuite, comparaison des d.eux méthodes suisse et française, formation des ouvertures, comparaison du gruyère et de l'emmenthal, contrôle du lait et de la présure. Cette publication, due à l'initiative de la Compagnie des Chemins de fer P.-L.-j\I., rendra de grands services aux fabricants de gruyère. P. N. Farines (M.). — Fabrication du gruyère. (Une brochure, 65 pages {Pu- blications agricoles de la Compagnie des Chemins de fer P.-L.-M). I. d. : 63.731.4. — Cette publication est un manuel technique, destiné à perfec- tionner l'industrie du gruyère. Le distingué directeur de l'École de Mami- rolle, praticien éclairé, parle à des praticiens et sait ce qu'il faut leur dire. Nous ne doutons donc pas du résultat efficace de cette brochure, dont le Service d'Études agronomiques du P.-L.-M, a assuré l'édition. Comme le fait remarquer M. P. Mazé dans la préface, on peut être étonné de voir nos compagnies de chemins de fer faire un effort aussi important pour assurer l'instruction agricole de la population rurale. C'est l'heureux résultat de la création relativement récente des Services d'études agrono- miques dans les compagnies de chemins de fer; nos lecteurs n'ignorent pas cette organisation et l'influence considérable acquise par les ingénieurs agronomes chargés de ce serviec. P. N. • Porcher (Ch.) et Chevallier (A.). — La répartition des substances salines et des éléments minéraux dans le lait (C. R. Acad. Sciences. t. CLXXII, p. 1605, 192U. L d. : 543.2 : 546. — 11 est difficile de remonter des cendres de lait aux matières salines et minérales originelles. Aussi, les auteurs ont fait appel à d'autres moyens pour se guider dans la préparation d'un lait artificiel dans lequel toutes les relations chimiques et physico- chimiques des composants du lait répondaient au lait moyen. Le détail des recherches sera indiqué plus tard par les auteurs; ils publient actuellement la composition à laquelle ils sont arrivés : Chlorure de sodium. ... 1 09 Phosphate monopotassique. Chlorure de potassium. . . 92 Phosphate bipotassique . . Citrate tricalcique 1 78 Phosphate bicalcique . . . Citrate trimagnésien ... 76 Phosphate bi-magnésien . . Citrate tripotassique. ... 67 Sulfate de potassium . . . Bicarbonate de soude ... 25 Chaux de la caséine. . . . 1 00 1 10 1 06 16 18 61 352 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE A ce mélange, il faut ajouter 50 grammes de lactose hydraté, 30 grammes de caséine et 4 graiiimes de gélatine ou d'albumine. P. N. Freear et Weenn. — A('!.2. - La viscosité du lait résulte d'une invasion microbienne; il se produit une acidité variant de 0,43?^ à 1% eu acide lactique; au bout d'un certain temps, la viscosité du lait diminue sans que l'acidité soit nindiliée. ' P. X. D^ Orla-Je.nsk.n. — La pasleurisalion du lait [Le Lait, t. 1, p. 106 à 112 et 177 à 183, 11. — Réponse à un article de .M. Beau (ces Annales, p. 232). Malgré l'imperfection des procédés actuels pour étudier les matières albuniinoïdes du lait, il est impossible de nier certains faits bien établis. L'auteur a précédemment montré qu'il existe dans le lait deux matières protéiques, la caséine et la caséine [3 dissemblables, sur- tout par leur pouvoir rotatoire; la proportion de caséine p est relativement faible dans le lait, de sorte que toute cette caséine est dissoute dans le sérum. Les caséines sont des complexes dans lesquels il existe, à côté de la grosse masse albuminoide, de la chaux et du phosphate de calcium qui font partie intégrante de la molécule. 'L'individualité des deux caséines est prouvée par une série de faits observés par l'auteur, (le chapitre montre en outre que les deux caséines ne naissent pas d'im dédoublement d'une lacléine, comme l'admettait M. Beau. Le phénomène (iu caillage du lait est d'ordre physico-chimique et il est encore mal établi. S'aidant des théories les plus récentes sur la coagulalion des colloïdes, l'auteur présente une explication des phénomènes cormus. P. \. FoiASsiEii (Marc). — Décuinpusitiuii de l'eau oxvïéiiée ajoulée au lait pasteurisé {Le Lait, t. J, p. 171 à 176, 1921). I. d. : (>'3.71 : ôMi'Jt!. - L'eau oxygénée est sans action sur les éléments constitutifs du lait. Ajoutée à dose minime au lait pasteurisé destiné à être utilisé dans un délai atteignant REVUE AGRONOMIQUE 353 une quinzaine d'heures, elle a complètement disparu, non sans avoir aug- menté la durée de conservation du lait. Cette disparition est facteur du développement microbien. L'action anti-acidifiante se prolongera d'autant plus que le lait aura été recueilli plus proprement et maintenu à l'abri des poussières. P. N. Geake. — Une nouvelle méthode d'analyse des fromages (/. Of. Agric. Science^ t. X, p. 87, 1920) I. d. : 63.73 : 5431. — Pour mesurer la maturation des fromages, l'auteur détermine le rapport de l'azote aminé à l'azote total. WooDMAN (H.-E.). — Extraction du lactose du petit lait (Journ. of agric. Science, t. X, p. 1, 1920). I. d. : 63720048. — L'auteur indique le principe de l'ancienne méthode suisse et celui de la méthode allemande dans laquelle l'évaporation est faite dans le vide à une température inférieure à 70°. Pour perfectionner cette méthode, il convient d'éliminer la caséine au début du traitement du petit lait. P. N. Drouilly. — Les emplois de l'aluminium en laiterie (Le Lait, première année, p. 228, 1921). I. d. : 63.71.0025 : 546.66.— L'aluminium n'est atta- qué ni par l'acide lactique, ni par aucun des produits que le lait contient à l'état naturel, ni par aucun de ceux auxquels le lait peut donner naissance après altération. Les pots doivent avoir 3 millimètres d'épaisseur pour avoir une résistance égale à celle des pots en fer-blanc ; ils peuvent être débosselés très facilement en les frappant à l'intérieur avec un marteau de bois dur ou un marteau planeur en acier; ils se fabriquent d'une pièce en métal em- bouti; ils coûtent d'achat un peu plus cher que les pots en tôle étamée, mais, par suite de la suppression des frais de rétamage, leur prix de revient est inférieur à celui des pots en tôle étamée; ils durent autant^ sans rouiller; ils pèsent 4''e 500 contre 7 kilos^ d'où économie de 5 kilos sur le voyage aller et retour d'un pot. L'auteur propose des pots en aluminium de 1 à 2 litres pour la distribu- tion du lait à domicile; on fait également des biberons en aluminium. P. N. BouiN (M.). — Nouveau critérium de la pureté des laits (C R. de la So- ciété de biologie, t XXXIII, p. 1635, 1920). I. d. : 63.71 : .543.1 et 614321. — En ajoutant cinq fois le poids des cendres brutes au poids du lactose hy- draté, on obtient un chiffre constant, excepté dans les laits colostraux. Cette constante serait 85 (les dosages étant rapportés à 1 litre de lait. P. N. FoNzÈs-DiAcoN. — La constante moléculaire approchée et les laits de Montpellier [Ann. des Falsifications, 14^ année, p. 271, 1921). L d. : 63.71 : 343.1 et 614321. — Appliquée aux laits de la région de Montpellier, la cons- tante empirique que propose M. Bouin (Voir la note ci-dessus) ne présente aucun avantage sur la constante biologique basée sur les travaux de MM. Porcher et Mathieu. P. N. Chesney, — Jurisprudence française : fromages de Camembert [Ann. 'des Falsifications, 14e année, p. 302 à 304, 1921). L d. : 63.731.2 : 34. — Le nom de camembert ne peut s'appliquer qu'aux fromages contenant au moins 36 de matière grasse pour 100 de matières sèches. L'auteur étudie un jugement récent du tribunal correctionnel d'Aubusson. P. N. Chollet (André). — Contribution à l'étude des laits aphteux {Le Lait, l>^e année, p. 273 à 280, 1920\. L d. : 63.71.0046.2. — La teneur en matière grasse augmente notablement. Le lactose diminue sensiblement et cette diminution entraîne une augmentation des sels, suivant la loi d'isotonie de ANX. SCreSCB AORON. — fie SÉISIE 19J1 l'3 354 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Porcher. Pendant la période où la maladie est le plus intense, les laits aphteux présentent une composition nettement dilTérente de celle d'un lait normal, mais cependant telle qu'un expert ne peut les confondre avec des laits fraudés. P. N. Cailloux (H.). — Lait naturel suspect de inouilhm:e et d'écréniage; inrhience de l'alli|ientation {Lr Lait. \^^ année, p. 281 à 283, 1921). I. d. : G14.321. — L'auteur signale un cas dans lequel les vaches étaient nourries exclusivement avec des collets de betteraves. Cet aliment aqueux abaisse la teneur du lait en matière grasse, sans augmenter la quantité de lait fourni. P. N. T.-J. MC Inerney. — (tarification du lait {Coniell Unii-ersity Aqricul- tural Experiment Station, Bull. 389, 1917, d'après Le Lait, ire aniiée, p. 302 à 304, 1921). I. d. : 6371.(K)4. — La clarification augmente le nombre de bactéries contenues dans le lait; les microbes augmentent par la suite plus rapidement dans le lait clarifié que dans le lait non clarifié. Malgré la grande proportion de Ixiue déposée dans le bol, le taux de l'extrait sec n'est que très légèrement réduit par la clarification; l'acidifica- tion est légèrement plus rapide dans les laits clarifiés que dans les laits non traités. La clarification fragmente les globules gi-aisseux et il en résulte une dimi- nution de la quantité de crème recueillie. Par contre, 99% de la saleté inso- luble dans le lait est éliminé par la clarification. P. N. Pamssf.t (L.). — Nécessité de l'analyse miorobioloîïique en face de l*^in- suflisauee de l'annlvse chirnijiue [Le Lait, l^e année, pages 332 à 33'i, 1921). I. d. : 614.321. Thomas (G.). — Les vins doux naturels (Revue de viticulture, t. LIV. 1». 437, 1921). L d. : 66.322.7. — Étude et critique dos dispositions légis- latives concernant les vins doux naturels, notamment en ce qui concerne r.\lgérie et la Tunisie. La vogue de ces vins sem"ble se développer depuis la guerre. P. N. Mathieu (L.). — Carnctérisation de Taeide tartrlque dans les vins {Bull. Assoc. Chim. Sucrerie et Disiill., t. .\.\.\\ III. p. 35'», 1921). \. d. : 66.32 : .543.1 et 66.32 : 547.734. — L'alcool amylique n'est pas miscible au vin; il dissout l'acide tartrique, sans dissoudre le bitarlrate de potasse ni le tartrate de chaux. Se basant sur cette propriété, l'auleur a adopté la tech- nique suivante : 20 centimètres cubes de vin sont agités dans un tube fermé avec volume égal d'alcool amylique; l'énmlsion détruite par repos, on dé- cante l'alcool amyliipie et on l'agite avec son volume d'eau distillée. Quand les deux liquides sont séparés, on reprend l'eau qu'on évapore à sec. On re- prend l'extrait par 5 à 6 centimètres cubes d'eau, et on ajoute une goutte de clilorure de calcium, à 150 grammes par litre contenant 40 grammes de rhl4.1. — Le saccharose disparaît et les sucres réducteurs augmentent. L'altération est due à des microorf^anismes; l'huyiidité du sucre contribue à favori.ser cette altération. L'emploi de vapeur .surcliaufTée dans le clairçage du sucre diminue de 90% le nombre des microorganismes, ce qui assure une meilleure conservation. V. N. Dkpasse (iM.). — Résultats do marche de quelques appareils d'évapo- ratioii (Bull. Assoc. Chim. Suer, et Distill, t. W.WIIL p.'i^'-^ à 'lU^i, l'.i21). I. d. : 664.1. — Les chiffres publiés par l'auteur se rapportent à 18 appa- reils observés pendant un an. Ces observations condamnent les appareils à caisses ascendantes, c'est-à-dire ceux dans lesquels la surface de chaulTe augmente de la première à la dernière caisse. On augmente le rendement général d"un appareil en diminuant la surface de chauffe des derniers corps; cette règle s'applique non seulement aux appareils sans prélèvements de vapeur, mais surtout à ceux ayant des prélèvements importants. P. N. BoucHO.N (René). — Pulpe sèche et'presse à eossettcs système Peiikala, (Bull. Assoc. Chim., Suer, et Distill., t. XXXVllL p. '*:i5 à 443, 1921). I. d. : 664.1. — Les avantages résultant du pressurage des cossettes sont : une économie de 90% de frais de transport, la suppression du silo à pulpes et des pertes en silo, la suppression des mauvaises odeurs et la possibilité d'une conservation de longue durée. La presse Penkala presse la pulpe par tranches successives de sorte que la masse pressée est homogène. .\près vingt-quatre heures de trempage, la i)ulpe reprend son aspect primitif. Des essais ont été faits pondant deux ans pour l'alimentation du bétail. Figures et coupes dans l'original. P. \. AsTRUc (H.). — L'huile do pépins de raisins (État de la ((uestion) IRei'ue de Viticulture, t. LV, p. 102 à 170, 1921). I. d. : 6632004S : 66r,.3. — La pro- duction du vignoble français correspond à 37.000 tonnes d'huile de péjiin.»^, ce qui, au taux actuel des matières grasses, représente une somme de 50 mil- lions de francs perdue annuellement par îa France. En Italie, l'extraction d'huile de pépins a pris un caractère industriel, mais elle est à peu près localisée autour de deux grosses usines; d'autres essais ont été sifjnalés en Wurtemberg, dans le Levant et en Californie. L'auteur pose la question encore discutée de savoir si, au cours de la distillation des marcs, la teneur en huile des pépins diminue. La séparation • les pépins et des autres éléments du marc est assez facile, grâce aux appa- reils à grands débits utilisés en Italie; il faut, après cette séparation, sécher jtartiellement les pépins pour en assurer la conservation. L'extraction de l'huile [>eut se faire par pression ou mieux, au moyen «les dissolvants volatils (le trichlorure d'éthylène, par exemple). Le tunr- teau résiduaire possède une grande valeur alimentaire. L'huile obtenue à froid et provenant de pépins frais et sains, est par- faitement comestible, seule ou en coupage avec l'huile d'olive. Cette huile se conserve assez bien. Elle peut servir à des usages industriels, particuliè- rement à la fabrication fies savons. P. N. GoBERT (L.). — Flourasro do riz {Ann. des Falsifient ions, l'i»^ année, p. 226, 1921). I. d. : 6:J.:{16 : 6646. - L'auteur signale rapi)arition .^ur le marché d'un produit veiulu à tort sous le nom de fleurage de riz, et qui n'est qu'un mélange de sous-produiLs de rizerie très linement pulvérisés, dont la balle rie riz constitue la base. Le fleurage de riz, employé normale- ment en boulangerie, est, au contraire, constitué ]»ar de la farine de riz plus ou moins rii lie en son de riz. P. N. Brino (A.). — li'hullc de pieds do hu'uf et l'huile do plods do nioiiton [Ann. des Falsifie, et Fraudes, l'i' année, p. 137, 19211. l. d. : (t6r>.'Jl. REVUE AGRONOMIQUE 357 La fabrication de ces produits est excessivement simple. Dans une chau- dière cylindrique verticale en tôle forte de 150 litres, chauffée à feu nu, on place un panier métallique contenant les os, métacarpiens et métatarsiens; un bouillon qui peut servir plusieurs fois de suite remplit la chaudière. Une ébullition douce est maintenue pendant huit à dix heures. On recueille l'huile surnageante avec une grande cuillère. L'huile est purifiée par ré- chauffage avec de l'eau et par une décantation soignée; l'addition de sel n'est pas à conseiller lorsque l'huile est destinée à l'entretien des cuirs ou des pièces mécaniques. L'auteur donne les constantes des deux huiles en question, obtenues sur des échantillons fabriqués sous son contrôle. P. N. Kreis (Hans) et Studinger (Joseph). — Teneur en chaux du blanc d'œuî (Annales des Falsifie, et Fraudçs, 14^ année, p. 148, 1921^. L d. : 73.74.0044 : 546.41. — La teneur en chaux des blancs d'œufs frais est très variable (0,59 à 4,25% de cendres du blanc d'œufK La proportion de chaux n'augmente pas sensiblement même après avoir laissé séjourner l'œuf pendant plusieurs mois dans l'eau de chaux. Le dosage de la chaux dans le blanc d'œuf ne peut donc donner aucune indication pour certifier si un œuf a été conservé dans l'eau de chaux. Mais la plus ou moins grande fragilité de l'enveloppe du jaune permet de voir si l'œuf est frais ou con- servé par un procédé quelconque. P. N. MiGxoNAc (Georges). — Les synthèses industrielles de l'alcool et de l'acide acétique {Bull. Soc. Chimique France, t. XXIX, p. 465 à 484, 1921). I. d. : 661.7*2. — Conférence résumant le principe des divers procédés de synthèse industrielle de l'alcool et de l'acide acétique. P. N. Zavalla (C.-M.). — Industrie de l'olivier en Mendoza (.4/*. Soc. quin. Argent., t. VIII, p. 426 à 43^, 1920). L d. : 63.413.1. — Étude des huiles pré- parées avec cinq variétés d'oliviers. P. N. Kameyana (NaotoK — Études sur la cyanamide calcique [Bull. Soc. Chimique Fr., t. XXX, p. 778 à 780, 1921), d'après J. Coll. Eng. Tokyo Imp. Univers, t. X, p. 209 à 247, et 2.49 à 263, 1920). I. d. : 66^.083.3. — Études sur les réactions au cours de la préparation industrielle, sur la cha- leur de combustion et sur la chaleur de formation. P. N. Jahandiez (E.). — Les asarets aromatiques {La Parfumerie moderne, y.nn 1921). 1. d. : 668.5. — • Outre VAsarum europaeum L., seule espèce habitant l'Europe, et qui a quelques emplois eh pharmacie, lo g. Asarum (F. des Aristolochiacées) possède treize espèces, M. Jahandiez considère, comme intéressante pour la parfumerie, l'espèce A. Canadense L. Au point de vue scientifique, les essences les mieux étudiées sont celles d'/l. Blumei Duch. de Chine (Toko), et cVA. arifolium Michx. de l'Amérique du Nord. L. R. MiRGODiN (A. -G. et Pierre). — L'indol naturel et de synthèse {La Par- fumerie moderne, juillet 1921). L d. : 668.5. — État naturel dans l'essence de jasmin, dans le néroli, etc., historique, mode de formation, préparation, propriétés, réactions colorées, dosages, méthodes simplement citées avec indications bibliographiques : par précipitation par l'acide picrique (Hesse, Paul Sisley, Bull. 4. 3.923, 1908); par le produit de condensation avec le [3 naphtoquinone-sulfonate de Na (Poster chemisches centralblatt, 1906, 1, 875). Un tableau des dérivés de l'indol. L. R. 358 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE DuBOSc (André). — Le camphre et sa synthèse (La Parfumerie rnoifernr. juillet 1921,. Étude générale. Ce premier article est consacré aux questions iiistoriques. I. d. : 547.785. L. K. Battandier (J.-A.). — Les ressources aromnfiques do l'Alsjérie (L>t Pnr- jumerie moderne, juin 1921i. ï. d. : 0(jS.5 (05). — .M. Huttandier jjasse rapi- dement en revue les principales plantes aromatiques de l'Algérie. Outre les plantes déjà exploitées sont mentionnées un certain nombre d'espèces qui. par leur odeur, jjeuvent présenter un intérêt : par exemple, JlaphophnUuif tuberculatum de la région saharienne. Il signale que les milnlenra pourraient être facilement cultivés en Algérie; que les fleurs d'olivier pourraient être traitées par enfleurage et qu'elles pourraient donner un parfum tr'^s fin; que l'on pourrait tirer parti de la distillation de diverses plantes fort répandues, etc. On ne peut songer à citer toutes les plantes ou toutes les intéressantes suggestions de cette étudf. L. R. Boi'SQUET (M.). — Fabrication auiéricaine des halaîs de sorîïho (La No- turc, 14 mai 1921, p. ;{18;. l. d. : ()3.317. — Description des diverses machines utilisées : machines Mac Combs cousant automatiquement les balaie, machine à emmancher les balais, etc. L. li. SECTION XII — VITICULTURE Gallice (N.). — La rcconstruc'ion du vignoble champenois (Revtu de Viticulture, 28^ année, t. LV, p. 26 à 29. 1921). (;8.4n.l{»5.7 (43.33.1). — La surface disparue en 1919 dans la région des grands crus de la Champagne représente environ 40?,'. de renseml)ie existant en 1914; en 1920, la super- ficie totale du vignoble avait encore diminué, mais la surface occupée par les vignes arrachées ou incultes avait diminué indiquant le travail de remise en culture; mais ce travail n'est pas aussi considérable qu'on jjourrait le souhaiter et le vignoble inculte est deux fois et demie i)lus étendu qu'en 1914; ceci tient au prix élevé de la reconstitution, 25.000 francs par hec- tare. La crise commerciale de 1921 qui a ralenti la vente du Champagne et 30.000 hectolitres restent à la propriété. P. N. FoEx (Etienne). — Hésumé des discnssiuns relatives au pouv. 21, UT, 53 et 73, 1921). L d. : (;;{.'2î».53 : 54(J.5(). — Récemment, M. et M""- Ville- dieu ont affirmé qu'on pouvait envisager la possibilité de la suppression du cuivre dans les bouillies anticryptdganiiques. (iette idée hardie a été discutée par plusieurs auteurs, notaniinenl MM. Viala, Henri Sagnier, Prosper Oervais et le D"" Paul Cazeneuve. La revue du directeur de la Station de pathologie végétale résume clairement les divers travaux faits sur cette importante question. P. N. BIBLIOGRAPHIE M'ae Babet-Gharton. — Les Sous-Produits de la basse-cour et du clapier. Librairie agricole, 26, rue Jacob, Paris. I. d. : 63.65.06 et 63.69 La croisade du retour à la terre, qu'on ne prêchera jamais assez, n'a pas été — c'est le propre des croisades — sans tourner quelques têtes. C'est ainsi qu'on a pu voir des néophytes, pleins de ferveur et de bonne volonté, jurer de lui consacrer leur vie et de faire fortune en élevant des lapins angoras. La poule aux œufs d'or était retrouvée, on aimait le pigeon d'amour tendre; l'oie, le canard, le dindon et la pintade assuraient la vieillesse mieux que le phénix ! C'était, enfin, une voie nouvelle ouverte aux âmes vraiment rurales qui se découvraient soudain. La réaction était fatale. Une sombre légende entoure à présent 1' « élevage amateur », et la basse-cour et le clapier passent pour avoir ruiné presque tous ceux qui s'y sont essayés, trop à la légère, sans connaissances prélimi- naires et sans documentation, comme sans persévérance. Or, le puits de la vérité se trouve situé entre ces deux longitudes extrêmes, et l'on peut dire, en toute bonne foi, qu'il y a de l'argent à gagner, sinon l'espoir d'une prompte et éblouissante fortune, dans cette branche si vivante de l'agriculture, et pour les amateurs qui désirent fonder une ex- ploitation, et pour les professionnels qui négligent parfois les « sous-pro- duits » de leur petit élevage. C'est à ceux-ci comme à ceux-là que s'adresse le manuel de M^^ Babet- Charton : Les Sous-Produits de la basse-cour et du clapier. Abondamment illustré, bourré de chiffres et de documents, il enferme en 200 pages l'essen- tiel d'un gros volume. Tant pour le « poil » que pour la « plume » on y ap- prend quelles races doivent être choisies ou conservées, car il ne s'agit pas d'élevage de luxe, mais de l'utilisation des sous-produits que donne l'élevage rationnellement choisi pour la vente particulière (œufs ou viande) ; enfin, les soins à donner à ces matières délicates, leur emploi ménager et leur rapport en argent. Bien qu'il soit fort à la mode d'indiquer des prix courants actuels, il fant louer l'auteur de ne donner que ceux d'avant-guerre, en indiquant seule- ment que les cours, à l'apparition du livre, étaient de 80 à 100 % en augmen- tation. Tout au plus pourrait-on repVocher à M™^ Babet-Charton, puisqu'elle en fait tant, de ne pas mettre le comble à son obligeance et à notre satis- faction en indiquant les principaux marchés du poil et de la plume et les moyens pratiques de vente. Il semble qu'il y aurait là une lacune à combler pour une nouvelle édition. Par ailleurs, on peut glaner des choses inédites dans ce petit ouvrage. Renseignements curieux et idées générales : comme quoi l'oie fournit des plumes à écrire, d'où il appert qu'il est encore des écrivains pour se servir 360 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE d'une plume d'oie ! Comme quoi Thabitudc que nous avons de courber arbi- trairement les animaux sous notre loi, les forçant ainsi à mener une vie arti- ficielle, est mauvaise pour eux, et combien il est désirable de les rapprocher autant que possible de Tétat de nature. Si le critérium du bon livre est Tutilité, ce substantiel petit volume est incontestablement un excellent ouvrage de bibliothèque spéciale et y figu- rera en bonne place. Odette BussARD, De.naiffe et Colle-Denaiffe. — Manuel pratique de culture l'ourrufîère. Ouvrage in-lG de 412 pages, illustré de 111 figures : broché, 6 francs. Librairie J.-B. Baillière et fils. I. d. : 63.33. L'ouvrage débute par une étude générale des prairies : classification, nature des sols, flore caractéristique des différents terrains, fumures, irrigation, valeur alimentaire des foiu'rages, ensemencement, soins d'en- tretien, récolte et conservation du foin. Environ 300 espèces fourragères, d'importance fort inégale, y sont ensuite passées en revue, celles d'abord des deux grandes familles des graminées et des légumineuses, classées par ordre alphabétique, puis les ombellifères, composées, crucifères, poly- gonées, etc., et jusqu'aux feuilles d'arbres. Suit la description de 80 espèces ou genres de plantes nuisibles aux prairies, avec l'indication succincte des moyens de destruction. Un dernier chapitre est consacré à l'ensilage et aux engrais verts. Source abondante de renseignements faciles à consulter, sur une des branches de la production végétale les plus importantes et les plus mal connues des cultivateurs. L. B. Lucien Chancerel, conservateur des Eaux et Forêts, docteur en droit, docteur en médecine, docteur es sciences. — Les Arbres, leur bioloîfic, leur clussifioatiun, leur culture. Cycles des connaissances pratiques forestières, en trois ouvrages. I. d. : (>3.4Î).58. Contribuer à la restauration forestière des régions dévastées. Mettre en valeur les millions d'hectares incultes qui sont la plaie de notre pays. Montrer les immenses ressources en arbres de nos colonies pour notre industrie française. Faciliter la régénération des bois particuliers, épuisés par des coupes som- bres. Reboiser nos montagnes dénudées et les bassins de réception de nos rivières pour créer des quantités de jilus en jdus grandes de houille blanche, Stimuler et guider la sylviculture dont le développement est intimement lié à celui de l'agriculture, base de notre puissance nationale : Tels sont les buts (}ue s'est proposé le conservateur des Eaux et Forêts Chancerel, en publiant, en même temps, trois ouvrages (jui représentt'iii l'ensemble des connaissances forestières, exposées suivant un»' méthodr scientifique mais essentiellement pratique. I Pour cfirriitrciidre la science sylvicdle, il est évident (ju'avant tout il faut étudier l'arbre en général, son auatomie et sa piiysiologi»', sa biologie : c'est l'objet de l'ouvrage intitulé : Précis de Botanique forestière et Biologie de l'Arbre (Librairie Berger-Levrault, 5, rue des Beaux-Arl<, Paris). BIBLIOGRAPHIE 361 Cette botanique forestière est la première paraissant en France. L'au- teur a adopté, pour l'exposition., un plan nouveau. Habituellement, dans tout traité de botanique on prend à part les divers membres de la plante : tige, racine, feuille, fleur; et, pour chacun séparément, on décrit à la suite : forme extérieure, anatomie, physiologie; le lecteur a déjà parcouru de longs chapitres sur la tige et n'a pas encore la moindre notion sur la racine. La logique commande tout d'abord la description de ce qui frappe la vue dans l'ensemble des divers membres de la plante, les formes extérieures, la morphologie externe. On pénètre ensuite dans la constitution intime du végétal : c'est la morphologie interne. L'anatomie de l'arbre étant connue, on peut examiner alors le jeu des organes, en d'autres termes la physio- ogie, avec les deux grandes fonctions de nutrition et de reproduction. Il Après avoir étudié l'arbre en général, il faut passer en revue les arbres. On connaît peu les arbres de nos pays et on ignore généralement ceux de nos colonies et des régions tropicales. Il est bon de mettre en évidence les précieuses ressources qu'ils peuvent fournir. Or, il n'existe aucune flore forestière générale à la fois scientifique et pratique. C'est une lacune que l'auteur a essayé de combler, en présentant une a Flore forestière du globe » (Librairie Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins, Paris). On y examine les principales espèces forestières, en indiquant autant que possible : 1" Leurs caractères botaniques et foresti-ers; 2° Leurs aires géographiques et leurs stations; 3° Leurs sols préférés; 4° Les races diverses de chaque espèce; 5° La constitution et les propriétés de leurs bois ; 6° Leurs produits de toutes sortes; 7° Leurs emplois culturaux; 8° Leurs maladies et leurs ennemis. Les sylviculteurs, les industriels, les médecins, les explorateurs, les tou- ristes trouveront dans cet ouvrage d'utiles renseignements sur les essences les plus importantes. III Quand on possède bien la connaissance des arbres, c'est alors seulement qu'on peut aborder avec fruit l'étude de leur culture. Ce sont les principes de cette culture qui sont exposés dans le Traité pratique de Sylviculture, Exploitation jorestière et Boisement (Librairie Gautliier-Villars), Parmi les livres d'enseignement forestier, on trouve des ouvrages dis- tincts pour la culture des bois proprement dite, pour leur exploitation, pour leur création en vue de l'extinction des torrents ou de la correction des rivières. Ces trois ordres d'idées ne doivent pas être séparés dans un exposé entrepris en vue de l'instruction et de la vulgarisation. Boisement, sylviculture, exploitation, constituent les trois formes de l'intervention humaine sur la forêt. L'auteur a supprimé toutes les formules et dissertations trop longues; il les a réduites à des principes très précis, déduits de faits très simples; son intention a été de réunir, en un minimum de pages, avec le maximum de clarté, toutes les principales connaissances que doit posséder un sylvicul- teur ou un exploitant de forêts. L'ensemble des trois ouvrages s'adresse aux botanistes forestiers, aux propriétaires et régisseurs ruraux, aux marchands de bois, aux pépiniéristes. 362 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE à tous ceux qui comprennent l'importance économique et sociale de l'arbre Ils y trouveront la documentation dont ils ont besoin pour cultiver les bois es exploiter, boiser les terrains incultes. S. D. GoNNER. — Détermination of the value of a^rieultural Lime [Dëienni- nalion de la l'nleur des nmciidciiicuts calcaires) (Journal of Induslrial and Engineering Chemistnj, vol. X, n» 12, p. 996. Décembre 1018). I. »I. : 63.15 : 543. L'auteur rappelle que, pour apprécier la valeur afjricole des chaux et calcaires, on peut procéder soit en dosant la chaux et la magnésie, soit en mesurant le gaz carbonique qu'on peut en extraire, soit en déterminant le pouvoir neutralisant de la matière par digestion dans une liqueur chlor- hydrique titrée en léger excès et titrage de l'acidité restante au moyen dune liqueur alcaline. On peut, dans ce dernier cas, chauffer avec précau- tion et effectuer simultanément un essai à blanc. Le travail comporte l'essai comparatif de huit minéraux en fragments passant au tamis de 1 demi-millimètre : calcite, dolomie magnésite, phosphate calcique, gypse, wollastonite, enstatite, serpentine, sur deux sols acides caractéristiques l'un par son acidité organique, l'autre par son acidité minérale. Pour chacun de ces sols, les amendements ont été essayés par culture en pots avec du blé et avec du trèfle. J.?0 no 100 90 80 70 60 5^|/ 30 20\ 10 ^ ^ ^ a ^ ^ I 2 I .g 5- fi#'f» ICffut coiiip»r<^ do «lilTiT.MiU mini'-rniix iraprè.i raii({in<'iitali«n moyeniio dc« récoltes do blé ot de tr, qu'elle assimile aux forêts des établissements publics, et qu'elle soumet comme telles au régime forestier. C'est seulement dans une autre partie, la seule qui répond exactement à son titre, qu'elle s'occupe des forêts des particuliers, forêts « privées » auxquelles il faut joindre celles appartenant à des sociétés civiles ou com- merciales, telles que les sociétés industrielles, les compagnies d'assu- rances, etc. Pour celles-ci, dont il est exclusivement traité dans le commen- taire que nous analysons, la loi de 1913 a pour but de venir en aide aux propriétaires en leur permettant de s'adresser à l'Administration fores- tière et de s'entendre avec elle pour la surveillance et la régie de leurs immeubles. Cette loi de 1913 est une loi de liberté : les propriétaires ne peuvent être forcés d'abandonner, même temporairement, par contrat, aux agents admi- nistratifs leurs droits de surveillance et de régie; de même que l'Adminis- tration est toujours libre de refuser d'intervenir, ou de subordonner son intervention à telles conditions qu'elle estime nécessaires. Enfin, la déléga- tion consentie par le propriétaire et acceptée par l'Administration peut être partielle, s'appliquer soit à la surveillance, soit à la régie, séparément ou cumulativement. Ainsi, le propriétaire pourra trouver grand avantage à confier seulement à l'Administration le soin d'assurer la garderie, de faire constater les délits, de poursuivre les délinquants au moyen de procès- verbaux, etc. II est, de plus, expressément entendu, dans le règlement d'administra- tion publique et dans les circulaires administratives, que les tolérances actuelles, consistant dans des autorisations spéciales, données sans contrat, pour permettre aux gardes de l'Administration de surveiller les bois des particuliers, ou aux agents d'y faire certains actes de gestion sur la demande des propriétaires, sont toujours maintenues. Dans ses conclusions, l'auteur estime que cette « loi Audifi'red » sera sur- tout appliquée pour des forêts importantes, appartenant à des êtres de droit, notamment à des sociétés financières ou industrielles, ou bien gre- vées de droits d'asufruit ou d'usage. Quant aux autres propriétaires, pour la conservation et surtout pour la régie de leurs immeubles, le statu quo leur suffira. 364 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Radatè (E.). — Le nettoyage des champs de blé avec l*acide sulfuriqne. — Une brochure. Il pages, OJTice Agricole régional du Sud-Ouest. I. d. : 63.259 : 540.228. L'auteur poursuit depuis 1906 des expériences en vue de détruire les mauvaises herbes au moyen de l'acide sulfurique dilué. La concentration la meilleure serait de 8 à 10 litres d'acide à 65° dans 100 litres d'eau; le traitement peut avoir lieu du 15 janvier au 25 mars, suivant l'apparition des lierbes à détruire. Les épandages tardifs ne sont pas à conseiller. L'auteur emploie 400 à 500 litres par hectare. Les pulvérisateurs en cuivre serviront à l'épandage, à condition de les rincer abondamment à l'eau après chaque séance de travail. P. N. Le Nitrate de chaux granulé fabriqué avec l'azote de l'air. — ■ 1 brochure, 22 pages. 282, boulevard Saint-Germain, Paris. L d. : 601.983.1. Cette brochure de propagande contient divers renseignements sur la fabrication, l'efficacité et le mode d'emploi du nitrate de chaux de Norvège BuRBAN (E.). — Petit précis de chimie à l'usaîje des agriculteurs. — 1 bro- chure, 36 pages. — Éditions de la Délégation française des Producteurs du Nitrate de soude du Chili. L d. : 03 : 54. Les agriculteurs sont quelquefois un peu perdus en présence des engrais chimiques. N'ayant aucune notion de chimie, comment peuvent-ils com- parer ou différencier les engrais d'après la nature de l'élément fertilisant? Cette brochure donne succinctement ce qui est indispensable pour un pra- ticien, tant au point de vue chimique qu'au point de vue biologique. GuYOT (G.). — Petit manuel de l'arboriculteur. — 1 brochure, 38 pages, éditions de la Délégation française des Producteurs du nitrate de soude du Chili. I. d. : 63.4. Brochure de propagande et de vulgarisation. BuRBAN (E.). — Herbaiçes et prairies. — 1 brochure, 26 pages; éditions de la Délégation française des Producteurs du nitrate de soude du Chili. I. d. : 63.331.12. Brochure de propagande. Cormier (P.). — Comment produire plus de céréales? — 1 brochure, 53 pages; éditions de la Délégation française des Producteurs du nitrate de soude du Chili. L d. : 63.31. Brochure de propagande. CoRMiF. u (P.). — La culture simple et raisonnéo des plantes sarclées et indus- trielles. — 1 brocliure, 66 pages; éditions de la Délégation française des Producteurs du nitrate de soude du Chili. L d. : 63.34.19. Brochure de propagande. Gi;yot(G.). — Petit Manuel de l'auricultcur-éieveur. — Brochure, 46 pa- ges; éditions de la Délégation française des Producteurs du nitrate de soude du Chili. I. d. : 63.331.8. Dans cette brocliure l'auteur conseille la culture des plantes fourragères annuelles qui permettent d'obtenir d&s fourrages verts toute l'année. BIBLIOGRAPHIE 365 GuYOT (G.). — Petit Manuel du iardinier amateur. — 1 brochure, 66 pages; éditions de la Délégation française des Producteurs du nitrate de soude du Chili. I. d. : 63.5. L'emploi des engrais chimiques s'impose à l'heure actuelle dans le jar- dinage, car le fumier est rare et coûteux. Cette brochure de propagande contient des formules d'engrais et divers renseignements sur la culture des légumes. ■ Lefèvre (J.). — Les primeurs dans le Midi. — Brochure, 50 pages; édi- tions de la Délégation française du nitrate de soude du Chili. /. d. : 63.51. Cette brochure de propagande intéresse les maraîchers du Roussillon, du Languedoc et de la Provence. Lefèvre (J.). — Petit Manuel du viticulteur. — Brochure, 84 pages; édi- tions de la Délégation française du nitrate de soude du Chili. T. d. 63.46. Cette brochure contient des renseignements sur l'établissement du vi- gnoble, et son entretien, sur les variétés, sur les fumures et sur les maladies de la vigne. François (L.). — Les semences des plante* cultivées et leur détermination. — 130 pages, 116 fig., Libr. Agric. Maison Rustique, Paris. 1919. I. d. : 63.195.1. L'auteur, ingénieur agronome, chef des travaux à la Station d'Essais de Semences de Paris, a l'idée vraiment excellente de publier sous une forme commode ses tableaux de détermination, parus pendant la guerre dans les Annales de la Science agronomique. Ils sont ainsi mis à la portée d'un plus grand nombre de lecteurs. Il est inutile d'insister ici plus longuement sur la valeur pratique et scientifique du travail de M. François qui est unique en son genre dans la littérature agricole et dont le besoin se faisait sentir. Les nombreux desseins sont particulièrement à signaler par leur clarté et leur précision qui facilitent considérablement la détermination des semences Cet ouvrage est indiqué pour tous les agriculteurs. P. V. Dechambre (Paul). — • Le Chien. — Vol. in-16 de 248 pages avec 37 gra- vures et 20 planches hors texte; prix, 15 fr. Librairie Agricole de la Maison rustique. Paris. L d. : 63.67. Le chien est intéressant à de multiples points de vue : tantôt, c'est un animal de trait ou de bât, tantôt, c'est le collaborateur intelligent du berger et du vacher, tantôt, c'est le gardien de nos maisons ou l'auxiliaire du poli- cier; on connaît les nombreux services rendus par le chien pendant la guerre (recherche des blessés, aide aux sentinelles, transport d'ordres ou de muni- tions, etc.). Pour la chasse, son instinct et ses aptitudes physiques l'ont fait utiliser comme chien courant chassant à vue ou à l'odorat, comme chien d'arrêt ou simplement pour faire lever le gibier vivant ou pour retrouver et rapporter le gibier blessé ou mort. Il est enfin des chiens destructeurs de vermine et d'autres dont la viande est consommée par l'homme. Il y a le chien de sport et le chien d'agrément de toutes tailles. L'utilisation du chien a servi de base à bien des classifications pour les multiples races des chiens; mais cette méthode n'est pas rationnelle. Il faut lui préférer celle adoptée par l'auteur, qui groupe les chiens d'après les 366 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE caratères ethniques généraux tirés de la silhouette corporelle, des propor- tions, du poids et de la taille, en y ajoutant ceux très importants fournis par les poils. La description de chaque race, faite avec une précision re- marquable, constitue un document précieux qui sera apprécié de tous les lecteurs. La reproduction et l'élevage du chien doivent être l'objet de grands soins pour obtenir des sujets de race pure. Le logement des animaux, s'il est conçu suivant les règles de l'hygiène, évitera les malidies. Quant à l'alimentation, elle est trop souvent laissée au hasard; il existe pourtant des formules de rationnement pour le chien comme pour les autres animaux; la période'des restrictions alimentaires a mis en évidence la nécessité de règles établies suivant des données scientifiques. C'est le dressage qui développera les facultés naturelles du chien; pour le mener à bonne fin, il faut bien se pénétrer des principes généraux exposés par l'auteur et se reporter aux chapitres spéciaux concernant le chien de trait, le chien porteur et le chien de berger. L'œuvre de l'éminent professeur à l'École d'agriculture de Grignon et à l'École vétérinaire d'Alfort retiendra l'attention de tous ceux qui s'inté- ressent au plus fidèle compagnon et auxiliaire de l'homme. Une illustration particulièrement soignée ajoute à l'intérêt de cet ou- vrage. Des planches tirées d'après les aquarelles originales d'artistes de talent bien connu, O. de Penne et Barillot, fournissent une documentation hors texte abondante, artistique et précise que complètent de nombreuses reproductions de dessins et de photographies. P, N. MiiRTz (.1.) et Dksmoiilixs (J.K — Le paiement du laît suivant sa richesse en matière grasse. — 1 volume grand in-8 de 108 pages avec planches et gravures. G fr. Librairie Agricole de la Maison Rustique. Paris. I. d. : 63.71.0030. Ce volume pourrait s'intituler manuel à l'usage des directeurs de laite- ries coopératives, car ils y trouveront toutes les notions indispensables pour la bonne organisation de leur usine. Cet ouvrage se divise en trois parties. La première expose les conseils relatifs à la création d'une Société coo- pérative et à l'installation de son local : quantité minima journalière de lait, capital, emplacement du local, matériel mécanique et ustensiles, etc. Dans la seconde partie qui traite de l'exploitation, les auteurs étudient les méthodes de ramassage du lait et préfèrent le ramassage en pots indivi- duels. Ils insistent sur la nécessité d'évaluer le lait suivant sa richesse en matière grasse, ce qui est une question de justice pour les agriculteurs et de prospérité pour les coopératives. Ils décrivent alors l'organisation ration- nelle des opérations de réception et d'échantillonnage; la comptabilité dont ils donnent des exemples est simple et pratique. A la fin du volume, se trouve un exposé sur la pasteurisation des crèmes et son utilité. Des tableaux de lecture facile serviront aux directeurs de coopératives à prévoir le rendement d'un lait suivant sa richesse et le prix de revient de la matière première par kilo de beurre fabriqué. Des modèles de compta- bilité indiquent un grand sens pratique de la part de leurs auteurs. En résumé, nous ne pouvons que conseiller la consultation de ce livre à tous ceux qui :e (Comité linier de France). — Une brochure, 27 pages; imprimerie du Progrès du Nord, Lille, 1921, T. d. : 63.341.11. Le Comité linier de France fait dans cette brochure un exposé de la situation linière. La crise traversée par la Russie produit un déficit annuel de 200.000 tonnes de lin; dans ces conditions, cette culture devient très intéressante pour les agriculteurs français. La brochure contient des renseignements très pratiques sur la culture du lin, cette partie étant d'ailleurs due à la plume de .MM. Ducloux, ingénieur agronome, et Durand, délégué de la Confédération générale des Fabricants de toile de France (variétés ciUtivées, assolement et préparation du terrain, engrais, semailles, soins culturaux, maladies et ennemis, récolte). L'arra- chage du lin est une grosse question, surtout en ce moment; plusieurs arra- cheases mécaniques ont été inventées et trois modèles sont décrits. Le rouissage agricole existe encore et est étudié dans cette brochure. Mais à côté des pratiques anciennes du rouissage sur terre et du rouissage à l'eau, existent des procédés industriels : procédé Feuillette (Voir Ann. Se. A^ron., 191*^, II, p. 225), procédé Ro.ssi, procédé Peufaillit. Ces procédés sont actuellement employés et donnent (je bons résultats. Le teillage consiste à séparer la partie filamenteuse ou filasse du lin de la tige ligneuse de cette plante. Le teillage à la main a été remplacé par le teillage mécaniqtie (moulin flamand). Depuis 1920^ i)lusieurs leilleuses automatiques ont vu le jour, simplement énumérées dans la brochure. P. N. Le Gérant : (m. Frikui.i.. IMCMIMI UIK B:.l«<.F.n-I-I.VIlHII.r, NAN(;V-l'AHIS-STn\SlllirHi. TABLE MÉTHODIQUE CLASSÉE SELON L'INDEX DÉCIMAL INTERNATIONAL ANNEE 1921 Pages 025.4 : 53 La classification décimale internationale appli- quée aux sciences agricoles 241 31 : 51 LiNHART (G.). — • Nouvelle méthode simpliflée pour l'interprétation statistique des mesures biométriques 169 325,3 : 63 (0041) Chalot (C). — Consommation de la France en produits coloniaux 97 33 (85) Payen (E.). — Le Pérou 332 331,87 : 63 Demanet (M.). — • L'organisation scientifique du travail en agriculture 236 331.881- Toussaint (A.). — Constitution et rôle des cham- bres d'agriculture 299 333.5 BoRET (V.). — • Pour et par la terre 174 333,5 Beckerick (A.). — Les échanges individuels d immeubles ruraux 300 333,5 Lesmaris (A.). — La reprise du cheptel en fin de bail 47 333,5 Anglade (M.). — Comment développer les foyers ruraux 299 333,5 (63) DoRSENNE (J.). — L'Éthyopie 104 333,5 (672) Joseph (G.). — Le Cameroun 104 334,5 : 63 (494) Union suissf des paysans: — 23« rapport annuel du Comité directeur 342 336,2 De Marcillac. — Les bénéfices de l'exploitation agricole et la contribution de l'agriculture aux charges publiques 300 339 63 Hitier (Henri et Joseph). — La paHicipation aux résultats de lentreprise agricole 300 341.5 : 66 Lindet (L.). — Les dégâts subis par les indus- tries agricoles pendant la guerre 233 344.6 -f 63,32 : 663,5 Guillon (J.-M.). — Caves et distilleries coopéra- tives 355 38 (668) Économiste Français. — Le commerce de l'Afri- que Occidentale française 343 43,49,191,194,4 Schaeffer. — • Conversion en futaies claires des taillis sous futaies 36 ^'- B. — Les mémoires dont les titres sont composés en caractères gras ont paru in extenso, les autres sont résumés dans la partie bibliographique. ANS. SCIENCE ABRON. — 6» .SÉRIE 1921 24 543 : 543 : 63,72 63,752 543,7 : 546,41.546,46 543,9 : 63,72 544,12 : : 546,172 370 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pages 535 HuvGHENs (C). — Traité de la lumière. . . . 4» 541 ViCNEnoN (H.). — La théorie des ions 89 541 Le Chatelier. — Sur les doubles décompositions salines et leur représentation géométrique. . . 89 541 Harvey (R.-B.). — La relation entre l'acidité totale, la concentration de l'ion hydrogène et la saveur des solutions acides 102 543 Arreguine (V.). — Méthode pratique de déter- mination du point d'ébullilion avec de petites quantités de substances. 90 5i3,2 : 546 Porcher (Ch.) et Chevallier (A.). — La répar- tition des substances .salines et des éléments minéraux dans le lait 351 Bruno (A.). — Un hydromètre à beurres. ... 88 ViToux et MuTTELET (C.-F.). — La méthode de Bœmer pour la recherche du suif dans les sain- doux 89 Canals (E.). — Du dosage du calcium et du ma- gnésium dans différents milieux salins. . . . 161 Meurice (R.). — Sur la recherche de la cocoline dans le beurre 236 Zenchelis (C. D.). — Une nouvelle réaction de l'ammoniaque 334 545 DuBRiSAY (R.). — La volumétrie physico-chi- mique 89 545,2 Auger (M.-V.). — Sur l'emploi des indicateurs colorés en acidimétrie et en alcalimétrie. . . 333 545,2 Le Grand. — Dosage du maltose ou du lactose en présence d'autres sucres réducteurs (emploi de la liqueur de Barfoed) sv et 333 5452 : 546, 41 et 546,46 Canals (E.). — Du dosage du calcium et du ma- gnésium dans différents milieux salins 334 545.5 ; 547,66 Le Grand. — Dosage du maltose et du lactose en présence d'autres sucres réducteurs. . . 89 et 333 545 :546,41 Ewe (G.-E.). — Comparaison de dix méthodes différentes pour le dosage de la chaux. . . . 333 545 : 664,12 Saillard (E.). — A propos du poids normal du saccharimètre français et du poids normal de 20 grammes 108 5458 Kantrack (R.). — Tables des indices de réfraction : huiles, graisses et cires 334 547,2,03 Darmois (E.). — Sur la dispersion de la réfraction des carbures d'hydrogène 102 547,31 + 34 : 621,421,223 Sémichon" (L.). — Le statut des alcools, leur ori- gine et leur destination 355 547.6 : 546,273 Van Gilmolir (P.). — Réaction des sucres et des alcools polyatomiques dans les solutions d'acide borique et de borax, avec quelques applications analytiques 334 547,66 Bridel et Arnold. — Sur une méthode permet- tant l'application aux végétaux du procédé biochimique de rechenhc du gluco.se 547,66 Irvine et Steele. — Constitution de polysaccha- rides. — Rapport entre l'inuline et le fructose. 165 547,66 Irvine et Stutar. — Constitution de polysaccha-. rides. — Transformation de la cellulose en glu- cose l'> TABLE MÉTHODIQUE 371 Pages Chaudun (M^ie A.). — L'inversion diastasique du saccharose. — Lois de l'iiydrolyse 238 Arpin. — Classification industrielle des amidons et des fécules. — Leur dénomination commer- ciale 233 Samec et Mayer (A.). — ■ Sur la substance organi- que fondamentale de l'amylopectine 165 Kerb (J.). — • Sur une combinaison de Tamidon avec l'acide phosphorique 102 Small (J.-C). — Dosage de l'amidon soluble en présence de l'amidon et des dextrines 102 CouRTONNE (H.). — De l'action contraire des chlo- rures et des sulfates solubles sur les matières amylacées 101 De Mallemann (R.). — Sur le pouvoir rotatoire des acides tartrique et malique en solution. . . 102 Lombard (M.). — Procédé de recherche de la fluorescéine dans ses solutions très étendues. . 334 DuBoso (A.). — Le camphre et sa synthèse. . ^. . 358 MiÈGE (]■;.). — Action de la chloropicrine sur la faculté germinative des graines 87 Journée. — Évolution des doctrines relatives à l'alimentation végétale 87 Mazé (P.). — • Sur le mécanisme chimique de l'as- similation du gaz carbonique par les plantes vertes 90 Briggs (G.-E.). — Développement de l'activité photosynthétique durant la germination. . . 335 Zamaron (M.). — Influence de l'éclairement surles betteraves 91 Colin (H.). — Action de la lumière sur la richesse saccharine de la betterave 91 Mazi? (P.). — ■ Recherches sur l'assimilation du gaz carbonique par les plantes vertes 90 RippEL (A.). — Sur la courbe d'accroissement des plantes 331 Taylor (T.-C.) et Nelson (J.-M.). — Matière grasse combinée à l'amidon 88 Lagatu (H.). — ■ Sur le rôle respectif des trois bases : potasse, chaux, magnésie, dans les plantes cultivées 90 Tanret (G.). — Sur la présence d'acide quinique dans les feuilles de quelques conifères .... 91 Stoklasa (J.). — Sur la répartition de l'aluminium dans le règne végétal 102 Fosse (R.). — - Synthèses de l'acide cyanique par oxydation des substances organiques; nouvelles méthodes d'analyse de ce corps 164 581,19 : 547,66 Bourquelot et Bbidel. — Recherche et caracté- risation du glucose dans les végétaux par un procédé biochimique nouveau 164 581,19 : 547,78 Ciamician (G.) et Ravenna (C). — Sur la signifi- cation biologique des alcaloïdes dans les plantes. 103 581,1944 Mach (F.) et Lederlé (P.). — Contribution à la détermination de la teneur en alcaloïdes du lupin , 341 581,19 : 63,411,2 Power et Chesnut. — Principes odorants des 547,663 : 581,197 547.664 547,664 547,664 547,664 547,664 547,73.34,03 547,763,1 t 547,785 581, 101, { ] et 63,295,1 581,13 581,132 581,132 581,132 : 63,332 581,132 : 63,332,1 581,132 : 63,332,1 581,14 581,19 581,19 581,19 581.19 : 546,66 581,19 : 547,15 372 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE l'agcs pommes, formation d'aldéhyde acétique dans les fruits mûrs 103 58l,l'J7 Nkmei: (A.) et Dir.iioN (F.). — la vitalité des gaines et leur activité diatitasique 32U 581,197 RiPHEL (A.). — L'existuiicf ût-nzymes dédoublant les hémirelluloses dans les graines au repos et la solubilisation prétendue des hémicelluloses par les enzymes des animaux supérie\irs 163 581,197 Van Laer (M. -H.). — Sur Jfxistence d'une émul- sine dans l'extrait de malt. — Sur l'existence d'une lipase ilans l'extrait de malt 165 581.197 Ambard (L.). — Sur l'amylase; son dosage; méca- nisme de la digestion amylolytiijue I»'»»"» 581,197 \Vii,LssTATTKii. Opi'Exmeimku et Steibelt. — La maltase de la levure 166 581,197 WiLLSTATTER et Steiuelt. — Délerminalion de la maltase dans la levure 166 581,197 Maestrini. — Les enzymes du malt 302 581,197 Bertrand (G.) et Compton (A.). — Influence de la température sur l'activité de la salicinase. . 335 581,197 Ambard (L.). — Sur l'amylase; son dosage. — Mécanisme de la digestion amylolytique. . . . 339 581.197 Bertrand (G.) et Compton (A.). — Sur une curieuse modification de l'amygdalinase et de l'amydalinasc due au vieillissement 164 581,197 : 5'i6,71 Van der Haar. — La non nécessité du manganèse pour la molécule d'uxydase et la théorie de Bertrand 336 581.3 Maquenne (L.) et Demoussy (E.'. — Influence des matières minérales sur la germination. . . 113 '581,197 : 63,71 Couvreur (K.) et Chosson (P.). — Sur le mode d'action des présures végétales 335 5 il, 542 Lumière (A.). — Action nocive des feuilles mortes sur la germination •'! 588 (1 — 2 : 63) Correvon (H.). — Les mousses et les sphaigncs dans les cultures 16! 589 91 Kffront (J.). — Sur la relation entre laccroisse- ment des cellules et la production des enzymes. 92 589,91 Lampiti (H.). — Le métabolisme de l'azote chez le saccharomyces cerevisiae 16c> 589,91 Talmer, Nelson el Sherwod. — Influence du milieu sur la croissance de la levure 166 589,91 : 547i:86 Ti'omas (l'.l. — Hecherches sur les pmiéïuues de la levure 336 5H9.9& Kavser. — Microbiologie agricole '• I 589,95 Richet (Ch.), M"e Baciirac» (E.) et Caudot (H.). — Les alternances entre l'accoutumance et l'anaphylaxie. — Études sur le ferment lac- tique >J39 589,95:63,71 Kayser (E.). — Le ferment laclicjue 339 589,95 : G3,71 ('«ourNi. — Kecherclics sur les ferments lactiques. 303 51,l'.) Bertrand (G.) et Vladesco (R.). — Recherches sur la répartition du zinc dans l'organisme dil cheval 92 591,19 : 63.71 BaRthel (C). — Valeur de l'épreuve de la réduc- tose dans la pratique laitière 303 593/1 BpAr.LANZANi (L.). — Observations et expériences faites sur les animalcules des infusions 'i5 59571 BoRDEN (A.-D.). — A biological study of llu' Red Date-Palm Seale 3'i5 59,57,165 Maynk. — Un insecte nuisible aux noix palmistes. 88 595,72 trvAROF (B.-P.l. — A Révision of the genus. . . 344 .59576 et 63,276 Leefmans (S.). — De Klappertor 346 59576et 63.276 : 63.341.16 Leefmans (S.). — Ee Palnisnuiti^ever 345 608.1 (44) Barès (J.). — .L'invention et l'industrie française. 176 6 (01) Bulletin de la Société d'Encouragement POUR l'Industrie nationale. — L'organisa- tion de la documentation technique et indus- trielle en France 231 614,32 Porcher (Ch.). — La détermination de la fraude du lait par écrémage 88 614,321 BouRiEZ. — L'analyse indirecte et le mouillage du lait 89 614,321 Panisset (L.). — Nécessité de l'analyse microbio- logique en face de l'insuffisance de l'analyse chi- mique 354 614,321 Cailloux (H.). — Lait naturel .suspeci de mouil- lage et d'écrémage; influence de l'alimentation. 354 614,321 Felipe (T.-A.). — A Volumetric méthod for the dé- termination of lactose by alcaline potassium permanganate 103 614,324 (492) Gorausson. — L'inspection du lait dans une ville hollandaise 304 61,4312 : 664, 6 Arpin (M.). — La fraude du pain par addition d'eau 95 614,312 : 664,6 Hoton. — Peut-on falsifier le pain par incorpora- tion d'un excès d'eau? 95 614,321 Porcher (Ch.). — Au sujet de la fixité du taux du lactose dans le lait 96 619 MissoN (L.). — Notes complémentaires sur la Piroplasmore ou Tristoza 93 621.2 Lemarchand (J.). — L'aménagement du Rhône. 109 621,2 La Porte. — De l'utilisation des courants de ma- rée sur les côtes de France 108 621,24 DuFouR (H.). — L'usure des turbines hydrauli- ques et les moyens d'y parer 343 621,24 Bergstrom (E.-M.). — Les progrès récents dans l'utilisation de la force hydraulique. . . . . . 344 621,311,21 : 63 Rigotard (L.). — Houille blanche, électricité, agri- culture .' 109 621,67 Van Muyden et Vadot (L.). — Électro-pompe à piston pour usages domestiques et industriels. . 344 621,69 Papadopoulo-Santo-Rini (P.). — ■ Considérations statiques sur le calcul des ancrages des conduites forcées en métal 344 612,76 Bâclé (L.). — La destruction systématique par les 374 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pages Allemands des usines métallurgiques du Nord et de l'Est de la France 95 627 Gay (A.). — Note sur quelques problèmes d'hy- draulique 344 627 Bordeaux (L.). — L'aménagemenl du Rhône. — Coup d'œil d'ensemble sur l'aménagement du Rhône au point de vue navigation, énergie et irrigation. — l'n certain nombre de données numériques 344 627 Froté (E.). — Construction et applications de dispositifs de barrages automatiques 344 627 RiGOTARD (L.). — Utilisation des chutes d'eau de faible puissance pour les besoins des campagnes. 341! 627,55 KiLiAN (W.). — La géologie et raménagemenl hydroélectrique des chutes d'eau 343 63 (059) Librairie agricole Maison RrsriQt e. — Alma- nach de la Gazette du village 46 63 (059) : 63.311 Comité national du blé. — Almanach du blé en 1921 47 63.0721 Ministère de l'Agriculture. — Arrêté fixant le tarif des analyses effectuées pour le compte de particuliers par les laboratoires du Ministère de l'Agriculture 76 63.0721.5957 Régnier (R.). — La station entomologique de Rouen 349 63.0722 Waynick et Sharp. — Variabilité de l'azote et du carbone du .sol. — Degré de préci.sion de l'ex- périmentation agricole à cet égard 101 63,11 Blanck (E.) et Preiss (F.). — Contribution à l'étude des ocres 337 63,111,3 J CoMBER. — Mécanisme de la floculation dans le sol. 337 63,113 Petit (A.). — Te pouvoir absorbant des terre» pour l'ammoniaque ~o 63,113 Kempf (N.). — Transformation du nitrate ammo- niaco-pota.ssique dans le sol 162 63,1 13 Perotti (R.). — Sur la mesure du pouvoir amino- nisant de la terre arable 238 63,113 NoLTE (O.). — Sur l'action des .solutions salines sur le sol 336 63,113 Lemmermann (O.). Kresenius (L.) et Niksmann (H). — Recherches sur l'action fertilisante des éléments nutritifs du sol d'après les essais de végétation et des déterminalions de sdlubililé. ainsi que sur l'efficacité des différents éléments nutritifs pour les plantes 338 63,113,2,162,7:547.32 Christensen (H.) et Feilberg (N.). — Sur le do.sagc de la pota.sse dans le .sol et dans les en- grais 162 63,113,3 , Von Seelhorst (C), (Ieilmann (W.) et Huben- thal (H.). — Influence des engrais et de la végé- tation sur la courbe de sédimentation des mé- langes eau-sol 330 63,113,3 Blanck (E.) et Pbeiss (F.). — Contribution à l'é- tude de la composition chimi(iue de l'argile obtenue par la méllindi' de sédimrntatinn d'.\l- terberg 337 63,li'i,'4 Lemmermann (O.) e| Fhésenius (L.). — Quelques TABLE MÉTHODIQUE . 375 Pages remarques sur la détermination de racidité des sols au moyen de la méthode de l'iode 336 63,1 13. { Gellmann (N.) et Van Houten (A.). — Varia- tions des sels solubles du sol et de la courbe de sédimentation des parcelles fumées au cours du développement de la betterave 336 63,113,5 TuRPiN (H.-W.). — Le gaz carbonique de l'atmos- phère du sol 163 63,1133 Eller (W.) et Koche (K.). — Synthèse de l'acide humique 104 63,115 Truffaut (G.) et Bezssonoff. — Augmentation du nombre des Clostridium Pastorianum dans des terres partiellement stérilisées par le sulfure. 238 63,115 Lumière (A.). — ■ Le réveil de la terre arable. . . 90 63,115 Kayser (E.). — Influence des radiations lumi- neuses sur un fixateur d'azote 91 63,115 GowiÉ (G. -A.). — Mécanisme de la décomposition de la cyanamide dans le sol 163 63,115 RussEL (E.-J.). ■ — ■ Microorganismes du sol . . . 49 63,115 Kayser (E.). — Influence de la matière azotée éla- borée par l'azotobacter surle ferment alcoolique. 239 63,115 Kayser (E.). — Influence des radiations lumi- neuses sur l'azotobacter 91 63,11 : 546,183 Harrison (W.-H.) et Surendralal Das. — La rétention des phosphates solubles dans les sols calcaires et non calcaires 338 63,115 Prescott (J.-A ). — Sur l'activité bactériologique des sols en Egypte 100 63,11 (729) et 63,346,2» Rigotard (M.). — Composition de terres des Antilles françaises et appréciation de la ferti- lité des cacaoyères 99 63,11 : 63,167,5 Smith-Cornell (R.-S.;. — Quelques effets des sels de potasse sur les sols 337 63,141 (62) MossÉRi (V.-M.). — Note sur l'assainissement des terres de la Basse-Egypte 101 63.15 : 543 Conner (S.-D.). — Détermination de la valeur des amendements calcaires 362 63,162,7 Muller (P.). — Dosage de l'acide phosphorique so- luble au citrate dans les superphosphates. . . 162 63,162,7 Froidevaux et Vaudenberghe. - — • Dosage de l'azote ammoniacal dans les engrais complexes à base cyanamide calcique et de sels ammoniacaux 237 63.16 : 546,22 Nicolas (G.). — Contribution à l'étude du méca- nisme de l'action fertilisante du soufre 91 63,163 Blanck (E.) et Preiss (F.). — Action sur les plantes de l'azote des produits qui se forment dans la conservation du purin par le formol. . . 331 631631 et 63191,111 Pfeiffer (Th.). — Influence de la jachère et des fumures au fumier sur le rendement des récoltes et le bilan de l'azote dans le sol 330 63,16 : 543 Demoussy (E.j. — Engrais, amendements, pro- duits anticryptogamiques et insecticides. ... 46 63.167.1 Perotti (R.). — L'azote des cyanures dans les engrais 104 63.167.2 Ellet (W.-B.) et Harris (W.-G.). — Fabrica- tion de composts avec phosphate brut et soufre . 163 376 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pages 63,167,23 (>HEvit;Ai. News. — • Emploi des scories de dé- phosphoratioii 112 63,167 : .Tif),:!!;;! {'.I iiiciiKii I |l^). Ilniploi ilc VO- (-oiniiio «'iiirrais :iliiiosph(''ri«|iio GS 63,171 : G2I.:{I3 .1 i lien (.M.), — l.:i iiiuIim ulluic l'Ifclricjue cl ses possibilift'S 344 63,191,13 YouNGULooi) (B.'. — Systèmes d'assolements pour les terres noires du Texas 160 63,19r,1 François (L.). ~ Les semences des plantes cnlli- vées et leur détermination 365 63,198.4 (5!) Économiste français. — La production agricole en Chine 332 63,2 Annales Épiphyties. — Rapport phylopatho- loijiquc 1919-1920 347 63,2 KniKssoN (.).). — Les maladies cryptogamiqucs des plantes agricoles et leur traitement. ... 172 63,21.22 : 66.32 Coui-ouma. — • ElTcls de la sécheresse sur les moûts de 1920 .•15.''. 63,218 : 546,13 (li érin (P.). l/actioti liu chloie et de wrtnines vnpeiirs sur !es phmtes supérieures lo 63,24 Howard (S.) et Fawcett. — • The température relalions of growlh in certain parasific fungi. 350 63,259 : 546,223 Rabatc (E.). — Le nettoyage des champs de blé avec l'acide sulfuri(iue 364 63.2 : (■|3.3'|2.I8 .VIai'BLANc (A.) et Navel (C). — Sur une maladie du palmier à huile aux îles San-Thomé et Prin- cipe 97 63,265 Garman (Ph.). — A sludy ol the Bulb mite. . . 170 63.27 et 63.294 Gibson (A.). — Common Garden Insects and their conirol 347 63,27 Porter (C.-E.). — Los Tisanopteros 105 63,27 Reed (C-S,'. — Notas biologicas .sobre « Galleria mellolla L » 105 63,27 Chittender (F.-H.) et Marsh (H.-O.). — The bean ladybird . . . . \ 105 63,272 Vayssière (P.). La lullc contre le criquet ma- rocain 171 63.275 Hacker (A.-C). — (lénéric chLSsification of the llemipterons family Apiiidida* 106 63.276 : 63.491.32 Ré<;nier (R.). — Un ennemi du peuplier ou cica- delle du peuplier 349 63,27 : 63.341.13 Vi ili.et (.(.). — La larve de la tige du cotonnier. 106 63,27 (64) Vayssière (P.). — Les insectes nuisibles aux cul- tures du Maroc 349 63.277 RocBAri) (E.). — Les mouches Isétsés en Afrique Occidenlale française 106 63.278 Treherwc (R.-C). — Some Notes on the Fruit Worms of Hrilish Columbia . . r 347 63.279 et .59,579 CnopARr. (L.). — La fourmi d'.Vrgentine 348 63,29 Feytai'i» (.F ) — (ne société communiste dans une .souche de pin : La cité des termites . . . 169 63.2931 Paillot (.\.). — La lutte contre la cheimatobie par les ceintures gluantes 170 63,29,4 Hlakeslee (E.-B.). — l'se of toxic gases as pos- sible means of conirol of the Peach-lree Borer. 104 63.2944 QrAYLF (H.-J.). — F'umigalion wilh li(|wiil Hydro- cyanic acid 1 70 TABLE MÉTHODIQUE 377 Pages 63,294 Paillot (A.). — Le traitement simultané des ma- ladies cryptogamiques et des insectes parasites des arbres fruitiers 348 63.294 Feytaud (J.). — Essais de bouillies mixtes pour le traitement des arbres fruitiers 347 63,2944 Grayand (G.-P.) et Hulbert (E.-R.). — Physi- caland chemical properties of liquid hydrocyanic liquid 170 63.295 Flint (W.-P.). — Further tests of dry sulfur compounds for the control of the San José Sclae. 172 63,29,51 Juillet (A.) et Pasquet (Ch.). — Le Pyrèthre. . 171 63,29,51 MiEGE (E.). — Action de la chloropicrine sur la faculté germinative des graines 87 63,29,53 ViLLEDiEu (M. et M™" 0.). — De la non-toxicité du cuivre pour le mildiou 172 63,29,53 : 546,56 Fœx (E.). • — Résumé des discussions relatives au pouvoir anticryptoganjjque des sels de cuivre. . 358 63,31 Cormier (P.). — Comment produire plus de cé- réales 364 63,31,1972 Nolte (O.). — Sur le traitement de la paille par la soude caustique et la chaux à froid .... 340 63,313 : 581,155 Blaringhem (L.). — Études sur les hybrides d'orges 177 63,31,38 Vieillard (P.). — La standardisation des produits agricoles 331 63,313 Hendrv (G.-W.). — L'orge mariout à propos de la culture de l'orge en Californie 240 63,315 Weiser (S.). — Dégermage du maïs 168 63,315 Vieillard (P.) et Tran-Van-Hou. — Le s\icre de maïs 231 63.315 (62) Prescott (J.). — Influence de l'azote et de l'es- pacement dans le rendement du mais en Egypte. 100 63.316 PuTTEMANs (H.). — La culture moderne du riz au point de vue technique et économique. ... 88 63.316 . 6646 Gobert (L.). — Fleurage de riz 356 63.317 PiÉDALLU (A.). — Le Sorgho; son emploi pour l'ali- mentation du bétail 305 63,317 Bousquet (M.). — Fabrication américaine des balais de sorgho 358 63.33 Denaiffe et Colle Denaiffe. — Manuel pratique de culture fourragère 360 63.331.12 BuRBAN (E.). — Herbages et prairies 364 63,331,3 GuYOT (G.). — Petit manuel de l'agriculteur- éleveur 364 63,331,429 Prescott (J.). — La digestibililé du Bersim. . . 101 63,341,11 Comité linier de France. — La culture du lin, le rouissage et le teillage 368 63,341,11 (063) Comptes rendus du Congrès régional du lin. 331 63.341.13 Schribaux (E.). — Désinfection des graines de coton par la chaleur sèche .• • • 99 63,341,13 : 31 Payen (E.). — Le coton 101 63,341,13 (62) : 581,158 Mosséri (V.-M.). — Note sur la purification et l'amélioration des cotons égyptiens 100 63,34,19 Cormier (P.). — La culture simple et raisonnée des plantes sarclées et industrielles 364 63,342,18 PoiRATON (L.). — Exploitation du palmier à huile à la Côte occidentale d'Afrique 98 A.VS, SOIEKCS AÔRON. — 6« S&RIE. — 1921 _ 25 378 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE l'ages 63,3 i 2, 18 Henry (Ch.). — Quelques variations du cocotier commun 98 63.3i2,ry l AciiART (A.). — Les produits du « Mowra ■>.... 99 63,3i3.3 Grégoire (A.). — Notes sur le sirop de bette- rave 93 63,343,3 BiLLETiN officiel df. Renseignements agri- coles. — Travaux de la Commission chargée de l'étude des questions relatives à l'accroissement du rendement en sucre des betteraves 87 63,343,3,: 546,13 Saillard (E.). — La teneur en chlore de la bet- terave à sucre pendant la végétation 152 63,343,3 : 547,66 Votogeck (E.). — Sur les polyoses des betteraves pourries 335 63,343,3 : 347,66 Colin (H). — Les hydrates de carbone de la feuille de betteraves 335 63,344,2 Prud'homme (E.). — Maniocs du Cambodge. . . 98 63,345,11 (43,4) Mever-Ferber. — La culture du houblon fin en Alsace - 236 63,345,21 Parfumerie moderne. — Production de la vanille dans les colonies françaises en 1919 332 63,345,21 Marast (C). — Vanilleries sous cocotiers dans le Bas-Sambirano 98 63,346,11 Faletti (E.). — Conseils pratiques pour la culture du tabac aux colonies 98 63,346,24 — 27 (675) Mayné (R.). — Insectes et autres animaux atta- quant le cacaoyer au Congo belge 349 63,347,2 Cayla (V.). — État actuel de la production du camphre 96 63,347,9 Pni DHOMME (E.). — Les fruits du Rhus succe- danea d'Indo-Chine et la ■ cire du Japon »... 98 03.348. :{ _ Capus (G.). — Des possibilités de la culture du quinquina en Indo-Chine 96 63,4 GcYOT (G.). — Petit manuel de l'arboriculteur. 346 63,411,9 j Condit (P.-J), — Capriligs and Caprification. . . 105 63.413.1 j Zavalla (C.-M.). -- Industrie de l'olivier en Men- doza 357 63.413.2 RiGOTARu (L.). — Culture du noyer en France. . 1 03,413,9 — 24 Rivera (V.). — Sopra l'azione del Fomes lulvus. 350 63,414 (1 —2) Kelley (VV.-P.) et Thomas (E.-E.). —Action des sels alcalins sur les orangers et les citronniers. . 160 63,421 — 24.1 I'evronel (B.). — La forma ascofora délia •< Rha- codiclla Caslaneœ » agenle del neruine dello Castagne :t."'(i 63 (43) .Mmîpas {.\.). In lype de pelile ferme alle- mande modfrnc 'il 63,439 , Obrènovith (M.). — Étude agronomique sur la Hatchka en 1919 87 63,46 - Lf.fkvre (J.). — Petit manuel du viticulteur. . 365 63,46,195,7 (43,33.1) Galiici (N.). — La construction du vignoble champenois 358 63,46,197,0 Cruess (W.-V.). — Production industrielle du sirop de raisin 300 63,46,278 Feytauu (J.). — Recherches sur l'eudémis et la cochylis dans le Bordelais 1918 et 1919. . . . 350 63,49 CuAUVEAU (D'). — Les forêts de protection et la crue de l'arc 342 63,49 (G) HuFFEL (G.). — Économie forestière 38 TABLE MÉTHODIQUE 379 Pages 63,419,13 — 243 Peyronel (B.). — La forma ascofora de.ir Oidio délia quercia à Roma 350 63,49,19 BouRGUET. — Les déboisements du Ballon d'Alsace. 36 63,49,19 GuYOT (Ch.). — ■ Le reboisement et la conservation des forêts privées 363 63,49,58 Ghancerel (L.). — • Les arbres, leur biologie, leur classification, leur culture 360 63,5 GuYOT (G.). — Petit manuel du jardinier ama- teur 365 63,51 Lefèvre (J.). — Les primeurs dans le Midi. . . 365 63,5,16 Petit (A.). — Les engrais en horticulture ... 43 63,522,2 — 24 Golizza. (G.). — • Description d'une maladie des feuilles d'iris produite par un champignon infé- rieur 350 63 : 54 BuRBAN (E.). — Petit précis de chimie ù l'usage des agriculteurs .'jG'i 64,54 (0) MiTSCHERLicH (E.-A.). — Gonlre la loi du mini- mum de Liéb'g J')'.) 63 (54) Le ARE (H. -M.). — Bases de la pratique agricole et de l'économie rurale aux Indes 40 63 : 589,95 Kayseu (E.). — Revue de microbiologie agricole. 92 636,011 FoRBiN (V.). — • La domestication du renard argenté :j'iO 63,6,043 ExpERiMENT Station Record. — Chambre respi- ratoire pour grands animaux domestiques. . . KUj 636,04321,15 Weiseb (S.) et Zeitschek (A.). — Sur la compo- sition chimique et le rendem.ent du mais vert récollé ù diiïérentes époques I •')'.) 636,04323 Binoux (Gh.j. — L'acide cyanhydrique des loiir- leaux de lin '.i:* 63,604329 Weiser (S.) el Zeitschek (A.). — Sur le Irailo- nienl chimique de la paille H>s 63,6,043,29 Condit (L-J.). — - Le caroubier en Galiluniie. . . lîi'ii) 636,0432 : 6331 1972 Honcamp (F.) et Baumann (F.). — Traitement do la paille par la chaux avec et san? pression. . . 341 636,0432 : 6331 1972 Honcamp (F.) et Baumann (P.). — Traitement de la paille par le carbonate de soude 341 636,0432 : 63,491 Engels (O.). ^ — ■ Sur la composition chimique et la valeur comme fourrage des feuilles et des me- nues branches d'un certain nombre d'arbres à différentes périodes de la végétation 340 63 : 6,23 63,62 (494) 63,64 63,65,06 et 63 ,69 63 : 66 63,67 63 (675) 63 : 69 63 : 69 (62) Imprimerie moderne o'Arras. — Les explosifs en agriculture ij KuHNE (E.). — Le cheptel suisse 342 Hait (B.) et Steenbock. — Dans quelles propor- tions les protéines du lait doivent elles être ajoutées aux protéines des céréales 92 Babet-Gharton (M""»). — Les sous-produits de la basse-cour et du clapier. 359 Lindet (L.). — Les déprédations allemandes dans l'industrie agricole; les reconstitutions. . . . 302 Dechambre (P.). — Le chien 365 Mayné (R.). — - Les possibilités agricoles du Congo belge 88 BETTset HuMPHRiES. — Tracé des plans des fermes. 111 MossÉRi (W.-M). — • Les constructions rurales en Egypte 367 380 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pages 63,71 Lebaillv (Ch.). -r- Conservation ou disparition de la virulence du lait aphteux, au cours des manipulations qui suivent la traite 'J2 63 (71) FoRCKiîi, (Ch.). — Quelques remarques sur l'agri- culture dans la province de l'Alberla 88 63,71 Porcher (Ch.) et Panisset (L.). — Recherches expérimentales sur le colostrum 92 63,71 FoNZFs-DiACON. — La constante moléculaire approchée et les laits de Monipeliier 353 63,71,0022 AvENEL (A.). — La question du lait dans la région de Paris 232 63.71.0022 (64) Leroy (\.i. — Production laitière et composition du lait des vaches marocaines 97 63.71.0023 Beau (M.). — Les m.ilières albuminoïdes du lait. 232 63,71,0023 Ledent (R.). — Contribution à l'étude du sérum de lait 8'.' 63,71,0025 : 546,66 Drouilly. — ■ Les emplois de l'aluminium en lai- terie 353 63,71,0035 Mertz (J.) et Desmoulins (J.). — Le paiement du lait suivant sa richesse en matière gras^se. . . 366 63,71,00'il,3 Cabizza (A. -M.). — La fabrication de la i)oudrc de lait 234 63,71,0044,13 Orla-Jensen (D'). — La pasteurisalion du lait. 352 63,71,0044,13 Van Slyke (L.-L.) et Keeler (R.-l.). — l>is- tinction du lait chauffé et du lait non chauffé, d'après la teneur en acide carbonique 108 63,71,0046,2 Hinard (G.). — Composition et analyse des laits conservés par le bichromate 108 63,71,0046,2 Freear et Weens. — Acidité du lait visqueux. . 352 661,72 MiGNONAC (G.). — Les synthèses industrielles de l'alcool et de l'acide a< étique 357 661,983,1 Le Nitrate de chaux granulé fabriqué avec l'azote de l'air 364 661.983,3 Kameyana (N.). — Études sur la cyanamide calcique 357 661,983,3 Danneel (H.). — Production de cyanamide à partir de la chaux azotée 237 662,63 Cornu-Thénard. — Ulili.sation du bois de chauf- fage comme combustible industriel 9() 662,991 Sartory. Sciieffi.er. Pélissieu et Vah.her. — - Procédé d'évaporation, de concentration et de dessiccation de toutes substances organiques ou minérales 232 662,991 : 63461976 Cbuess (W.-V.), Christie (A.-W) et Flossfedek (F.-C.-H.). — La dessiccation du raisin. . . . 302 66,32 PiÉDALLU (A.), Mai.vezin (Ph.) et Grandchamp (L.). — Al tion de l'oxygène sur les moûts de rai-sins ro\iges 109 663,231 Pique (R.). — Vinification et alcoolisation des fruits tropicaux 95 66,32,0022 Mathieu (L.). — Cuvaison longue ou courte. . . 355 66,32,0044 Laborde et Traxailli. — Causes de la désaci (E.). — La balance du chlore pendant la fabrication du sucre et la teneur de la betterave en chlore 95 664.2 : 664,7 Arpin. — Définition des farines, amidons et fécules 96 66 (44) Hai.ler (A.). — L'industrie chimique française pendant la guerre 95 664.6 Chopin (M.). — Relations entre les propriétés mé- caniques des pâtes de farine et la panification. . 95 664.6 Chopin (M.). — Relations entre les propriétés mé- caniques des pâtes de farine et la panification. . 231 664.7 Marion. — Action de l'eau oxygénée sur les fa- rines 107 664.7 Chopin (.M.). — - Indicateur de la teneur en humi- dité dans les céréales 107 664.8 : 543,1 Collin (E.) et Gobert (L.). — Falsification des conserves 'd'épinards par la feuille de betterave. 162 664,8 Crl'ess. — Emmagasinage des fruits périssables aux températures frigorifiques i-l 66'i,8 Li;nd (F. -P.). — Méthode de traitement des fruits, des légumes, de la viande et du pois.son pour les conserves de ménage 108 665,21 Bruno (A.). — • L'huile de pieds de bœuf et l'huile de pieds de mouton 356 665,31 Annai.es de Brasserie et Distillerie. — L'in- dustrie italienne de l'huile de pépins de raisin. . 107 66 > 65 Blain (J.). — Les industries chimiques d'Algérie et leur développement possible 93 667,383 lIuMMAN. Levine et Jarhell. — lni|)erméabili- sation et préservation du « dlnn à bâches contre les moisissures ' ' • 668,1 Schralth (W.) et Frisenhahn (P.). — Sur la TABLE MÉTHODIQUE 383 Pages préparation de savons artificiels à partir de la paraffine et d'autres hydrures de carbone. . . 303 668^5 MiRGODiN. — L'indol naturel et sa synthèse. . . 357 668,5 Jahandiez (E.). — Les asarets aromatiques . . 357 668,51 NiviÈRE (J.J. — Sur l'extraction de l'essence de jasmin 109 668.5 (65) Battandier (J.-A.). — Les ressources aromati- ques de l'Algérie 358 668.6 WicHERN (Dr G.). — Rapport sur les progrès de l'industrie des engrais de 1913 à 1920 94 676 Prudhom.me (E.), Chalot (C), Denis (M.). — Papyrus et papier de papyrus. — Besoins de la France en pâtes de cellulose 99 67,7 DuYK. — Contribution à l'analyse des tissus cons- titués par un mélange de l&ine et de coton. . . 102 681,14 Bulletin de la Société d'Encouragement de l'Industrie nationale. — Centenaire de l'in- vention de la première machine à calculer indjus- trielle 101 73,74,0044 : 546,41 Kreis (H.) et Studinger (J.). — Teneur en chaux du blanc d'œuf 573 TABLE ALPHABÉTIQUE PAB NOMS D'AITEIRS ANNEE 1921 Pages AcHAET (A.). — Les produits du < Mowra • 99 Ambard (L.). — Sur l'amylase; son dosage; mécaniîine de la digestion amylo- Ivtique 166 Ambard iL. I. — Sur l'amyîase; son dosage: mécanisme de la digestion amylo- lytique 339 André (E.'. — Contribution à l'étude des huiles de pépiiis de raisin 302 Anglade iM. . — Comment développer les foyers ruraux 299 Annales Brasserie. Distillerie. — L'industrie italienne de l'huile de pépins de raisins 107 Annales EpiPiiVTiES . — Rapport phytopalologique. annt-es 1919-1920. . . . 347 ARprN. — Cla^siûcation inlustrielle des amidons et des fécules. Leur dénomi- nation commerciale 233 Arpin. — Définition des farines, amidons et lêculf- 96 AnpiN (M.). — La fraude du pain par addition d>au 95 Arreguinf (V.). — Méthode pratique de détermination du («oint d'ébullition avec de petites quantités de substances 90 AsTRUc {H.}. — L'huile de pépins de raisins (État de la question- :.'56 .\lbol V. — Quelques vins du Gard (récolte 1920/ 355 AfGER (M.-V.t. — >ur l'emploi des indicateurs colorés en acidimétrie eten alca- limétrie 333 AvENEi (A.i. — La question du lait dans la région de Paii? 232 Babet-Charton (M=«^i. — Les sous-produits de la basse-couûr et du clapier . 359 Backeb (A.-C). — Généric classification of the Hémipterons family .\phididae. 106 Bâclé (L.). — La destruction systématique par les Allemands des usines mé- tallurgiques du Nord et de l'Est de la France 95 BvRÈs iJeam. — L'invention et l'iniustrie Irançaise 176 Barthel fChr.;. — Valeur de répreuv de la réductase dans la pratique laitière. 363 Battandier (J.-A.). — Les ressources aromatiques de l'Algérie 358 Beau (M.). — Les matières albuminoides du lail 232 Beckerich (A.j. — Les échanges individuels d'immeubles ruraux S'X» Bf.rgstrom (E.-M.). — I.es progrès récents dansl'utUisation de la force hydrau- lique 344 BERTSiNP (G.) et CoMPTON (A.^. — Influence de la température sur l'activité de la salicinase 335 Bertr\ni« (G.I et CoMpTON lA. r. — Sur une curieuse mrnics 111 BiAiN (.1.). — L<>s industries chimiques d'Aigérieetleurdoveloppenicnt possiblo. 93 Blakeslée (li. B.). — Use of toxir .!»asesasa possible menns ofconlrol of the Peach -tree Borer 104 Bi.ANCK (E.) et Preiss (F.). — Action sur les plantes do l'pzote des produits qui se forment dans la conservation du pntiii par 1<^ formol 331 Bi.\NCK (E.) et Preiss (F.). — Nouvelle contribution à l'élude de la compo sition chimique de l'argile obtenue par la méthode de scdimenlaliun d' Atler- berg 33" Bi.ANCK (E.) et Preiss (K.). — rontribulion h l'élude des or les ...... 337 Blarinoueh (L.)- — Études sur les hyhiides d'orpes 177 Bordeaux (L.). — I/ami'nagemenl ;ann (II.). - Recherches sur l'action fertilisante des éléments nutritif? du sol, d'après les es.sais de végé- tation et des déterminations de .solubilité, ainsi qi.e sur l'elflcocité des dilTérenls éléments nutritifs pour les plantes 338 Lkm.mirmann (O.) et I'resemi's (L.). — Quelques remarques sur la détermina- tion d« l'acidité des sols au moven de la méthode à l'iodi- 3att TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS d'aUTEURS 391 Pages Leroy (A.). — ■ Production laitière et composition du lait des vaches maro- caines 97 Leroy (J.-Ch.). — Les délimitations judiciaires en Bourgogne : « Le Montra- chet » 302 Lesmaris (A.). — La reprise du cheptel en fin de bail 47 Librairie agricole Maison rustique. — Almanach de la Gazette du village. 46 LiNDET (L.). — Rapport sur une machine continue à mouler et à démouler le chocolat 94 LiNDET (L.). — Les dégâts subis par les industries agricoles pendant la guerre. 233 LiNDET (L.). — Les déprédations allemandes dans l'industrie agricole; les reconstitutions 302 LiNDET (L.). — Les matières albuminoïdes du lait 352 Linhart (G.-A.). — Nouvelle méthode simplifiée pour l'interprétation statisti- que des mesures biométriques 169 Lombard (M.). — Procédé de recherche de la fluorescéine dans ses solutions ti"ès étendues 334 LuERS, Geys et Baumann. — La mousse de la bière 108 Lumière (A.). — Le réveil de la terre arable 90 Lumière (A.). — Action nocive des feuilles mortes sur la germination. ... 91 LuND (F.). — Méthode de traitement des fruits^ légumes, de la viande et du poisson pour les conserves de ménage 108 Mach (F.) et Lederlé (P.). — Contribution à la détermination de la teneur en alcaloïdes du lupin 341 Maestrini. — Les enzymes du malt 302 Malvezin (Ph.). -- L'oxygène en œnotechnie 355 Malvezin et Rivalland. — Procédé de dosage de petites quantités de fer dans les liquides organiques et notamment dans les vins 161 Maquenne (L.) et Demoussy (E.;. — Influence des matières minérales sur la germination 113 Marast (C). — • Vanilleries sous cocotiers dans le Bas-Sambirano 98 Marion. — Action de l'eau oxygénée sur les farines 107 Masayoshi Sato. — Sur la présence de l'amylase dans le lait et le fromage. . . 303 Mathieu (L.). — Caractérisation de l'acide tartrique dans les vins 354 Mathieu (L.). — Cuvaison longue ou courte 355 Maublanc (A.) et Navel (C). — Sur une maladie du palmier à huile aux îles San-Thomé et Principe 97 Maupas (A.). — Un type de petite ferme allemande moderne 41 Mayné (R.). — Un insecte nuisible aux noix palmistes 88 Mayné (R.). — • Les possibilités agricoles du Congo belge 88 Mayné (R.). — Insectes et autres animaux attaquant le cacaoyer au Congo belge 349 Mazé (P.). — Sur le mécanisme chimique de l'assimilation du gaz carbonique par les plantes vertes 90 Mazé (P.). — Recherches sur l'assimilation du gaz carbonique par les plantes ver i es 90 Meurice (R.). — Sur la recherche de la cocoline dans le beurre 236 Mertz (I.) et Desmoulins (J.). — Le paiement du lait suivant sa richesse en matière grasse 366 Meyer-Ferber. — La culture du Houblon fin en Alsace 236 Miège (E.). — Action de la chloropicrinc sur la faculté germinative des graines. 87 MiGNONAc (G.). — Les synthèses industrielles de l'alcool et de l'acide acétique. 357 Ministère de l'Agriculture. — Arrêté fixant le tarif des analyses effectuées pour le compte de particuliers par les laboratoires du ministère de l'Agricul- ture 76 MiRGODiN (A. -G. et Pierre). — L'indol naturel et de synthèse 357 Misson (L.). — Notes complémentaires sur la Piroplasmo.se ou Tristoza. . . 93 MiTSCHERLicH (E.-A.). — Coutre la loi du minimum de Liebig 159 392 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pages Moll-VVeiss (A.). — La pratii|ue ménagère '42 MossÉBi (V.-M.). — Note sur l;i puriricaliini et l'amélioralion des cotons égyp- tiens KM) MossKKi (V.-.M.). — Noie sur rassainissemenl des Icmtos do la Basse- Rffvplo. . HM MossK.Ri (V.-M.). — Les ronstructions rurales en P-jîypte :<67 Ml i.i.KH (P.). — Dosage de l'acide pln»s|»lniri(|Ue solnlde au tilrale dans les superjdmspliales ir.j M111.LER (Cil.). — Sur les jus non déféeables : causes et remèdes; la défécation n'est qu'une question de cliaufTayc ' ^'-i'I N'KMF.t; (.\.)il lUiiio.N (!•'.). l.ii vitalité «les uraiiies et leur uefivLfé iliiislii.slque. :!'->(» Nicolas ((i.). — (jiniriliuliitn ,1 r.lii.l.' clu niécanisinc de r.nlinn feriilisanlc du soufre 'H N. — Le nilrale de chaux granulé fal>ri(jué avec l'azote de l'air :;(>.'i NiviKUK (.1.). — • Sur l'exlraitinn de l'cssçiire de jasmin loy NoLTF. (O.). — Sur l'actiim des solutions salines sur le .sol :!:!fi NoLTE (O.). — Sur le traitement de la paille par la .soude caustique el la cliaux à fniid :î',o «•bhknovitcii (M.). — Étude agronomique sur la Katchka en l'U'i 87 Okla-Jknse\ (I)'). — La pasteurisation du lait ,{.')2 Paillot (A.). — La lutte contre la cheimatohie par les ceintures gluaiiles. . . 170 Paillot (.\.). — Le Irailement siiinillan«' des nial.idies (■rvpl«igaiMit|ues et des insectes parasites des arhres fruitiers 34H Panisset (L.). — Nécessité de l'analyse inicrohiologique en face de l'insullisance de l'analyse chimique 3.'',/, PApAiioporLO-SANTo-RiM (P.). — (JMisJdéral ious statiques sur le calcul des ancrages des conduites fonées en métal Uf,f, Parfumerie française. — Production «le la winille terres pour rammoniaque 20 Petit (A.). — Les engrais en liorlicuHure 43 Petit (P.). — La détermination de la den.sité originelle des bières 2.3'» PevRONEL (B.). — La forma ascofora délia •< Rhacodiella Casianeae » agente del nerume délie Castagne a50 Pevronel (B.). — La forma ascofora dell'Oidio délia quercia a Roma. . . . 3.S0 Pfeiffeh (Th.). — Influence de la Jachère et «les fumures au fumier .sur le rendement des récoltes et le bilan de l'azote dans le sol :t;<() F'ifeoAi.LU (A.). — l,e .Sortfho : son emploi pour ralin\tnlaliiMi ihi ttéfail . . . :